Les Alluets-le-Roi

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Les Alluets-le-Roi
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Poissy-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine
Maire
Mandat
Daniel Gorbaty[1]
2008-2014
Code postal 78580
Code commune 78010
Démographie
Population
municipale
1 211 hab. (2011)
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 50″ N 1° 55′ 11″ E / 48.9139, 1.9197 ()48° 54′ 50″ Nord 1° 55′ 11″ Est / 48.9139, 1.9197 ()  
Altitude Min. 150 m – Max. 187 m
Superficie 7,39 km2
Localisation

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Les Alluets-le-Roi est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés simplement les habitants des Alluets-le-Roi.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position des Alluets-le-roi dans les Yvelines
Locator Dot.png

La commune des Alluets-le-Roi se trouve dans la plaine de Versailles, dans la partie nord des Yvelines, à environ 15 kilomètres à l'ouest de Saint-Germain-en-Laye, chef-lieu d'arrondissement et 24 kilomètres environ au nord-ouest de Versailles, préfecture du département.

Elle est limitrophe d'Ecquevilly au nord, de Morainvilliers au nord-est, d'Orgeval à l'est, de Crespières au sud, d'Herbeville au sud-ouest et de Bazemont à l'ouest.

La commune est bordée au nord et à l'ouest par la forêt dite des Alluets.

Le village, situé sur un plateau, culmine à 187 m, point le plus haut dans les Yvelines. Dû à cette position élevée, le clocher du village fut utilisé comme point de repère par Cassini pour établir, au XVIIIe siècle, ses célèbres cartes (dites de Cassini).

Occupation du territoire[modifier | modifier le code]

Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 10,5 % 78,4
Espace urbain non construit 2,7 % 20,4
Espace rural 86,8 % 650,7

Le territoire de la commune est essentiellement rural (78,4 %)[2], l'espace urbain construit représentant 10,5 % du total, soit 78,4 hectares, dont 33 affectés aux zones d'activité et aux équipements publics.

L'espace rural est principalement consacré à l'agriculture (grande culture céréalière) qui occupe 542 hectares, soit 72 % de la superficie totale de la commune. Les espaces boisés (96 ha) se trouvent principalement aux lisières nord et sud de la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

Axes de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'est en ouest par la route départementale 45 (Orgeval - Maule) et la route départementale 198 qui mène à Crespières, vers le sud, commence dans le village.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les stations SNCF les plus proches sont les gares de Maule et de Mareil-sur-Mauldre vers Paris Montparnasse. Les gares de Villennes, Poissy et Saint-Nom-la-Bretèche permettent de se rendre à la Défense et la (gare Saint-Lazare).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « Alluets » dérive du mot « alleux » (du latin allodia) qui désignait, en ancien français, des terres exclues du système féodal. Dépourvues de tout seigneur, quoique sous la souveraineté du roi de France, elles appartenaient pleinement à leurs propriétaires et ne donnaient lieu à aucune redevance. Dans la charte de franchise accordée en 1174 par le roi de France Louis VII le Jeune qui confirme le caractère alleutier du territoire, le village est appelé Molierias de Allodiis (Meulières des Alleuds). Par cette charte, les habitants sont exemptés de tôt et de tailles, ainsi que de service militaire. Et, privilège très important, ils pourront exercer seuls la basse et moyenne justice, la haute justice restant le privilège du roi. En échange de tous ces avantages, les habitants paieront au roi et à Gazon de Poissy, seigneur du lieu, le double des revenus qu'ils payaient auparavant. Le nom Allodia Regis (Les Alluets le Roy) apparaît dans un acte du 3 juin 1371. La forme française actuelle remonte au moins à 1579.

Pendant la Révolution française, le village fut rebaptisé Alluets-la-Montagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du IXe siècle, une petite communauté de paysans dépendants de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés décrite dans le Polyptyque d'Irminon s'est installée en lisière de la grande forêt des Alluets pour y ouvrir une petite clairière de défrichement. À côté d'une des grandes « coutures » (blocs de terre arable pouvant compter plusieurs dizaines d'hectares) seigneuriales du grand domaine de Maule, ils y occupent quatre manses et deux demi-manses dans un hameau nommé Hostoldi Villa dont le nom est conservé aujourd'hui par le lieu-dit « Les Estouvilles ».[réf. souhaitée]

Le monument aux morts devant la mairie.

