Gare de Versailles-Rive-Droite

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Versailles-Rive-Droite
Image illustrative de l'article Gare de Versailles-Rive-Droite
La façade de la gare.
Localisation
Pays France
Ville Versailles
Quartier Notre-Dame
Adresse 40, rue du Maréchal Foch
78000 Versailles
Coordonnées géographiques 48° 48′ 35″ N 2° 08′ 07″ E / 48.8096, 2.135348° 48′ 35″ Nord 2° 08′ 07″ Est / 48.8096, 2.1353  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Service TransilienLigne L du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite
Voies 2 à quai (V1, V2) et 8 de garage (V6, V4, V3, V5, V7, V9, T8, V15) dont 1 tiroir (T8) et 1 voie non électrifiée (V15)
Quais 1 central
Zone 4 (tarification Île-de-France)
Altitude 126 m
Historique
Mise en service 2 août 1839
Architecte Alfred Armand
Correspondances
Bus et Noctilien Voir Correspondances

La gare de Versailles-Rive-Droite est une gare ferroviaire française terminus de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite, située dans le quartier Notre-Dame de la commune de Versailles (département des Yvelines).

Ouverte le 2 août 1839 par la Société anonyme du chemin de fer de Paris à Saint-Cloud et Versailles, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne L du Transilien (réseau Paris-Saint-Lazare). Elle se situe à une distance de 22,9 km de la gare de Paris-Saint-Lazare. Cette gare en impasse est une des plus anciennes du réseau ferroviaire français et a relativement peu évolué depuis son inauguration, conservant sa configuration et son bâtiment des voyageurs d'origine.

Elle doit son nom de « Rive-Droite » non pas à un cours d'eau versaillais, mais au fait qu'elle est sur une ligne desservant Paris sur la rive droite de la Seine.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Versailles-Rive-Droite est située au nord du centre-ville de Versailles, dans le quartier Notre-Dame. Établie à 126 m d'altitude[1], elle se situe au point kilométrique (PK) 22,880 de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite, dont elle constitue le quinzième point d'arrêt après la gare de Montreuil, et le terminus en cul-de-sac de la ligne.

C'est l'une des cinq gares de Versailles. Elle est en cul-de-sac et, avec ses six voies de garage (plus les deux voies à quai utilisées en stationnement la nuit et quelquefois en journée), sert de point de stationnement et de formation des trains de la ligne L Sud. Un de ses deux tiroirs (tiroir T3) servant aux évolutions (au minimum 40 mouvements par jour) est dorénavant interdit à la circulation, en attente de travaux. Il s'ensuit une dégradation des possibilités de manœuvres de la gare, avec des conséquences plus ou moins importantes sur la régularité des circulations.

Le hall de la gare en 2010.

Histoire[modifier | modifier le code]

Panneau indicateur de la gare, sur un quai.

Concédé à James de Rothschild, le projet Paris - Versailles par la rive droite de la Seine étudié par les ingénieurs de l'État comporte, jusqu'à Asnières, un tronc commun avec le chemin de fer de Paris à Saint-Germain, ouverte en 1837.

La Société anonyme du chemin de fer de Paris à Saint-Cloud et Versailles est fondée par ordonnance royale le 25 août 1837. Son capital social est détenu à 82 % par les principaux actionnaires du Paris - Saint-Germain ; Émile Pereire en est nommé directeur[2]. La Société publie le 4 mai 1838 un projet pour l'arrivée du chemin de fer à Versailles. Le bâtiment des voyageurs est prévu à proximité de l'église Notre-Dame, dans le quartier de Geôle. Une gare de marchandises doit être édifiée entre les rues de Provence et de Picardie (avenue des États-Unis) avec un bâtiment circulaire pour les machines à l'extrémité de la gare. Les installations sont en remblai et un pont de dix-sept mètres d'ouverture est également prévu pour le franchissement de la rue Duplessis (rue du Maréchal-Foch), largeur nécessaire pour quatre voies et les quais adjacents. Le 19 mai 1838, le conseil municipal, à la suite d'une délibération, proteste contre ces dispositions, estimant inestimables les atteintes aux domaines de l'Hospice et du Collège royal. Il rappelle par ailleurs que ce projet contrevient aux termes de l'ordonnance du 24 mai 1837, qui prescrivait « l'arrivée au boulevard de la Reine, près la rue Duplessis »[3].

La Compagnie modifie en conséquence son projet, et le terminus est installé à l'emplacement actuel. La gare de marchandises est abandonnée. Le bâtiment des voyageurs est composé d'un unique édifice perpendiculaire aux voies et de niveau avec elles. Les voies ferrées sont disposées en deux faisceaux en cul-de-sac autour d'un quai central. Elles sont reliées entre elles à leurs extrémités par des plaques tournantes afin d'opérer la rotation des locomotives, ce qui permet de les replacer en tête des convois. Après l'arrivée d'un train, la locomotive est détachée, retournée sur la plaque et rejoint par la voie contiguë l'autre extrémité du convoi, auquel elle se raccorde après une manœuvre pour repartir dans l'autre sens[4]. Le 2 août 1839, les fils du roi Louis-Philippe inaugurent la nouvelle ligne[5].

