Le père Noël est une ordure

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la pièce éponyme, voir Le père Noël est une ordure (théâtre).
Le père Noël est une ordure
Description de cette image, également commentée ci-après
La troupe du Splendid est à l'origine du film.

Réalisation Jean-Marie Poiré
Scénario Jean-Marie Poiré
Le Splendid
(Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte et Bruno Moynot)
d'après leur pièce.
Acteurs principaux
Sociétés de production Trinacra Films
Films A2
Les Films du Splendid
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie burlesque
Durée 87 minutes
Sortie 1982

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le père Noël est une ordure est un film français réalisé par Jean-Marie Poiré et sorti au cinéma le , interprété par la troupe du Splendid.

Ce film est l'adaptation de leur pièce de théâtre du même nom créée en 1979.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un soir de Noël, à la permanence téléphonique parisienne de l'association « SOS Détresse Amitié », des bénévoles sont perturbés par l'arrivée de personnages marginaux et farfelus, qui provoquent des catastrophes en chaîne.

Au fil de la soirée, Pierre Mortez et Thérèse, les permanents de SOS Détresse Amitié ce soir-là, reçoivent tour à tour la visite de leur voisin bulgare, M. Preskovitch, qui leur présente des spécialités gastronomiques de son pays — toutes aussi infectes les unes que les autres —, de Katia, un travesti homosexuel désespéré, de Josette (dite « Zézette »), la « petite protégée » de Thérèse, ainsi que de Félix, le fiancé miteux de Josette (violent envers Josette et voleur invétéré) déguisé en père Noël, sans oublier Mme Musquin, la présidente de l'association, qui reste coincée dans l’ascenseur à deux reprises, attendant le dépanneur.

Après moult péripéties et alors que tout semble revenir à la normale, Josette, pour vider le pistolet de Félix et le rendre inoffensif, abat malencontreusement le dépanneur de l'ascenseur à travers la porte d'entrée du local.

Josette et Félix, nullement effrayés, découpent le cadavre en morceaux et les emballent dans du papier-cadeaux. Tout le monde se rend ensuite au zoo de Vincennes pour jeter les paquets dans les enclos des animaux carnivores pour effacer toute trace.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Poiré, le réalisateur du film.

Distribution[modifier | modifier le code]


