Parti progressiste des travailleurs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Parti progressiste des travailleurs (AKEL)
Image illustrative de l'article Parti progressiste des travailleurs
Logo officiel
Présentation
Secrétaire général Andros Kyprianou
Fondation 1926
Siège Nicosie (Chypre)
Idéologie communisme, eurocommunisme, marxisme-léninisme
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne
Couleurs rouge
Site web www.akel.org.cy
Représentation
Députés
19 / 56
Députés européens
2 / 6

Le Parti progressiste des travailleurs (AKEL) (en grec, Ανορθωτικό Κόμμα Εργαζόμενου Λαού, AKEΛ) est un parti politique chypriote, d'orientation communiste.

Il est le premier parti politique chypriote depuis 2001. Aux dernières élections législatives en 2006, il a obtenu 18 sièges (deux de moins qu'en 2001). Il dispose également de deux députés européens qui font partie du groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique. Son leader de l'époque, Dimitris Christofias, a obtenu plus de 33 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle du 17 février 2008, et a été élu à 53 % des suffrages au second tour face à son adversaire conservateur Ioannis Kassoulides. Depuis 2013, le Parti progressiste des travailleurs est à nouveau dans l'opposition.

Andros Kyprianou est secrétaire général du parti depuis janvier 2009, remplaçant le président Dimitris Christofias à ce poste.

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Le Parti progressiste des travailleurs milite pour l'indépendance de Chypre vis-à-vis de la Grèce et de la Turquie. Il souhaite la réunification de l'île avec une solution fédérale, ainsi que la démilitarisation et le non-alignement du pays. Il était pour l'entrée de Chypre dans l'Union européenne sous conditions.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé en 1926, sous le nom de Parti communiste de Chypre (KKK), il était au départ opposé à l'Enosis (union avec la Grèce) et prônait l'indépendance du pays. Il devint illégal en 1931, par décision du gouvernement colonial britannique suite à des émeutes nationalistes. En 1941, les dirigeants de ce Parti interdit fondèrent AKEL avec d'autres hommes politiques de gauche. Aux premières élections municipales en 1943, les candidats d'AKEL remportèrent les mairies de Limassol (Ploutis Servas) et Famagouste (Adam Adamantos).

Contrairement à son prédécesseur, AKEL n'était pas opposé à l'Enosis. Il réclamait un processus d'indépendance graduel, qui commencerait par une constitution et un gouvernement autonome (en conservant le statut de colonie), et ayant pour but l'auto-détermination et l'Enonsis.

À partir de 1955, AKEL s'opposa aux pratiques violentes employées par le mouvement de résistance anti-britannique EOKA. L'EOKA accusa AKEL de collaboration avec les britanniques, bien que AKEL ait aussi été déclarée illégale en 1955. L'EOKA fut à l'origine de plusieurs assassinats de membres. AKEL accusa l'EOKA d'être anti-communiste, notamment sur la base de la participation de Georges Grivas à la guerre civile grecque du côté opposé aux communistes. Durant ces mêmes années, l'Organisation de résistance turque, organisation nationaliste issue de la partie turque de Chypre, commence à viser les membres turcs de l'AKEL, qui sont forcés de quitter l'île, à l'instar de Ahmet Sadi, ou sont assassinés, comme Fazil Onder. Le dernier membre turc chypriote du Comité central d'AKEL, Derviş Ali Kavazoğlu est tué en 1965 par le TMT.

À la première élection présidentielle suite à l'indépendance de Chypre, AKEL soutient le candidat Ioannis Kliridis contre Makarios III. En 2001, AKEL remporte la victoire aux élections législatives et son secrétaire général, Dimitris Christofias, est élu président du Parlement, pour la première fois dans l'histoire de Chypre. Il était également soutenu par le Mouvement pour la démocratie sociale (EDEK) et par le Parti démocrate (DIKO).

La coalition de ces trois partis présenta un candidat unique à l’élection présidentielle de 2003, le président du DIKO Tassos Papadopoulos, qui remporte les élections. L'AKEL entre alors au gouvernement chypriote avec quatre portefeuilles ministériels.

Lors des élections législatives du 21 mai 2006, le parti maintient sa place de premier parti de Chypre acquis en 2001 avec 31,1 % des suffrages et 18 des 56 sièges malgré la perte de 3,6 % des suffrages et de deux sièges.

En présentant Dimitris Christofias à l'élection présidentielle des 17 et 24 février 2008, AKEL amène, une première dans l'Union européenne, un communiste à la présidence.

Celui-ci est remplacé en janvier 2009 par Andros Kyprianou au poste de secrétaire général d'AKEL. Dimitris Christofias ne se représente pas à un second mandat ; l'élection présidentielle de 2013 est remportée par le candidat conservateur, face au candidat soutenu par les communistes.

Liste des secrétaires généraux
Période Nom
1936-1945 Ploutis Servas
1945-1949 Fifis Ioannou
1949-1989 Ezekias Papaioannou
1989-2009 Dimitris Christofias
2009- Andros Kyprianou

Article connexe[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]