Françoise Arnoul
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Françoise Arnoul
Françoise Arnoul en visite à Jérusalem en 1958
| Nom de naissance | Françoise Gautsch |
|---|---|
| Naissance | 9 juin 1931 Constantine (Algérie) |
| Nationalité | |
| Films notables | Le Fruit défendu Des gens sans importance French Cancan La Chatte Le Chemin des écoliers |
Françoise Arnoul, de son patronyme Françoise Annette Marie Mathilde Gautsch, est une actrice française née le 9 juin 1931[1] à Constantine (Algérie).
Elle a été la compagne du réalisateur Bernard Paul (1930–1980).
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Biographie[modifier]
Famille[modifier]
Françoise a deux frères ; leur père est un militaire, le général Charles François Gautsch, auquel elle empruntera plus tard l’un de ses prénoms pour en faire son nom d’artiste.
Elle va, en quelque sorte, réaliser le rêve de comédienne de sa mère. En effet, celle-ci, après avoir suivi, dans sa jeunesse, les cours d’art dramatique du conservatoire de Lyon, avait débuté sur la scène du Théâtre des Célestins où elle a joué, sous le nom de Jeanine Henry, avec Charles Vanel. Elle avait abandonné sa carrière pour épouser le jeune polytechnicien Charles Gautsch et s'en tenir désormais aux strictes ambitions de sa belle-famille.
Formation[modifier]
Elle dit un jour à sa petite fille : « Tu dois penser à l’art, la seule chose réellement belle. Si tu n’aimes pas le piano autant que moi, fais de la danse. » Françoise est donc inscrite aux cours de danse à Rabat, au Maroc, où son père est alors en poste au début de la Seconde Guerre mondiale.
Elle fait, vers sept ans, ses débuts sur les planches en « papillon » du Carnaval de Robert Schumann dans un ballet donné au profit de la Croix-Rouge. Le spectacle est aussi présenté dans les principales villes marocaines.
La fillette entre ensuite au lycée de Casablanca où la famille a déménagé. Françoise met à présent le tutu pour ses cours de danse. C’est aussi à partir de cette époque qu’elle découvre le cinéma, ses magazines et ses stars, Shirley Temple, Errol Flynn ou Gary Cooper.
À la fin de la guerre, en 1945, toute la famille rentre en France, alors que le père reste au Maroc, retenu par ses obligations professionnelles. Après un passage par Bagnères-de-Bigorre, la famille s’installe dans le XVIe arrondissement de Paris.
Françoise entre au lycée Molière et partage sa passion naissante pour la composition française avec ses deux nouvelles amies. L’une est Yvonne Roussel, la sœur de Michèle Morgan et l’autre Danièle Heymann, future journaliste et fille du réalisateur Claude Heymann. Les trois amies, entre le lycée et les lectures de Cinémonde, organisent de petites représentations entre elles, le goût de la déclamation leur ayant été inculqué par leur professeur de français.
Vie privée[modifier]
Françoise Arnoul a connu l’organisateur événementiel Georges Cravenne (mort le 10 janvier 2009) en 1954 sur le tournage de French Cancan. Ils se sont mariés en 1956 et ont divorcé en 1964.
Elle a rencontré le cinéaste Bernard Paul en 1964 sur le tournage de Compartiment tueurs de Costa-Gavras et a été sa compagne jusqu’à la mort de celui-ci en 1980. Pour lui, elle a mis sa carrière en sommeil afin de l’assister dans le tournage de ses premiers films. Ensemble et avec Marina Vlady, ils ont créé, en 1968, la société de production « Francina » qui leur a notamment permis de financer les trois longs métrages de Bernard : Le Temps de vivre (1969), Beau masque (1972) d’après le roman de Roger Vailland, Dernière sortie avant Roissy (1977), filmé à Sarcelles. Ces trois films, s'ils sont salués par la critique, ne connaissent qu'une faible audience en salles.
Carrière[modifier]
Un jour, Yvonne Roussel obtient deux places pour assister au Théâtre de l'Empire, dans la loge de sa sœur Michèle Morgan, à la projection du dernier film de celle-ci, La Symphonie pastorale de Jean Delannoy (1946). Premier contact de Françoise avec une star.
Quelque temps plus tard, devant cette même salle de L’Empire, elle est abordée par le réalisateur Marc Allégret qui recherche deux jeunes filles pour son prochain film, Les lauriers sont coupés. Elle est reçue par le jeune assistant d’Allégret, Roger Vadim qui lui annonce que l’autre jeune fille, une certaine Brigitte Bardot, est déjà engagée ; mais le film ne se fera pas.