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Personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Pierre Mortez, l'un des bénévoles de SOS Détresse Amitié, de permanence ce soir-là pour le réveillon avec Thérèse. Maladroit et hypocrite, il parle d'une façon maniérée (« C'est cela, oui ») avec un timbre de voix laissant aisément pointer sa moquerie. Au cours de la soirée, il offre à Thérèse un tableau qu'il a peint lui-même, la représentant nue, de face, tenant la main à un porc vêtu d'un slip blanc, avec au loin un petit village bucolique (dans la pièce de théâtre, la femme et le porc dansent ensemble). Catholique, marié et père de famille, il donne l'apparence de toujours avoir un comportement respectable et exemplaire, mais selon madame Musquin, il a une liaison. Par ailleurs, sous le coup du stress, il se laisse aller à une attitude et des propos plus orduriers.
  • Thérèse de Monsou, l'une des bénévoles de SOS Détresse Amitié, de permanence ce soir-là pour le réveillon avec Pierre. Très sensible, un peu coincée et naïve, elle est titulaire d'un diplôme d'assistante sociale. Ayant pour hobby le tricot, elle confectionne des gants à trois doigts pour « ses » petits lépreux de Jakarta et offre un gilet à Pierre qu'elle a tricoté elle-même, que ce dernier prend au premier abord pour une serpillère. Il semble qu'elle soit secrètement amoureuse de lui. Elle aura d'ailleurs avec Pierre une relation sexuelle dans la baignoire de la salle de bain (dans la pièce de théâtre, c'est avec Félix).
  • Josette, dite Zézette, la compagne de Félix. Femme enceinte, simple d'esprit, elle se promène avec un caddie rempli de bibelots. Affublée d'un cheveu sur la langue et d'une dentition imposante et improbable, elle parle d'une voix suraiguë. Ayant eu une enfance difficile, elle est la « petite protégée » de Thérèse, qu'elle a connue à l'AJCD — sans doute une association de réinsertion sociale. Elle vit avec Félix dans une caravane bancale et miteuse qui jouxte le périphérique parisien. Elle a aussi un frère, qui fait très peur à Félix et qu'elle menace d'appeler pour lui régler son compte.
  • Félix, un individu louche et mesquin déguisé en père Noël. Il est lâche, voleur, mythomane et assez violent, notamment envers Josette. Dès le début du film, il gifle un enfant qui le prend pour un père Noël normal. Cet écart le fait renvoyer sur le champ de son « métier » de père Noël-homme sandwich pour le cabaret Pigallos. Il débarque ensuite dans l'immeuble de SOS Détresse Amitié pour rattraper sa Josette, avec qui il s'est disputé, et lui passer un savon. Il garde alors son costume toute la soirée. Il menace ensuite Katia avec son pistolet et étrangle Josette avec le tuyau de douche de la salle de bain. C'est lui qui prend l'initiative de dépecer le cadavre du réparateur de l'ascenseur avec une scie et d'emballer les morceaux dans du papier-cadeaux, aidé de Josette.
  • Jean-Jacques le travesti, qui se fait appeler Katia. Maquillé avec outrance, il est coiffé d'une perruque brune (qu'il remet plusieurs fois en place) et habillé d'une tenue en imprimé léopard, d'un manteau de fourrure et d'une paire de longues bottes noires. Il est surnommé Charles Bronson par sa famille, qui se moque ainsi de son allure efféminée, contrastant avec la virilité de l'acteur américain. Dépressif et sans-gêne, Katia est la principale victime de Félix, qui lui tirera (par erreur) une balle dans le pied.
  • Marie-Ange Musquin, BCBG très froide et sévère, c'est la présidente de l'association SOS Détresse Amitié. Elle est très en retard pour le réveillon chez sa sœur Marie-Cécile à Créteil. Elle reste cependant bloquée deux fois dans l'ascenseur (qui tombe en panne) à son corps défendant, s'électrise en tentant d'en sortir, et constate que sa voiture est elle-aussi tombé en panne. Lorsqu'elle est bloquée dans l'ascenseur, elle utilise les cadeaux de ses neveux qu'elle transportait avec elle : une trompette en plastique pour appeler à l'aide et un tournevis d'une boite à outils d'enfant pour dévisser le panneau de commande de l'ascenseur.
  • Monsieur Preskovitch (d'après le générique de fin, mais prononcé Preskovic dans le film), prénommé Zadko[3], le voisin envahissant bulgare du dessus, doté d'un fort accent et de sourcils épais. Affable et généreux, il fait cadeau à Thérèse et Pierre de spécialités culinaires de son pays (qui se révèlent toutes immangeables) : les « doubitchous de Sofia » — une pâtisserie ressemblant à des truffes au chocolat, « roulée à la main sous les aisselles » —, puis le « kloug aux marrons », une sorte de bûche de Noël dégageant une odeur nauséabonde qu'il colmatera ensuite avec du chpoutz. Il travaille de nuit au péage de Corbeil-Sud.

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

  • Le suicidé de la cabine téléphonique, un homme désespéré qui appelle ce soir-là SOS Détresse Amitié d'une cabine téléphonique, un pistolet pointé sur la tempe. Au bout du fil, Thérèse, qui ne l'entend pas très bien, lui dit d'« appuyer sur le bouton » (du téléphone) ; l'homme s'exécute et appuie sur la détente de son arme ; sa cervelle se fracasse contre la vitre de la cabine.
  • Monsieur Leblé[4], un voisin d'immeuble râleur qui passe le réveillon avec sa famille. Il est dérangé par les cris venant de l'appartement de SOS Détresse Amitié et passe son temps à se plaindre de l'association.
  • Monsieur Poisseau, un pharmacien du quartier qui soigne Félix avec du Synthol en vitesse car il doit rejoindre son diner de réveillon chez Castel avec une jeune femme blonde, surnommée « Bijou », qui l'attend dans un taxi. Sa veste de smoking est tachée par le kloug aux marrons de Preskovitch qui se fait écraser malencontreusement sur celle-ci. À cette occasion, il croit que cette salissure est causée par des excréments (« Mais... mais c'est de la m... ! »)
  • L'obsédé du téléphone, jamais filmé, mais qui fait plusieurs appels téléphoniques obscènes, notamment à Thérèse et Josette. Il est calmé par Mme Musquin, qui sait y faire avec ce genre d'individus.
  • Le réparateur de l'ascenseur, qui est tué accidentellement par Josette lorsqu'elle décharge le pistolet de Félix en tirant sur la porte du local. Le cadavre du réparateur est ensuite débité en morceaux dans la cuisine par Félix aidé de Josette, qui emballent les morceaux dans du papier-cadeaux. Par la suite, tous les protagonistes se rendent au zoo de Vincennes pour distribuer les paquets aux animaux carnivores pour faire disparaitre les preuves.
  • Bijou, la petite amie du pharmacien Monsieur Poisseau, qui l’attend dans un taxi pendant que celui-ci soigne Félix dans son officine.
  • Le serveur du bar, qui sert à boire à Thérèse et Josette et leur donne des huîtres pour Pierre Mortez.
  • Le chauffeur de taxi, qui refuse de prendre Katia à bord et appuie sur le champignon plutôt que de s'arrêter, comme le font normalement les chauffeurs de taxi.
  • Marie-Cécile, membre de la famille de Madame Musquin qui s'entretient avec elle au téléphone lorsque celle-ci est en retard pour le réveillon.

