Seven (film)

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Seven
Titre québécois Sept
Réalisation David Fincher
Scénario Andrew Kevin Walker
Acteurs principaux
Sociétés de production New Line Cinema
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre thriller
Durée 130 minutes
Sortie 1995

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Seven (stylisé Se7en) ou Sept (Sep7) au Québec est un thriller américain de David Fincher sorti en 1995. Le scénario est écrit par Andrew Kevin Walker et distribué par New Line Cinema. Les rôles principaux sont attribués aux acteurs Brad Pitt et Morgan Freeman et les rôles secondaires sont Gwyneth Paltrow, R. Lee Ermey et Kevin Spacey dans le rôle du psychopathe John Doe.

Le film marque la naissance d'une forte amitié entre David Fincher et Brad Pitt. Le réalisateur et l'acteur se sont depuis retrouvés à deux reprises : pour Fight Club en 1999, et L'Étrange Histoire de Benjamin Button en 2009.

Le film est sorti aux États-Unis le 22 septembre 1995. Le film a engendré 327 millions de dollars au box office international. Seven est à la fois un succès commercial et critique de la part de la presse spécialisée.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Fraîchement transféré à la brigade criminelle, David Mills doit un temps faire équipe avec celui qu'il va remplacer : William Somerset, un officier de police judiciaire affecté aux homicides bientôt en retraite. Ils sont chargés d'une enquête sur un tueur psychopathe sadique qui planifie méthodiquement ses meurtres en fonction des sept péchés capitaux : la gourmandise, l'avarice, la paresse, la luxure, l'orgueil, l'envie et la colère.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

L'inspecteur de police William Somerset est à sept jours de la retraite. Pour sa dernière affaire, il est adjoint à son remplaçant, David Mills, un homme fraîchement marié au caractère impétueux.

Les policiers enquêtent sur une série de meurtres inspirés des sept péchés capitaux, qui débute avec un homme de très forte corpulence retrouvé mort la tête dans son assiette de spaghettis, les membres attachés aux montants d'une chaise et symbolisant la Gourmandise. Mills s'occupe d'une autre affaire. Un avocat a été sauvagement assassiné avec le mot « Avarice » inscrit par terre en lettres de sang. Ils ne tardent pas à comprendre que les deux crimes sont étroitement liés. Ils trouvent des indices qui relient les meurtres entre eux, ce qui laisse à penser qu'ils ont affaire à un seul tueur en série. Ils trouvent notamment des empreintes digitales qui leur permettent de trouver un suspect. Après des recherches, ils trouvent son domicile. À son appartement, ils trouvent un homme apparemment mort attaché à son lit. Mais en pointant sa lampe torche, un des policiers découvre qu'il est encore vivant, que cela fait un an jour pour jour qu'il est attaché et qu'il a subi des sévices. Avant sa captivité, l'homme en question était un trafiquant de drogue. Il représente la Paresse. Les policiers estiment donc que le tueur a planifié ses actes depuis plus d'un an.

Tracy Mills, la femme de David, est malheureuse d'avoir déménagé dans cette ville. Elle rencontre Somerset après les premiers meurtres et il devient son confident. Elle lui apprend qu'elle est enceinte mais elle ne l'a pas dit à son mari. Somerset lui confie ses craintes au sujet de cette ville qui n'est pas un lieu approprié pour élever un enfant et lui révèle qu'il avait persuadé sa petite amie de l'époque d'avorter. Somerset lui conseille de ne pas prévenir Mills si elle décide d'avorter. Dans le cas contraire, elle devra tout faire pour rendre cet enfant heureux.