Débuts dans le cinéma[modifier]
Ayant peu de goût pour les études, Françoise quitte sa classe de seconde et déclare à sa mère : « Je veux faire du cinéma. » Sa mère l’inscrit aux cours dramatiques dispensés dans le 9e arrondissement par l’une de ses connaissances, madame Bauer-Thérond. Ses camarades s’appellent Michel Drach, Roger Carel et Roger Hanin. Lors d’une audition au théâtre de la Potinière, elle signe un contrat avec l’agence artistique Besnard, qui compte déjà parmi ses jeunes acteurs Magali Noël et Renée Cosima.
Pressentie par Robert Dhéry qui auditionne pour la comédie théâtrale qu’il est en train de monter avec Bourvil en vedette, Le Bouillant Achille de Paul Nivoix (1948), le rôle est finalement confié à une autre débutante, Nicole Courcel. Françoise fait une première figuration en 1948 dans Rendez-vous de juillet de Jacques Becker où Nicole Courcel tient l'un des rôles principaux.
Années 50 et 60[modifier]
Elle va sur ses 18 ans et elle est engagée, après des essais concluants, par Willy Rozier qui lui confie son premier grand rôle dans L'Épave (1949). Elle est « Perrucha », une belle garce qui, avec quelques scènes déshabillées, lance le personnage de Françoise Arnoul.
Elle va incarner, à l’écran, des personnages peu conventionnels, des rôles souvent pervers. Françoise Arnoul, même si elle a quelquefois des rôles légers, comme dans Nous irons à Paris (1950) ou de midinette comme dans French Cancan (1954), joue souvent des personnages troubles et destructeurs : Le Fruit défendu (1952), La Rage au corps (1954), et la série des films d’Henri Decoin, La Chatte (1958 - 1960), où son visage félin d’espionne perdue, en ciré noir, séduit les spectateurs[réf. nécessaire]. Plus que Brigitte Bardot à laquelle on a voulu quelquefois l’opposer[Qui ?], elle incarne des personnages souvent énigmatiques chez qui apparait une sensualité pernicieuse[réf. nécessaire]. Elle dit à Vadim sur le plateau de Sait-on jamais... (1957) : « Si tu cherches Brigitte à travers moi, tu ne la trouveras pas. Elle n’est pas moi, je ne suis pas elle ! » Avec ce film et avec celui de Pierre Kast, La Morte saison des amours (1960), elle a l’occasion de montrer l’étendue de ses talents pour allier intellectualisation des sentiments et passion charnelle.[réf. nécessaire]
Suite de sa carrière[modifier]
La maturité lui a offert l’occasion de diversifier ses emplois au cinéma et à la télévision. À cette période, elle tourne au cinéma Lucky Jo de Michel Deville (1964), Le Dimanche de la vie de Jean Herman (1965) et Ronde de nuit de Jean-Claude Missiaen (1984). À la télévision, elle a des emplois attendrissants de mère comme dans L'Automate de Jean-François Claire (1981) et elle joue la vieille femme vengeresse de L'Étrange histoire d'Émilie Albert de Claude Boissol (1988).
Filmographie[modifier]
Cinéma[modifier]
- 1949 : Rendez-vous de juillet de Jacques Becker : figuration ou scène coupée au montage (non créditée)
- 1949 : L'Épave (Fille de la nuit) de Willy Rozier : Perrucha
- 1950 : Quai de Grenelle d'Emil-Edwin Reinert : Simone
- 1950 : Nous irons à Paris de Jean Boyer : Micheline Grosbois
- 1951 : La Rose rouge de Marcello Pagliero : Martine, une fille de la troupe théâtrale
- 1951 : Mon ami le cambrioleur d’Henri Lepage : Rosita
- 1951 : La Plus Belle Fille du monde de Christian Stengel : Françoise
- 1951 : Mammy de Jean Stelli : Marthe Roux
- 1951 : La Maison Bonnadieu de Carlo Rim : Louisette
- 1952 : La Forêt de l'adieu (Soir de noces) de Ralph Habib : Christine
- 1952 : Le Désir et l'Amour d’Henri Decoin : Françoise, la script-girl
