Parti pour les animaux

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Partij voor de Dieren
Image illustrative de l'article Parti pour les animaux
Logo officiel
Présentation
Chef politique Marianne Thieme
Fondation 28 octobre 2002
Siège Amsterdam
Président Luuk Folkerts
Idéologie Centre-gauche
écologie politique
droits des animaux
euroscepticisme
Affiliation internationale Euro Animal 7
Couleurs vert
Site web www.partijvoordedieren.nl
Présidents de groupe
Seconde Chambre Marianne Thieme
Première Chambre Niko Koffeman
Parlement européen Gabriele Zimmer (GUE/NGL)
Représentation
Députés
2 / 150
Sénateurs
1 / 75
Députés européens
1 / 26

Le Parti pour les animaux (en néerlandais : Partij voor de Dieren, abrégé en PvdD) des Pays-Bas est un parti politique néerlandais dont l'objet est la défense des droits des animaux. Fondé le 28 octobre 2002, il est actuellement présidé par Luuk Folkerts. Au 1er janvier 2012, le parti compte 12 250 adhérents.

Premier parti antispéciste ayant acquis la représentation parlementaire, le Parti pour les animaux a obtenu deux sièges aux élections législatives de 2006, puis un siège lors des sénatoriales de 2007. Les deux députées élues dans la seconde Chambre des États généraux (la chambre basse) sont Marianne Thieme et Esther Ouwehand.

Aux élections législatives de 2010, le parti conserve ses deux sièges et ce « malgré la crise économique », d'après la porte-parole et leader parlementaire Marianne Thieme. La situation demeure inchangée à l'issue des élections législatives de 2012.

Histoire[modifier | modifier le code]

La place du Parti pour les animaux sur un quadrant politique, pour les élections législatives de 2012, selon André Krouwel.

Le Parti pour les animaux a été fondé en désapprobation de la politique relative à la condition animale, menée par le cabinet Balkenende I en octobre 2002. Les critiques étaient également adressées aux partis plus sensibles à cette question, tels que Gauche verte, lesquels n'ont pas accordé suffisamment d'importance au bien-être animal et aux droits des animaux.

Au moment de sa fondation en 2002, le PvdD était couramment critiqué pour ne se concentrer que sur un seul sujet, le bien-être des animaux. Dans le premier programme du parti pour les élections législatives de 2003, en dehors de la place primordiale allouée à cette cause, il est également fait mention de leurs positions sur des sujets relatifs à l'économie, la culture, la santé, les transports, l'environnement et l'éducation. Le PvdD se décrit lui-même comme un « ventilateur » qui ventilerait les sujets déjà souvent abordés par les autres partis comme l'économie, la sécurité et l'immigration, au profit de l'environnement et du bien-être animal. Par ailleurs, le PvdD se défend de n'être ni de droite, ni de gauche, et suggère que le thème des animaux doit transcender les clivages politiques mais aussi religieux.

Élections[modifier | modifier le code]

Pour les élections législatives de 2003, le PvdD a participé dans pratiquement toutes les provinces du pays, à l'exception de l'Overijssel en raison d'un défaut d'organisation. A peine trois mois après sa fondation, le parti recueille 47 655 voix à l'élection, soit environ les trois quarts nécessaires pour obtenir un siège à la seconde Chambre des États généraux.

À l'issue de son congrès, le 30 novembre 2003, le PvdD décide de se présenter aux élections européennes de 2004. Avec 3,2 % des suffrages, le parti ne parvient pas à remporter de siège. Fin 2005, le parti compte 2 408 adhérents. Le PvdD ne se présenta pas au cours des élections municipales de 2006, préférant préparer les élections législatives qui devaient théoriquement se tenir en 2007.

Ainsi, aux élections anticipées de 2006, le Parti pour les animaux gagne, pour la première fois, ses deux premiers sièges au Parlement et devient dès lors le premier parti antispéciste à bénéficier d'une représentation parlementaire. Marianne Thieme et Esther Ouwehand ont bénéficié respectivement de 150 307 et 4 370 votes préférentiels. Sur ses listes, le PvdD avait de nombreux lijstduwers, terme que l'on peut traduire par « pousseurs de liste » et qui désignent les candidats, placés en fin de liste, souvent des personnalités non-politiques mais dont la notoriété permet d'attirer plus d'électeurs en faveur de ladite liste. Ces personnalités étaient entre autres Paul Cliteur, Martin Gaus, Maarten 't Hart, Kees van Kooten, Rudy Kousbroek, Georgina Verbaan et Jan Wolkers.

L'année suivante, aux élections provinciales de 2007, le Parti pour les animaux remporte neuf sièges dans les États provinciaux de huit provinces, suffisamment pour obtenir un premier siège dans la première Chambre. Niko Koffeman devient dès lors le premier sénateur du parti.

Aux élections européennes de 2009, la liste du PvdD est conduite par Natasja Oerlemans et comporte des élus des États provinciaux. Les représentants du PvdD à la première et la seconde Chambre font office de lijstduwers. Le parti ne remporte néanmoins aucun siège.

