Élections européennes de 2009 en Italie

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Élections européennes de 2009 en Italie
72 députés européens pour l'Italie
6 juin 2009, 7 juin 2009
Berlusconi-2010-1.jpg
Le Peuple de la liberté – Silvio Berlusconi
Voix 10 797 296
  
35,3 %
Sièges obtenus 29 Green Arrow Up.svg 2
Dario Franceschini.jpg
Parti démocrate – Dario Franceschini
Voix 7 999 476
  
26,1 %
Sièges obtenus 21 Red Arrow Down.svg 3
Umberto Bossi 2012.jpg
Ligue du Nord – Umberto Bossi
Voix 3 126 915
  
10,2 %
Sièges obtenus 9 Green Arrow Up.svg 5
Carte
Principaux parti dans chaque ciconscription
Politique en Italie
Image illustrative de l'article Élections européennes de 2009 en Italie

Les élections européennes se sont déroulées en Italie les samedi 6 et dimanche 7 juin 2009. Elles ont permis aux citoyens de l'Union européenne résidant en Italie d'élire les 72 députés européens qui les représenteront au Parlement européen.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Les 5 circonscriptions électorales (Nord-Ouest, Nord-Est, Centre, Sud, Îles)

Le mode de scrutin (à la proportionnelle intégrale) a été modifié le 20 février 2009 par le Parlement italien (loi no 18 du 24 janvier 1979 modifiée) :

  • un seuil national de 4 % est désormais établi, en dessous duquel les partis en présence ne seront pas représentés (voté par le Sénat le 18 février 2009) ;
  • une circonscription Sardaigne aurait dû être établie (actuellement en projet de loi qui n'a pas abouti), à partir de la circonscription Îles (qui comprend aussi la Sicile) : le système actuel entraîne presque nécessairement la seule représentation d'élus siciliens, cette île étant nettement plus peuplée que la Sardaigne.

Il existe actuellement cinq circonscriptions électorales (créées en 1979) :

Résultats de 2004[modifier | modifier le code]

Lors des précédentes élections européennes, les 12 et 13 juin 2004, selon les résultats publiés par le ministère de l'Intérieur, il y a eu 49 804 087 électeurs inscrits et 35 717 655 votants, soit 71,72 % (32 516 246 votes valables - bulletins de vote non-valables, inclus les votes blancs 3 201 256).

Les 78 députés étaient alors répartis ainsi[1] :

Parti Voix  % Sièges Groupe parlementaire
européen
Unis dans L'Olivier[2] 10 105 836 31,08 % 24 (+1)[3] PSE (16), ADLE (8), (+1 PPE-DE)
Forza Italia 6 806 245 20,93 % 16 PPE-DE
Alliance nationale 3 736 606 11,49 % 9 UEN
Refondation communiste 1 969 776 6,06 % 5 GUE/NGL
UDC 1 914 726 5,89 % 5 PPE-DE
Ligue du Nord 1 613 506 4,96 % 4 IND/DEM
Fédération des Verts 803 356 2,47 % 2 Verts/ALE
Parti des communistes italiens 787 613 2,42 % 2 GUE/NGL
Lista Bonino 731 536 2,25 % 2 ADLE
Société civile di Pietro - Occhetto 695 179 2,14 % 2 ADLE
Socialistes unis pour l'Europe 664 463 2,04 % 2 Non-inscrits[4]
Alliance Populaire - UDEUR 419 173 1,29 % 1 PPE-DE
Alternative sociale 400 626 1,23 % 1 Non-inscrits[5]
Parti des retraités 374 343 1,15 % 1 PPE-DE
Flamme tricolore 237 058 0,73 % 1 Non-inscrits[6]
PRI - Liberal Sgarbi de Vittorio Sgarbi 233 144 0,72 % 0
Pacte Segni-Scognamiglio 172 556 0,53 % 0
AL-LFV-UfS-PSd'Az 160 101 0,49 % 0
Liste des consommateurs 160 066 0,49 % 0
Abolition Séparation - Verts Verts 158 988 0,49 % 0
SVP (Haut-Adige) 146 357 0,45 % (1)[7] PPE-DE (observateur)
Paese nuovo[8] 78 003 0,24 % 0
No Euro 70 220 0,22 % 0
Mouvement Idée sociale avec Rauti 47 171 0,15 % 0
UV (Vallée d'Aoste) 29 598 0,09 % 0[7]

