Université du Littoral Côte d'Opale

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne une université française. Pour l'université slovène, voir Université du Littoral (Slovénie).
Université du Littoral Côte d'Opale
Image illustrative de l'article Université du Littoral Côte d'Opale
Informations
Fondation 1991[1]
Type Université (EPSCP)
Régime linguistique Français
Budget 70 millions d’euros (en 2009)[2]
Localisation
Ville Dunkerque
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Campus Boulogne-sur-Mer, Calais, Dunkerque et Saint-Omer
Direction
Président Roger Durand
Chiffres clés
Personnel 501[3] (2009)
Enseignants 342[3] (2010)
Étudiants 9 903[4] (2009)
Premier cycle 7 422[4] (2009)
Deuxième cycle 2 331[4] (2009)
Troisième cycle 150[4] (2009)
Divers
Affiliation PRES Université Lille Nord de France
Site web www.univ-littoral.fr

L’université du Littoral Côte d’Opale (ULCO) est une université française située dans la région du Nord-Pas-de-Calais en France. Elle est implantée dans quatre villes du littoral de cette région, à Boulogne-sur-Mer, Calais, Saint-Omer et Dunkerque, et dispose dans cette dernière ville de son implantation principale. C’est l’une des six universités de l’académie de Lille[n 1].

Créé en 1991 dans le cadre des universités nouvelles à partir d’implantations universitaires plus anciennes, ouvertes à partir de 1963, l’établissement intègre le PRES Université Lille Nord de France lors de sa création en 2009, et passe aux compétences élargies l’année suivante.

L'établissement dispense des formations dans les domaines des Arts-Lettres-Langues, du Droit-Économie-Gestion, des Sciences Humaines et Sociales, du sport, et des Sciences et Technologie à près de 10 000 étudiants, majoritairement inscrits en premier cycle.

Ses activités de recherches sont structurées autour de trois pôles, « environnement, milieux littoraux, développement durable », « mathématiques et sciences pour l’ingénieur » et « langues, littérature, histoire et culture », et sont organisées en douze laboratoires.

Histoire[modifier | modifier le code]

Première délocalisation universitaire[modifier | modifier le code]

La première délocalisation universitaire de la région a été mise en place par l’université de Lille qui implante en 1963 un collège d’enseignement scientifique à Calais[5]. Un projet de transformer ce collège universitaire en université de plein droit est proposé en 1971, entre les quartiers de Fort-Nieulay et Blériot, mais reste sans suite à l’époque[6].

La première implantation à Calais est complétée par l’université de Lille 1, l’une des universités ayant succédé à l’université de Lille après sa scission en 1970, par l’ouverture d’une formation diplômante de DEUG B en 1976. D’autres composantes de cette université délocalisent aussi certains de leurs enseignements, comme l’Institut universitaire de technologie de Béthune qui ouvre un département à Calais en 1971, et l’Institut universitaire de technologie de Lille qui ouvre un département à Dunkerque. Cette dernière implantation dunkerquoise est complétée en 1985 lorsque l’université de Lille 1 y ouvre une formation de DEUG A. Les différents départements d’IUT sont réunis en 1988 en un unique établissement, l’Institut universitaire de technologie du littoral, sous tutelle de l’université de Lille 1[5].

Les autres universités lilloises ne commencent à se développer dans la région que pendant la seconde moitié des années 1980, avec l’ouverture par l’université Lille III d’un DEUG langues étrangères appliquées en 1987 dans les villes de Dunkerque et de Boulogne-sur-Mer, et par l’ouverture par l’université de Lille II d’un Diplôme d'études universitaires générales Droit en 1989 à Boulogne-sur-Mer[5]. L’université de Nancy II et la chambre de commerce de Dunkerque mettent en place l’Institut supérieur du commerce international de Dunkerque[5] en 1985[7].

Création de l'université[modifier | modifier le code]

Le bâtiment Poincaré : un des premiers construit à Calais.

