Parti de gauche (Suède)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti de gauche, Parti communiste suédois et V.
Vänsterpartiet
Image illustrative de l'article Parti de gauche (Suède)
Logo officiel
Présentation
Président Jonas Sjöstedt
Fondation 1917
Siège Kungsgatan 84, Stockholm
Président du groupe au Riksdag Alice Åström
Parlementaires
19 / 349
Idéologie Socialisme, écologisme, féminisme, anticapitalisme
Affiliation internationale Alliance de la Gauche verte nordique
Affiliation européenne Forum de la nouvelle gauche européenne
Couleurs rouge
Site web www.vansterpartiet.se

Le Parti de gauche (Vänsterpartiet), connu par son initiale « V », est un parti socialiste et écologiste de gauche suédois fondé en 1917, membre de l’Alliance de la Gauche verte nordique. Le parti, né en tant que scission du Parti social-démocrate s'est appelé successivement Parti social-démocrate de gauche de Suède (1917-1921), puis Parti communiste de Suède (1921-1967), puis Parti de gauche – Les communistes (Vänsterpartiet kommunisterna, 1967-1990). Lors de son congrès de 1996, le parti se présente comme féministe.

En 1998, le Parti de gauche obtient le meilleur score de son histoire lors d’élections générales, avec 12 % des suffrages exprimés au niveau national. Après les élections, le parti a passé un accord avec les sociaux-démocrates, leur apportant son soutien sans participer au gouvernement. Lors des élections de 2002, le Parti de gauche recule de 3 points au profit des sociaux-démocrates, les rapports de force entre droite et gauche demeurant quasi-identiques. Le congrès de 2004 voit l’élection de Lars Ohly en tant que président du parti. À la fin de l’année, une de ces prédécesseurs, Gudrun Schyman quitte le parti, devant parlementaire indépendant. S’étant lui-même qualifié de communiste, M. Ohly est plus tard revenu sur ces déclarations.

Lors des élections générales suédoises de 2006, le Parti de gauche subit un recul important. Avec 5,8 % des suffrages exprimés et 22 sièges au Riksdag (− 8), il retrouve son niveau d'avant 1998. Ajoutée à la régression électorale de son allié social-démocrate au sein de la coalition rouge-verte sortante, cette perte de terrain aura permis à la droite d'opposition, rassemblée au sein de l'Alliance pour la Suède d'emporter une courte victoire.

Crédité d'intentions de vote peu encourageantes[1], alors que le gouvernement bat des records d’impopularité et que le Parti social-démocrate côtoie les 40 % d’intentions de vote dans les sondages, le Parti de gauche, par l’intermédiaire de Lars Ohly, annonce qu’il rejette catégoriquement toute idée de formation d’une nouvelle coalition rouge-verte en vue des prochaines élections générales. Reconnaissant que les compromis sont nécessaires mais qu’il souhaite aussi marquer sa différence et proposer aux Suédois une « alternative claire à gauche », M. Ohly souhaite tout de même maintenir les pourparlers avec les sociaux-démocrates et les verts, en précisant qu’il attend un geste de la part de ces deux partis. Cette nouvelle stratégie est justifiée par un désir de se différencier des autres partis traditionnels[2]. Après des tractations laborieuses, les trois partis de gauche annoncent finalement le 7 décembre 2008 la formation de leur première véritable coalition, baptisée « Les Rouges-verts », en vue des élections générales de 2010.

Aux élections européennes de 2009, le Parti de gauche perd l’un de ses deux sièges d’eurodéputé avec un score de 5,7 % des suffrages exprimés. Ce score équivalent à celui obtenu par le parti aux élections générales de 2006 est en revanche nettement inférieur à celui des élections européennes précédentes (moins 7 points). Son élue, Eva-Britt Svensson, est la dernière représentante de l’Alliance de la gauche verte nordique parmi les 35 eurodéputés du groupe GUE/NGL. Candidate au poste de présidente du Parlement européen, elle recueillera 89 voix, contre 555 à son seul adversaire, le conservateur polonais Jerzy Buzek[3].

Résultats au Riksdag[modifier | modifier le code]

Histoire des résultats au parlement suédois (Riksdag).

La Suède a également participé à quatre élections européennes, au cours desquelles le Parti de la gauche a obtenu les scores de 12,9 % en 1995, 15,8 % en 1999, 13,8 % en 2004 et 5,7 % en 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en), The Local, Opposition extends poll lead, 25 Apr 08 07:51 CET : 6 % pour le Parti de gauche alors que l’opposition se trouve être largement majoritaire parmi les sondés
  2. (en), The Local, Left Party leader rejects common election platform, 12 Feb 08 07:13 CET
  3. « Un homme de l'Est pour la première fois à la tête du Parlement européen », AFP, 14/07/2009