Coalitions[modifier | modifier le code]

Par rapport à juin 2004, les évolutions majeures sont les suivantes :

Minorités[modifier | modifier le code]

Comme c'est le cas depuis 1979, des listes représenteront les minorités de langues allemande et française. Elles doivent être alliées à une liste présente dans toutes les circonscriptions et obtenir au moins 50 000 voix de préférence pour obtenir des députés :

Sondages[modifier | modifier le code]

Les principaux sondages consacrés aux élections européennes (de février à avril 2009), donnent les tendances suivantes :

Se trouvent juste en dessous du seuil de 4 %, Gauche et Liberté, L'Autonomie et l'alliance entre Refondation communiste et le Parti des communistes italiens (seule cette dernière alliance, dite « liste anticapitaliste » dépasse parfois les 4 %). Les Radicaux italiens semblent être nettement en dessous de 3 %, ainsi que le Mouvement social - Flamme tricolore (moins de 1 %). Le dernier sondage publié par le Corriere della Sera le 21 mai 2009 (après cette date, la loi italienne, n'en autorise plus la publication), confirme ces fourchettes :

  • PDL : 38 / 39 %
  • LN : 9 / 10 %
  • PD : 26,5 / 27,5 %
  • IdV : 8 / 9 %
  • Lista Bonino : 1 / 2 %
  • PRC/PdCI : 2,5 / 3,5 %
  • SeL : 1,5 / 2,5 %
  • UDC : 6 / 7 %
  • L'Autonomie : 1,5 / 2,5 %
  • Autres : 1,0 / 2,0 %[10]

Listes admises[modifier | modifier le code]

Le 20 avril 2009, un total de 93 symboles électoraux ont été déposés au ministère de l'Intérieur, et, successivement, 80 symboles sont admis à concourir. Mais de ces 80 symboles, seuls 16 partis déposent une liste dans au moins une des cinq circonscriptions italiennes (dont 11 dans chacune d'entre elles). Trois de ces listes sont des listes représentant des minorités linguistiques (deux françaises et une allemande), pour lesquelles un seul vote de préférence peut être exprimé et dont le total des voix s'ajoute à celui de la liste alliée sur le plan national.

  1. Flamme tricolore - Droite sociale
  2. Italie des Valeurs (Antonio Di Pietro)
  3. Ligue du Nord (Umberto Bossi)
  4. Libéraux-démocrates réformistes avec Melchiorre
    1. Libéraux-démocrates
    2. Mouvement associatif des Italiens à l'étranger
  5. Liste Bonino-Pannella
  6. Parti démocrate
  7. L'Autonomie
    1. Mouvement pour les autonomies
    2. La Droite
    3. Parti des retraités
    4. Alliance du centre
  8. Le Peuple de la liberté
  9. Liste anticapitaliste
    1. Parti de la refondation communiste
    2. Parti des communistes italiens
    3. Socialisme 2000
    4. Consommateurs unis
  10. Gauche et Liberté
    1. Fédération des Verts
    2. Mouvement pour la gauche
    3. Parti socialiste
    4. Gauche démocrate
    5. Unir la Gauche
  11. Union de Centre (UDC-Rosa Bianca)
  12. Force nouvelle (non présente dans les îles)
  13. Parti communiste des travailleurs (non présent dans le sud et les îles)
  14. Südtiroler Volkspartei (minorité allemande, avec le Partito Autonomista Trentino Tirolese et Slovenska Skupnost, présente uniquement au Nord-Est et alliée pour la répartition des sièges de députés avec le Parti démocrate)
  15. Autonomie Liberté Démocratie en Europe (minorité française) "Comunità Alpine", alliance de Vallée d'Aoste Vive, Renouveau valdôtain et Verts valdôtaines (présente au Nord-Ouest et alliée avec Italie des Valeurs)
  16. Vallée d'Aoste (minorité française) avec l'Union valdôtaine, Fédération autonomiste et Stella alpina (présente au Nord-Ouest et alliée avec le Peuple de la liberté)

Résultats[modifier | modifier le code]

La participation (chiffres du ministère de l'Intérieur) s'est élevée à 65,05 % (soit 32 747 722 votants, en forte baisse, 6,41 % par rapport à 2004 où elle s'élevait à 72,88 %), sur un total de 50 341 790 inscrits. Les bulletins blancs ont été 985 418 (3,00 %) et les bulletins nuls 1 108 880 (3,38 %). Les bulletins contestés et attribués à aucun parti ont été 7 749 (0,02 %).