En vérifiant les registres des bibliothèques, Somerset et Mills trouvent un suspect nommé John Doe, qui emprunte fréquemment des livres en rapport avec les sept péchés capitaux. Ils trouvent son domicile. Quand Doe constate que les deux policiers sont devant son appartement, il dégaine une arme, ouvre le feu et s'enfuit. Mills se met à sa poursuite. Mais Doe parvient à le désarmer et pointe son arme à bout portant sur lui. Mills pense sa dernière heure venue, mais Doe disparaît subitement, épargnant Mills. L'inspection de l'appartement de Doe permet de découvrir de nombreux livres écrits de sa main, remplis de ses jugements irrationnels, et des preuves menant à une autre victime possible, mais aucune empreinte digitale. Ils arrivent trop tard pour la victime suivante, représentant la Luxure : une prostituée violée et tuée par un homme contraint par Doe de porter un appareillage sado-masochiste équipé d'une lame.

Peu de temps après, ils enquêtent sur la mort d'une jeune mannequin qui, le visage mutilé par Doe, a eu le choix entre la vie — mais défigurée — ou la mort. Elle a décidé de se suicider ; elle représente l'Orgueil.

De retour au commissariat, les policiers constatent avec stupéfaction que Doe s'est rendu lui-même aux autorités, avec sur lui le sang du mannequin et d'une victime non identifiée. Les policiers constatent que Doe s'est coupé le bout des doigts pour ne pas laisser d'empreintes digitales. À travers son avocat, Doe présente deux options possibles aux enquêteurs : il est prêt à signer des aveux complets à condition que les deux enquêteurs, et eux seuls, l'accompagnent sur le lieu où se trouvent les deux dernières victimes, ou alors il plaidera la folie pour obtenir une irresponsabilité pénale. Bien que Somerset ne soit pas d'accord, Mills accepte sa demande. Doe dirige alors les deux policiers vers un endroit isolé dans le désert loin de la ville. Durant le voyage dans la voiture, il affirme que Dieu lui a dit qu'il devait punir les pécheurs et révéler que le monde est un lieu immonde.

Juste après leur arrivée sur place, un camion de livraison approche ; Somerset va intercepter le conducteur, laissant Mills et Doe seuls. Le conducteur lui remet un paquet en disant qu'il a reçu comme instruction de livrer le colis à cet endroit et à ce moment précis. Tandis que Mills pointe son arme sur Doe, Doe lui explique combien il l'admire, mais il ne lui dit pas pourquoi. Somerset ouvre le paquet et recule d'horreur devant son contenu. Il retourne en courant et en criant à Mills de ne pas écouter Doe et de lâcher son arme, mais le tueur révèle que la boîte contient la tête de Tracy. Doe affirme qu'il représente lui-même le péché de l'Envie, car il a toujours envié la vie de famille idéale de Mills. Il a tué Tracy après avoir échoué en « jouant au mari » avec elle. Puis, il se met à railler Mills sur le fait qu'il ne savait pas qu'elle était enceinte. Somerset est incapable de contenir Mills qui tue Doe en tirant sur lui à plusieurs reprises. Mills représente la Colère et parachève l'œuvre de Doe. Mills est arrêté. Le supérieur de Somerset lui demande ce qu'il va devenir et où il sera. Il répond : « je ne serai pas loin ».

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : version française (VF) sur Voxofilm[2] et Allodoublage[3] ; version québécoise (VQ) sur Doublage Québec[4]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

L'une des premières influences d'Andrew Kevin Walker pour écrire le script a été de vivre un temps à New York, où il tente de lancer sa carrière de scénariste. il déclare « Je n'ai pas aimé mon passage à New York, mais c'est vrai que si je n'y avais pas vécu je n'aurai probablement pas écrit Seven »[5]. Il envisage alors William Hurt pour incarner Somerset, personnage nommé d'après son auteur favori, William Somerset Maugham[6]. Andrew Kevin Walker mettra environ deux ans à finaliser son script[6].

Jeremiah S. Chechik est un temps attaché au poste de réalisateur[5], alors que David Cronenberg et Guillermo del Toro ont refusé le poste de réalisateur[6].

