Jean-Louis Hamon

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Jean-Louis Hamon
Jean-Louis Hamon.jpg
Jean-Louis Hamon, Autoportrait (1848),
Dijon, musée Magnin.
Naissance
Décès
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Saint-RaphaëlVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Maître
Mouvement
Distinction

Jean-Louis Hamon, né le à Plouha (Côtes-d'Armor) et mort le à Saint-Raphaël, est un peintre français, représentatif du mouvement néo-grec.

Présentation[modifier | modifier le code]

Enfant, Jean-Louis Hamon est confié aux frères Lamennais afin de devenir prêtre. Mais en 1840, il quitte Plouha pour Paris espérant embrasser une carrière de peintre malgré l'opposition de ses parents. Son seul revenu est une pension de 500 francs versée par la municipalité de sa ville natale.

Il est admis en 1842 à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Paul Delaroche et de Charles Gleyre, d'où sortiront les membres du mouvement néo-grec. En 1848, il fait sa première apparition au Salon avec son œuvre : Le Tombeau du Christ (musée des beaux-arts de Marseille[1]) et un travail d'art décoratif : Dessus de porte. Les œuvres qu'il expose en 1849, Une Affiche romaine, L'Égalité au sérail et Perroquet jasant avec deux jeunes filles, ne retiennent pas l'attention du public.

De ce fait, Hamon accepte un poste à la Manufacture de Sèvres qu'il ne conservera pas longtemps car le prix qu'il reçoit pour un cercueil verni présenté à l'Exposition universelle de 1851 à Londres l'incite à produire de nouvelles œuvres afin de tenter sa chance au Salon de 1852. Il s'agit notamment de La Comédie humaine qui marquera le début de sa fortune (Paris, musée d'Orsay[2]), et Ma sœur n'y est pas, acheté par l'empereur, pour laquelle il reçoit le 3e prix du concours de 1853. À l'Exposition universelle de 1855, Jean-Louis Hamon expose de nouveau le cercueil de 1851, ainsi que plusieurs autres vases et peintures dont les plus importantes sont L'Amour et son troupeau, Ce n'est pas moi et Une gardeuse d'enfant ; il reçoit alors le 2e prix et la Légion d'honneur.

Après plusieurs années passées en Orient, il revient avec dix œuvres dont Boutique à quatre sons, Papillon enchaîné, Cantharicle esclave, Dévideuse, ainsi que L'Amour en visite exposé au Salon de 1859 (palais des beaux-arts de Lille[3]), et Vierge de Lesbos, Tutelle, La Volière, L'Escamoteur (musée des beaux-arts de Nantes), La Sœur aînée, présentées en 1861.

Il séjourne en Italie, principalement à Capri d'où il envoie en 1864 à Paris L'Aurore et Un jour de fiançailles. L'influence italienne sur ses œuvres est aussi présente dans Les Muses de Pompéi, l'unique œuvre exposée au Salon de 1866 et qui fut largement acclamée. Cette œuvre fut exposée à nouveau à l'Exposition universelle de 1867 avec La Promenade et six autres œuvres datant des années précédentes.

Il peint sa dernière œuvre, Le Triste rivage, à Saint-Raphaël sur la côte méditerranéenne et l'expose au Salon de 1873. Jean-Louis Hamon s'installe dans cette ville et vit dans une petite maison située près des jardins d'Alphonse Karr jusqu'à sa mort, survenue le .

Galerie[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Sur l'initiative du critique d'art Armand Dayot, un monument dédié à l'artiste, dont le buste en bronze est sculpté par Frédéric Hexamer (en), est érigé à Plouha en 1906[4].

Il existe un collège Jean Louis Hamon dans cette même ville[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base Joconde.
  2. notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay.
  3. [PDF] Notice de l'œuvre sur le site du musée.
  4. a et b Monument au peintre Jean-Louis Hamon – Plouha », notice sur sur e-monumen.net.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Honoré Champion, « Le peintre de la renaissance néo-grecque : Jean-Louis Hamon », in Charles Le Goffic, L'âme bretonne, série 1, 1902, pp. 179-194 (en ligne sur Wikisource).
  • Eugène Hoffmann, Jean-Louis Hamon peintre (1821-1874), Paris, 1903, 140 p. (en ligne sur archive.org).

Liens externes[modifier | modifier le code]