Les résultats définitifs[11] sont les suivants :

Parti Voix  % Sièges Groupe parlementaire
européen
Le Peuple de la liberté 10 797 296[12] 35,26 %[13] 29 PPE
Parti démocrate
SVP
799 476
143 509
26,12 %
0,46 %
22
1
S&D
PPE
Ligue du Nord 3 126 181 10,21 % 9 ELD
Italie des Valeurs 2 450 643 8,00 %[14] 7 ADLE
Union de Centre 1 995 021 6,51 % 5 PPE
Liste anticapitaliste (PRC et PdCI) 1 037 862 3,39 % 0
Gauche et Liberté 957 822 3,13 % 0
Liste Bonino-Pannella 743 299 2,42 % 0
L'Autonomie 743 284 2,22 % 0
Flamme tricolore 246 403 0,80 % 0
Parti communiste des travailleurs 166 531 0,54 % 0
Force nouvelle 147,343 0,47 % 0
Libéraux-démocrates réformistes 71 067 0,23 % 0
Vallée d'Aoste (avec le PdL) 32 926 0,10 % 0
Autonomie Liberté Démocratie (avec l'IdV) 27 199 0,09 % 0

Malgré son arrivée en tête, il s'agit d'un score assez décevant pour le nouveau parti de Silvio Berlusconi (fondé en 2009) qui avait clairement annoncé de vouloir dépasser 40 %, voire de dépasser la majorité absolue avec son allié de la Ligue du Nord qui double le nombre de ses députés. Le Parti démocrate résiste mieux que prévu, l'Italie des Valeurs double son score, tandis que toute la gauche (contestataire ou traditionnelle) est à nouveau éliminée du partage des sièges.

Dès lors que le traité de Lisbonne est définitivement adopté et entre en vigueur, c'est l'Union de Centre qui obtient un 6e siège (le 73e siège de député), en vertu des plus forts restes. L'UDC Trematerra entre au Parlement européen le 1er décembre 2011.

Députés élus[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des changements de groupe mineurs sont intervenus depuis.
  2. Comprenant des Démocrates de gauche (PSE) 12 ; des élus de La Margherita (ADLE) 7 ; des Socio-démocrates (PSE) 2, des Républicains (ADLE) du Mouvement républicain européen 1 ; des indépendants inscrits au PSE 2.
  3. député SVP apparenté
  4. Ces « socialistes », d'abord alliés avec Forza Italia au sein du NPSI n'étaient pas reconnus par le PSE. En raison de leur adhésion ultérieure au Parti socialiste, ils ont pu siéger au groupe PSE
  5. En 2007, le député a fait partie du ITS.
  6. En 2007, groupe ITS.
  7. a et b (alliée avec l'Olivier)
  8. La néo-DC n'avait pas été autorisée à se présenter avec son nom, d'où l'utilisation du symbole de Paese Nuovo.
  9. Comme la Démocratie chrétienne pour les autonomies, 3 membres ; le Nouveau Parti socialiste italien, 2 membres ; l'Action sociale (Alessandra Mussolini), 1 membre ; le Parti républicain italien, 1 membre (Francesco Nucara) ; les Réformateurs libéraux (dits Radicaux réformateurs) : 1 membre, Benedetto Della Vedova ; le Parti des retraités : 1 membre, Fatuzzo ; des personnalités : 6 membres dont 1. Carlo Giovanardi, 2. Lamberto Dini, 3. Sergio De Gregorio (Italiens dans le monde) ; 4. Giuseppe Pizza ; 5. Mario Baccini (ancien Rose blanche, fondateur de la Fédération des Chrétiens populaires) ; 6. Luciano Buonocore (Droite libertaire).
  10. Sondage ISPO/Gruppo Phonomedia sur un échantillon représentatif de 800 personnes, publié par le Corriere du 21 mai 2009, p. 14.
  11. Source ministère de l'Intérieur italien, 64 328 sections sur 64 328, dont 2 900 dans l'Union européenne auprès des consulats.
  12. PdL uniquement.
  13. Pourcentage comprenant les 32 913 voix de la liste « Vallée d'Aoste », soit 0,11 %.
  14. Y compris la liste ALD Vallée d'Aoste, 27 086 voix, 0,08 %