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Dans le film, Katia est surnommé Charles Bronson par son père. Lorsqu'il quitte l'appartement après avoir été rejeté par Pierre, on le voit passer devant deux affiches de films avec Charles Bronson. Ces affiches ne représentent pas de vrais films, elles ont été créées par Willy Holt.
  • Dans la séquence de la mort du technicien de SOS Dépannage, la mélodie qui accompagne la découverte du « cadavre sonnant à la porte d'entrée » est identique au fameux jingle publicitaire des magasins Darty.

Production[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

À la suite du succès de la pièce éponyme, Yves Rousset-Rouard lance l'idée d'une adaptation cinématographique, avec Jean-Marie Poiré à la réalisation. Jean-Marie Poiré a rencontré la troupe par le biais de Josiane Balasko, avec qui il avait tourné son premier film, Les Petits Câlins, en 1977, et Les hommes préfèrent les grosses en 1981[5]. Le réalisateur est arrivé avec l'intention de faire « un vrai film », de « repartir dans une autre logique ». D'après lui, la fin de la pièce était « très très mauvaise » et « s'emballait dans une espèce de caricature de grand guignol[6] ».

Scénario[modifier | modifier le code]

Dans le premier scénario du film, Michel Blanc aurait joué un rôle.

Dans la première version du scénario, Thérèse et Pierre sortaient du zoo et se rendaient dans une église pour se confesser à un prêtre, qui aurait été interprété par Michel Blanc. Horrifié, le prêtre dénonçait les agissements de la bande à la police. Le film se serait terminé par une photo des protagonistes dans le box des accusés à la une d'un journal[7].

Différences entre la pièce et le film[modifier | modifier le code]

  • Madame Musquin n'apparaît pas dans la pièce. Un monsieur Musquin est simplement évoqué. Le personnage et ses mésaventures dans l'ascenseur ont été inventés afin que Josiane Balasko, qui ne jouait pas dans la pièce (si ce n'est pour remplacer Marie-Anne Chazel durant un mois), puisse figurer dans le film.
  • Dans le film, Thérèse dit qu'elle a rencontré Josette à l'AJCD (Association Jeunesse Chrétienne pour le Développement)[8]. Dans la pièce, elles sont cousines.
  • Thérèse couche avec Félix dans la pièce, alors que c'est avec Pierre dans le film.
  • Dans la pièce, Katia révèle qu'il s'appelle Jean-Jacques et qu'il a été marié à Thérèse. Il finit par se suicider avec l'arme de Félix. Tous ces éléments sont absents du film, tout comme la chute mortelle de Thérèse.
  • Dans le film, Monsieur Preskovitch offre ses fameux doubitchous de Sofia. Dans la pièce, ce sont les fameux spotsi d'Ossieck. Aussi, dans la pièce, au lieu du kloug aux marrons du film, le personnage revient à la charge avec de la liqueur de montagne (ce passage sera repris dans une scène du film Bronzés font du Ski en 1979, faisant suite à cette pièce).
  • La pièce se termine par l'explosion de l'immeuble, à cause de Preskovitch qui se suicide au gaz.
  • Dans le film, Katia est martyrisée sans cesse par Félix, dans la pièce, ce dernier se montre plus magnanime avec elle.
  • Dans le film, Pierre coince les doigts de Preskovitch en claquant la porte, dans la pièce c'est Félix qui se fait coincer le doigt par la porte.
  • Dans la pièce, une fois que Pierre a montré son tableau à Thérèse, plus tard, elle le montre à Félix. Dans le film, elle cache le tableau et ne le montre à personne.
  • Dans la pièce Josette et Katia échangent leurs tenues, dans le film, elles gardent leurs tenues respectives.
  • Dans la pièce, Françoise la femme de Pierre, appelle ce dernier, pour lui dire qu'il est infidèle et qu'elle le quitte. Dans le film, cette scène n'est pas présente.