La fin initiale du film avec la tête dans le carton est initialement rejetée par New Line Cinema, qui souhaite une fin plus classique avec davantage d'action. Cependant, lorsque New Line envoie le script à David Fincher pour connaitre son intérêt vis à vis du projet, la version originale du script est envoyée accidentellement. À cette époque, David Fincher n'a plus lu un script depuis un an en raison de son expérience très frustrante sur le tournage de Alien 3 (il déclarait à l'époque : « Je pensais qu'il était mieux de mourir d'un cancer du colon que de faire un autre film »)[7]. Le réalisateur accepte finalement de réaliser Seven, très séduit par le script[7] qu'il décrit davantage comme une « méditation sur le mal » plutôt qu'un simple film policier procédural[6].

Quand New Line s'aperçoit de l'erreur de script, le président de la production, Michael De Luca rencontre David Fincher et lui explique qu'il y a des pressions internes pour utiliser le script révisé. Michael De Luca explique cependant que si David Fincher s'engage officiellement à faire le film la fin pourrait être conservée[8]. Le producteur du film Arnold Kopelson refuse cependant de faire le film avec la scène de la tête dans le carton[9]. L'arrivée de Brad Pitt dans l'un des rôles principaux permettra de faire pencher la balance dans le camp des personnes voulant conserver intact la scène[10],[11]..

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Kevin Spacey n'est pas crédité au générique de début, mais il est le premier cité lors du générique de fin, c'est une idée de David Fincher afin de laisser planer le mystère sur l'identité du tueur.

Denzel Washington devait tenir à l'origine le rôle de l'inspecteur David Mills mais a refusé, trouvant le script trop sombre et diabolique[6]. Mais après avoir vu le film, il a dit avoir regretté son choix[12]. Sylvester Stallone a également refusé le rôle.

Robert Duvall, Harrison Ford et Gene Hackman se sont vu proposer le rôle de l'inspecteur William Somerset, tout comme Al Pacino qui a préféré tourner City Hall[6].

David Fincher souhaitait absolument Gwyneth Paltrow pour le rôle de Tracy Mills, après l'avoir vue dans Flesh and Bone (1993). Le réalisateur demande alors au petit-ami de cette dernière, Brad Pitt, de la convaincre. Le rôle avait par ailleurs été proposé à Christina Applegate[6].

Le scénariste du film Andrew Kevin Walker fait une apparition dans le rôle du cadavre sur la première scène de crime. Le fils de Morgan Freeman, Alfonso Freeman, fait une apparition dans le rôle d'un expert en empreintes.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé en Californie et en Pennsylvanie. Ce film fait partie des nombreux films tournés au Quality Cafe, à Downtown Los Angeles. Les livres glauques appartenant au tueur ont été rédigés spécialement pour le film. Ils ont nécessité 15 000 $ et deux mois de travail ; dans le film Morgan Freeman fait d’ailleurs allusion à leur ampleur en disant qu'il faudrait deux mois de travail et 50 hommes pour lire tous les cahiers.

Brad Pitt s'est cassé le bras lors du tournage du film. Son handicap a contraint la production et le scénariste à quelque peu modifier le scénario[11].

Pour donner un style particulier à son film, David Fincher fait ici appel à Darius Khondji. L'intention du réalisateur était de « faire un film en noir et blanc en couleur »[6].

Musique[modifier | modifier le code]

Seven
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de divers artistes
Sortie [13]
Durée 57:05
Genre musique de film, rock, musique industrielle
Format CD, cassette
Label TVT Records
Critique

Le morceau d'ouverture du film est un remix non officiel de la chanson Closer de Nine Inch Nails, disponible sous le titre de Closer (Precursor), remixé par Coil sur le single Closer. La chanson du générique de fin est une chanson de David Bowie intitulée The Hearts Filthy Lesson qui se trouve sur l'album Outside. La bande-son originale est composée par Howard Shore.

