Louis-Joseph-Raphaël Collin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Collin.
Louis-Joseph-Raphaël Collin
WP Raphael Collin.jpg

Raphaël Collin photographié par Pierre Petit.

Naissance
Décès
(à 66 ans)
Brionne
Nationalité
Activités
Autres activités
Formation
Maître
Élève
Mouvement
Influencé par
Distinctions
signature de Louis-Joseph-Raphaël Collin

signature

Louis-Joseph-Raphaël Collin dit Raphaël Collin, né le à Paris et mort le à Brionne, est un peintre et un illustrateur français proche du symbolisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Raphaël Collin est le fils aîné de Nicolas Pierre Collin (1820-1900), conservateur d'une des bibliothèques municipales de Paris et artiste peintre amateur qui exposa au Salon de 1865 à 1870, et de Catherine de Mouzon, son épouse, originaires de la Meuse. Quatre ans plus tard le couple lui donnera une sœur, qu'ils prénommèrent Blanche (1854-1917).

Il étudie au lycée Saint-Louis à Paris, puis à Verdun dans la classe de M. Fouquet, où il a pour condisciple Jules Bastien-Lepage[1], qui deviendra un ami fidèle. Au milieu de l'année 1860, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de William Bouguereau (1825-1905), puis il rejoint Bastien-Lepage dans l'atelier d'Alexandre Cabanel (1823-1889), avec Fernand Cormon, Aimé Morot, Henri Gervex et Jean-Joseph Benjamin-Constant.

Raphaël Collin est un peintre de genre, de nu, de portrait, de composition décorative, et produit des illustrations. Grand collectionneur de terres cuites antiques, de grès et poteries du Japon, il collabora avec Théodore Deck de 1872 à 1889 à la réalisation de faïences décoratives. Très prisée au Japon, sa peinture y fut introduite par le marchand d'art Hayashi Tadamasa.

Il expose à partir de 1873 au Salon où on lui décerne plusieurs prix. En 1880, il achète une propriété à Fontenay-aux-Roses, ruelle des Marinières, dans le jardin de laquelle il fait poser ses modèles. Puis il s'installe rue des Châtaigniers[2], y cultivant orchidées, lys et pivoines et de nombreuses plantes d'origine japonaise.

Parmi ses peintures décoratives, on remarque le plafond pour le petit foyer du théâtre de l'Odéon[3], et un plafond en rotonde pour l'Opéra-Comique à Paris.

Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1909, à la section peinture, au fauteuil de Ernest Hébert (1817-1908)[4]. En 1911, il est nommé professeur chef d'atelier à l'École des beaux-arts de Paris en remplacement de Luc-Olivier Merson, y comptant Florimond Météreau et Germain Raingo-Pelouse parmi ses élèves les plus connus.

Raphaël Collin meurt le à Brionne. Ses obsèques furent célébrées le à Paris et il est inhumé dans le cimetière de Fontenay-aux-Roses avec ses parents et sa sœur Blanche. Sa tombe est ornée d'une statue.

Son élève Maurice Sébastien Laurent fut son légataire universel[réf. nécessaire].

Sa collection de céramiques japonaises pour la cérémonie du thé a été acquise en 1917 par le musée des beaux-arts de Lyon.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Allemagne
En France
Au Japon
  • Chiba ,musée préfectoral : Méditation, 1904.
  • Fukuoka, musée de la ville :
    • Au bord de la mer, 1892 ;
    • Jeune Fille, 1894.
  • Shimane, musée préfectoral : Portrait de la jeune Élise G…, 1885.
  • Tokyo, université des beaux-arts et de la musique :
    • Idylle, 1882 ;
    • Autoportrait, 1882.

Céramiques[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1873 : Sommeil (seconde médaille).
  • 1874 : Vénitienne.
  • 1875 : Idylle.
  • 1877 : Daphnis et Chloé.
  • 1878 : Les Foins.
  • 1879 : Portrait de Mme Jean-Georges Müntz.
  • 1884 : l'Été.
  • 1886 : Floréal.
  • 1896 : Coin de Jardin.

Expositions[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Extrait de la notice de Louis-Joseph-Raphaël Collin dans le dictionnaire Bénézit sur le site Oxford Index. 2006, (ISBN 9780199773787)
  2. Actuelle rue Jean Lavaud, à la hauteur de l'immeuble de « La Résidence du peintre ».
  3. Recouvert de peinture noire en 1967 lors de la création de la salle du Petit-Odéon, remis à jour et restauré en 2005.
  4. Statut et index biographique. Académie des Beaux-Arts, Paris, Palais de l'Institut, 1991, p. 28.
  5. Archives nationales AJ. 52 - 314

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Marcus Osterwalder (dir.), Dictionnaire des illustrateurs, 1890-1945, Éditions Ides et Calendes, 1992, p. 263.
  • Rika Mitani, Raphaël Collin (1850-1916), à partir des années 1880 - Fontenay-aux-Roses, collection d'art extrême -oriental et ses œuvres, Mémoire pour le Master, Université Paris IV, [éditeur ?], 2006.
  • E. Montrosier, « Raphaël Collin », in Les Artistes modernes, IIe partie, 1882, pp. 121-124.
  • A. M. de Bellina, Raphaël Collin, nos peintres dessinés par eux-mêmes, Paris, 1883, pp. 93-96.
  • Jean Uzanne, « Raphaël Collin, Figures contemporaines », in Album Mariani, Paris, H. Floury, t.IV, 1899.
  • Marie-Madeleine Valet, « Raphaël Collin », Revue Illustrée, 1907, vol.2, pp. 761-773.
  • David Descatoire, Rika Mitani, « Raphaël Collin, ce Fontenaisien méconnu », Le Temps Libre, [date ?], p. 27.

Archives[modifier | modifier le code]

  • Archives nationale : 34 lettres lettres autographes.
  • Bibliothèque du musée du Louvre : 5 lettres autographes.
  • Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France : 3 lettres autographes.
  • Institut néerlandais de Paris : 2 lettres autographes.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :