Société des peintres orientalistes français

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La Société des peintres orientalistes français[1]est une association et une institution artistique française fondée en 1893 dont le but était d'organiser un salon d'artistes au Palais de l'Industrie. Elle a cessé d'exister en 1948. Elle se présentait comme l'annexe d'une exposition d'art musulman, organisée par le directeur du Musée des beaux-arts d'Alger.

Historique[modifier | modifier le code]

La Société des peintres orientalistes français avait pour but de « favoriser les études artistiques conçues sous l'inspiration des pays ou des civilisations d'Orient ou d'Extrême Orient »[1]. Parmi ses fondateurs, on trouve Maurice Bompard, Eugène Girardet, Étienne Dinet, Louis-Auguste Girardot ou encore Paul Leroy. Jean-Léon Gérôme et Jean-Joseph Benjamin-Constant sont nommés présidents d'honneur. Léonce Bénédite est nommé président et le restera jusqu'à sa mort en 1925.

Le « Salon des peintres orientalistes français » était annuel, et eut une seule interruption pendant la Première Guerre mondiale ; sa dernière exposition s'est tenue en 1948.

En 1897, elle crée la médaille de Vermeil, destinée à récompenser le travail d'un jeune artiste résidant en Afrique Française. Alcide Bariteau en sera le premier bénéficiaire grâce à ses vues de Bou-Saâda.

La Société des peintres orientalistes français participe aux expositions universelles et aux expositions coloniales et connaît son âge d'or en 1913 avec plus d'un millier œuvres présentées. Elle jouissait d'un rayonnement important puisqu'elle était chargée par le gouvernement général de l'Algérie, de l'attribution du prix de la Villa Abd-el-Tif, nommé prix Abd-el-Tif.

Elle a contribué de manière significative à la formation des artistes ainsi qu'à la diffusion des connaissances sur l'art de l'Afrique du Nord, de l'Afrique, du Levant et même de l'Extrême-Orient. Elle s'est trouvée en concurrence avec la Société coloniale des artistes français, fondée en 1908 par Louis Dumoulin.

L'ouvrage cité en référence est le répertoire des exposants de la Société. Il donne la liste complète des œuvres présentées aux expositions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pierre Sanchez, Stéphane Richemond, La société des peintres orientalistes français (1889-1943), Ed. l'Échelle de Jacob, 2008.