Liste des titres
  1. In the BeginningThe Statler Brothers
  2. GuiltyGravity Kills
  3. Trouble ManMarvin Gaye
  4. Speaking of HappinessGloria Lynne – écrite par Buddy Scott & Jimmy Radcliffe
  5. Suite no 3 in ré majeur, BWV 1068 Air – écrite par Johann Sebastian Bach, joué par Stuttgarter Kammerorchester / Karl Münchinger
  6. Love Plus One – Haircut One Hundred
  7. I Cover the WaterfrontBillie Holiday
  8. Now's the TimeCharlie Parker
  9. Straight, No Chaser – Thelonious Monk (extrait de Monk in Tokyo)
  10. Portrait of John DoeHoward Shore
  11. Suite from SevenHoward Shore

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film a reçu un accueil critique favorable, recueillant 84 % de critiques positives, avec une note moyenne de 7,6/10 et sur la base de 56 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes[14]. Sur Metacritic, il obtient un score de 65/100 sur la base de 22 critiques collectées[15].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a connu un très important succès commercial, rapportant environ 327 311 000 $ au box-office mondial, dont 100 125 000 $ en Amérique du Nord, pour un budget de 30 000 000 $[16]. En France, il a réalisé 4 954 781 entrées[17].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[18].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

À chaque meurtre, l'inscription du péché capital dénoncé est retrouvée, à l'exception des deux derniers. L'ordre dans lequel les meurtres ont été commis fait référence au livre qu'a lu le tueur : Les écrits de Saint Thomas D'Aquin évoque les sept péchés capitaux et les énonce dans cet ordre précis.

Le tueur veut devenir la main de Dieu, en témoigne la conversation entre lui et Somerset à la fin du film, il veut en finir avec les péchés qu'il voit tous les jours autour de lui. Ainsi, la véritable identité du tueur reste cachée tout au long du film, d'où l'appellation de John Doe : pour rester dans l'anonymat, il va jusqu'à s'arracher les empreintes digitales.

