Habère-Lullin

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Habère-Lullin
Habère-Lullin
Habère-Lullin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Thonon-les-Bains
Canton Canton de Boëge
Maire
Mandat
Marielle Duret
2014-2020
Code postal 74420
Code commune 74139
Démographie
Population
municipale
845 hab. (2011)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 04″ N 6° 27′ 11″ E / 46.2344444444, 6.4530555555646° 14′ 04″ Nord 6° 27′ 11″ Est / 46.2344444444, 6.45305555556  
Altitude Min. 790 m – Max. 1 597 m
Superficie 8,86 km2
Localisation

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Habère-Lullin est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Habère-Lullin se situe dans la vallée Verte. La commune est traversée par la Menoge.

Les communes limitrophes de Habère-Lullin sont Habère-Poche, Bellevaux, Mégevette, Villard, Burdignin et Fessy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennement Cura de Aberes (v. 1344), puis Haberes, plus récemment Les Habères[1].

D'après les auteurs de Histoire des communes savoyardes, Le Chablais, le territoire de la commune s'étendait autrefois jusqu'à la crête située entre le col de Cou à celui des Moises, comprenant ainsi Habère-Poche[2]. L'ensemble portait le nom des Habères que l'on retrouve dans la plupart des documents antérieurs à la scission[2].

Gilbert Künzi, dans son ouvrage Lieux-dits entre Dranse et Arve (1997), relève cependant l'existence de deux autres origines du nom[3]. Il cite Albert Dauzat et son Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France (p.340), qui indique que Habère est une mauvaise graphie par prosthétique du mot Abère signifiant « abreuvoir, fontaine », qui correspondrait à la forme topographique du site[3],[1].

Jean-Marie Jeudy, dans son ouvrage Les mots pour dire la Savoie (2006), voit éventuellement un rapprochement entre le mot arbé (« chalet ») avec le terme habert que l'on trouve en Dauphiné, et dont il fait éventuellement un rapprochement avec celui d'Habère. Pour les moines de l'abbaye d'Aulps, les habères situées sur leurs terres étaient leurs granges. Un mot qui serait ainsi issu de celui d'albergement. Il y aurait ainsi confusion entre le chalet et la grange[4].

Le nom actuel provient de l'association Habère et de Lullin. Ce dernier provient du nom de la famille qui possédait le château situé sur la paroisse[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les 29 août et 2 septembre 1944, en représailles aux fusillades de Vieugy, 80 prisonniers de guerre allemands, dont plusieurs soldats de la SS Polizei Regiment 19 ont été fusillés par les partisans français.[réf. nécessaire]

Château d'Habère-Lullin[modifier | modifier le code]

Il semble que ce château exista dès le XIIe siècle où il était alors la propriété de la famille Lullin.

En 1696, François-Emmanuel de Faucher, héritier du dernier Genève Lullin vend à Joseph Gerbaix de Sonnaz la seigneurie et le château. Il ira à la petite- fille de Janus Gerbaix de Sonnaz qui l'apportera par son mariage au baron Livet[5].

Il ne reste aujourd'hui plus que quelques pans de murs du château car dans la nuit du 25 au 26 décembre 1943 il fut le lieu d'une terrible tragédie. En effet, ce soir-là, alors que des jeunes gens y fêtaient Noël, les Allemands, conduits par un collaborateur, firent irruption et s'attaquèrent à ces jeunes qu'ils soupçonnaient d'être des résistants[6]. Vingt-cinq d'entre eux furent alors exécutés, d'autres furent arrêtés et huit furent déportés[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Marielle Duret UMP ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 845 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 025 490 500 495 703 643 533 582 560
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
601 571 502 513 538 534 528 516 453
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
408 384 386 398 347 375 349 374 370
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
395 514 634 776 815 845 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Article « Habère-Lullin, Habère-Poche » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en février 2014).
  2. a, b et c Chablais 1980, p. 270.
  3. a, b et c Gilbert Künzi, Lieux-dits entre Dranse et Arve : Chablais savoyard et Faucigny, Éditions Cabédita,‎ 1997, 201 p. (ISBN 978-2-88295-203-5), p. 94, Article « Habère ».
  4. Jean-Marie Jeudy, Les mots pour dire la Savoie : et demain, j'aurai autre chose à vous raconter, La Fontaine de Siloé,‎ 2006, 540 p., p. 117, Article « Chalet et l'arbé ».
  5. a et b Chablais 1980, p. 273-274.
  6. Chablais 1980, p. 274.
  7. B. B., « Ce matin, commémoration de la tragédie de Noël 1943 survenue au château », Le Dauphiné libéré,‎ 22 décembre 2013 (lire en ligne).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  10. Chablais 1980, p. 272-273.