Choix des acteurs[modifier | modifier le code]

Jacques François, qui joue le pharmacien, a accepté de jouer gratuitement dans le film : la production ne pouvant lui payer son cachet habituel très élevé, il préféra donc jouer son rôle gratuitement plutôt que d'accepter le cachet dérisoire proposé[9]. Jean-Marie Poiré l'ayant beaucoup apprécié, il le fera tourner dans la plupart de ses films suivants : Papy fait de la résistance, Twist again à Moscou, Mes meilleurs copains, L'Opération Corned-Beef et Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2.

Guy Marchand devait faire un caméo dans le film, mais frustré par le tube Destinée, chanson qui figurait dans le film Les Sous-doués en Vacances, il ne souhaitait plus être associé à cette chanson, tube qu'il trouvait fait « facilement », et ne pas être considéré comme un chanteur de variétés de l'époque, alors qu'il était avant tout un jazzman ou musicien de jazz, avec des années de carrière derrière lui, d'autant plus qu'il avait l'estime de grands noms du jazz comme Michel Petrucciani, Al Jarreau, George Benson, Claude Nougaro… Mais cette chanson restera, pour le grand public, la plus connue de ce crooner, bien malgré lui. Guy Marchand renoncera finalement à faire un caméo pour le film, mais autorisera la diffusion de la chanson Destinée dans le film.

C'est Jean-Pierre Darroussin qui prête sa voix à l'homme qui appelle SOS Détresse-Amitié pendant que Pierre, Thérèse et Josette mangent les huîtres[10].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le restaurant « Le Square Trousseau » est un lieu de tournage du film.
La scène finale du film a été tournée au Parc zoologique de Paris.

Extérieurs[modifier | modifier le code]

La première scène du film a réellement été tournée sur les grands boulevards de Paris au moment de Noël, et ce sans autorisation de la part des grands magasins. Gérard Jugnot, caché dans une camionnette, sortait quelques instants pour les prises. L'équipe de tournage utilisera par la suite un nom de code : Les bronzés fêtent Noël[11].

Le terrain vague sur lequel se trouve la caravane de Félix et Zézette, est désormais occupé par l'hôpital Robert-Debré situé entre la Porte des Lilas et la Porte du Pré-Saint-Gervais[12].

La scène où Marie-Anne Chazel et Anémone cherchent des huîtres et du vin blanc a été tournée près du Square Trousseau (12e arrondissement) dans la brasserie homonyme[13].

La scène finale a été filmée au Parc zoologique de Paris, situé dans le 12e arrondissement[14].

Studios[modifier | modifier le code]

Les scènes d'intérieurs ont été tournées dans les studios d'Épinay-sur-Seine. Tout un immeuble a été reconstruit, avec un ascenseur pouvant monter trois étages.

Musiques[modifier | modifier le code]

La chant choral introduisant le générique du début est un chant de Noël polonais (en polonais : kolęda) de Franciszek Karpiński (en) (1741–1825) intitulé : Bóg się rodzi (en) (en français : « Dieu est né ») interprété par Mazowsze[15].

Le slow entre Pierre et Katia est dansé sur la chanson de Guy Marchand, Destinée, qui n'était pas celle prévue à l'origine. Les images ont été tournées avec Pauvres Diables de Julio Iglesias en fond sonore, mais il s'est avéré impossible d'obtenir les droits de la chanson.