  • Premier crime : la Gourmandise
    • Le premier meurtre du film, lié au péché de gourmandise, est représenté par un homme obèse, retrouvé mort la tête dans une assiette de spaghettis. Le meurtrier l'a fait manger jusqu'à ce que son estomac soit saturé et lui a asséné ensuite un coup de pied qui lui a fait exploser le foie, l'estomac et la rate. Il lui fait également ingérer des morceaux du parquet dans le but de laisser un message aux inspecteurs, destiné à leur faire découvrir l'inscription « gluttony » (gourmandise) derrière un réfrigérateur.
    • Le péché de gourmandise représente non pas le fait de manger pour se nourrir, mais le fait de manger plus que nécessaire. L'homme est donc mort d'avoir « trop » mangé.
  • Deuxième crime : l'Avarice
    • Le deuxième meurtre du film, lié au péché d'avarice, est représenté par un riche avocat, nommé Gould, avide d'argent, qui n'hésitait pas à défendre des meurtriers, des pédophiles et des dealers pour amasser sa fortune. Il est retrouvé mort avec les poignées d'amour taillées. Le tueur lui a fait choisir une partie de son corps qu'il trancherait ensuite lui-même et l'a laissé se vider de son sang durant trois jours.
    • Le péché d'avarice est synonyme d'« égoïsme », mais d'une manière encore plus prononcée. Il était donc très dur pour un homme comme cet avocat de devoir choisir une partie de son corps à sacrifier. Le but du meurtrier était donc de faire « partager » une partie du corps de cet homme. Le fait de devoir donner une livre de chair fait référence au Marchand de VeniseShylock demande une livre de chair à l'homme qui lui doit de l'argent.
  • Troisième crime : la Paresse
    • Le troisième meurtre du film, lié au péché de paresse, est représenté par un homme qui est resté allongé drogué sur un lit pendant un an sans rien faire. Le tueur l'avait attaché afin qu'il ne puisse plus rien faire d'autre que dormir et lui administrait de la drogue et des antibiotiques afin que les maladies survenues à la suite de la défaillance de son système immunitaire (due à la malnutrition) ne le tuent pas.
    • La paresse veut dire être paresseux au point de ne rien vouloir faire de sa vie. La victime, Victor, avait de sérieux ennuis avec la justice, étant pédéraste, ne travaillant pas et vendant de la drogue pour gagner sa vie. Le tueur a donc voulu le punir de n'avoir rien fait de son existence.
    • Il était client chez la deuxième victime (l'avocat). Les inspecteurs Mills et Somerset le retrouvent du fait que le tueur a tranché la main de sa victime, durant sa captivité, et s'en est servi pour écrire le message « help me » (aidez-moi) sur le mur derrière un tableau chez l'avocat, et en y imprimant des empreintes digitales bien visibles.
  • Quatrième crime : la Luxure
    • Le quatrième meurtre du film, lié au péché de luxure, est représenté par une prostituée attachée à un lit, obligée de se faire pénétrer par un godemiché surmonté d'une lame de couteau. Le tueur oblige le client de la prostituée à commettre l'acte en lui mettant le canon d'une arme dans la bouche.
    • La luxure, c'est le plaisir sexuel recherché pour lui-même. La prostituée allait coucher avec des clients dans le seul but de gagner de l'argent. Le tueur l'a punie par le péché qu'elle commettait si souvent.
  • Cinquième crime : l'Orgueil
    • Le cinquième meurtre du film, lié au péché d'orgueil, est représenté par une femme qui voulait à tout prix être la plus belle, se sentir la meilleure. Le tueur l'a lacérée, lui a coupé le nez et lui a placé un téléphone dans une main et une boite de somnifères dans l'autre. Elle avait ainsi le choix entre appeler les secours mais rester défigurée à vie ou se suicider.
    • L'orgueil est une trop grande fierté de soi. Cette femme a préféré mourir plutôt que de vivre défigurée.
  • Sixième crime : l'Envie
    • Le sixième meurtre du film est lié au péché d'envie. C'est John Doe, le tueur qui le commet ; il envie l'inspecteur Mills et a donc essayé de s'approprier sa vie et la femme de celui-ci. S’étant rendu coupable du péché d'envie, le tueur s'arrange alors pour se faire abattre par l'inspecteur Mills, en lui faisant apporter la tête de sa femme, dans un carton, par un livreur. Le tueur se punit ainsi du péché qu'il a commis. Durant le film, John Doe parle de sa jalousie comme d'une admiration envers les deux enquêteurs, Mills et Somerset.
    • L'envie peut pousser à commettre des actes irréparables, et le tueur avait tellement envie de vivre comme l'inspecteur, qu'il a vu tous ses « espoirs » s'envoler par le refus de la femme.
  • Septième crime : la Colère
    • Le septième meurtre du film est lié au péché de colère ; c'est l'inspecteur Mills qui le commet ; totalement abattu et désespéré par la mort de sa femme (et de son enfant à naître, dont il apprend l'existence par la bouche de John Doe) éprouve une immense colère envers le tueur, il l'assassine de plusieurs balles dans le corps et achève ainsi la série de meurtres liés aux sept péchés capitaux. John Doe devient alors la victime du péché de colère.
    • Comme l'envie, la colère peut pousser à commettre des actes irréparables.
    • Étant donné qu'à chaque meurtre, c'est l'auteur du péché qui est assassiné, on peut considérer que l'œuvre de John Doe est incomplète vu que Mills reste en vie. Elle aurait été complète si l'inspecteur s'était suicidé après l'acte.

