Parti social-démocrate (Roumanie)

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44° 27′ 40.46″ N 26° 04′ 52.85″ E / 44.4612389, 26.0813472 ()

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Parti social-démocrate
(ro) Partidul Social Democrat
Présentation
Président Victor Ponta
Fondation 1992 (FDSN)
1993 (PDSR)
Janvier 2001 (PSD)
Siège Şoseaua Kiseleff nr 10, Bucarest
Fondateurs Ion Iliescu
Adrian Năstase
Groupe au Parlement européen Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen
Idéologie Social-démocratie
Troisième voie
Affiliation internationale Internationale socialiste
Affiliation européenne Parti socialiste européen
Couleurs Rouge
Site web www.psd.ro
Présidents de groupe
Chambre des députés Marian Neacșu
Sénat Ilie Sârbu
Parlement européen Gianni Pittella
Représentation
Députés
171 / 404
Sénateurs
76 / 171
Députés européens
12 / 32

Le Parti social-démocrate (en roumain, Partidul Social Democrat ou PSD) est un des principaux partis politiques roumains, de type social-démocrate, membre du Parti socialiste européen et de l'Internationale socialiste.

Depuis 2010 il est dirigé par le premier ministre Victor Ponta.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du FDSN au PSD[modifier | modifier le code]

Le 7 avril 1992, la lutte interne au Front de salut national (roumain : Frontul Salvării Naționale, FSN), le parti issu de la révolution de 1989, entre la ligne orthodoxe menée par Ion Iliescu et la ligne réformiste de Petre Roman, conduisit le groupe d'Iliescu à se retirer du FSN et à créer le Front démocrate de salut national (roumain : Frontul Democrat al Salvării Naționale, FDSN).

Le FDSN gagna les élections législatives de 1992, et Iliescu fut réélu président de la république la même année. De 1992 à 1996, le parti dirigea le gouvernement roumain à la tête du "quadrilatère rouge" du premier ministre Nicolae Văcăroiu, comprenant en plus du FDSN :

Néanmoins, jusqu'en 1994 et l'entrée de membres du PUNR au gouvernement, seuls les sociaux-démocrates occupèrent des postes ministériels. Le PRM ne fut jamais représenté au gouvernement, mais obtint des postes dans la haute administration.

Le 10 juillet 1993, le FDSN fusionna avec quatre petits partis de gauche : le Parti démocratique socialiste de Roumanie (roumain : Partidul Socialist Democratic din România), le Parti républicain (roumain : Partidul republican), le Parti coopératif (roumain : Partidul Cooperatist) et le Parti de la solidarité sociale (roumain : Partidul Solidarității Sociale). Ensemble ils donnèrent naissance au Parti de la social-démocratie de Roumanie (roumain : Partidul Democrației Sociale din România, PDSR).

Le mois de novembre 1996 vit la chute du PDSR, celui-ci perdant consécutivement les élections législatives, au profit d'une coalition de centre-droit, la Convention démocratique roumaine (roumain : Convenţia Democrată Română, CDR), et l'élection présidentielle, Ilescu ne rassemblant que 45% des suffrages face au candidat de la CDR, Emil Constantinescu. A l'opposé, novembre 2000 fut un mois de succès pour le parti. A la tête d'une coalition nommée le Pôle social démocratique de Roumanie (avec le Parti social démocrate roumain (PSDR) et le Parti humaniste roumain (PUR), remporta un tiers des voix aux élections législatives et forma le gouvernement de Adrian Năstase, alors qu'Iliescu décrocha un troisième mandat lors de l'élection présidentielle avec 66% des suffrages face à Corneliu Vadim Tudor.

Le 16 janvier 2001, le PSDR et PDSR fusionnèrent au sein d'une nouvelle formation, le Parti social-démocrate (PSD).