Vladimir Cosma, chargé de trouver une chanson avec un rythme similaire, a repris Destinée, qu'il avait composée avec Guy Marchand pour le film Les Sous-doués en vacances, sorti en 1981. Les dialogues ont été réenregistrés, on entend Katia demander « Vous aimez ce genre de musique ? » alors qu'il dit en réalité « Vous aimez Julio Iglesias ? », tandis que la réponse « C'est un grand chanteur » de Pierre est remplacée par « C'est très joliment chanté ». Même si la chanson de Julio Iglesias a été supprimée au montage, le chanteur est néanmoins présent dans le film. En effet, la caravane de Josette et Félix est décorée de photos de ce dernier, et Josette porte un badge « I love Julio ».

Accueil[modifier | modifier le code]

Promotion[modifier | modifier le code]

À sa sortie en salles, le film fut boycotté par la RATP qui refuse de louer des panneaux publicitaires pour l'affiche en raison de son titre provocant. Certains cinémas ont ajouté diverses mentions sur leurs affiches : Le père Noël est une ordure… pas le vrai, ou encore Le père Noël est… presque… une ordure.

Dans la bande-annonce, Thierre Lhermitte cite la tribu des Arumbayas, une tribu amérindienne fictive créée par Hergé dans Les Aventures de Tintin.

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a attiré 1 582 732 spectateurs en 1982[16], moins que Les Bronzés[17], mais un peu plus que Les bronzés font du ski[18]. Le film devient un film culte après ses diffusions à la télévision[19].

Box-office parisien des neuf premières semaines
Source : « Box-office Paris 1982 » sur Box-Office Story
Semaine Rang Entrées Salles no 1 du box-office hebdo. Référence
1 25 août au 31 août 1982 1er 113 517 entrées 27 Le père Noël est une ordure [1]
2 1er septembre au 7 septembre 1982 3e 84 534 entrées 27 Mad Max 2 : Le Défi [2]
3 8 septembre au 14 septembre 1982 3e 49 340 entrées 28 Le Grand Frère [3]
4 15 septembre au 21 septembre 1982 3e 49 504 entrées 27 Blade Runner [4]
5 22 septembre au 28 septembre 1982 5e 44 832 entrées 26 Tir groupé [5]
6 29 septembre au 5 octobre 1982 7e 37 826 entrées 23 Class 1984 [6]
7 6 octobre au 12 octobre 1982 12e 20 190 entrées 17 Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ [7]
8 13 octobre au 19 octobre 1982 14e 12 695 entrées 11 Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ [8]
9 20 octobre au 26 octobre 1982 26e 8 940 entrées Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ [9]

Critiques[modifier | modifier le code]

Les critiques de la presse ont été en grande majorité négatives.

« Bonne nouvelle, stop - Café-théâtre en progrès, stop - Pas de contenu, stop - Comédie parfois noire, stop - Comédie sans message, stop - Point fort : unités de temps et de lieu respectées, stop - Adaptation rigoureuse pièce de théâtre, stop - Découpage plutôt serré, stop - Pas trop « théâtre filmé », stop - Tient compte des contraintes de temps et d'espace : un appartement, une nuit, des personnages, stop - Acteurs du Splendid meilleurs que d'habitude, stop - Chacun joue pour soi-même, stop - Idée d'enfermer Balasko dans cage d'escalier pendant tout le film excellente, stop - Ne pas espérer plus, mais quand même… stop »

— Serge Toubiana, Les Cahiers du cinéma, octobre 1982[20].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Les pâtisseries de Monsieur Preskovic[modifier | modifier le code]

Les fameuses pâtisseries de Monsieur Preskovic (Bruno Moynot), utilisées tant dans la pièce que le film, sont une création de Josiane Balasko qui avait voyagé à Osijek, en Croatie, ville proche du lieu de naissance de son père. Pendant son séjour, l’actrice a pu se régaler de spécialités locales, ce qui lui a donné l'inspiration des « spotsis d'Osijek » de la pièce et des « doubitchous » du film, ainsi que du « kloug aux marrons »[21],[22].

Le tableau utilisé dans le film[modifier | modifier le code]

Le tableau illustrant Thérèse avec un porc utilisé dans le film est différent de celui qui fut utilisé pour la pièce de théâtre. Ce n'est pas le même artiste qui a peint les deux tableaux : pour le film, il s'agit de Christoff Debusschere et pour le théâtre de Bernard Desnoyers[23],[24].