Aux élections municipales de 2010, le PvdD remporte un siège dans chacun des six communes (Amsterdam, Apeldoorn, Buren, La Haye, Groningue et Leyde) dans lesquelles il s'est présenté. Le parti conserve chacun de ces sièges aux élections municipales de 2014 et en gagne un dans les communes de Rotterdam, Utrecht, Arnhem, Gouda, Vlagtwedde et Pijnacker-Nootdorp.

Les deux sièges de députés remportés en 2006 sont de nouveau gagnés aux élections législatives de 2010, puis à celles de 2012.

À l'issue des élections européennes de 2014, la liste du Parti pour les animaux recueille 4,20 % des suffrages exprimés, ce qui permet l'élection de la tête de liste Anja Hazekamp à la députation européenne, pour la première fois de l'histoire du parti.

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Controverses[modifier | modifier le code]

Niek Pierson[modifier | modifier le code]

Le 10 mars 2007, NRC Handelsblad a annoncé que le plus important bailleur de fonds du Parti pour les animaux, Niek Pierson a fait fortune en vendant des moustiquaires conçues avec des substances chimiquées testées sur les animaux. Sa société travaillerait également en collaboration avec l'entreprise Bayer, notoirement connu pour ses expérimentations animales. En réaction, la présidente du parti Marianne Thieme a déclaré que Niek Person faisait don à titre personnel de ces fonds et que le parti refuserait toute contribution de sa société.

Relations avec l'Église adventiste du septième jour[modifier | modifier le code]

Dans un entretien du 11 avril 2007 avec le Volkskrant, l'écrivain Maarten 't Hart, qui a participé comme lijstduwer aux élections législatives de 2006, a accusé Marianne Thieme et Nico Koffeman d'avoir des « idées lugubres » et préjudiciables pour le parti, notamment en raison de leur appartenance à l'Église adventiste du septième jour. À ce sujet, il affirme : « C’est une secte religieuse. Les adventistes du septième jour prennent la Bible à la lettre. Ils croient que Jésus reviendra et que tous les mécréants seront alors annihilés à jamais. Selon Bruinsma, le grand patron aux Pays-Bas, cela ne durera plus très longtemps. Ce n’est peut-être pas pour la semaine prochaine, mais alors pour dans un mois ». Il conclua que les deux figures de proue du PvdD devaient céder la place à d'autres membres[1]

Autre lijstduwer, l'écrivain et chroniqueur Rudy Kousbroek écrit que l'appartenance à cette Eglise est incompatible avec le leadership du Parti pour les animaux. Selon lui, le duo Thieme-Koffeman est surtout préoccupé par "le salut de leur propre âme"[1].

En réponse, Thieme accorda une interview à De Telegraaf, dans laquelle elle affirma qu'Adam et Ève étaient végétariens et que ce n'est qu'après la Chute, que les hommes ont commencé à manger de la viande. Précisant que la consommation de viande n'était pas un péché, quand bien même elle avait suffisamment d'arguments économiques ou sanitaires pour dissuader d'en manger, ce plaidoyer en faveur du végétarisme n'a néanmoins pas été unanimement bien accueilli.

Électorat[modifier | modifier le code]

Géographie électorale[modifier | modifier le code]

Bien que l'électorat ne soit pas une donnée fixe et que celui-ci peut évoluer d'un scrutin à un autre, surtout depuis l'entrée du Parti pour les animaux au Parlement, leurs résultats restent stables. Le Parti a un électorat relativement important dans le Randstad, plus particulièrement à Amsterdam et La Haye et généralement dans les grandes et moyennes villes. En revanche, dans les municipalités où les partis chrétiens ont de nombreux adhérents, dans la Bijbelgordel (Ceinture de la Bible, Bible Belt des Pays-Bas), le Parti pour les animaux est faible, notamment à Graafstroom, Barneveld, Staphorst et Urk.

La commune dans laquelle le Parti pour les animaux a enregistré son plus haut score aux élections législatives de 2010 était Bergen, en Hollande-Septentrionale.

Évolution du nombre d'adhérents[modifier | modifier le code]

Badge d'adhérent du PvdD
Membres adhérents au PvdD
Année Nombre d'adhérents
1er janvier 2008 6 972
1er janvier 2009 8 012
1er janvier 2010 10 310[2]
1er janvier 2011 11 610
1er janvier 2012 12 250

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Législatives[modifier | modifier le code]

Année Voix Sièges Rang Gouvernement
2003 0,5 %
0 / 150
10e Opposition
2006 1,8 %
2 / 150
9e Opposition
2010 1,3 %
2 / 150
10e Opposition
2012 1,9 %
2 / 150
9e Opposition

Européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix Sièges Rang Groupe
2009 3,5 %
0 / 25
9e
2014 4,2 %
1 / 26
9e GUE/NGL

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Presse néerlandaise du jeudi 12 avril 2007. Site de l'ambassade de France aux Pays-Bas. Dernière consultation le 4 décembre 2013.
  2. (nl) « Forse ledenwinst D66 », De Telegraaf,‎ 18 janvier 2010 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]