Jean-Louis Hamon

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Jean-Louis Hamon
Jean-Louis Hamon.jpg

Jean-Louis Hamon

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
Saint-RaphaëlVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Maître
Mouvement
Mouvement néo-pompéien (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Jean-Louis Hamon est un peintre français, né le à Plouha (Côtes-d'Armor) et mort le .

Présentation[modifier | modifier le code]

Enfant, il est confié aux frères Lamennais afin de devenir prêtre. Mais en 1840, il quitte Plouha pour Paris espérant embrasser une carrière de peintre malgré l'opposition de ses parents. Son seul revenu est une pension de 500 francs versée par la municipalité de sa ville natale.

À Paris, il reçoit des conseils et des encouragements précieux de la part de Paul Delaroche et Charles Gleyre. En 1848, il fait sa première apparition au Salon avec son œuvre : Le Tombeau du Christ (conservé au musée des beaux-arts de Marseille[1]) et un travail d'art décoratif : Dessus de porte. Les œuvres qu'il expose en 1849, Une affiche romaine, L'Égalité au sérail et Perroquet jasant avec deux jeunes filles, ne retiennent pas l'attention du public.

De ce fait, Hamon accepte un poste à l'usine de Sèvres qu'il ne conservera pas longtemps car le prix qu'il reçoit pour un cercueil verni présenté à l'Exposition universelle de 1851 à Londres l'incite à produire de nouvelles œuvres afin de tenter sa chance au Salon de 1852. Il s'agit notamment de La Comédie humaine qui marquera le début de sa fortune (et qui est, depuis 1984, dans les collections du Musée d'Orsay, après avoir été un temps dans celles du Musée du Louvre[2]), et Ma sœur n'y est pas (acheté par l'empereur) pour laquelle il reçoit le 3e prix du concours de 1853. À l'exposition internationale de Paris en 1855, Jean-Louis Hamon expose de nouveau le cercueil de 1851, ainsi que plusieurs autres vases et peintures dont les plus importantes sont L'Amour et son troupeau, Ce n'est pas moi et Une gardeuse d'enfant, il reçoit alors le 2e prix et la Légion d'honneur.

Après plusieurs années passées en Orient, il revient avec dix œuvres dont Boutique à quatre sons, Papillon enchaîné, Cantharicle esclave, Dévideuse, ainsi que L'Amour en visite exposé au Salon de 1859 (aujourd'hui dans les collections du Musée des beaux-arts de Lille), et Vierge de Lesbos, Tutelle, La Volière, L'Escamoteur (conservé au Musée des beaux-arts de Nantes)[3], La Sœur aînée, présentées en 1861.

Il séjourne en Italie, principalement à Capri d'où il envoie en 1864 à Paris L'Aurore et Un jour de fiançailles. L'influence italienne sur ses œuvres est aussi présente dans Les Muses de Pompéi, l'unique œuvre exposée au Salon de 1866 et qui fut largement acclamée. Cette œuvre fut exposée à nouveau à l'Exposition internationale de 1867 avec La Promenade et six autres œuvres datant des années précédentes.

Il peint sa dernière œuvre, Le Triste Rivage, à Saint-Raphaël sur la côte méditerranéenne et l'expose au Salon de 1873. Jean-Louis Hamon s'installe dans cette ville et vit dans une petite maison située près des jardins d'Alphonse Karr jusqu'à sa mort, le 29 mai 1874. Il existe un collège Jean Louis Hamon à Plouha, devant lequel un monument lui a été consacré[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un article lui est consacré dans la série 1 de L'âme bretonne, de Charles Le Goffic : Honoré Champion, série 1 (1902), pp. 179-194 (consultable en ligne sur Wikisource).
  • Eugène Hoffmann, Jean-Louis Hamon peintre (1821-1874), Paris, 1903, 140 pages (consultable en ligne sur archive.org).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir sur le portail Joconde. Dans ce catalogue sont signalées 14 œuvres conservées dans des musées français.
  2. Voir, à ce sujet, la notice de l'œuvre sur le site du Musée d'Orsay.
  3. Voir la notice de l'œuvre sur le site du musée.
  4. Descriptif du monument dans la base e-monumen.net.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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