Parti pour les animaux

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Partij voor de Dieren
Image illustrative de l'article Parti pour les animaux
Logo officiel
Présentation
Leader Marianne Thieme
Fondation
Siège Amsterdam
Président Luuk Folkerts
Idéologie Centre gauche
écologie politique
droits des animaux
euroscepticisme
Affiliation internationale Euro Animal 7
Couleurs vert
Site web https://www.partijvoordedieren.nl
Présidents de groupe
Seconde Chambre Marianne Thieme
Première Chambre Niko Koffeman
Parlement européen Gabriele Zimmer (GUE/NGL)
Représentation
Députés
2 / 150
Sénateurs
1 / 75
Députés européens
1 / 26

Le Parti pour les animaux (en néerlandais : Partij voor de Dieren, abrégé en PvdD) des Pays-Bas est un parti politique néerlandais, fondé le , dont l'objet est la défense des droits des animaux.

Le parti est devenu, lors des élections législatives de 2006, le premier parti antispéciste au monde, représenté dans un parlement national[1].

Idéologie[modifier | modifier le code]

La place du Parti pour les animaux sur un quadrant politique, pour les élections législatives de 2012, selon André Krouwel.

Le Parti pour les animaux a été fondé en désapprobation de la politique relative à la condition animale, menée par le cabinet Balkenende I en octobre 2002. Les critiques étaient également adressées aux partis plus sensibles à cette question, tels que la Gauche verte, lesquels n'auraient pas accordé suffisamment d'importance au bien-être animal et aux droits des animaux

Le PvdD constitue un « parti témoignage » (beginselpartij ou getuigenispartij)[2], notion typiquement néerlandaise servant à désigner les formations politiques se concentrant sur une seule cause. Aussi, le parti met en avant son expertise sur la condition animale et sa capacité à mener un travail parlementaire détaillé dans ce domaine[1]. Par ailleurs, le PvdD se défend de n'être ni de droite, ni de gauche, et suggère que le thème des animaux doit transcender les clivages politiques mais aussi religieux.[réf. nécessaire]

Le parti est opposé à l'abattage rituel et à la Politique agricole commune[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de 2003, le PvdD a présenté des candidats dans pratiquement toutes les provinces du pays, à l'exception de l'Overijssel en raison d'un défaut d'organisation. À peine trois mois après sa fondation, le parti a recueillit 47 655 voix, soit environ trois quarts des suffrages nécessaires à l’obtention d'un siège.

À l'issue de son congrès, le , le PvdD a décidé de se présenter aux élections européennes de 2004. Avec 3,2 % des suffrages, le parti n'est pas parvenu à remporter de siège. Il ne s'est pas présenté aux élections municipales de 2006, préférant préparer les élections législatives qui devaient théoriquement se tenir en 2007.

Ainsi, lors des élections législatives anticipées de 2006, le Pvdd a obtenu ses deux premiers sièges au Parlement, Marianne Thieme et Esther Ouwehand ayant bénéficié respectivement de 150 307 et 4 370 votes préférentiels. Sur ses listes, le PvdD avait placé de nombreux lijstduwers (« pousseurs de liste » en nééerlandais, terme désignant les personnalités non-politiques, dont la notoriété permet d'attirer des électeurs, placées en fin de liste), tels que Paul Cliteur, Martin Gaus, Maarten 't Hart, Kees van Kooten, Rudy Kousbroek, Georgina Verbaan et Jan Wolkers.

L'année suivante, lors des élections provinciales de 2007, le parti a remporté neuf sièges dans les États provinciaux de huit provinces, permettant l'obtention d'un premier siège à la première Chambre, en la personne de Niko Koffeman.

À l'occasion des élections européennes de 2009, le PvdD a présenté une liste, conduite par Natasja Oerlemans et comportant des élus des États provinciaux ; les députés et sénateurs du parti faisant office de lijstduwers. Le parti n'a néanmoins remporté aucun siège.

Aux élections municipales de 2010, le PvdD a remporté un siège dans chacun des six communes dans lesquelles il s'était présenté (Amsterdam, Apeldoorn, Buren, La Haye, Groningue et Leyde). Il les a conservé lors des élections municipales de 2014, tout en gagnant un dans six nouvelles communes : Rotterdam, Utrecht, Arnhem, Gouda, Vlagtwedde et Pijnacker-Nootdorp.

Lors des élections législatives de 2010 et de 2012, le parti a maintenu sa représentation parlementaire obtenue en 2066.

À l'issue des élections européennes de 2014, la liste du PvdD a recueillit 4,2 % des suffrages exprimés, lui permettant l'élection de sa tête de liste, Anja Hazekamp, au Parlement européen.

