Parti national écossais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parti national, PNA et SNP.
Parti national écossais
Pàrtaidh Nàiseanta na h-Alba
Scottis Naitional Pairtie
Image illustrative de l'article Parti national écossais
Logo officiel
Présentation
Chef Alex Salmond
Fondation 1934
Siège Édimbourg, Écosse
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Chambre des communes (sièges écossais)
6 / 59
Parlement européen (sièges écossais)
2 / 6
Parlement écossais
67 / 129
Idéologie Indépendantisme écossais
Social-démocratie
Nationalisme de gauche
Affiliation européenne ALE
Couleurs Jaune et lilas
Site web www.snp.org

Le Parti national écossais (en gaélique écossais : Pàrtaidh Nàiseanta na h-Alba - PNA ; en anglais : Scottish National Party - SNP) est le principal parti indépendantiste écossais.

Fondé en 1934, le parti retrouve de la popularité depuis les années 1970 et suit une ligne politique de centre-gauche qualifiée par le parti lui-même de social-démocrate[1]. Lors de l'établissement du Parlement écossais en 1999, le SNP devient le plus grand parti d'opposition.

Depuis sa victoire lors des élections parlementaires écossaises de 2007, le Parti national écossais dirige le gouvernement local écossais.

Sa figure de proue et principal contributeur est Alex Salmond.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le SNP est formé en 1934 à la suite de la fusion entre le Parti national d'Écosse et le Parti écossais. Il gagne son premier siège parlementaire en 1945, lorsque Robert McIntyre est élu à Motherwell, lors d'une élection partielle. Ce siège est toutefois perdu trois mois plus tard, lors des élections générales.

Le SNP gagne à nouveau un siège à Hamilton, en 1967, lors d'une autre élection partielle. La victoire du SNP dans ce fief travailliste constitue une surprise et fait de la question écossaise une problématique nationale, conduisant à la création de la Commission Kilbrandon[2].

Le SNP atteint son apogée lors des élections générales du Royaume-Uni d'octobre 1974 : ils réunissent alors un tiers des votes écossais et envoient onze députés à Westminster, record qu'ils n'ont pas égalé depuis lors.

Après l'institution d'un Parlement écossais dont émane un gouvernement local chargé de mettre en œuvre les compétences dévolues à l'Écosse par le Royaume-Uni, le SNP monte en puissance. Aux élections parlementaires écossaises de 2007, il remporte le plus grand nombre sièges avec 47 élus, un de plus que le Parti travailliste au pouvoir durant les cinq années précédentes. Il forme alors un gouvernement minoritaire. Le SNP remporte ensuite une victoire écrasante aux élections parlementaires de mai 2011, avec 45 % des suffrages et une majorité absolue de 69 députés. Forts de cette victoire, ses dirigeants ont promis l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de l'Écosse au cours de la nouvelle mandature.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le SNP est constitué de sections locales de membres du parti. Ces sections forment ensuite des associations dans les circonscriptions qu'elles représentent, à moins qu'il n'y ait qu'une seule section dans une circonscription. L'Écosse est ensuite divisée en huit Associations régionales dans lesquelles les associations de circonscription peuvent envoyer des délégués.

La structure politique du SNP est développée lors de la Conférence nationale annuelle et lors des réunions régulières du Conseil National. Il y a également des réunions régulières de l'Assemblée nationale.

Le parti dispose d'une organisation de jeunesse (Young Scots for Independence), d'une aile estudiantine (Federation of Students Nationalists) et d'un groupe syndical. Le mensuel indépendant The Scots Independent est également très proche du parti.

Élections[modifier | modifier le code]

  1. Ian Hudghton
  2. Alyn Smith
  • aux élections du Royaume-Uni de mai 2005 - six sièges (deux circonscriptions gagnées sur le Labour), avec 412 267 voix (17,7 % pour la seule Écosse, soit -2,4 % par rapport à 2001) :
  1. Angus, Mike Weir ;
  2. Banff and Buchan, Alex Salmond ;
  3. Dundee East, gagnée sur le Labour, Stewart Hosie ;
  4. Moray, Angus Robertson ;
  5. Na h-Eileanan an Iar (nouveau nom des Western Isles en gaélique écossais), circonscription gagnée sur le Labour, Angus MacNeil ;
  6. Perth and Perthshire North, Pete Wishart.
  1. Ian Hudghton
  2. Alyn Smith
  • aux élections du Royaume-Uni de mai 2010 - six sièges, avec 491 386 voix :
  1. Angus, Mike Weir ;
  2. Banff and Buchan, Eilidh Whiteford ;
  3. Dundee East, Stewart Hosie ;
  4. Moray, Angus Robertson ;
  5. Na h-Eileanan an Iar (nouveau nom des Western Isles en gaélique écossais) Angus MacNeil ;
  6. Perth and Perthshire North, Pete Wishart.
  1. Ian Hudghton
  2. Alyn Smith

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Points communs avec le Parti québécois[modifier | modifier le code]

Certains politiciens du Parti québécois ont pu se comparer au SNP. Dans des discours politiques, des allusions sont faites sur les points communs entre la Catalogne, l'Écosse et le Québec.

Or, même si ces partis politiques s'affichent tous comme étant indépendantistes, ils ne sont pas parvenus jusqu'à maintenant à gagner la bataille de l'indépendance.

Autant le PQ et le SNP ont de la facilité à se faire élire, autant ils ont de la difficulté, jusqu'à maintenant, à faire valoir leur projet indépendantiste. Le film Le confort et l'indifférence explique, en partie, ce phénomène à travers l'État-providence et la société de consommation.

À l'origine, le SNP a été une coalition multiforme de dissidents écossais de gauche et de droite. Toutefois, il s'est agrandi en empruntant d'abord à la gauche du Labour. Le Parti québécois, lui aussi, est un parti social-démocrate.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, le parti est soutenu par l'acteur écossais Sean Connery. Selon lui, « L'Écosse doit redevenir une nation indépendante non parce qu'elle est différente, mais juste parce qu'elle est semblable à n'importe quel autre petit pays riche d'Europe. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alex Salmond welcomes Radical Indy conference, CP, SNP, consulté le 24 novembre 2012
  2. Dixon 2006.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Keith Dixon, « Le retour du chardon : nationalisme et dévolution en Écosse (1967-1999) », Études Anglaises, vol. 59,‎ avril 2006, p. 441-451 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]