Conseil d'assistance économique mutuelle

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  •      Les États membres du Comecon.
  •      L'Albanie, qui en est un État membre mais n'y participant pas.
  •      La Yougoslavie, qui en est un État associé.
  •      Les États observateurs ou les pays coopérants « non-socialistes ».

Le Conseil d'assistance économique mutuelle ou Conseil d'aide économique mutuelle (CAEM, également désigné par l'acronyme anglais Comecon ; en russe : СЭВ) était une organisation d'entraide économique entre différents pays du bloc communiste. Créé par Staline en 1949 en réponse à l'OECE capitaliste, il s'est dissous avec la chute de l'empire soviétique le 28 juin 1991[1], à la fin de la Guerre froide.

Généralités[modifier | modifier le code]

Graphique montrant de 1950 à 1989 le PNB de l'URSS, de l'Europe de l'Ouest et de l'Europe de l'Est en % par rapport à celui des États-Unis.
Nombre de voitures et de téléphones pour 1000 hab. dans les pays européens du Comecom et la moyenne de ceux ci dans l'OCDE en 1987.

Cet organisme avait pour but la meilleure planification et la spécialisation des industries nationales des pays communistes. Après la Seconde Guerre mondiale, les pays dits « socialistes » ont adopté au sein du CAEM le clearing (compensation) bilatéral, seule méthode applicable aux échanges extérieurs d'un pays à économie planifiée. Ils ont ensuite introduit le clearing multilatéral, plus propice à surmonter les obstacles au développement des pays du CAEM et où le « rouble transférable » devait jouer le rôle d'unité comptable. Sur le plan macro-économique, le « rouble transférable » fut plutôt un moyen de comparaison du volume des livraisons réciproques.

La création du CAEM, qui peut être vue comme une réaction au plan Marshall qui aida à la reconstruction de l'Europe occidentale (Allemagne de l'Ouest, France, etc.) et à la formation du « monde libre », provoqua une dépendance économique accrue des pays satellites d'Europe de l'Est envers l'Union soviétique, entre autres par l'obligation de l'usage du « rouble transférable » dans les transactions inter-États, renforçant ainsi l'hégémonie de l'Union soviétique. L'organisation jouait aussi un rôle politique essentiel pour l'URSS puisqu'elle lui permettait d'obtenir en échange un grand poids dans les affaires intérieures grâce à des subventions, des prêts ou l'envoi de main-d'œuvre.

Les États participant aux activités du Comecon[modifier | modifier le code]

Les États membres
Les États associés
Les États observateurs
Les pays coopérants « non-socialistes »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Véronique Jobert, La fin de l'URSS et la crise d'identité russe, Presses Paris Sorbonne,‎ 1993, p. 78

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]