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Controverses[modifier | modifier le code]

Niek Pierson[modifier | modifier le code]

Le , le quotidien NRC Handelsblad a fait savoir que le plus important bailleur de fonds du Parti pour les animaux, Niek Pierson, avait fait fortune en vendant des moustiquaires conçues avec des substances testées sur des animaux. Sa société travaillerait également en collaboration avec l'entreprise Bayer, notoirement connue pour ses expérimentations animales. En réaction, la présidente du parti Marianne Thieme a déclaré que Niek Person faisait don à titre personnel de ces fonds et que le parti refuserait toute contribution de sa société[3].

Relations avec l'Église adventiste du septième jour[modifier | modifier le code]

Dans un entretien du 11 avril 2007 avec Volkskrant, l'écrivain Maarten 't Hart, présent comme lijstduwer sur une liste du parti lors des élections législatives de 2006, a accusé Marianne Thieme et Nico Koffeman d'avoir des « idées lugubres » et préjudiciables pour le parti et demandé leur démission, notamment en raison de leur appartenance à l'Église adventiste du septième jour, déclarant à propos de cette organisation religieuse « C’est une secte religieuse. Les adventistes du septième jour prennent la Bible à la lettre. Ils croient que Jésus reviendra et que tous les mécréants seront alors annihilés à jamais. Selon Bruinsma, le grand patron aux Pays-Bas, cela ne durera plus très longtemps. Ce n’est peut-être pas pour la semaine prochaine, mais alors pour dans un mois »[4].

Autre lijstduwer, l'écrivain et chroniqueur Rudy Kousbroek a écrit que l'appartenance à cette Église était incompatible avec une fonction dirigeante au sein du parti. Selon lui, le duo Thieme-Koffeman serait surtout préoccupé par « le salut de leur propre âme »[4].

En réponse, Thieme a accordé une interview à De Telegraaf, dans laquelle elle a affirmé qu'Adam et Ève étaient végétariens et que ce n'est qu'après la Chute, que les hommes ont commencé à manger de la viande. Précisant que la consommation de viande n'était pas un péché, et a argué que les arguments s'y opposant étaient d'ordre économique et sanitaire[5].

Électorat[modifier | modifier le code]

Géographie électorale[modifier | modifier le code]

L'électorat du PvdD se concentre dans la très urbaine Randstad, plus particulièrement à Amsterdam et La Haye et généralement dans les grandes et moyennes villes. En revanche, dans la bien plus rurale Bijbelgordel (Ceinture de la Bible, Bible Belt des Pays-Bas), ces municipalités où les partis chrétiens ont de nombreux électeurs, le Parti pour les animaux est faible, notamment à Graafstroom, Barneveld, Staphorst et Urk[1].

Lors des élections législatives de 2012, le parti a réalisé son plus gros score dans la commune de Leyde, en Hollande-Méridionale, avec 3,23% des voix[6].

Évolution du nombre d'adhérents[modifier | modifier le code]

Badge d'adhérent du PvdD
Membres adhérents au PvdD
Année Nombre d'adhérents
6 972
8 012
10 310[7]
11 610
12 250

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Législatives[modifier | modifier le code]

Année Voix Sièges Rang Gouvernement
2003 0,5 %
0 / 150
10e Opposition
2006 1,8 %
2 / 150
9e Opposition
2010 1,3 %
2 / 150
10e Opposition
2012 1,9 %
2 / 150
9e Opposition

Européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix Sièges Rang Groupe
2004 3,2 %
0 / 27
9e
2009 3,5 %
0 / 25
9e
2014 4,2 %
1 / 26
9e GUE/NGL

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Le Parti pour les animaux bouscule la scène politique néerlandaise », sur AgoraVox,‎ (consulté le 10 février 2015)
  2. Partij voor de Dieren - Weblog - Woensdag 4 oktober 2006
  3. (nl) « Financier van dierenpartij betrokken bij dierproeven », NRC Handelsblad,‎ (lire en ligne)
  4. a et b (fr) Presse néerlandaise du jeudi 12 avril 2007. Site de l'ambassade de France aux Pays-Bas. Dernière consultation le 4 décembre 2013
  5. « Wat ik geloof, heeft niets te maken met de PvdD », Marianne Thieme in het NRC Handelsblad,‎ (lire en ligne)
  6. (nl) « TK 2006: Hoogste en laagste scores voor elke partij », sur http://www.nlverkiezingen.com (consulté le 10 février 2015)
  7. (nl) « Forse ledenwinst D66 », De Telegraaf,‎ (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]