Charles Gleyre

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Charles Gleyre
Gleyre - Self portrait.jpg

Autoportrait de Charles Gleyre, château de Versailles.

Naissance
Décès
(à 68 ans)
Paris
Nom de naissance
Marc-Charles-Gabriel Gleyre
Nationalité
Activité
Maîtres
Élèves
Mouvement
Influencé par

Charles Gleyre[1], né le à Chevilly (canton de Vaud) et mort le à Paris, est un peintre suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié à Paris chez Louis Hersent, puis à Rome, il part en 1834, en compagnie de John Lowell Jr., industriel et amateur d'art fortuné vers la Sicile, la Grèce, l'Égypte, puis au Proche-Orient, et rentre à Paris en 1837, avec un problème de santé, sa vue s'étant altérée.

En 1840, Le duc de Luynes lui commande une peinture murale pour son château de Dampierre, qui sera remplacée quelque temps après par une peinture de Dominique Ingres[2].

Il expose Le Soir, plus tard appelé Les Illusions perdues[3], au Salon de 1843. Peintre au dessin irréprochable, Charles Gleyre annonce les artistes symbolistes par la poésie de cette œuvre aux teintes irréelles.

Il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris en 1843, en remplacement de Paul Delaroche. Certains des peintres impressionnistes seront formés dans son atelier[4].

Plusieurs de ses tableaux orientalistes sont détruits lors d'un incendie au Caire en 1837.

Son art prône le retour à l'antique. Il dit à Claude Monet : « Rappelez-vous donc, jeune homme, que, quand on exécute une figure, on doit toujours penser à l'antique. »[5],[6]

Le 5 mai 1874, Charles Gleyre meurt à Paris d'une atteinte d'apoplexie. Il est enterré au cimetière du Montparnasse. Une semaine plus tard, son corps est réclamé par le Conseil d'état Vaudois pour l'inhumer dans le cimetière de Chevilly, son village natal en Suisse. La famille du peintre regrette rapidement cette inhumation presque anonyme dans un petit cimetière de village et décide, vingt ans plus tard, de faire construire un tombeau digne de la réputation de l'artiste. Dans ce dessein, elle obtient en 1896 du gouvernement vaudois de faire transférer les cendres de Charles Gleyre au cimetière de la Sallaz à Lausanne. En 1947 ce cimetière étant désaffecté, le corps de Charles Gleyre est réinhumé dans sa tombe de Chevilly.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Collections publiques[modifier | modifier le code]

En France

En Suisse

  • musée cantonal des beaux-arts de Lausanne :
    • Étude pour la danse des bacchantes , 1848-1849, dessin, crayon noir
    • Trois Fellahs, 1835, huile sur toile
    • La Danse des bacchantes, 1849, huile sur toile
    • Le Déluge, 1856, huile sur toile
    • Les Romains passant sous le joug, 1858, huile sur toile
    • Le Coucher de Sapho, 1867, huile sur toile
    • Le Matin (le Paradis terrestre), 1869-1874, esquisse, huile sur toile
    • Le Retour de l'Enfant prodigue, 1873, huile sur toile
    • Minerve et les Grâces, huile sur toile
  • Neuchâtel, musée d'art et d'histoire : Hercule aux pieds d'Omphale, 1862, huile sur toile
  • Bâle, Kunstmuseum :
    • Penthée poursuivi par les Ménades, 1864, huile sur toile
    • La Charmeuse, huile sur toile

Aux États-Unis

  • musée des beaux-arts de Boston :
    • Femme turque (Mme Langdon), Smyrne, 1834, crayon, plume et aquarelle
    • Intérieur du Temple d'Amon à Carnac, 1835, crayon, aquarelle

Salons[modifier | modifier le code]

  • Salon de 1840 : Saint-Jean sur l'Ile de Patmos
  • Salon de 1843 : Les Illusions perdues ou Le Soir

Expositions[modifier | modifier le code]

  • « Charles Gleyre et la Suisse romande », musée historique de Lausanne, du 23 septembre au 31 décembre 1994
  • « Charles Gleyre, le génie de l'invention », musée cantonal des beaux-arts de Lausanne, du 7 octobre 2006 au 7 janvier 2007. 278 œuvres exposées, dessins, peintures
  • « Charles Gleyre », Paris, Musée d'Orsay, du 1er décembre 2015 au 13 mars 2016

Élèves[modifier | modifier le code]

  • Charles Gleyre a formé environ 600 artistes. Leur période d'apprentissage dans son atelier sont parfois mentionnées entre parenthèses :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Clément, Gleyre, étude biographique et critique, Paris, Librairie Didier & Cie, 1878.
  • Michel Thévoz, L'académisme et ses fantasmes. Le réalisme imaginaire de Charles Gleyre, Paris, Les Editions de Minuit, coll «Critique», 1980.
  • William Hauptmann, Charles Gleyre (1806-1874), Catalogue Raisonné, Volume 1 : « Life and Works », Volume 2 : « Catalogue Raisonné », Zurich & Lausanne, Institut Suisse pour l'étude de l'art, Princeton University Press. Bâle, Wiese Publishing, 1996. Le Catalogue Raisonné recense 1,112  œuvres.
  • Catherine Lepdor, Charles Gleyre : Le Génie de l'invention, Milan, Éditions 5 Continents, 2006.
  • François Pouillon, Dictionnaire des Orientalistes de langue française, éd. Karthala, 2008, p. 448/1007.pp.
  • Dictionnaire Bénézit
  • Encyclopædia Universalis
  • Encyclopédie Hachette
  • Dictionnaire des Artistes Suisses

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Marc-Charles-Gabriel Gleyre.
  2. Émile Zola, Mon Salon[réf. insuffisante]
  3. Paris, musée du Louvre.
  4. Alors que Gleyre est malade et doit envisager de fermer son atelier, Claude Monet est le premier à en partir, suivi par Frédéric Bazille, Auguste Renoir et Alfred Sisley.
  5. Orsay, le goût d'une époque de Florence et Jean-Pierre Camard, 1990 (Time-life)
  6. Fabrice Midal, Comment la philosophie peut nous sauver: 22 méditations décisives, p. 62

Liens externes[modifier | modifier le code]

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