Union nationale Attaque

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Union nationale Attaque
(bg) Национално обединение Атака
Présentation
Président Volen Siderov
Fondation 17 avril 2005
Siège Sofia (Bulgarie)
Idéologie Nationalisme, conservatisme, identitarisme, populisme, euroscepticisme
Couleurs Blanc, vert, rouge
Site web www.ataka.bg/
Présidents de groupe
Assemblée nationale Volen Siderov
Parlement européen -
Représentation
Députés
23 / 240
Eurodéputés
0 / 18

L’Union nationale Attaque (Национално обединение Атака, en bulgare, Ataka) est un parti politique bulgare d'extrême droite, nationaliste et populiste, fondé et dirigé par Volen Siderov.

Histoire du parti[modifier | modifier le code]

Ataka a été créée en avril 2005 par le journaliste Volen Nikolov Siderov. Cette coalition a été constituée par le Mouvement national pour le salut de la patrie, le Parti patriotique national bulgare et l'Union des forces patriotiques et des militaires réservistes pour la défense.

Aux élections législatives du 25 juin 2005, la coalition nationaliste obtient 9 % (21 députés sur 240 suite aux alliances, puis 12 après une scission) ; aux élections présidentielles du dimanche 22 octobre 2006, Volen Nikolov Siderov est présent au second tour avec 21,5 % des suffrages. Au second tour, le national-populiste Volen Siderov, confronté au président socialiste sortant, Gueorgui Parvanov, est battu par 75 % des votants[réf. nécessaire].

En novembre 2006, Ataka a envoyé une délégation à la fête des Bleu-blanc-rouge, fête annuelle du Front national, en vue d'une coalition au Parlement européen réunissant d'autres formations nationalistes ou populistes en Europe.

N'étant pas opposé à une adhésion à l'Union européenne, le parti est cependant ouvertement anti-américain et antisioniste[réf. nécessaire]. Il est également opposé à la corruption, aux communautés minoritaires (en particulier les Turcs et les Tziganes, mais aussi les juifs) et à l'OTAN. Il propose d'instaurer le christianisme orthodoxe comme religion officielle du pays.

Les opposants à Ataka le considèrent comme un parti de tendance fasciste, voire xénophobe[réf. nécessaire].

Le 25 mars 2012, Dimitar Stoyanov fonde le Parti national-démocrate, une scission d'Ataka.

Le 25 mai 2014, Ataka n'obtient que 66 210 voix (2,96 %), soit une baisse de 9 points, et perd donc ses deux députés européens.

Programme[modifier | modifier le code]

Le parti se définit lui-même comme une « organisation patriotique et nationaliste » qui dit non « à la vente de la Bulgarie aux étrangers, à la tziganisation de la Bulgarie, à la turquisation de la Bulgarie »[réf. nécessaire].

Programme officiel[modifier | modifier le code]

Son programme vise à :

  • Stopper la corruption ;
  • Interdire les partis ethniques et les émissions dans les langues minoritaires à la télévision publique ;
  • Sortir de l'OTAN (la Bulgarie a rejoint l'Organisation atlantique en avril 2004).
  • Interdire toute base militaire étrangère sur le territoire bulgare ;
  • Réviser les accords avec l'Union européenne ;
  • Rouvrir les réacteurs 3 et 4 de la centrale nucléaire de Kozlodouï (fermés à la demande de l'UE) ;
  • Accorder une préférence aux entrepreneurs bulgares sur leurs concurrents étrangers ;
  • Réexaminer les conditions dans lesquelles ont été effectuées les privatisations ;
  • Instaurer un capitalisme social ;
  • Préserver et réinstaurer certains éléments du système de sécurité sociale qui existait sous le régime communiste ;
  • Restaurer la peine de mort ;
  • Stopper la « vente de la terre bulgare aux étrangers ».

Polémiques[modifier | modifier le code]

En septembre 2006, Dimitar Stoyanov[1], député européen bulgare (qui siégeait en tant qu'observateur) d'Ataka, compare Lívia Járóka[2], députée européenne hongroise d'origine tzigane et nommée « Meilleur parlementaire 2006 », à une prostituée rom[3], ce qui provoquera les protestations des eurodéputés et la condamnation par le premier ministre et le président du Parlement bulgare.

En 2013, le parti apporte un soutien tacite[4] au gouvernement socialiste du fait de l'absence de quorum[5] à l'issue des élections législatives anticipées du 12 mai 2013. Le dirigeant du parti, Volen Siderov, est par la suite nommé par les socialistes à la tête de la commission parlementaire d'éthique et de lutte contre la corruption.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de D. Stoyanov
  2. Fiche de Lívia Járóka
  3. Dans un courriel adressé à l'ensemble des parlementaires, il écrit en effet : « Dans mon pays il y a des dizaines de milliers de filles tziganes plus belles que cette honorable-là (...) Les meilleures d'entre elles sont chères - jusqu'à 5000 euros pièce, Wow ! ».
  4. « La fièvre monte dans la capitale bulgare », sur Le Figaro,‎ 28 juin 2013
  5. « Bulgarie: des manifestants empêchent le Parlement de tenir séance », sur Libération,‎ 26 juin 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]