Hans Emmenegger (peintre)

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Hans Emmenegger
Hans Emmenegger (1866–1940) Maler, Radierer, Zeichner.jpg
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LucerneVoir et modifier les données sur Wikidata
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Genre artistique
Haus in der Toskana (1903)

Hans Emmenegger, né le à Küssnacht et mort le à Lucerne, est un peintre, dessinateur, graveur et philatéliste suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie à l'école des beaux-arts de Lucerne (1883-1884). En 1884, il part pour Paris, où il est élève de Gustave Boulanger et de Jules Lefebvre à l'Académie Julian, puis de Jean-Léon Gérôme. Il rencontre ses compatriotes, les artistes Cuno Amiet, Giovanni Giacometti et Hugo Siegwart. Pendant l'hiver 1885-1886, il fait un stage à Munich auprès de Karl Raupp, et se lie d'amitié avec le peintre Max Buri. Puis il revient à Paris où il travaille avec Benjamin-Constant et Lucien Doucet[1].

En 1891, il voyage en Algérie avec Max Buri.

En 1893, Emmenegger ayant hérité de la maison familiale à Emmenbrücke, s'y établit et y résidera jusqu'à son décès.

Il passe l'hiver 1895-1896 à Munich, pratiquant la gravure avec Albert Welti et la peinture en plein air avec Bernhard Buttersack.

Entre 1897 et 1903, il fait plusieurs séjours, au Tessin et en Italie, très inspiré par le travail d'Arnold Böcklin. Il écrit d'ailleurs à son sujet : « Il était comme un dieu pour moi. »[2]

Emmenegger peint des paysages (plutôt des détails que des panoramas), des portraits, des natures mortes. Il s'est fait connaître par ses sujets originaux, tels que l'intérieur des forêts, les ombres portées, les reflets sur l'eau, la fonte des neiges, qu'il peint « dans des cadrages serrés avec de puissants jeux d'ombres et de lumière »[3].

À partir de 1915, il fait des études sur le vol des oiseaux et des papillons, ainsi que la danse[1], en représentant le mouvement décomposé[3] dans des tableaux dits cinétiques[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Liste établie d'après Le Joseph[1] et le catalogue de la rétrospective de 2021 à la Fondation de l’Hermitage[5] :

  • Tête de femme (Conseil fédéral suisse)
  • Matin de juin
  • Paysage antédiluvien
  • Village sous la neige
  • Les Nuages
  • Le Lac alpestre
  • Automne (Musée des beaux-arts de Lucerne)
  • Château sur un rocher I (Felsenburg I) (1900)
  • Fonte des neiges (Schneeschmelze) (1909)
  • Réflexion sur l'eau (Spiegelung auf dem Wasser) (1909)
  • Figuier sur terre rouge (Feigenbaum vor roter Erde) (1911)
  • Maison vue d'en haut (Haus, von oben gesehen) (1918)
  • Danseur russe tournoyant sur lui-même (Russischer Wirbeltänzer) (1927)
  • Coq de bruyère en vol plané (Spielhahn im Gleitflug) (c. 1930)
  • Intérieur de forêt (Waldinneres) (1933)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 460.
  2. "Das war so eine Art Herrgott für mich", journal intime, 16 janvier 1901, cité par Corinne Currat, "Hans Emmenegger, l'essence du visible" in Sylvie Wuhrmann & Corinne Currat (dir.), Hans Emmenegger (1866-1940), Snoeck, Gand, 2021, p. 19 et note 20 p. 39.
  3. a et b « Hans Emmenegger » in Paul Müller & Sylvie Patry (dir.), Modernités suisses, 1890-1914, Flammarion, Paris, mars 2021, p. 186.
  4. Tapan Bhattacharya, « Emmenegger, Hans » in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 17.08.2004, en ligne: https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/022286/2004-08-17/ (consulté le 16.02.2022).
  5. Sylvie Wuhrmann & Corinne Currat (dir.), Hans Emmenegger (1866-1940), catalogue de la grande rétrospective du 25 juin au 31 octobre 2021 consacrée à Hans Emmenegger par la Fondation de l’Hermitage (Lausanne), Snoeck, Gand, 2021, p. 44 à 135.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 460.
  • (de) Ulrich Gerster, Emmenegger, Hans, In: Allgemeines Künstlerlexikon. Die Bildenden Künstler aller Zeiten und Völker, vol. 33, Saur, Munich, 2002, p. 483.
  • (de) Franz Zelger (dir.), Herrlich öde, einsame Gegend. Hans Emmenegger – ein Maler zwischen Böcklin und Hodler. Eine Ausstellung des Kunstgeschichtlichen Seminars der Universität Zürich in Zusammenarbeit mit dem Kunstmuseum Luzern, Kunstmuseum Luzern, Lucerne, 1988.
  • (de) Fanni Fetzer, Heinz Stahlhut (dir.), Emmenegger, Snoeck, Cologne, 2014.
  • (de) Emmenegger, Hans. In: Neue Schweizer Biographie, Berichthaus, Bâle, 1938, p. 132.
  • (de) Ulrich Gerster, « Emmenegger, Hans » in SIKART Dictionnaire sur l'art en Suisse, 1998, actualisé 2014, en ligne : https://www.sikart.ch/KuenstlerInnen.aspx?id=4022890 (consulté le 16.02.2022).
  • Tapan Bhattacharya, « Emmenegger, Hans » in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 17.08.2004, en ligne: https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/022286/2004-08-17/ (consulté le 16.02.2022).
  • Sylvie Wuhrmann & Corinne Currat (dir.), Hans Emmenegger (1866-1940), catalogue de la grande rétrospective du 25 juin au 31 octobre 2021 consacrée à Hans Emmenegger par la Fondation de l’Hermitage (Lausanne), Snoeck, Gand, 2021.
  • « Hans Emmenegger » in Paul Müller & Sylvie Patry (dir.), Modernités suisses, 1890-1914, catalogue de l'exposition du 1er mars au 27 juin 2021 au Musée d'Orsay, Flammarion, Paris, mars 2021 (ISBN 9782080205476), p. 186-190 et planches p. 123, 130-131, 132-133, 144-145.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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