Médan (Yvelines)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Medan
Médan
Mairie de Médan
Mairie de Médan
Blason de Médan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Poissy-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine
Maire
Mandat
Karine Kauffmann
2014-2020
Code postal 78670
Code commune 78384
Démographie
Population
municipale
1 436 hab. (2011)
Densité 504 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 15″ N 1° 59′ 49″ E / 48.9541666667, 1.9969444444448° 57′ 15″ Nord 1° 59′ 49″ Est / 48.9541666667, 1.99694444444  
Altitude 63 m (min. : 18 m) (max. : 171 m)
Superficie 2,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

Voir sur la carte administrative des Yvelines
City locator 14.svg
Médan

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

Voir sur la carte topographique des Yvelines
City locator 14.svg
Médan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Médan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Médan

Médan est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

C'est une petite ville résidentielle en bord de Seine qui fut au XIXe siècle la résidence de l'écrivain Émile Zola.

Ses habitants sont appelés les Médanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Médan dans les Yvelines
Locator Dot.png

La commune de Médan se trouve dans le nord-est des Yvelines, à 12 kilomètres environ au nord-ouest de Poissy et à 16 kilomètres au nord-ouest de Saint-Germain-en-Laye, chef-lieu d'arrondissement et à 23 kilomètres au nord-ouest de Versailles, préfecture du département et à 26 kilomètres de Paris.

C'est une commune riveraine de la Seine, située sur la rive gauche du fleuve.

Les communes limitrophes sont Triel-sur-Seine au nord-est (qui s'étend pour l'essentiel sur l'autre rive de la Seine), Villennes-sur-Seine au sud, Orgeval et Morainvilliers au sud-ouest et Vernouillet au nord-ouest.

Le territoire communal est relativement petit. Avec 285 hectares, il équivaut à un tiers de la moyenne yvelinoise. Il est constitué de deux parties, à l'ouest un plateau en pente vers le nord-est s'étageant entre 170 et 70 mètres d'altitude, à l'est, le long de la Seine, une bande étroite, d'environ un kilomètre de large à 20-25 mètres d'altitude et entre les deux un talus assez abrupt et boisé.

Il englobe également une partie de l'île du Platais, accessible seulement par bateau.

Occupation du territoire[modifier | modifier le code]

Type d'occupation  % Hectares
Espace urbain construit 20 % 59,38
Espace urbain non construit 14 % 40,31
Espace rural 66 % 192,16

Le territoire de la commune est majoritairement rural (66 %)[1], l'urbanisation étant cantonnée surtout en bord de Seine.

L'espace rural comprend environ 40 % de bois qui se trouvent principalement dans le sud-ouest du territoire (bois des Bruyères, où se trouve le point culminant de la commune) et dans diverses parcelles dispersées. Le reste est consacré à l'agriculture et à l'élevage.

L'espace habité se compose d'un noyau ancien près de l'église et du château qui s'est développée dans la partie basse le long de la Seine entre la voie ferrée et la RD 164. Il s'est développé plus récemment dans la partie haute sur le rebord du plateau, ainsi qu'au lieu dit « Les Renardières » à la limite de Villennes-sur-Seine. Il comprend essentiellement des habitations individuelles.

Les zones d'activités ne représentent que 1,1 % du territoire (1 ha).

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La voie ferrée au droit de l'ancienne halte.

Les communications sont assurées principalement par les routes départementales RD 164 et RD 154. La première dessert le centre du village qu'elle traverse dans le sens nord sud reliant le centre de Villennes-sur-Seine au sud et aboutissant à la RD 154, à l'entrée de Vernouillet au nord. La seconde, partiellement à 2 x 2 voies, contourne Médan par l'ouest. Elle donne accès vers le sud à la RD 113, au lieu-dit « La maison Blanche » dans la commune d'Orgeval, et se poursuit en direction des Mureaux vers le nord et de la rive droite de la Seine vers l'est grâce au pont de Triel-sur-Seine mis en service en 2003 entre Vernouillet et Triel-sur-Seine.

Sur le plan ferroviaire, la commune est traversée par la ligne Paris-Le Havre, qui compte ici deux voies seulement, mais ne bénéficie plus des services de banlieue de la relation Paris-Saint-Lazare - Mantes-la-Jolie par Poissy car la halte à desserte périodique (Médan) n'est plus desservie.

