Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ

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Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ
Lecomte du Noüy by Nadar.jpg

Lecomte du Nouÿ photographié par Nadar

Naissance
Décès
(à 80 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Père
Jules Michel Lecomte (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Frère
Conjoints
Térésa Marie Fisanne (d)
Caroline Evrard (d)
Valentine Peigné-Crémieux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Jacques Théodore Jules Lecomte du Nouÿ (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Second prix de Rome en peinture de 1872
Œuvres réputées
Signature Lecomte du Nouÿ.jpg

signature

Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ, né le à Paris où il est mort le , est un peintre orientaliste et sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Antoine Jules Lecomte-Dunouy[1] est le fils de Jules Louis Michel Lecomte, musicien, et de Félicité Alexandrine Dunouy, et le frère aîné de l'architecte français André Lecomte du Nouÿ. Il est successivement l'élève de Charles Gleyre, de Émile Signol et enfin de Jean-Léon Gérôme.

Issu d'un milieu conservateur et catholique, il épouse en premières noces la fille d'Alfred Peigné et de Mathilde Crémieux (1834-1912), petite-fille du sénateur Adolphe Crémieux, d'une famille de confession juive, Valentine Peigné-Crémieux (1855-1876), en 1876. Valentine meurt le 15 octobre de la même année, mais Lecomte du Nouÿ garda des liens étroits avec sa belle-famille, notamment avec Jean Cruppi. Il se remarie avec Caroline Évrard (1851-1892), qui lui donne un fils unique, futur architecte et archéologue, Jacques Théodore Jules Lecomte du Nouÿ (1885-1961). Sa troisième épouse s'appelle Térésa Marie Fisanne (ou Fizanne), et il peint son portrait en 1906.

Son tableau Francesca de Rimini et Paolo dans la caverne marque ses débuts dans les Salons parisiens en 1863, où il expose ensuite régulièrement tous les ans.

En 1865, il entreprend son premier voyage en Orient en compagnie du peintre Félix-Auguste Clément.

En 1866 il remporte une médaille pour L'Invocation à Neptune, et puis le 2e grand prix de Rome en 1872 pour la Mort de Jocaste. Cette même année, l'État français se rend acquéreur de son tableau Les Porteurs de mauvaises nouvelles pour le musée du Luxembourg[2], en 1873 du Charmeur pour le musée des beaux-arts de Reims, en 1874 d'Eros-Cupido pour le musée des beaux-arts de Tours. En 1873, associé à la ville de Paris, l'État passe commande à l'artiste de deux vastes compositions pour la décoration de l'église de la Sainte-Trinité de Paris, qu'il livrera quelques années plus tard. Il s'agit de Saint Vincent de Paul ramène des galériens à la foi (1876) et Saint Vincent de Paul secourant les Alsaciens et les Lorrains après la guerre de 1637 (1879).

En 1875, il entreprend un nouveau voyage en Orient qui le mène de Grèce en Turquie. Plus tard il visite également l'Égypte et la Roumanie, où il rejoint son frère appelé à restaurer certains monuments (1892).

Du Maroc, notamment de Tanger, où il rapporte des scènes de genre prise au sein de la communauté juive.

Il expose un marbre, Le Fer qui donne du pain, figurant un paysan rétamant sa faux, au Salon de 1905[3].

Jean Jules Antoine Lecomte du Nouÿ meurt en 1923 à Paris.

Une rue porte son nom à Paris, dans le 16e arrondissement, depuis 1932.

Liste des peintures[modifier | modifier le code]