La hausse des effectifs étudiants au milieu des années 1980 impose aux universités de la région de revoir leurs dispositifs pour les accueillir, et l’ouverture de nouveaux sites en dehors de Lille est étudiée. Un premier rapport est transmis en 1988 au recteur de l’académie par les présidents des quatre universités de la région dans le cadre du schéma régional des formations post-baccalauréat, suivi en 1990 par une mission conduite par Bordet, Zalta et Garden à la demande de Lionel Jospin alors ministre de l’enseignement supérieur[5].

Trois zones sont alors concernées par ces projets, l’une à l'est du département du Nord autour de l’Université de Valenciennes, et deux autres, dans l’Artois et sur le littoral, qui doivent accueillir deux universités nouvelles[5]. L’établissement qui doit ouvrir sur le littoral est conçu dès le départ autour de quatre pôles d’implantation, certains enseignements étant dupliqués pour être dispensés par différents sites[8]. L'université du Littoral est créée en 1991[1], et se met en place à la rentrée 1992[5].

Développement de l'université[modifier | modifier le code]

En 2010, l'ULCO ouvre l'EIL CO, école d'ingénieur intégrant l'EIPC.

L’université doit développer la capacité d’accueil de ses infrastructures lors de ses premières années, et les différents sites d’implantation de l’établissement ne se développent pas à la même vitesse. Les programmes de construction et de réhabilitation de bâtiments s’étalent de 1992 à 1997[9]. À la rentrée 1994, l’université dispose de 49 105 m2 de locaux, dont 35 371 m2 de locaux définitifs. À Boulogne-sur-Mer, 2 257 m2 de locaux définitifs sont disponibles contre 4 889 m2 d’espaces temporaires, à Calais 12 065 m2 de définitifs contre 3 447 m2 de temporaires, à Dunkerque 18 528 m2 de définitifs contre 5 398 m2 de temporaires. Seul Saint-Omer avec ses 2 521 m2 de locaux dispose de tout son espace définitif[10].

L’établissement développe aussi ses structures d'enseignement. L’IUT du Littoral est scindé en 1998 en deux[11]. L’université ouvre une école d'ingénieurs à la rentrée 2010 en intégrant à ses composantes l’EIPC, une école privée ouverte en 1991[12].

L’université se joint à d’autres établissements d’enseignement supérieur et de recherche de la région en 2009 pour créer le PRES Université Lille Nord de France[13]. L'établissement passe aussi aux compétences élargies au 1er janvier 2010[14].

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

Le président actuel de l'établissement est Roger Durand, ancien vice-président du conseil scientifique de l'ULCO de 2004 à 2009, et est la quatrième personne à exercer cette fonction depuis la création de l'université. Élu en 2009 après la démission du président précédent, son mandat est exceptionnellement de deux ans et demi, et doit prendre fin en même temps que celui des membres du conseil d'administration de l'établissement en 2012[15].

Composantes[modifier | modifier le code]

Contrairement à l’usage, les activités de l’université ne sont pas organisées sous la forme d’unités de formation et de recherche, mais sont structurées autour de quatre centres de gestion universitaire (CGU), un par site, et cinq centres de gestion pour la recherche (CGR), un pour chacune des maisons de la recherche. Par ailleurs, l’établissement comprend deux IUT et l’Institut supérieur du commerce international de Dunkerque[20].

L’administration compte seize services, et sept services communs. Certains de ceux-ci peuvent avoir une activité suffisamment importante en dehors de l’établissement pour avoir une visibilité particulière[21].


Centres de gestion universitaire[modifier | modifier le code]

Entrée du site de Dunkerque.
  • Le centre de gestion universitaire de Dunkerque réunit des formations en sciences et technologies, en sciences humaines et sociales, ainsi qu’en droit et sciences économiques. Il compte la bibliothèque principale, une maison de l’étudiant, et deux maisons de la recherche[20].
  • Le centre de gestion universitaire de Calais compte des formations en sciences et technologies, en STAPS, un IUT, et dispose d’une maison de la recherche[20].
  • Le centre de gestion universitaire de Boulogne-sur-Mer réunit des formations en droit, sciences économiques et gestion, ainsi qu’en sciences humaines et sociales. Il dispose d’une maison de l’étudiant et de deux maisons de la recherche[20].
  • Le centre de gestion universitaire de Saint-Omer compte un IUT[20].