- 1952 : Le Fruit défendu d’Henri Verneuil : Martine Englebert, l'entraîneuse
- 1952 : Adieu Paris de Claude Heymann : Françoise
- 1953 : Les Amants de Tolède d’Henri Decoin : Sancha
- 1953 : Dortoir des grandes d’Henri Decoin : Aimée de La Capelle
- 1953 : Les Compagnes de la nuit de Ralph Habib : Olga Viterbo
- 1954 : Orage (Delirio) de Pierre Billon et Giorgio Capitani : Françoise
- 1954 : La Rage au corps de Ralph Habib : Clara
- 1954 : Secrets d'alcôve, sketch Riviera-Express de Ralph Habib : Martine
- 1954 : Le Mouton à cinq pattes d’Henri Verneuil : Marianne Durand-Perrin
- 1955 : Si Paris nous était conté de Sacha Guitry : la duchesse de Bassano
- 1955 : Des gens sans importance d’Henri Verneuil : Clotilde Brachet
- 1955 : Les Amants du Tage d’Henri Verneuil : Kathleen Dinver
- 1955 : Napoléon de Sacha Guitry : une fille du Palais-Royal (scène coupée au montage)
- 1955 : French Cancan de Jean Renoir : Nini, blanchisseuse et danseuse
- 1956 : Paris, Palace Hôtel d’Henri Verneuil : Françoise Noblet
- 1956 : Le Pays d'où je viens de Marcel Carné : Marinette Ardoin
- 1956 : En effeuillant la marguerite de Marc Allégret : elle-même (apparition dans le night-club)
- 1957 : Sait-on jamais... de Roger Vadim : Sophie
- 1957 : C'est arrivé à 36 chandelles de Henri Diamant-Berger : elle-même
- 1958 : La Chatte d’Henri Decoin : Suzanne Ménessier dite « Cora »
- 1958 : Thérèse Étienne de Denys de La Patellière : Thérèse Étienne Muller
- 1958 : Cargaison blanche de Georges Lacombe : Françoise
- 1959 : Asphalte d’Hervé Bromberger : Nicole
- 1959 : La Bête à l'affût de Pierre Chenal : Élisabeth Vermont
- 1959 : Le Chemin des écoliers de Michel Boisrond : Yvette
- 1960 : La Morte saison des amours de Pierre Kast : Geneviève
- 1960 : Le Bal des espions de Michel Clément : Olivia
- 1960 : Le Testament d'Orphée ou Ne me demandez pas pourquoi ! de Jean Cocteau : simple apparition (non créditée)
- 1960 : La chatte sort ses griffes d’Henri Decoin : Suzanne Ménessier dite « Cora »
- 1962 : Les Parisiennes, sketch Françoise de Claude Barma : Françoise
- 1962 : Le Diable et les Dix Commandements, sketch Tu ne convoiteras point / Luxurieux point ne seras de Julien Duvivier : Françoise Beaufort
- 1963 : Vacances portugaises (Les Égarements) de Pierre Kast : Mathilde
- 1964 : Lucky Jo de Michel Deville : Mimi
- 1964 : À couteaux tirés de Charles Gérard : Lucie Antonini
- 1965 : Compartiment tueurs de Costa-Gavras : une élève à l'école vétérinaire (non créditée)
- 1966 : Le congrès s'amuse (Der Kongreß amüsiert sich) de Géza von Radványi : la comtesse Kopinskaïa
- 1967 : Le Dimanche de la vie de Jean Herman : Chantal Brélugat
- 1969 : Le Petit Théâtre de Jean Renoir de Jean Renoir : Mme Duvallier
- 1971 : Des Espagnoles à Paris (Españolas en París) de Roberto Bodegas : Mme Lemonier
- 1971 : La Première année (Primer ano), documentaire de Patricio Guzmán : voix off
- 1974 : Dialogue d'exilés (Diálogo de exilados) de Raoul Ruiz
- 1975 : L'Indice de la quinzaine, court métrage de Jean-Marie Richard
- 1977 : Black-Out de Philippe Mordacq (inédit) : Mme Haris
- 1977 : Violette et François de Jacques Rouffio : Cécile, la mère de Violette
- 1977 : Dernière sortie avant Roissy de Bernard Paul : Nicole, la femme de Marlys
- 1979 : Bobo Jacco de Walter Bal : la mère de Lise
- 1984 : Ronde de nuit de Jean-Claude Missiaen : Diane Castelain
- 1986 : La Mouche, court métrage de Guy Basile
- 1987 : Nuit docile de Guy Gilles : Madeleine Guéry
- 1989 : Voir l'éléphant de Jean Marbœuf : Augusta
- 1992 : Les Années campagne de Philippe Leriche : la grand-mère