Entre gouvernement et opposition[modifier | modifier le code]

En novembre 2004, Adrian Năstase, premier ministre sortant et candidat du PSD, termina en tête du premier tour de l'élection présidentielle, mais fut battu au second tour par Traian Băsescu de l'alliance Justice et vérité. Aux élections législatives de la même année, le PSD arriva en tête des suffrages mais sans majorité au parlement, il fut repoussé dans l'opposition, laissant la place au gouvernement Popescu-Tăriceanu (PNL-PD-UDMR-PUR).

Meetind du PSD à l'occasion de la venue de Poul Nyrup Rasmussen, président du PSE

Considéré comme un jeune réformateur, Mircea Geoană fut élu président du parti en avril 2005 lors d'un congrès du parti Bucarest. Sa victoire représenta une défaite surprise pour l'ancien président, du parti et du pays, Ion Iliescu, qui s'attendait à vaincre Geoană haut la main. La victoire de Geoană fut attribuée par les médias au soutien de dernière minute apporté par des responsables du parti opposés à Iliescu, ainsi qu'aux gaffes faites par Iliescu lors de ce congrès, notamment l'utilisation de termes rappelant la période communiste pour désigner ses collègues[1].

Lors des élections législatives de 2008, le PSD, allié au Parti conservateur (nouvelle dénomination du Parti humaniste), termina premier du scrutin en rassemblant un tiers des suffrages. Néanmoins, du fait du mode de scrutin, le Parti démocrate-libéral (PDL) remporta un siège de député et deux de sénateurs de plus que le PSD, ce qui lui permit de former le nouveau gouvernement, dirigé par Emil Boc et rassemblant jusqu'au 1er octobre 2010 le PSD et le PDL. A cette date, l'ensemble des ministres sociaux-démocrates démissionnèrent, suite à la révocation du ministre de l'intérieur, Dan Nica, et le PSD vota avec le Parti national libéral (PNL) et l'Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) une motion de censure contre Emil Boc, afin de le remplacer par le maire de Sibiu, et président du Forum démocrate des Allemands de Roumanie, Klaus Iohannis. Néanmoins cette nomination fut refusée par le président Băsescu et la désignation d'un nouveau premier ministre du attendre l'élection présidentielle. Lors de cette élection, Băsescu battu Geoană au second tour avec seulement 0,67 point d'avance. Un second gouvernement Boc fut alors nommé dans la foulée, soutenu par le PDL, l'UDMR et l'Union nationale pour le progrès de la Roumanie (UNPR), une dissidence du PSD qui refusait la rupture avec le PDL.

Victor Ponta (PSD) et Crin Antonescu (PNL) en 2011

A la tête de l'opposition, le PSD se choisit un nouveau président en 2010, Victor Ponta battant Geoană. L'année suivante le PSD, forme une alliance électorale avec le PNL et le PC, l'Union sociale-libérale (USL), dans la perspective des élections futures. En mai 2012, dans un contexte de très grande impopularité pour le gouvernement gouvernement Ungureanu, l'USL parvint à faire voter grâce au soutien d'UDMR et de l'UNPR, pourtant membre du gouvernement, une motion de censure contre Mihai Răzvan Ungureanu. Ponta forma alors un gouvernement composé de l'USL, qui remporta près de 60% des suffrages lors des élections législatives de novembre 2012, et les deux tiers des sièges au Parlement. Néanmoins, l'USL disparut en février 2014, suite au départ des ministres libéraux-nationaux du gouvernement, mais Ponta pu toutefois demeurer premier ministre et former un troisième gouvernement, auquel prit part l'UDMR, jusque là dans l'opposition.

Lors des élections européennes de 2014, le PSD, allié au Parti conservateur et à l'Union nationale pour le progrès de la Roumanie au sein de l'Union sociale-démocrate, termina premier en remportant plus de 32% des suffrages exprimés et 12 sièges sur les 32 alloués à la Roumanie.

Organisation interne[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Le président du parti conduit l'activité générale du parti, du comité exécutif national et du bureau permanent national; et est responsable devant le congrès national. Il est élu à bulletin secret par le congrès pour un mandat de quatre ans.

Le président d'honneure est également élu par le congrès pour un mandat de cinq ans, parmi des personnalités reconnue du parti. Il participe aux activités des organes nationales de direction du parti, et y détient un droit de vote.