Instituts et écoles[modifier | modifier le code]

L’ULCO dispose de deux instituts universitaires de technologie, et de deux écoles qui dispensent en formation initiale et continue un enseignement supérieur destiné à préparer aux fonctions d’encadrement technique et professionnel dans certains secteurs de la production, de la recherche appliquée et des services.

L'École d'ingénieurs du Littoral Côte d'Opale, dernière composante ouverte par l’université.
  • L’institut universitaire de technologie de Calais–Boulogne est dirigé par Christian Legrand. Il est structuré en cinq départements, et dispense des formations de premier cycle en informatique et en biologie[22].
  • L’institut universitaire de technologie de Saint-Omer–Dunkerque est dirigé par Pascal Morteux. Il est structuré en quatre départements, et dispense des formations de premier cycle en activités commerciales, industrielles, et énergétiques[23].
  • L’institut supérieur du commerce international de Dunkerque est dirigé par Amen Abiassi. Il dispense des formations de premier et deuxième cycle en management et commerce international[24].
  • L’école d'ingénieurs du Littoral Côte d'Opale est implantée à Longuenesse et à Calais. Elle est dirigée par Mohammed Benjelloun et délivre le diplôme d’ingénieur en trois ans après un diplôme bac +2. Les spécialités sont l’informatique et le génie industriel[25].

Centre universitaire économie éducation permanente[modifier | modifier le code]

Les nouveaux labos et à droite, le CUEEP.

Le centre universitaire économie éducation permanente (CUEEP) est le service chargé de la formation continue, de l’apprentissage, et de la validation des acquis de l’expérience (VAE). Il est présent sur les sites de Boulogne-sur-Mer, de Calais, et de Dunkerque, et est dirigé par Franck Giuliani[26].

Il fonctionne avec une équipe de 56 personnes, et accueille 2 800 stagiaires par an, dont 1 600 adultes en recherche d’emploi, 130 jeunes en contrat de professionnalisation dans 31 formations de premier et deuxième cycle universitaire, et 90 étudiants ingénieurs en apprentissage. Un peu plus de 200 personnes ont été diplômées via un VAE entre 2002 et 2009[27], et à cette date l’établissement délivre une moyenne de 70 VAE par an, dont 80 à 85 % sont des validations totales[28].

Service commun de documentation[modifier | modifier le code]

La bibliothèque de Calais.

La bibliothèque est créée en 1991 avec un statut provisoire. Des premiers fonds préexistants sont intégrés aux fonds de la bibliothèque pendant cette période provisoire qui dure jusqu'à la création du service commun de documentation en 1999. Pendant cette période sont ouverts les sites de Dunkerque en 1996, de Boulogne-sur-Mer en 1997, et de Calais en 1999[29].

La bibliothèque principale de l’université est implantée à Dunkerque sur le site du port[11], les fonds étant communs à l’ensemble de l’établissement[29], mais chaque site dispose d’une bibliothèque propre[11]. Ceux-ci comptent en 2008 un total de quelque 130 000 ouvrages, 3 200 documents audiovisuels, et 900 abonnements à des périodiques[30].

La section de Boulogne-sur-Mer dispose de 2 500 m2 et de 280 places assises, ainsi que de collections spécialisées dans la communauté européenne, dans l’histoire régional, et est un relais INSEE. La section de Dunkerque dispose de 3 000 m2 et de 423 places assises, ainsi que de collections spécialisées dans la cartographie, dans la bande dessinée, les plats pays, et est un relais INSEE. La section de Calais dispose de 2 500 m2 et de 200 places assises, ainsi que d'une collection spécialisée dans la science-fiction. La section de Saint-Omer compte un espace de 280 m2 pour 55 places assises, et dispose d'une collection spécialisée dans la maintenance industrielle[30].