- 1995 : Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma, d'Agnès Varda : scènes coupées au montage
- 1992 : Dimanche à Aix, court métrage de François Chayé
- 1996 : Temps de chien de Jean Marbœuf : Rosa Bellefeuille
- 1997 : Post coïtum animal triste de Brigitte Roüan : Madame LePluche
- 2000 : Photo de famille de Xavier Barthélemy
- 2000 : Merci pour le geste de Claude Faraldo : Élisabeth
- 2012 : Beau rivage de Julien Donada : Marie-Hélène
Télévision[modifier]
- 1961 : Les Tombales, téléfilm de Carlo Rim
- 1965 : Le train bleu s'arrête 13 fois, série télévisée, épisode Paris : Signal d'alarme de Michel Drach : Josiane
- 1965 : La Guêpe, téléfilm de François Leterrier : Monique
- 1970 : Le Petit Théâtre de Jean Renoir, téléfilm, sketch Le Roi d'Yvetot : Isabelle Duvallier
- 1972 : Pas de frontière pour l'inspecteur – Le milieu n'est pas tendre (Van der Valk und das Mädchen), téléfilm de Peter Zadek : Solange de Winter
- 1974 : La Mort d'un enfant, téléfilm de Jean-Louis Muller : Denise
- 1975 : L'Appel de l'or (Lockruf des Goldes), série télévisée, épisodes Le Filon blanc (Alaska Kid) et L'Homme du Yukon, réalisations de Sergiu Nicolaescu et Wolfgang Staudte : Cad Wilson
- 1975 : Le Passager clandestin, téléfilm de Colette Djidou : Tante Manu
- 1978 : L'inspecteur mène l'enquête, série télévisée, épisode L'Usine de la peur de Luc Godevais et François Chatel
- 1981 : L'Automate, téléfilm de Jean-François Claire : Andrée
- 1981 : Les Héritiers, série télévisée, épisode Les Brus de Juan Buñuel
- 1981 : Messieurs les jurés, série télévisée, épisode L’Affaire Bernay de Jacques Krier : Monique Alain
- 1981 : Mon enfant, ma mère, téléfilm de Serge Moati : Ginette
- 1982 : Mon meilleur Noël, série télévisée, épisode Madame Bidou de Bernard Maigrot : Mme Bidou
- 1982 : Vivre ma vie, téléfilm de Georges Ferraro : Mme Vincent
- 1982 : L’amour s'invente, téléfilm de Didier Decoin : Mme Huntzinger
- 1984 : Souvenirs d'un amnésique, téléfilm de Philippe Laïk
- 1985 : Un garçon de France, téléfilm de Guy Gilles : Mado
- 1985 : L'Herbe rouge, téléfilm de Pierre Kast et Maurice Dugowson : Héloïse
- 1987 : Calibre, le petit hebdo du polar, téléfilm de Jean Mailland
- 1988 : La Garçonne, téléfilm d'Étienne Périer : Mme L'Herbier
- 1989 : V comme vengeance, série télévisée, épisode L’Étrange histoire d'Émilie Albert de Claude Boissol : Émilie Albert
- 1991 : V comme vengeance, série télévisée, épisode Plagiat et meurtre de Bernard Queysanne : Françoise Corbara
- 1991 : Héloïse, téléfilm de Pierre Tchernia : Denise
- 1994 : Les Cinq Dernières Minutes, série télévisée, épisode Fin de bail de Jean-Jacques Kahn : Florence
- 1996 : Billard à l'étage, téléfilm de Jean Marbœuf : Violette
- 1997 : Une patronne de charme, téléfilm de Bernard Uzan : Corinne Moustier
- 1998 : L'Alambic, téléfilm de Jean Marbœuf : Marguerite
- 1998 : L'Instit, série télévisée, épisode Menteur : Hélène Lachesnay
- 2001 : Duval, un mort de trop, téléfilm de Daniel Losset : Émilienne
- 2005 : Le Voyageur de la Toussaint, téléfilm de Philippe Laïk : Mme Riquet
Théâtre[modifier]
- 1966 : Les Justes d'Albert Camus, mise en scène Pierre Franck, Théâtre des Célestins
Notes et références[modifier]
- Source : son extrait de naissance n° 1931.RET.01312 (Les Gens du Cinéma).
Bibliographie[modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Françoise Arnoul avec Jean-Louis Mingalon, Animal doué de bonheur, Éditions Belfond, Paris, 1995 (ISBN 2714432441).
Liens externes[modifier]
- (en) Françoise Arnoul sur l’Internet Movie Database
- Françoise Arnoul sur lesgensducinema.com
- Françoise Arnoul, fruit défendu
- Françoise Arnoul sur Cinéart