Boulevard de Clichy

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9e, 18e arrt
Boulevard de Clichy
Boulevard de Clichy vu de la place de Clichy.
Boulevard de Clichy vu de la place de Clichy.
Situation
Arrondissement 9e arrondissement et 18e
Quartier Saint-Georges, Grandes-Carrières et Clignancourt
Début Place de Clichy
Fin Rue des Martyrs
Morphologie
Longueur 935 m
Largeur 42 m
Historique
Dénomination arrêté du
Géocodification
Ville de Paris 2113

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard de Clichy
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48° 53′ 00″ N 2° 20′ 02″ E / 48.883252, 2.334005

Le boulevard de Clichy est une voie entre les arrondissements 9 et 18 de Paris.

Historique et description[modifier | modifier le code]

Ce boulevard, dont le nom provient de la place du même nom voisine, résulte de la fusion en 1864, des boulevards et chemins de ronde qui suivaient extérieurement et intérieurement le mur des Fermiers-Généraux. Le premier s'appelait boulevard des Martyrs, le deuxième boulevard Pigalle, et le troisième boulevard de Clichy.

Quelques représentations du XIXe siècle

Bâtiments remarquables, et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Le terre-plein central du boulevard est une voie piétonne : la promenade Georges Ulmer.

Le Monument à Charles Fourier[modifier | modifier le code]

Émile Derré, Monument à Charles Fourier (1899).

Un Monument à Charles Fourier[1], réalisé par Émile Derré, inspiré par le portrait peint en 1835 par Jean Gigoux[2], a été inauguré en juin 1899 grâce au mouvement coopératif de Jean-Adolphe Alhaiza. Il est représenté assis, « son attitude et sa physionomie donnent l’impression d’une grande puissance méditative ». Chacun des côtés du piédestal comporte une inscription ; à l'avant : « Association / du capital du travail et du talent / Charles Fourier / révélateur des lois / de l’harmonie universelle / par l’association intégrale. / 1772-1837 » ; à l'arrière : « Ce monument a été érigé / par l’École sociétaire phalanstérienne / avec le concours des associations coopératives / de production et de consommation. / 4 juin 1899 » ; à dextre : « Théorie des quatre mouvements / Traité de l’association / Le nouveau monde industriel / La fausse industrie » ; à senestre : « Les attractions sont proportionnelles aux destinées / La série distribue les harmonies ».

Salué pendant la Première Guerre mondiale par quelques socialistes qui déclarent vouloir « réveiller les traditions de la Révolution française et du socialisme français contre le marxisme allemand », le monument est victime de l’Occupation : afin d’en récupérer le métal, une loi du régime de Vichy de 1941 entraîne la destruction de nombreuses statues, dont celle de Fourier. Le piédestal est toujours visible aujourd’hui sur le terre-plein, au niveau du lycée-collège Jules-Ferry. Début 2011, une nouvelle sculpture en forme de pomme monumentale en inox, œuvre de Franck Scurti, y est érigée , évoquant La Quatrième Pomme en hommage à Charles Fourier, sur laquelle sont gravés les contours des continents, le piédestal d'origine étant inclus dans une vitrine aux verres colorés[3].

Ce site est desservi par les stations de métro Place de Clichy, Blanche et Pigalle.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Monument à Charles Fourier – Paris, 18e arr. », notice sur e-monumen.net
  2. « Portrait de Charles Fourier (1772-1837), Besançon, musée des beaux-arts et d'archéologie », base Joconde, ministère français de la Culture
  3. « La Quatrième Pomme (Hommages à Charles Fourier), 2007 », présentation de l'œuvre sur le site de l'atiste.