Natzwiller

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Natzwiller
L'église Saint-Genès.
L'église Saint-Genès.
Blason de Natzwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Mutzig
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
André Woock
2014-2020
Code postal 67130
Code commune 67314
Démographie
Gentilé Natzwillerois
Population
municipale
568 hab. (2014 en diminution de 5,96 % par rapport à 2009)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 19″ nord, 7° 15′ 15″ est
Altitude Min. 379 m
Max. 1 013 m
Superficie 7,29 km2
Localisation

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Natzwiller est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ce village très étiré et étagé fait partie du territoire communément appelé la vallée de la Bruche et de la communauté de communes de la Vallée de la Bruche.

C'est l'une des principales localités touristiques de ce territoire de moyenne montagne dominé par le Champ du Feu. De nombreux vestiges attestent de l'industrialisation au textile, qui suivit la création d'un tissage important par un pionnier, Jean-Frédéric Jacquel.

Ses habitants sont les Natzwillerois et les Natzwilleroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Vallée de la Bruche.

Le village occupe la rive Nord de la vallée de la Rothaine, la rive Sud appartenant à des communes incluses dans l'ancien territoire du comté du Ban de la Roche, telles que Wildersbach et Neuviller-La-Roche. Rothau est également l'une des communes de l'ancien territoire du Ban de la Roche, initialement à la rive Sud, mais aujourd'hui à cheval sur la Rothaine à la suite de l'évènement dans lequel Barembach et Natzwiller ont cédé chacun une partie de leurs territoires, afin que Rothau s'agrandisse pour s'englober en un seul village.

Les fortes pentes n'ayant pas permis la construction d'établissements industriels de grande taille, de petites structures se sont établies au bord du cours d'eau.

Natzwiller a pour communes limitrophes Barembach au nord-ouest puis au nord, Grendelbruch au nord-est, Neuviller-la-Roche à l'est, au sud-est et au sud, Wildersbach au sud-ouest et Rothau également au sud-ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Dans la période médiévale jusqu'à l'aube du XVIIe siècle, le lieu, alors une annexe paroissiale de Barembach, n'était occupé que par quelques fermes et une chapelle de pèlerinage en relation avec le mont Sainte-Odile. La chapelle était placée sous le vocable de saint Luden dont la fête est mentionnée en 1502 (Lutienn tag), patron des pèlerins. Le saint actuel est saint Genest. C'est aussi conjointement que le hameau était désigné dans les textes anciens sous le nom de Sant Ludelin en 1491 et encore sous St. Lüdwig en 1672, mais aussi sous Nasvil en 1625 et Nessweÿler en 1666.

Le hameau, entièrement dépeuplé par la guerre de Trente Ans (1618-1648), redevint village au cours du XVIIIe siècle, bénéficiant de la proximité des forges de Rothau par l’accueil d’un nombreux personnel minier et sidérurgiste dont beaucoup sont d’expression alémanique et de religion catholique, alors qu’on était d’expression romane et protestant sur l’autre rive de la Rothaine.

Le nom de la commune reste attaché à la Seconde Guerre mondiale, puisque le seul camp de concentration nazi situé sur le territoire français était implanté au Struthof, un lieu-dit qui surplombe la commune de Natzwiller[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration locale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours André Woock[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2014, la commune comptait 568 habitants[Note 1], en diminution de 5,96 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : +1,68 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
450 556 609 694 845 882 888 920 930
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
933 1 000 1 089 1 077 1 019 990 937 884 906
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
962 950 977 821 827 824 825 1 198 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
789 776 702 658 634 624 599 589 568
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes.
  • L'église Saint-Genès. L'architecture de l'église paroissiale – entièrement reconstruite en 1846 – s'inspire de l'Antiquité et de la Renaissance et s'apparente à d'autres édifices de la vallée : la tour-porche octogonale rappelle ainsi celle de l'église de Wisches-Hersbach et celle de l'église de Bourg-Bruche[7],[8].
  • La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes[9] : De décor néo-gothique, elle date probablement de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle. La baie du pignon est formée d'ébrasements à ressauts et d'un arc en accolade. La croix monumentale qui se trouve à sa droite fut érigée en 1869.
  • Le camp de concentration du Struthof[10].
Article détaillé : Struthof.
  • Le Centre européen du résistant déporté, le long de la route départementale 130. Ce haut lieu de mémoire nationale française et européenne regroupe : le site de l'ancien camp de concentration de Natzweiler, le musée du KL-Natzweiler, le Centre européen du résistant déporté et le Mémorial de la déportation.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Natzwiller

Les armes de Natzwiller se blasonnent ainsi :
« D'argent au sapin arraché de sinople, au chef de gueules. »[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marlyse Heckly, « À propos d'une photo de mariage », L'Essor, no 196
  • Arnold Kientzler, « Histoire d'un métier à tisser d'autrefois », L'Essor, no 151
  • Jean-Michel Wendling, « À Natzwiller de 1650 à 1793 : la langue qu'on y parle », L'Essor, no 144
  • « Natzwiller », in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 57-59 (ISBN 978-2-914528-13-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Camp de Struthof, Musée des Déportés sur le site officiel du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de Mas, Louis Emmanuel, Archives photographiques, archives de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine, et service de l'inventaire général de la Région Alsace.
  2. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  7. Notice no IA67013092, base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale Saint-Genès
  8. « Natzwiller », in La Haute vallée de la Bruche, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 58
  9. Notice no IA67013094, base Mérimée, ministère français de la Culture. Chapelle de Notre-Dame de Lourdes
  10. Notice no PA00084818, base Mérimée, ministère français de la Culture. Ancien camp concentrationnaire de Natzweiler-Struthof, actuellement musée des Déportés
  11. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)