En 1852, quelques aménagements sont apportés à la gare. En 1889, la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest soumet un projet de création d'un dépôt de dix machines, entrainant le déplacement de la gare de marchandises afin de dégager l'espace pour ce dépôt. La dépense s'élève à 640 000 francs. En février 1892, le ministre des Travaux publics donne son accord ; le dépôt est édifié le long de la rampe d'accès à la rue de Clagny. Il comprend un bâtiment abritant cinq voies, séparées en deux groupes de deux et trois voies ; chacune est dotée d'une fosse à piquer de vingt mètres de longueur, destinées à recueillir les mâchefers tombant des foyers des locomotives. Les installations sont remaniées lors des électrifications de la ligne, par troisième rail latéral puis par caténaire 25 kV, respectivement en 1927 et 1978[6].

Le trafic montant quotidien est de 1 988 voyageurs en 1841, puis grimpe à 3 046 par jour en 1893, ce qui en fait ces deux années la gare la plus fréquentée de la ligne. Il progresse légèrement et atteint 3 202 voyageurs en 1938, 7 085 en 1973 et enfin 8 500 voyageurs par jour en 2003[7].

En 2012, 8 430 voyageurs ont pris le train dans cette gare chaque jour ouvré de la semaine[8].

Services voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

La zone d'attente entre les deux voies principales pour Paris-Saint-Lazare.
Les voies vues du pont de la rue de Clagny.

En 2011, un guichet est ouvert tous les jours de h 15 à h 40. Il est adapté pour les personnes handicapées. Des automates Transilien et grandes lignes sont également disponibles, et la gare assure la vente de billets de grandes lignes du lundi au vendredi de h 30 à 19 h 30 et le samedi de 10 h à 18 h 30. Un magasin de presse Relay ainsi qu'une croissanterie sont présents dans le hall, ainsi que des distributeurs de boissons ou friandises, une cabine de photographie automatique, une cabine téléphonique, une photocopieuse et un distributeur de cartes postales personnalisées[9].

Un parc à vélos est situé à l'extérieur de la gare, mais hormis quelques places de stationnement devant le bâtiment des voyageurs, elle ne dispose d'aucun parc relais pour les véhicules[10].

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par les trains de la ligne L du Transilien (réseau Paris-Saint-Lazare) dont elle est le terminus de l'une des branches, à raison (par sens) d'un train toutes les 15 minutes en heures creuses, de quatre à huit trains par heure aux heures de pointe (au départ le matin et à l'arrivée le soir) et d'un train toutes les trente minutes en soirée.

Les trajets sont assurés par des automotrices de type Z 6400. Le temps de trajet est, selon les trains, de 28 à 36 minutes depuis la gare de Paris-Saint-Lazare[11].

Correspondances[modifier | modifier le code]

Onze lignes de bus circulent à proximité : les lignes A, D, E, G, H, Hexp, S, Texp et N1 du réseau Phébus, la ligne 471 du réseau de bus RATP et la ligne 17 du réseau Veolia transport Ecquevilly.

Projet[modifier | modifier le code]

Un projet de transport en commun en site propre est en cours d'étude, avec pour objectif de relier le pont Colbert à Versailles à l'hôpital Mignot au Chesnay, le long d'un parcours de 7,5 kilomètres traversant les deux communes et desservant les trois principales gares de Versailles[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Institut géographique national - Repère de nivellement P.B.K3 - 476
  2. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 16
  3. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 111
  4. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 112
  5. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 17
  6. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 113
  7. Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), p. 38
  8. [PDF]« Délibération n° 2012/301, séance du 10 octobre 2012 », sur le site du STIF (consulté le 25 août 2013) : « Déploiement de nouveaux afficheurs Infogare TFT/TLED lignes L&J, Volet information voyageurs : Identifiant PQI 181 », p. 15. Le STIF définit le nombre de montants pour une gare comme le nombre de voyageurs y prenant le train les jours ouvrés et hors période de vacances scolaires.
  9. Transilien - Gare de Versailles-Rive-Droite : services Transilien
  10. Stif - Atlas des transports publics en Île-de-France
  11. Transilien - Fiches horaires
  12. [PDF] Le projet TCSP Versailles - Le Chesnay

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Carrière, Les trains de banlieue, tome I, Éd. La Vie du Rail, 1997, 303 p. (ISBN 2902808666)
  • Bernard Collardey, Les trains de banlieue, tome II, Éd. La Vie du Rail, 1999, 335 p. (ISBN 2902808763)
  • Pierre Bouchez, De Paris St-Lazare à Versailles et St-Nom-la-Bretèche (1839-2007), Éd. La Vie du Rail, 2007, 170 p. (ISBN 2915034677[à vérifier : ISBN invalide])

Lien externe[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Terminus Terminus Transilien Ligne L du Transilien Montreuil Paris-Saint-Lazare