Le secrétaire général s'occupe des services fonctionnels au niveau central et des relations avec les organisations locales. Il coordonne également le secrétariat exécutif du parti, formé de sept à neuf secrétaires exécutifs. Ceux-ci sont désigné par le Comité exécutif national, sur proposition du président, après consultation du secrétaire général.

Le bureau permanent national est composé du président, du président d'honneure, du secrétaire générale et des vice-présidents du parti. Mais y participent aussi régulièrement le président du conseil national, les chefs des groupes parlementaires, les présidents des organisations de jeunes et de femmes, le trésorier, le directeur de l'Institut social-démocrate, le représentant des présidents de judeţe, le représentant des maires et le représentant de la Ligue national des maires et conseillers PSD. Il se réunit chaque semaine, généralement le lundi, et constitue l'organe de gestion courante du parti.

La commission nationale d'arbitrage et d'intégrité morale veille à l'application et au respect des statuts du parti. Elle constitue l'organe juridique du parti. Elle est composée de huit membres élus par le Congrès pour une durée de quatre ans.

Le comité exécutif national coordonne l'activité du parti entre les sessions du conseil national. Il s'occupe des questions relatives au programme, à la stratégie électorale, aux alliances politiques et électorales, à la composition du gouvernement, aux désignations des candidats pour les élections et aux relations avec les autres partis et les organisations patronales et syndicales. Il est formé du président, du président d'honneure, du secrétaire général, des vice-présidents, du président du conseil national, des présidents des organisations locales et des présidents des organisations de jeunes et de femmes. Il se réunit systématiquement tous les deux mois.

Le conseil national est l'organe de direction du parti entre deux congrès. Il est constitué de maximum 751 membres, élus parmi les candidats proposés par les fédérations locales ou par le congrès. Il élu et révoque à bulletin secret, son président et son trésorier, valide la composition du comité exécutif national et du bureau permanent national, décide des alliances politiques et répond de l'organisation des campagnes électorales. Les députés, sénateurs et eurodéputés, qui n'en sont pas membre, y participent sans droit de vote.

L'organe suprême de direction du parti est le congrès, qui se tient une fois tous les quatre ans. Il composé de délégués élus, à bulletin secret, par la conférences des fédérations locales, et adopte et modifie les statuts et le programme politique du parti, stabilise ses orientations et sa stratégie pour les quatre années suivantes. Il élit également le président, les vice-présidents, le secrétaire général du parti et les autres membres du conseil national, de la commission d’arbitrage et d'intégrité morale, de la commission nationale de contrôle financier. Enfin, il désigne les candidat du parti au poste de président de la république et de premier ministre.

Associations liées au parti[modifier | modifier le code]

  • La Jeunesse sociale-démocrate (roumain : Tineretul Social Democrat, TSD), qui rassemble tous les membres du PDS de moins de 35 ans. Elle est membre de l'Union internationale de la jeunesse socialiste et d'ECOSY, son équivalent européen.
  • La Ligue des étudiants (roumain : Liga Studenților Social-democrați, LSSD)
  • La Ligue des élèves (roumain :  Liga Elevilor, LESD)
  • La Ligue des jeunes entrepreneurs sociaux-démocrates (roumain :  Liga Tinerilor Întreprinzători Social Democrați, LTÎSD)
  • L'Organisation des femmes (roumain : Organizația de Femei) rassemble toutes les femmes membres du parti.
  • La Ligue des retraités (roumain : Liga Pensionarilor) rassemble les membres du PSD à la retraite.

Institut social-démocrate Ovidiu Șincai[modifier | modifier le code]

L'Institut social-démocrate Ovidiu Șincai (roumain : Institutul Social Democrat Ovidiu Șincai) est une fondation politique proche du PSD s'intéressant à la révolution de 1989 et à la "modernisation de la société et de la sociale-démocratie roumaine et européenne". Il joue vis-à-vis du parti un rôle de think tank.