Tableau Titre Date Dimensions Notes Lieu de conservation
Portrait du sculpteur Antoine Coysevox 1862 musée des beaux-arts de Lyon
Francesca de Rimini et Paolo dans la caverne
ou Françoise de Rimini aux enfers
1863 musée Paul-Valéry, Sète
La Sentinelle grecque 1865 acheté par le duc de Mouchy
Invocation à Neptune 1867 palais des beaux-arts de Lille[4]
Jobs et ses amis 1867 acheté par Charles Toché
Bonaparte à Beaucaire 1867 acheté par Victor de Swarte
Une danseuse Fellah 1867
La Folie d’Ajax le Télamonien 1868
L'Amour qui passe, l'amour qui reste 1869 château-musée de Boulogne-sur-Mer
Portrait de Mademoiselle E. T. 1869 palais des beaux-arts de Lille
DemosthPracticing.jpg Démosthène s'exerçant à la parole au bord de la mer 1870
Lecomte de Nouy 1871.jpg Œdipe conduit par Antigone devant le corps de Jocaste 1871 musée des beaux-arts d'Arras (œuvre détruite en 1915)
Les Porteurs de mauvaises nouvelles 1871 Tunis, ministère des Affaires culturelles (dépôt du musée d'Orsay)
Bathlemitaine priant sur la terrasse de sa maison 1871
Lecomte du Nouy Tombeau de la Vierge.jpg Au tombeau de la Vierge 1871 Dahesh Art Museum, New York[5]
Chloë à la fontaine 1872
Le Charmeur 1873 mairie de Reims
Éros-Cupido 1873 musée des beaux-arts de Tours
Le Philosophe sans le savoir 1873 Worcester Art Museum, Worcester (Massachusetts)
La Belle Orangère 1873 Witcomb Gallery (1949), New York
Judith 1875 Dahesh Art Museum[6]
Lecomte du Nouy Il sogno dell'eunuco.jpg Le Songe de l'eunuque 1874 Cleveland Museum of Art
Les Bouchers de Venise 1875
La Porte du sérail 1876 ancienne collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé
Un portier fumant au Caire 1876 Mathaf Gallery, Londres
Saint Vincent de Paul ramene des galériens à la foi Lecomte de Nouy.jpg Saint Vincent de Paul ramène des galériens à la foi 1876 église de la Sainte-Trinité de Paris
Adolphe Crémieux by Lecomte du Nouy.jpg Portrait d'Adolphe Crémieux 1878 musée d'Orsay, Paris[7]
Les Chrétiennes au tombeau de la Vierge (Jérusalem) 1878
Saint Vincent de Paul secourant les Alsaciens et les Lorrains après la guerre de 1637 1879 église de la Sainte-Trinité de Paris
Homère mendiant (triptyque) 1881 musée de Grenoble
Les Rabbins commentant la Bible (Maroc) 1882 Guildhall Art Gallery (en), Londres
Le Marabout prophète 1883
Polyptyque sur l'œuvre de Victor Hugo :
Les Travailleurs de la mer
Les Orientales
Les Contemplations d'aujourd'hui
Les Contemplations d'autrefois
1884-1885 musée des beaux-arts de Caen (œuvres détruites en 1944)
Le Samedi au ghetto (Maroc) 1885
Portrait du professeur Proust (de l'Académie de médecine) 1885
Lecomte de Nouy - Rhamses dans son harem.jpg Ramsès dans son harem - Triptyque (titre attribué) 1886-1887 anciennement collection privée (œuvre détruite)
Autoportrait 1887 musée de Grenoble
La Belle Fernande 1887 musée des beaux-arts d'Angers
La Vision d'Abraham 1887
Les Gardes-côtes (Ancienne Gaule) 1888 musée d'Orsay, Paris
The White Slave.jpg L'Esclave blanche 1888 musée des beaux-arts de Nantes[8]
Un dimanche à Venise 1889
Le Dieu et la Mortelle 1890
Pour la Patrie 1892 musée des beaux-arts d'Angers
Le souper de Beaucaire.png Le Souper de Beaucaire, 28 juillet 1793 (seconde version) 1894 Ancient Duc de Gramont, Salon de 1894, musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau[9]
Charles Ier, Élisabeth et la famille royale de Roumanie 1896 Bucarest ?
La reine Élisabeth de Roumanie, Carmen Sylva 1898
La Dictée d'Austerlitz 1899
Lecomte du Nouy - Tristesse de Pharaon.jpg Tristesse de Pharaon 1901 Salon de 1901
Mademoiselledemaupin.jpg Mademoiselle de Maupin 1902
La Sorcière 1903
Rêve d'Orient 1904 Reprise du motif du Songe de l'eunuque (1874)
Madrigal 1906
Portrait de Madame de Nouÿ 1906 musée Lambinet, Versailles
La Dernière Ronde 1913
L'Arbre mort (vieux Caire) musée d'art et d'histoire de Narbonne
Bords de l'oued (Biskra) musée d'art et d'histoire de Narbonne
L'Écrivain public (Tanger) musée d'art et d'histoire de Narbonne
La Prière du soir à Abderaman (Alger) musée d'art et d'histoire de Narbonne
Un Café à Louksor (Haute Egypte) musée d'art et d'histoire de Narbonne
Un poste avancé (Haute Egypte) musée d'art et d'histoire de Narbonne
Lecomte du Nouy Opium Smoker.jpg Le Fumeur d'opium

Sculptures[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base Léonore, document 1, notice L1536028, en ligne.
  2. Aujourd'hui mis en dépôt par le musée d'Orsay au ministère des Affaires culturelles de Tunis.
  3. L'Illustration, No. 3245, 6 mai 1905.
  4. « Notice no 000PE019260 », base Joconde, ministère français de la Culture
  5. Notice en ligne.
  6. Notice en ligne.
  7. « Notice no 000PE001815 », base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « Notice no 07430001585 », base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « Notice no 00000095098 », base Joconde, ministère français de la Culture
  10. Lire la citation sur le site Instants, en ligne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article [PDF] Guy de Montgailhard, Lecomte du Noüy, préfacé par Henri Bouchot, Paris, Lahure, 1906 — en ligne.
  • Gabriel Badea-Päun, « Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ (1842-1923) à la cour royale de Roumanie », dans Bulletin de la Société de l’Histoire de l’art français, 2005, Paris, p. 257-281.
  • Christophe Marcheteau de Quinçay, « Les fantômes du musée, le Polyptyque sur l'œuvre de Victor Hugo de Jean Lecomte du Noüy (1842-1923) », dans les Cahiers du Musée des Beaux-Arts de Caen, no 1, Caen, 2010, p. 40-45.
  • (en) Roger Diederen, From Homer to the Harem: The Art of Jean Lecomte du Nouÿ, New York, Dahesh Museum of Art, 2004, avec catalogue raisonné.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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