Localisations[modifier | modifier le code]

City locator 14.svgImplantations de l'université du Littoral dans la région Nord-Pas-de-Calais
City locator 4.svgPréfectures de département

L’université du Littoral est située dans quatre villes différentes de la Côte d'Opale, sur le littoral du Nord de la France, au nord et à l'ouest de Lille : Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer.

Pôle de Saint-Omer[modifier | modifier le code]

Le pôle de Saint-Omer comprend plusieurs départements d’IUT, construits en 1994[31], ainsi qu’une partie de l’école d'ingénieurs de l’université ouverte en 2010 suite à l’intégration de EIPC. En 2012, l'Institut supérieur du commerce international de Dunkerque (ISCID) fusionne avec l'ESCIP pour devenir l'ISCID-CO, l'école de commerce international de l'ULCO.

La communauté d'agglomération de Saint-Omer, propriétaire des lieux, projette à terme se développer pour constituer un campus[32],[33].

Pôle de Calais[modifier | modifier le code]

Le bâtiment A : l'IUP.

Le pôle de Calais est constitué de constructions récentes : l’IUT est inauguré en 1987, et l’IUP en 1992. Ces derniers se voient rajouter des extensions en 1994. La même année, le centre universitaire de la Mi-Voix est inauguré. Les derniers bâtiments de cette phase de construction sont livrés en 1997 avec la construction des infrastructures de STAPS, de l’extension de la Mi-Voix, de la Maison de la Recherche, et de la bibliothèque universitaire[31].

Pôle de Boulogne-sur-Mer[modifier | modifier le code]

Les bâtiments sont issus de bâtiments restaurés ou construits dans le centre-ville de 1992 à 1998. Les travaux de restaurations des locaux du centre universitaire du musée sont effectués en quatre tranches de 1992 à mi-1996[9]. Le centre universitaire Saint-Louis est construit sur le site de l'ancien hôpital du même nom, détruit en 1988 pour implanter les locaux de l’université. Seule la porte d’entrée principale de l’ancien édifice a été conservée, restaurée et transformée en 2010 en entrée principale du centre universitaire[34]. Des bâtiments neufs sont construits pour l’IUT, inauguré en 1997, la bibliothèque universitaire, inaugurée la même année, ainsi de la première tranche des travaux sur le site de Wimereux, inauguré en 1998. Des bâtiments sont restaurés pour accueillir la maison des étudiants, inaugurée fin 1995, ainsi que ceux de la maison impériale, dont les travaux s’achèvent en 1998[31]. Ces infrastructures sont complétées en 2008 avec l’inauguration de nouveaux bâtiments pour le centre de formation continue de l’université, le CUEEP, et par une salle de sport[35].

Pôle de Dunkerque[modifier | modifier le code]

À droite, le Centre universitaire des Darses et au centre, la salle de sport de Dunkerque.

Le centre universitaire de la Citadelle est construit au début des années 1990[31] sur le site de la Citadelle de Dunkerque, dans le cadre du programme « Neptune » de réhabilitation de ce quartier de la ville[36]. Les principaux bâtiments sont livrés en 1990, 1994 et 1997. Le centre universitaire Lamartine est construit en deux tranches livrées en 1992 et 1993. L’année suivante, la Maison de la Recherche en Sciences de l’Homme (MRSH) prend place dans un bâtiment réhabilité. En 1996, la Maison de la Recherche en Environnement Industriel (MREI), ainsi que le bâtiment de la présidence et des services administratifs centraux de l’université sont achevés, suivis en 1997 par la bibliothèque universitaire, ces deux derniers bâtiments étant des constructions neuves[31].