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Le film tisse des liens avec M le maudit (Fritz Lang, 1933) et Le Silence des Agneaux (Jonathan Demme, 1991) : la ville n'a pas de nom (bien que l'on voie plusieurs fois le nom New York), et l'assassin est une ombre mystérieuse. Les couleurs, ternes et contrastées, mettent l'accent sur l'aspect glauque des lieux. La musique du film, composée par Howard Shore, présente des similitudes avec celle du Silence des Agneaux (également composée par Shore), notamment lors de la scène du troisième crime (la paresse) où les policiers pénètrent dans l'immeuble et l'appartement de la victime. En effet, le rythme musical, calé sur le montage des plans de cette scène, rappelle le passage du Silence des Agneaux où Hannibal s'échappe de la prison à Memphis.
  • David Fincher, dont c'est le second film à sortir au cinéma, signe un film policier sombre, proche du film noir ; à l'action et aux explosions, il préfère une scène de recherche à la bibliothèque. La seule course-poursuite se fait à pied, avec peu de coups de feu. C'est un film sans réel héros, il va même jusqu'à ne pas citer au générique d'introduction le nom de l'acteur Kevin Spacey (si son nom avait été mentionné un spectateur habitué à son visage aurait pu reconnaitre l'acteur et déduire qu'il avait un rôle important), jouant l'assassin, assassin dont le nom John Doe signifie « Monsieur Tout-le-monde ».
  • Le générique d'introduction, signé Kyle Cooper, met tout de suite dans l'ambiance : sur fond de rock industriel interprété par Nine Inch Nails, les titres apparaissent dans une police de type « machine à écrire », l'image noir et blanc saute (comme sur un mauvais projecteur) et montre en gros plan les mains d'une personne préparant méticuleusement un document ; la scène introduit le thème de l'action murement réfléchie et longuement préparée. Dans le générique final The Heart's Filthy Lesson signé David Bowie (album 1. Outside), les titres défilent dans le sens inverse du sens conventionnel (du haut vers le bas), évoquant la notion d'inversion des valeurs.
  • À un moment, durant une analyse ADN, l'inspecteur Mills émet l'hypothèse que le tueur est cinglé, délirant quant à ses motivations, ayant déclaré : « Mon chien m'a dit de le faire, Jodie Foster m'a dit de le faire ». C'est une référence à la tentative d'assassinat en 1981 contre le président Ronald Reagan, dont l'auteur, John Warnock Hinckley, Jr. était obsédé par l'actrice Jodie Foster.
  • Le scénario a fait l'objet d'une novélisation par Anthony Bruno en 1995, sortie chez Pocket en 1996 pour la traduction française.

Impacts dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Le groupe allemand Rammstein fait une allusion au film dans son clip Haifisch, dans lequel Christian Lorenz assassine Till Lindemann en le gavant de spaghettis.
  • Le rappeur Mac Kregor utilise une partie du film dans sa chanson Les maux, mots, moe's.
  • Le groupe américain Velvet Acid Christ reprend de nombreux samples de dialogues du film dans son morceau Phucking Phreak, sur l'album Calling Ov the Dead en 1998.
  • Seven est également cité comme un clin d'œil dans le film L'Effet papillon (The Butterfly Effect). En effet, l'affiche du film que les enfants vont voir au cinéma est celle de Seven.
  • Dans le film Little Nicky, le personnage Todd (joué par Allen Covert) dit être Kevin Spacey dans Seven lorsqu'il tue Nicky pour le renvoyer en enfer.
  • Le rappeur Médine y fait référence dans son titre Entre loups : « aucun temps de réflexion comme un gun, moi je crois bien que j'aurais réagi comme Brad Pitt dans Seven ».
  • Le rappeur Tiers Monde y fait également référence dans sa musique Toby or not Toby : « tes sentiments t'en es esclave un minimum, moi je crois bien que j'aurais réagi comme Brad Pitt dans Seven ».
  • Le rappeur Don Choa y fait référence dans le titre Dr. Hannibal sur son album Vapeurs toxiques.

Projet de suite[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, Ted Griffin et Sean Bailey écrivent un scénario dans lequel un tueur en série est traqué sans succès par le FBI jusqu'à l'arrivée d'un médium. Séduite par l'idée, New Line Cinema achète les droits du scénario pour en faire la suite de Seven de David Fincher, dans laquelle Morgan Freeman reprendrait son rôle de William Somerset. Mais David Fincher ne veut pas y participer et Morgan Freeman a accepté un rôle similaire dans Le Masque de l'araignée (2001). New Line relancera à plusieurs reprises le projet. Le film sortira finalement en 2015 sous le titre Prémonitions (Solace en version originale)[19].