Le tableau de Bernard Desnoyers utilisé pour la pièce a été acheté par l'acteur Jean-Claude Dreyfus[22].

Faux-raccords dans le film[modifier | modifier le code]

Source[25]

  • Lorsque Félix, habillé en père Noël, est abordé par un jeune garçon, il est en train de remettre un prospectus à un grand homme portant un manteau beige et une casquette qui continue sa route par la suite. Plus tard, lorsque le père du garçon gronde Félix après que celui-ci a giflé l'enfant, le même grand homme réapparaît en arrière plan.
  • Sur le bureau de Pierre figure une petite pancarte sur laquelle est inscrit « Un coup d'éponge sur le combiné, c'est vite fait et ça fait plaisir ». Au changement de plan, la même pancarte côté verso comporte une phrase supplémentaire écrite en rouge, « Surtout en cas de grippe ! ». Un autre plan plus tard, cette même pancarte apparaissant de ses côtés recto et verso ne comporte plus la phrase en rouge.
  • Peu après, Pierre demande à Thérèse s'il n'y a pas eu trop d'appels, celle-ci lui répond qu'il n'y en a eu qu'un seul depuis 18 heures. Puis la jeune femme reçoit un nouvel appel, celui d'un homme prêt à se tirer une balle dans la tête. La communication étant mauvaise, Thérèse demande à l'interlocuteur de rappeler depuis une cabine qui fonctionne (détail que normalement elle n'est pas censée deviner). Enfin Pierre dit « Un seul appel depuis 18 heures pour un soir de Noël, c'est tout de même très calme. » alors que ce dernier venait d'assister au deuxième appel que Thérèse venait de prendre. De plus, Pierre a les mains posées sur ses genoux alors que, sur le plan large qui suit, il les a soudainement posées sur son bureau.
  • Au moment où Preskovic demande à Thérèse de goûter un de ses Doubitchous, on peut vaguement apercevoir la perche du micro dans le reflet de la porte située derrière celui-ci.
  • Lorsque Marie-Ange Musquin descend jusqu'à la cave avant d'être prévenue par Pierre, elle remonte avec une tache noire sur le nez. Peu après, quand elle monte dans sa voiture, son nez est propre.
  • Lorsque Preskovic débarque une nouvelle fois dans le service avec son nouveau Kloug, il pose son plat sur une assiette de fromage vide. Plus tard, lorsque Pierre prend le plat pour balancer le gâteau par la fenêtre, l'assiette n'apparaît plus en-dessous puis réapparaît à nouveau à sa place après le départ de Preskovic.
  • Lorsque Félix tente de récupérer son revolver des mains de Josette, celle-ci tire une première balle au plafond puis trois sur la porte d'entrée (tuant accidentellement le dépanneur). On retrouve bien les trois impacts sur la porte mais on peut également en apercevoir un quatrième sur la vitre d'à côté alors que Josette n'a tiré que trois fois.

Postérité[modifier | modifier le code]

Disque (produit dérivé)[modifier | modifier le code]

Reprise[modifier | modifier le code]

En 1994, Le père Noël est une ordure fait l'objet d'une reprise américaine réalisée par Nora Ephron sous le titre Mixed Nuts dont un des acteurs principaux est Steve Martin.

Apparition[modifier | modifier le code]

En clin d'œil au film Le père Noël est une ordure et au personnage de Monsieur Preskovitch qu'il y interprétait, Bruno Moynot apparaît dans une séquence, à la vingt-et-unième minute du long métrage, sorti en 2003, Les Clefs de bagnole, réalisé par Laurent Baffie ; en interrompant la réponse d'un passant à une question de Baffie sur le sujet de son film, il traverse le champ de la caméra en disant « Vous voulez un doubitchou ? ».

Citation[modifier | modifier le code]

  • Dans le film Les Châteaux de sable (2015) d'Olivier Jahan, le personnage incarné par Yannick Renier cite certains des dialogues de Monsieur Preskovitch tirés du film tout en adoptant son accent.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Année après année, France 2 continue de diffuser le film et à chaque fois, le film obtient des audiences significatives[28],[29],[30].

