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Le Marché d'esclaves

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Le Marché d'esclaves
Artiste
Date
Vers 1866
Type
Huile sur toile
Technique
Dimensions (H × L)
84,8 × 63,5 cm
Mouvements
No d’inventaire
1955.53Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

Le Marché d'esclaves est un tableau du peintre français Jean-Léon Gérôme réalisé vers 1866. Cette huile sur toile de 84,8 centimètres de haut et 63,5 centimètres de large représente la vente d'une esclave, avec pour figure centrale un nu féminin. Elle est conservée au Clark Art Institute, à Williamstown, dans le Massachusetts, aux États-Unis.

Description

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Dans cette représentation orientaliste d'un marché aux esclaves, une jeune femme entièrement dénudée est entourée par quatre hommes, dont l'un semble vérifier l'état de sa dentition.

Contrairement à la Vente d'esclaves à Rome et au Marché romain aux esclaves du même auteur, où l'esclave nue cache son visage dans son avant-bras, la jeune femme n'exprime ici aucune gêne, et n'oppose pas un geste de défense ou de pudeur. Ici, la nudité n'a plus le même sens : c'est une nudité posée, supposée être l'état normal d'une femme de harem[1].

Dans les représentations orientalistes du harem, les hommes sont toujours habillés, suggérant que chez eux la sensualité n'est qu'intermittente et jamais visible, indiquant seulement la nécessité d'un gardien ou d'un maître ; alors que les femmes ne paraissent dignes d'être peintes que sensuellement dénudées[1].

Controverses

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Ce tableau a suscité une controverse lorsqu'il a été utilisé par un parti politique allemand à des fins politiques[2].

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. 1 2 Pascal Blanchard (dir.), Jean-Noël Ferrié et Gilles Boëtsch, Sexe, race & colonies, Paris, La Découverte, , 543 p. (ISBN 978-2-348-03600-2), partie 2, « La lente fabrication des stéréotypes de l'Orientale et de l'Oriental », p. 197-198.
  2. Michaël Naulin et AFP agence, « La colère d’un musée américain contre une affiche de l’extrême droite allemande », Le Figaro, (lire en ligne Accès libre, consulté le ).