L’Institut supérieur du commerce international de Dunkerque (ISCID) occupe depuis 2010 le bâtiment de l'ancien entrepôt des tabacs de la ville[37] et est ainsi incorporé au centre universitaire de la Citadelle. En 2012, l'’Institut supérieur du commerce international de Dunkerque (ISCID) fusionne avec l'ESCIP de Saint-Omer pour devenir l'ISCID-CO, une des plus grandes écoles de commerce international de la région.

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Formations[modifier | modifier le code]

L’université du Littoral propose à la rentrée 2010 un total de 15 mentions de licence[38], 15 mentions de licences professionnelles[39] et 17 mentions de master[40].

La licence générale est délivrée dans plusieurs domaines qui se déclinent ensuite en mentions puis en spécialités. Il est proposé dans l’université une licence Arts-Lettres-Langues qui compte une mention, une licence Droit-Économie-Gestion avec trois mentions, une licence Sciences Humaines et Sociales avec cinq mentions, une licence STAPS avec une mention et une licence Sciences, Technologie, Santé avec cinq mentions. Lors de leurs évaluations par l’AERES, six de ces mentions ont obtenu la notation A ou A+, et neuf la notation B[38],[n 2]. Par ailleurs, l’université organise l’enseignement de licences professionnelles avec quinze mentions[39].

De la même façon, le master est délivré dans plusieurs domaines qui se déclinent ensuite en mentions puis en spécialités et éventuellement en parcours. Il est proposé dans cette université un master « Sciences et technologies »[41], un master de « Sciences de la vie, de la santé et de l’écologie » (deux mentions et quatre spécialités)[42], un master « Sciences humaines et sociales » avec sept mentions et 18 spécialités[43], un master « Droit économie gestion » avec quatre mentions, et un master « Arts lettres et langues » avec trois mentions[40]. Selon une enquête menée en 2010 par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, 90,9 % des diplômés de 2007 occupaient un emploi 30 mois après l'obtention de leur diplôme, dont 87,9 % en droit-économie-gestion et 92,3 % en Sciences, technologies et santé[44].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

L’université est partie prenante dans des programmes d’échanges généraux tels qu’Erasmus ou CREPUQ, et est aussi liée à des universités étrangères par des conventions bilatérales. La politique de l’établissement pour la mise en place de ces programmes est de privilégier les relations avec des établissements d’enseignement supérieur présentant des situations géographiques ou socio-économiques similaires. Ces échanges ont concerné 65 étudiants locaux partis en mobilité, et 47 étudiants étrangers accueillis pour l'année 2006-2007[28], ce qui représente sur la période 2003-2008 entre 0,94 et 0,57 % des étudiants de l’université, et qui place l'établissement entre la 34e et la 63e place des universités françaises pour ce type d’accord[45]. L’université entretient en 2010 un total de 70 partenariats avec des établissements étrangers[46].

L’université accueille aussi des étudiants étrangers permanents qui visent l’obtention de diplômes français. Pour l'année 2006-2007, le nombre de ces étudiants s’élevait à 1 869, dont 326 étudiants venant de Chine, 448 venant du Maghreb, et 809 d’Afrique subsaharienne. Ces étudiants comptent pour près de la moitié des étudiants en doctorat de l’université. L’établissement compte la même année près de 349 étudiants inscrits à l'étranger dans une formation délocalisée[28].

Recherche[modifier | modifier le code]

Les activités de recherches de l’université sont effectuées dans onze unités de recherche propre, ou dépendant d’autres établissements d’enseignement supérieur de la région. Douze de ces laboratoires sont des équipes d'accueil, et une autre une unité mixte de recherche liée au CNRS[47]. Ils sont regroupés dans trois principaux axes de recherches : l’axe « environnement, milieux littoraux, développement durable », l’axe « mathématiques et sciences pour l’ingénieur », et l’axe « langues, littérature, histoire et culture ». 262 enseignants-chercheurs y travaillent[48].