Controverses[modifier | modifier le code]

Les opposants politiques du PSD lui reprochent régulièrement ses liens avec l'ancien Parti communiste roumain, du fait notamment de la présence dans ses rangs d'anciens hauts responsables du PCR. Plusieurs membres du parti ont été accusés de corruption, d'interférence sur le système judiciaire, et d’abus de biens sociaux[2].

Certains membres du parti ont occasionnellement eu recoure à un "antisémitisme utilitaire". Autrement-dit, toute étant pas antisémites, ils utiliseraient des stéréotypes antisémites, pour servir leurs intérêts politiques[3]. Le sénateur du PSD Dan Şova, à cette époque porte-parole du parti, déclara le 5 mars 2012 "qu'aucun juif ne souffrit sur le territoire roumain, grâce au maréchal Antonescu."[4] L' Institut national pour l'étude de l'Holocauste de Roumanie "Elie Wiesel" a alors exprimé son profond désaccord et son indignation face aux déclarations de Şova[5]. Suite à cela, Şova est revenu sur ses propos et a publiquement demandé pardon. Néanmoins, le président du parti, Victor Ponta, a annoncé la démission de Şova de son poste de porte parole[6].

Membre notables[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Nom Mandat Remarque
Oliviu Gherman
(1930- )
1992 - 1996
Ion Iliescu (2004).jpg Ion Ilescu
(1930- )
1997 - 2000 Président de Roumanie
1990 - 1996
2000 - 2004
Adrian Năstase.jpg Adrian Năstase
(1950- )
2000 - 2005 Premier ministre
2000 - 2004
Mircea Geoana 1.jpg Mircea Geoană
(1958- )
2005 - 2010 Président du Sénat
2008 - 2011
Wiki ponta.jpg Victor Ponta
(1972- )
2010 - Premier ministre
2012 -

Premiers ministres issus du parti[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats aux élections législatives
Année Chambre des députés Sénat
Voix
(pourcentage)
Mandats Voix
(pourcentage)
Mandats
1992 27,7 % 117/341 28,3 % 49/143
1996 21,5 % 91/343 23,1 % 41/143
20001 36,6 % 155/345 37,1 % 65/140
20042 36,8 % 113/332 37,2 % 57/137
20083 33,1 % 114/334 23,1 % 49/137
20124 58,6 % 150/412 60,1 % 59/176

(1) Coalition "Pôle social démocratique de Roumanie", avec le PSDR et le PUR

(2) Coalition avec le PUR, qui a obtenu 19 sièges à la chambre.

(3) Coalition avec le PC

(4) Au sein de l'USL : PNL 100 et 50 sièges, PC 13 et 8 sièges, UNPR 10 et 5 sièges.

Résultats aux élections européennes
Année Voix Mandats Tête de liste
2007 23,11% 13/35
20091 31,07% 10/33 Adrian Severin
20142 37,6% 12/32 Corina Crețu

(1) En coalition avec le PC, qui a obtenu un siège.

(2) En coalition avec le PC et l'UNPR, qui ont obtenu chacun deuxsièges.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.hotnews.ro/stiri-arhiva-1606213-ion-iliescu-dau-cuvintul-tovarasului-nastase.htm
  2. http://www.hotnews.ro/stiri-politic-6606961-ion-caramitru-demisioneaza-din-conducerea-pntcd-sefii-psd-fosti-nomenclaturisti-sau-copiii-lor-sunt-tarati-originea-comunista-nu-cred-moartea-comunismului-prin-comunisti.htm
  3. « {{{1}}} »
  4. « Romanian MP stirs outcry with Holocaust comment », European Jewish Press (consulté le 2012-03-07)
  5. « 'Elie Wiesel' Institute in Romania criticizes Senator Sova for statements made on a TV channel », actmedia.eu (consulté le 07-03-2012)
  6. (de) « Sozi-Chef Ponta enthebt Parteisprecher Sova zeitweilig des Amtes wegen Holocaust-Leugnung », punkto.ro (consulté le 07-03-2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]