Au Canada[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Détails du film Le père Noël est une ordure », sur cnc.fr (consulté le 10 mars 2014).
  2. À 5 minutes 35 du film, on peut voir son nom sur la pochette qui est devant elle.
  3. « Le Père Noël est une ordure - acteurs au générique », sur cineclap.free.fr (consulté le 18 septembre 2018).
  4. http://www.quizypedia.fr/quiz/Personnages%20du%20film%20Le%20père%20Noël%20est%20une%20ordure/
  5. Secrets de tournage - Jean-Marie Poiré.
  6. DVD Le père Noël est une ordure, studio Canal.
  7. « Le Père Noël est une ordure », sur Eighties.fr (consulté le 8 mars 2014).
  8. Site web de l'association, pcpacongo.org (consulté le 4 février 2018).
  9. Souvenir du Maréchal Bassounov, documentaire présent sur l'édition DVD de Twist again à Moscou
  10. Secrets de tournage - Jean-Marie Poiré - Europe 1.
  11. Génération Splendid, Mathias Goudeau, City Éditions.
  12. Fabrice Levasseur, « L2TC.com - Sorry, no result », sur www.l2tc.com (consulté le 16 juin 2018).
  13. « Le Square Trousseau - Le père Noël est une ordure », sur Parisfaitsoncinema.com (consulté le 21 avril 2016).
  14. « Le parc zoologique de Paris - Le père Noël est une ordure », sur Parisfaitsoncinema.com (consulté le 26 avril 2016).
  15. (pl) PolskaTradycja, « Bóg się rodzi », Polska tradycja - folklor, święta, historia,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juin 2018).
  16. « Le Père Noël est une ordure (1982) », sur www.jpbox-office.com (consulté le 29 novembre 2016).
  17. « Les Bronzés (1978) », sur www.jpbox-office.com (consulté le 29 novembre 2016)
  18. « Les Bronzés font du ski (1979) », sur www.jpbox-office.com (consulté le 29 novembre 2016).
  19. Véziane de Vezins, « Le Père Noël est une ordure décrypté », sur lefigaro.fr, (consulté le 23 novembre 2012).
  20. Les Cahiers du cinéma no 340, octobre 1982.
  21. Pierrick Geais, « 16 choses que vous ignorez encore sur "Le père Noël est une ordure" », sur Vanityfair.fr, .
  22. a et b « Le père-noël (sic) est une ordure, images des coulisses et secrets de tournage par Nath-Didile », sur lescopainsd-abord.over-blog.com (consulté le 16 décembre 2018).
  23. Interview du peintre E. Bardolle, élève de l'école d'Etampes
  24. http://jackzenourin.over-blog.com/2014/12/le-pere-noel-est-une-ordure.html.
  25. https://www.youtube.com/watch?v=K-XrEvbigDM
  26. Fiche de l'album C'est c'la oui ! sur www.discogs.com
  27. Fiche de l'album C'est c'la oui ! sur www.bide-et-musique.com.
  28. Émilie Leoni, « Le père Noël est une ordure (France 2) : pourquoi le film culte a connu un démarrage compliqué ? », sur programme-tv.net, .
  29. « Audiences : Le Père Noël est une ordure leader, faible score pour Les Enquêtes de TPMP », sur Le Figaro.fr, .
  30. « Le Père Noël est une ordure (France 2) : Êtes-vous incollable sur cette comédie culte ? », sur programme-television.org, .
  31. « Secrets des classiques de Noël », sur journaldemontreal.com date=2013-12-19.
  32. Marc-André Luissier, « 1982 : Le père Noël est une ordure de Jean-Marie Poiré », sur lapresse.ca, .
  33. Helen Faradji, « Le père Noël est une ordure en 10 répliques cultes », sur radio-canada.ca, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Jean Lancry, Pleins feux sur... le Père Noël est une ordure, Horizon illimité, coll. « Pleins feux sur... », , 128 p. (ISBN 2847871039)
  • Gilles Botineau (préf. Patrice Leconte), Christian Clavier - Splendid carrière !, Christian Navarro éditions, , 240 p. (ISBN 9782914909945)
  • CineComedies.com - La hotte secrète du Père Noël est une ordure [10]
  • Thierry Lhermitte, « Anatomie d'un film-culte », Le journal de l'école de Paris du management, 2009/4 (n° 78), p. 33-38.

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Ablin, Il était une fois… Le père Noël est une ordure, documentaire de la série Un film et son époque, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]