La formation doctorale est réalisée dans l’une des six écoles doctorales du PRES Université Lille Nord de France dont est membre l’établissement. En 2006, 44 thèses ont été soutenues, et 158 doctorants sont inscrits, dont un peu plus de 40 % d'étrangers, venant majoritairement d’Afrique et d’Asie[49].

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

L’établissement compte 26 associations étudiantes présentes sur ses différents sites en 2009 : 11 à Boulogne-sur-Mer, 15 à Dunkerque. Une association s'est créée en 2010 à Calais. Celles-ci sont principalement des associations structurées autour de filières ou de diplômes[50].

L’université a mis en place un bureau de la vie étudiante en 2006, chargé de favoriser les activités de ces associations, et une maison de l’étudiant a été mise en place à Boulogne-sur-Mer, issue d’un accord entre la Communauté d'agglomération du Boulonnais et l’université. L'établissement finance aussi chaque année depuis 2005 une trentaine de projets portés par ces associations[51].

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

La participation des étudiants à des activités sportives en dehors de leurs cursus se situe entre 20 et 30 %. Les quatre sites de l’université sont concernés par ces pratiques, et l’établissement concours à ces activités en favorisant les échanges entre le service responsable de sport, le SUAPS, et le département chargé de l’enseignement académique du sport, notamment en mutualisant les équipements et les heures de service des 31 postes affectés[51].

La vie culturelle de l’université est portée par un service dédié, « La Piscine », qui organise chaque année une quarantaine d’évènements. Les activités de ce service sont principalement concentrées sur le site de Dunkerque. Il est financé à hauteur de 290 000 € et compte 4,5 postes. L’université compte aussi cinq associations étudiantes opérant sur ce champ, comptant une soixantaine de bénévoles, et opérant sur les sites de Dunkerque et de Boulogne-sur-Mer[51].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

1993 1994 1995 2000 2001 2002 2003 2004 2005
4 804[52] 6 016[52] 6 906[52] 10 833[53] 11 034[54] 10 732[55] 10 930[56] 11 543[57] 11 235[58]
2006 2007 2008 2009 2010 2011 - - -
11 012[59] 10 196[60] 9 903[61] 10 777[62] 10 848[63] 10 145[64] - - -

Image et communication[modifier | modifier le code]

L'établissement publie en français deux fois par an un journal externe à l’université, « L’Esprit de la Côte ». Il est tiré à 5 000 exemplaires et destiné aux institutions de la région, ainsi qu’aux partenaires académiques de l’université[65]. À l’intérieur de ses locaux, l’établissement utilise « ÉKO » depuis 2009, un réseau d’information via des écrans installés dans différents bâtiments, et dont le contenu est publié par le service communication et par des correspondants locaux dans chaque site[66].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Avec les universités de Lille I, de Lille II, de Lille III, d'Artois, et de Valenciennes
  2. L’AERES évalue les diplômes en quatre catégories, A+, A, B, et C

