Jean-Louis Hamon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hamon.
Jean-Louis Hamon

Jean-Louis Hamon est un peintre français, né le à Plouha (Côtes-d'Armor) et décédé le .

Présentation[modifier | modifier le code]

Enfant, il est confié aux frères Lamennais afin de devenir prêtre. Mais en 1840, il quitte Plouha pour Paris espérant embrasser une carrière de peintre malgré l'opposition de ses parents. Son seul revenu est une pension de 500 francs versée par la municipalité de sa ville natale.

À Paris, il reçoit des conseils et des encouragements précieux de la part de Delaroche et Gleyre. En 1848, il fait sa première apparition au Salon avec son œuvre : « Le tombeau du Christ » (musée de Marseille) et un travail d'art décoratif : « Dessus de porte ». Les œuvres qu'il expose en 1849 : « Une affiche romaine », « L'égalité au sérail » et «  Perroquet jasant avec deux jeunes filles » ne retiennent pas l'attention du public.

De ce fait, Hamon accepte un poste à l'usine de Sèvres qu'il ne conservera pas longtemps car le prix qu'il reçoit pour un cercueil verni présenté à l'Exposition Universelle de Londres en 1851 l'incite à produire de nouvelles œuvres afin de tenter sa chance au salon de 1852. Il s'agit notamment de « La comédie humaine » qui marquera le début de sa fortune et « Ma sœur n'y est pas » (acheté par l'empereur) pour laquelle il reçoit le 3e prix du concours de 1853. À l'exposition Internationale de Paris en 1855, Jean-Louis Hamon expose de nouveau le cercueil de 1851, ainsi que plusieurs autres vases et peintures dont les plus importantes sont : « L'amour et son troupeau », « Ce n'est pas moi » et « Une gardeuse d'enfant », il reçoit alors le 2e prix et la légion d'honneur.

Après plusieurs années passées en Orient, il revient avec dix œuvres dont :

« Boutique à quatre sons », « Papillon enchainé », « Cantharicle esclave », « Dévideuse » ainsi que « L'Amtiur en visite » exposé au Salon de 1859 et « Vierge de Lesbos », « Tutelle », « La volière », « L'Escamoteur », « La sœur ainée » présentées en 1861.

Il séjourne en Italie, principalement à Capri d'où il envoie en 1864 à Paris «L'Aurore » et «Un jour de fiançailles ». L'influence italienne sur ses œuvres est aussi présente dans «Les Iuses ft Pompi », l'unique œuvre exposée au Salon de 1866 et qui fut largement acclamée. Cette œuvre fut exposée à nouveau à l'Exposition Internationale de 1867 avec « La promenade » et six autres œuvres datant des années précédentes.

Il peint sa dernière œuvre « Le triste rivage » à Saint Raphaël sur la côte méditerranéenne et l'expose au Salon de 1873. Jean-Louis Hamon s'installe dans cette ville et vit dans une petite maison située près des jardins d'Alphonse Karr jusqu'à son décès le 29 mai 1874.

Voir aussi[modifier | modifier le code]