Aqueduc de Louveciennes

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Aqueduc
L'Aqueduc de Marly peint par Alfred Sisley en 1874. Vue de la tour du Levant depuis le coteau de la Seine, tour où arrivait l'eau pompée par la machine de Marly
L'Aqueduc de Marly peint par Alfred Sisley en 1874. Vue de la tour du Levant depuis le coteau de la Seine, tour où arrivait l'eau pompée par la machine de Marly
Présentation
Propriétaire État
Protection Logo monument historique Classé MH (1953)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Commune Louveciennes
Localisation
Coordonnées 48° 51′ 42″ N 2° 06′ 30″ E / 48.86156, 2.10833 ()48° 51′ 42″ Nord 2° 06′ 30″ Est / 48.86156, 2.10833 ()  

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L'aqueduc de Louveciennes, quelquefois appelé aqueduc de Marly[1], est un pont-aqueduc construit au XVIIe siècle sous le règne de Louis XIV. Situé sur la commune de Louveciennes dans les Yvelines, il est aujourd'hui hors service et classé au titre des monuments historiques par arrêté du 30 mars 1953[2]. Il faisait partie du système hydraulique destiné à alimenter en eau les jardins du château de Marly et le parc du château de Versailles depuis la Seine.

L'aqueduc est composé de 36 arches[3]. Sa longueur est de 643 m pour une largeur variant de 2 à 4,4 m et une hauteur de 10 à 20 mètres[4].

Sa construction fut dirigée par Jules Hardouin-Mansard, qui conçut la tour d'arrivée d'eau[5], puis Robert de Cotte[6] entre 1681 et 1685[6]. Les entrepreneurs Jean Bailly et Louis Rocher, qui venaient d'achever le château de Marly, furent chargés de réaliser les arches[5].

Une machine monumentale, la machine de Marly, située sur la Seine en contrebas, à hauteur de Bougival, pompait l'eau du fleuve à l'aide de 14 roues à aubes. Par des canalisations posées sur deux rampes dallées, elle lui faisait gravir les près de 150 mètres de dénivelé de la colline de Louveciennes. L'eau était déversée dans le réservoir du sommet de la tour du Levant à l'extrémité septentrionale de l'aqueduc[3]. Un canal d'un mètre de large pour deux mètres de profondeur à l'intérieur tapissé de plomb[3], l'acheminait ensuite par gravité à l'autre extrémité de l'aqueduc, à la tour du Jongleur[3]. De là, un siphon souterrain réglait l'alimentation d'un regard, le regard du Jongleur, qui alimentait le réservoir des Deux-Portes[6] qui desservait les bassins de Marly et de Louveciennes situés à proximité. Initialement, l'aqueduc devait être bâti jusqu'au regard du Jongleur mais en cours de construction, il fut décidé de l'arrêter et d'installer un siphon[5] sur la partie finale.

L'aqueduc fut mis hors service en 1866 et remplacé par des canalisations souterraines[3].

Durant le siège de Paris en 1870, la tour du Levant servit de poste d'observation au futur empereur Guillaume Ier et au chancelier Bismarck[3]. Cette tour fut rénovée entre 1998 et 2000[3].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom d'aqueduc de Marly désigne également un aqueduc souterrain de 6 km partant de Marly et rejoignant le bassin de Picardie sur la « montagne » éponyme et aussi appelé aqueduc de Picardie.
  2. « Notice no PA00087477 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. a, b, c, d, e, f et g Panneau d'information sur le site de l'Aqueduc.
  4. L'aqueduc de Louveciennes sur Structurae
  5. a, b et c Bruno Bentz et Éric Soullard, « La Machine de Marly », Château de Versailles - de l'ancien régime à nos jours, no 1,‎ avril-mai-juin 2011, p. 73 à 77
  6. a, b et c Service régional de l'inventaire d'Île-de-France, inventaire général du patrimoine culturel « Notice no IA00050205 », base Mérimée, ministère français de la Culture, 1986

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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