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Décret n° 91-1161 du 7 novembre 1991 portant création et organisation provisoire de l’université du Littoral
  2. (fr) « Moyens de l’université du Littoral », sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr,‎ septembre 2009
  3. a et b Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur septembre 2009, p. 5
  4. a, b, c et d Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur septembre 2009, p. 13
  5. a, b, c, d, e, f et g Comité national d'évaluation avril 1996, p. 23
  6. « Dans « La Voix du Nord », en juillet 1971 », sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord,‎ dimanche 11 juillet 2010
  7. « En 2010, un déménagement et un quart de siècle à fêter pour l'ISCID », sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord, édition Dunkerque,‎ 19 octobre 2009 (consulté le 31 juillet 2010)
  8. Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur septembre 2009, p. 23
  9. a et b Comité national d'évaluation avril 1996, p. 19
  10. Comité national d'évaluation avril 1996, p. 24
  11. a, b et c Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur septembre 2009, p. 17
  12. Annick Michaud, « L'école d'ingénieurs ouvrira ses portes en septembre », sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord, édition Dunkerque,‎ vendredi 12 mars 2010 (consulté le 31 juillet 2010)
  13. Christophe Caron, « L'université Lille Nord de France, nouvelle vitrine de l'enseignement supérieur régional », sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord,‎ mardi 17 février 2009 (consulté le 31 juillet 2010)
  14. « La rentrée du nouveau président de l'Ulco », sur http://www.nordlittoral.fr/, Nord Littoral,‎ mercredi 21 octobre 2009 (consulté le 1er août 2010)
  15. a et b « Roger Durand, élu à la tête de l'Université du Littoral Côte d'Opale », sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord, édition Dunkerque,‎ 7 octobre 2009 (consulté le 30 juillet 2010)
  16. a et b [PDF] « Michel Parreau, 1er administrateur de l’ULCO, nous a quittés », sur http://www.univ-littoral.fr/, Université du Littoral, L'Esprit de la Côte, no 50, p. 3,‎ janvier 2011 (consulté le 2 juillet 2011)
  17. J.P. Bonduel, « L'hommage de la communauté universitaire à Daniel Boucher », sur http://asa3.univ-lille1.fr, Bulletin de l'Association de Solidarité des Anciens de l’Université des Sciences et Technologies de Lille (consulté le 17 juillet 2011)
  18. Benjamin Cormier, « Edward Anthony, du Liban à Dunkerque, itinéraire d'un géomorphologue passionné », sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord, édition Montreuil,‎ 11 octobre 2008 (consulté le 30 juillet 2010)
  19. « Le président de l'université, Edward Anthony, a démissionné », sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord, édition Calais,‎ 20 août 2009 (consulté le 30 juillet 2010)
  20. a, b, c, d et e Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur septembre 2009, p. 6
  21. Organisation « Université du Littoral », sur http://www.univ-littoral.fr/ (consulté le 16 juillet 2011)
  22. [PDF] « Institut universitaire de technologie de Calais–Boulogne, plaquette de présentation », sur http://geiicalais.univ-littoral.fr/, Institut universitaire de technologie de Calais–Boulogne (consulté le 16 juillet 2011)
  23. [PDF] « Institut universitaire de technologie de Saint-Omer–Dunkerque, plaquette de présentation », sur http://iutsodk.univ-littoral.fr/, Institut universitaire de technologie de Saint-Omer–Dunkerque (consulté le 16 juillet 2011)
  24. « Institut supérieur du commerce international de Dunkerque », sur http://www.iscid.com/ (consulté le 16 juillet 2011)
  25. « Historique », sur http://www.eilco-ulco.fr/, École d'ingénieurs du Littoral Côte d'Opale (consulté le 16 juillet 2011)
  26. « Présentation du CUEEP Littoral », sur http://cueep.univ-littoral.fr/, Centre universitaire économie éducation permanente (consulté le 15 juillet 2011)
  27. [PDF] « La formation continue : un révélateur de compétences », sur http://www.univ-littoral.fr/, l’Esprit de la Côte, no 48, Juin 2009 (consulté le 16 juillet 2011)
  28. a, b et c Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur septembre 2009, p. 18
  29. a et b « Statuts du SCD », sur http://bulco.univ-littoral.fr/, Université du Littoral (consulté le 24 avril 2011)
  30. a et b [PDF] « Dossier : La bibliothèque au service de tous », sur http://www.univ-littoral.fr/, L'Esprit de la Côte, no 46, p. 7, Février 2008 (consulté le 2 juillet 2011)
  31. a, b, c, d et e Comité national d'évaluation avril 1996, p. 19
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [PDF] Comité national d'évaluation, L'université du Littoral, rapport d'évaluation, Paris,‎ avril 1996, 62 p. (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [PDF] Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, Rapport d'évaluation de l'Université du Littoral Côte d'Opale, Paris,‎ septembre 2009, 42 p. (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [PDF] Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, Analyses régionales des évaluations réalisés entre 2007 et 2011, Région Nord-Pas-de-Calais, académie de Lille, Paris,‎ janvier 2011, 46 p. (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

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