Parti social-démocrate tchèque

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Parti social-démocrate tchèque
Česká strana sociálně demokratická
Image illustrative de l'article Parti social-démocrate tchèque
Logo officiel
Présentation
Président Bohuslav Sobotka
Fondation 1878
Siège Prague, Drapeau de la République tchèque République tchèque
Vice-présidents Michal Hašek
Marie Benešová
Jiří Dienstbier
Martin Starec
Zdeněk Škromach
Lubomír Zaorálek
Idéologie Centre-gauche
Social-démocratie, keynésianisme
Affiliation internationale Internationale socialiste
Affiliation européenne Parti socialiste européen
Couleurs Orange
Site web www.cssd.cz
Présidents de groupe
Chambre des députés Jeroným Tejc
Sénat Petr Vícha
Parlement européen Hannes Swoboda (S&D)
Représentation
Députés
50 / 200
Sénateurs
46 / 81
Eurodéputés
7 / 22

Le Parti social-démocrate tchèque (en tchèque, Česká strana sociálně demokratická, ČSSD) est le parti politique partisan de la social-démocratie de la République tchèque. Il est membre de l'Internationale socialiste et du Parti socialiste européen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières années[modifier | modifier le code]

Ce parti apparaît en 1918, avec la naissance de la Tchécoslovaquie et se scinde en 1920 entre sociaux-démocrates et communistes ; il disparaît en 1939 et réapparaît en 1945, composé de deux ailes équivalentes : une aile gauche, dirigée par Fierlinger, Premier ministre du président Benès, partisane d'une collaboration étroite avec les communistes, et une aile droite, pro-occidentale.

Disparition sous l'ère communiste[modifier | modifier le code]

Au congrès de Brno, en 1947, l'aile gauche est éliminée de la direction par les modérés, très inquiets du danger communiste. Au moment du Coup de Prague, en février 1948, la minorité pro-communiste accepte de participer au nouveau gouvernement, qui supprime la démocratie pluraliste. Il est alors dissous par fusion obligatoire avec le Parti communiste tchécoslovaque dès le printemps 1948, et se reforme brièvement, de manière semi-légale, lors du Printemps de Prague en 1968.

Refondation[modifier | modifier le code]

Il réapparaît définitivement au moment de la Révolution de velours, en novembre 1989. Alexandre Dubcek, ancien premier secrétaire du PC au moment du printemps de Prague en devient un membre emblématique.

Un des principaux partis tchèques[modifier | modifier le code]

Après avoir gagné les élections de 1998, le CSSD forma le gouvernement avec comme président du gouvernement Miloš Zeman, et a conservé le pouvoir depuis avec Vladimír Špidla en 2002, Stanislav Gross en 2004, puis, après sa démission, depuis le , Jiří Paroubek. Il a gagné les élections de 2002 avec 70 députés sur 200 à la Chambre basse mais perdu celle de 2006 même s'il augmente son score (74 députés et 32,3 %).

Effondrement[modifier | modifier le code]

En , il arrive en tête des élections législatives, avec à peine 22 % des voix, alors que le centre-droit cumule plus de 47 % des suffrages. Jiří Paroubek démissionne alors de la présidence du parti et est remplacé par Bohuslav Sobotka.

Lors des Élections législatives de 2013, le parti continue de voir son score diminuer. Néanmoins, face à l'effondrement de son principal adversaire (20,46% des suffrages), l'ODS, le ČSSD est redevenu le premier parti tchèque avec 50 sièges. Aussi, son président Bohuslav Sobotka a pu prendre la tête d'un d'un gouvernement composé de l'Action des citoyens mécontents, parti nouvellement créé et arrivé second, ainsi que de l'Union chrétienne démocrate - Parti populaire tchécoslovaque[1].

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Un gouvernement pro-européen s’installe en République tchèque, Le Monde, 29 janvier 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]