Grotte Jacqueline

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Grotte Jacqueline
Localisation
Coordonnées
Pays
Région française|Région
Département
Vallée
Vallée de la Moselle
Localité voisine
Caractéristiques
Type
Altitude de l'entrée
223 m
Longueur connue
1 155 m
Période de formation
Plus de 300 000 ans
Localisation sur la carte de Meurthe-et-Moselle
voir sur la carte de Meurthe-et-Moselle
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La grotte Jacqueline est une grotte située sur le territoire de la commune de Pierre-la-Treiche, en rive droite de la Moselle. C'est la quatrième plus grande grotte du département de Meurthe-et-Moselle pour ce qui est du développement connu[1].

Cette grotte faisait partie initialement d'un endokarst situé sous le fond de la vallée de la Moselle ; cet endokarst a été recoupé lorsque la rivière s'est encaissée. Avant sa capture par la Meurthe, la Moselle a participé à la création et à l'élargissement de l'ensemble des grottes puis à leur comblement avec ses alluvions.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette grotte a été inventée par Jean Colin, habitant à Pierre-la-Treiche, en 1948 puis explorée partiellement par le Groupe spéléologique lorrain (Galerie G.S.L.) entre 1948 et 1949. C'est vers 1960 que Michel Louis (°1936 - †2001) et les membres de l'Association spéléologique de Haute-Marne basée à Saint-Dizier découvrent l'entrée L, la jonction et les boyaux Secondaires.

Classement spéléologique[modifier | modifier le code]

L'ensemble de la cavité est de classe 1.

Entre décembre 1962 et janvier 1963[2] Michel Louis et les membres de l'USAN découvrent l'entrée A et la Nouvelle Galerie.

Faune[modifier | modifier le code]

Le B. Brutel a découvert un diploure campodéidé à l'entrée du boyau après la première salle, mais l'unique exemplaire trouvé a été perdu avant d'être examiné[3]. En mars-avril 1963 deux séances de piégeage ont permis de récolter de nombreux biotes (acariens, aranéides, chiroptères, coléoptères, collemboles et diptères)[4].

Les entrées de la grotte abritent une faune troglophile comprenant notamment l'araignée Meta menardi.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoît Losson, Karstification et capture de la Moselle (Lorraine, France) : vers une identification des interactions (Thèse de doctorat de géographie, Université de Metz), Metz -pages=510 + annexes (196 pages) et planches (94 pages), (lire en ligne)
  • Michel Louis (dir.) et Daniel Lehmuller (dir.), « Grotte Jacqueline », Travaux et recherches spéléologiques tome III - "Contribution à l'avancement du catalogue des cavités de Meurthe-et-Moselle", Nancy pages=vol. 1 p. 88-91 + planches 26C et 26D dans vol. 2, Union spéléologique de l'agglomération nancéienne et Association spéléologique de Haute-Marne,‎ (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Grottes-Gouffres : Genèse des cavernes et cavités du département », sur le site du Comité départemental de spéléologie de Meurthe-et-Moselle (C.D.S. 54) (consulté le 15 novembre 2013)
  2. Francis Dumont, « Calendrier des sorties pour l'année 1962-1963 », Travaux et recherches spéléologiques, Nancy, Union spéléologique de l'agglomération nancéienne, t. II,‎ , p. 3-6 (lire en ligne)
  3. Bruno Condé, « Présence de campodéidés cavernicoles en Lorraine et en Champagne », Bulletin de la Société des sciences de Nancy, Nancy, nouvelle série, t. VIII, nos 2-3,‎ , p. 32 (lire en ligne)
  4. Francis Dumont, « Activités dans l'Est », Travaux et recherches spéléologiques, Nancy, Union spéléologique de l'agglomération nancéienne, t. II,‎ , p. 6 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]