DVD / Blu-Ray (France)[modifier | modifier le code]

Le film a été édité en plusieurs éditions :

  • Édition simple 1 DVD le 22 août 2001 chez Metropolitan Vidéo. L'audio est en français et anglais Dolby Digital 5.1 avec sous-titres français. Le ratio image est 2.35.1 cinémascope 16/9 compatible 4/3. En supplément un making of (VOST 6 min), Une scène coupée, filmographie des acteurs, du réalisateur et du producteur, la bande annonce en VOST et VF, la présentation des sept pêchés capitaux. ASIN B00005R6WF.
  • Édition collector digipack 2 DVD le 18 avril 2001 chez Metropolitan Vidéo. L'audio est en français 5.1 et DTS 5.1 et en anglais Dolby Digital 5.1 EX et anglais DTS ES avec sous-titres français et anglais. Le ratio image est 2.35.1 cinémascope 16/9 compatible 4/3. En supplément sur le premier disque les commentaires audio du réalisateur, des deux principaux acteurs, des scénaristes, producteurs et du directeur de la photographie, la remasterisation pour le DVD (VOST 27 min), comparaisons de trois scènes en version multiangles, sur le second disque le générique de début en musical, 7 scènes coupées et story boards (VOST 20 min), la fin alternative, les décors (VOST 7 min), documentaire sur les dessins et esquisses de décors, les photographies (VOST 33 min), les photos de la production, le journal du tueur (VOST 10 min), Making of : interviews et scènes de tournage, matériel promotionnel (VOST 10 min), bandes annonces (VOST et VF). ASIN B00005AXG6.
  • Édition collector digibook boîtier blu-ray avec fourreau le 23 novembre 2010 chez Metropolitan Vidéo. L'audio est en français DTS-HD 5.1 et anglais DTS-HD 7.1 avec sous-titres français. Le ratio est en 2.35.1 cinémascope 16/9 natif. Les suppléments sont identiques à l'édition collector digipack 2 DVD. ASIN B0040UEIDQ. 1 livret spécial est contenu dans le digibook ainsi que 7 comics illustrant les pêchés capitaux. ASIN B0040UEIDQ.
  • Édition simple blu-ray le 1 juin 2011 chez Metropolitan Vidéo. Les caractéristiques techniques sont identiques à l'édition collector digibook sans le livret et les comics et sans le fourreau. ASIN B004SC6Q22.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seven sur The Numbers.
  2. « Fiche de doublage de « Seven » », sur Voxofilm (consulté le 26 février 2013).
  3. « Fiche de doublage de Seven », sur AlloDoublage (consulté le 26 février 2013).
  4. « Fiche de doublage de Sept », sur Doublage Québec (consulté le 26 février 2013).
  5. a et b Anthony Montesano, « SevenModèle:'s Deadly Sins », Cinefantastique,‎ , p. 48
  6. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Trivia sur l’Internet Movie Database
  7. a et b Amy Taubin, « The Allure of Decay », Sight and Sound,‎ , p. 24
  8. Mark Salsibury, « David Fincher », The Guardian, (consulté le 26 juin 2012)
  9. Modèle:Ouvrave
  10. Grady Smith, « How Brad Pitt fought to keep Gwyneth's head in the box in 'Se7en' », Entertainment Weekly, (consulté le 26 juin 2012)
  11. a et b Secrets de tournage - Allociné
  12. Meriah Doty, « Denzel Washington regrets passing up ‘Seven’ and ‘Michael Clayton’ », Yahoo! Movies, (consulté le 13 mai 2017)
  13. a et b (en) Se7en (Original Motion Picture Soundtrack) sur AllMusic
  14. Seven sur Rotten Tomatoes.
  15. Seven sur Metacritic
  16. Seven sur Box Office Mojo.
  17. Seven sur JP's Box-Office.
  18. Liste des distinctions sur IMDb.
  19. « Prémonitions : le scénario du film aurait pu être celui de Seven 2 ! », sur Allociné, (consulté le 14 septembre 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]