Le sentier de grande randonnée GR 1 (tour de l'Île-de-France) traverse le bois des Bruyères dans l'ouest de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Médan est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[2]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Médan

Les armes de Médan se blasonnent ainsi :
d'or à la bande d'azur accompagnée en chef d'une feuille de papier d'argent et d'une plume du même et de sable, et en pointe d'un château de deux tours d'argent couvert de sable

La feuille de papier et la plume à écrire rappellent les écrivains de Médan, le château à deux tours symbolise le château de Médan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Venant de magos (plaine ou marché agricole) et duno (ville).

Histoire[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle Médan, qui était composé d'un manoir féodal, de 24 hospices , d'une église, d'un moulin, de cultures de prés et de vignes était un domaine possédé par l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. On dit que Charles le Chauve y fut baptisé[3].

L'église actuelle date du XVe siècle.


Au XVIe siècle, le château est fréquenté par Ronsard ansi que Du Bellay, de Baïf et les autres poètes de la Pléiade qui viennent y chasser y écrire des poèmes et épigrammes en hommage à leur mécène et hôte des lieux, Jean II Brinon.

Émile Zola y acquit une maison en 1878 qui devint le lieu de réunion des naturalistes : les Soirées de Médan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 436 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
172 203 221 203 199 206 199 206 190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
196 199 190 177 191 198 231 252 260
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
265 257 272 281 388 413 417 437 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
540 596 968 1 068 1 387 1 393 1 475 1 487 1 436
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 24,5 %, plus de 60 ans = 16,9 %) ;
  • 49 % de femmes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 16,4 %).
Pyramide des âges à Médan en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,4 
4,5 
75 à 89 ans
4,1 
12,3 
60 à 74 ans
11,9 
24,5 
45 à 59 ans
24,1 
20,7 
30 à 44 ans
22,8 
15,3 
15 à 29 ans
14,3 
22,6 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Église Saint-Germain.
Château de Médan.
Maison d'Émile Zola.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Germain-de-Paris, Saint-Clair : édifice en pierre de taille construit en 1635 pour Jean Bourdin, seigneur de Médan[8]. Sa construction est attribuée à Claude Perrault, frère de l'écrivain[9].Les armes du seigneur, encore visibles, ont été martelées lors de la Révolution française. À l'intérieur de l'église se trouvent les fonts baptismaux sur lesquels ont été baptisés Charles V et Charles VI. Scellé sur le mur, une pierre gravée en caractères gothiques rappelle qu'ils proviennent de l'église Saint-Pol de Paris.
  • Château de Médan : édifice remontant au XVe siècle, agrandi au XIXe siècle. Le poète Ronsard y a séjourné au XVIe siècle, accueilli par le seigneur de l'époque, Jean Brinon. Maurice Maeterlinck y a résidé de 1924 à 1938. Inscrit monument historique le 20 mai 1957[10].
  • La maison d'Émile Zola est située 26, rue Pasteur. Acquise par l'écrivain en 1878, elle fut agrandie de part et d'autre par deux tours surélevées, une tour carrée d'un côté en 1879, en haut de laquelle Zola avait son cabinet de travail, une tour hexagonale de l'autre en 1885. Elle a été léguée à l'Assistance publique de Paris à la mort de l'écrivain en 1902.
  • Lavoir du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ronsard (1524-1585), le « prince des poètes », a séjourné au château de Médan, ansi que Du Bellay, de Baïf et les autres poètes de la Pléiade qui viennent y chasser y écrire des poèmes et épigrammes en hommage à leur mécène et hôte des lieux, Jean Brinon seigneur de Médan [11].
  • Émile Zola (1840-1902), écrivain naturaliste, résida à Médan dans une maison de campagne achetée en 1878 jusqu'à la veille de sa mort en 1902.
  • Maurice Maeterlinck (1862-1949), écrivain belge, prix Nobel de Littérature 1911, résida au château de Médan de 1924 à 1938. Il y écrivit l'Araignée de verre[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mode d'occupation du sol en 1999, Iaurif
  2. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  3. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Médan en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)
  7. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)
  8. Église Saint-Germain de Médan, base Mérimée
  9. Le Patrimoine des communes des Yvelines, Paris, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ août 2000, 1155 p. (ISBN 2-84234-070-1), p. 669.
  10. Château de Médan, base Mérimée
  11. a et b Journées du patrimoine - Yvelines