Aux prises avec son encombrant vassal le duc de Normandie, Louis VII y fit construire une forteresse (mentionnée dans sa charte). Elle s'inscrivait dans l'ensemble défensif plus vaste qui gardaient les marges occidentales de l'Île-de-France. Rasée durant les âpres combats de la guerre de Cent Ans, peut-être reconstruite par la suite, il en subsistait néanmoins encore assez de restes au début du XVIIIe siècle, pour que la comptabilité des seigneurs de Maule mentionne le château et son enclos à cette époque. Mais si l'emplacement de l'ancien château du XVIIIe siècle est bien identifié, rien ne prouve que la tour mentionnée dans la charte de 1174 se trouvât au même endroit.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 211 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
453 425 479 533 541 550 552 520 523
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
475 441 453 442 448 447 468 470 434
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383 395 381 347 393 370 379 319 396
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
393 483 632 826 1 062 1 270 1 209 1 200 1 211
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,8 %, 15 à 29 ans = 12,1 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 24 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 23 %, 45 à 59 ans = 26,3 %, plus de 60 ans = 16,9 %).
Pyramide des âges à Les Alluets-le-Roi en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,3 
4,0 
75 à 89 ans
4,2 
11,9 
60 à 74 ans
12,4 
24,0 
45 à 59 ans
26,3 
22,8 
30 à 44 ans
23,0 
12,1 
15 à 29 ans
13,9 
24,8 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires des Alluets-le-Roi[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 1953 Lucien Rousseau -  
mai 1953 1965 André Benoît -  
mars 1965 1994 (décès) Roger Gousseau -  
juin 1995 2008 René Gaillard DVD  
mars 2008 en cours Daniel Gorbaty -  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune des Alluets-le-Roi appartient au canton de Poissy-Sud et est rattachée à la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS).

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la douzième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale du nord-est des Yvelines, dont le député est Joël Regnault[7] (UMP).

Au plan judiciaire, Les Alluets-le-Roi font partie de la juridiction d’instance de Saint-Germain-en-Laye et, comme toutes les communes des Yvelines, dépendent du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[8],[9].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune des Allets-le-Roi est membre de la Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine. Elle adhère cependant à divers syndicats intercommunaux, sans fiscalité propre, dont le périmètre est variable en fonction de leur objet : énergie, adduction d'eau potable, assainissement, transports scolaires, etc. Ce sont les suivants[10] :

  • syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable de la région de Feucherolles,
  • syndicat intercommunal de gestion du Ru d'Orgeval,
  • syndicat intercommunal du centre hospitalier intercommunal de Poissy,
  • syndicat intercommunal du lycée d'Aubergenvile (SILYA),
  • syndicat intercommunal pour la destruction des ordures ménagères et la production d'énergie (SIDOMPE),
  • syndicat intercommunal à vocation multiple de Maule,
  • syndicat intercommunal d'assainissement de la région d'Orgeval (SARO),
  • syndicat intercommunal d'électricité de la région de Villennes-sur-Seine (SIERVS),
  • syndicat intercommunal à vocation multiple de Saint-Germain-en-Laye, qui gère notamment une fourrière automobile et animale et un centre de secours contre l'incendie,
  • syndicat intercommunal à vocation multiple du Pincerais (ce SIVOM, qui regroupe Les Alluets-le-Roi, Orgeval et Morainvilliers, gère divers services : déchèterie, nettoiement de voirie, transports scolaires),
  • syndicat intercommunal à vocation unique de la Route Royale,
  • syndicat intercommunal à vocation unique des Trois Rivières (organisme chargé de la préparation du SCOT du Val de Gally),
  • syndicat intercommunal pour la réalisation et la gestion d'une structure multi-accueil pour la petite enfance à Orgeval.

La commune adhère également à l'Association patrimoniale de la plaine de Versailles et du plateau des Alluets (APPVA), association selon la loi de 1901, qui regroupe des communes, des agriculteurs et des associations locales, et dont la mission est de « formuler des propositions devant établir un projet de développement durable, commun aux agriculteurs et aux citadins, sur les territoires de la plaine de Versailles et du plateau des Alluets »[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Antenne-relais de radio-télévision sur la route de Maule.
  • Autrefois, exploitations de pierre meulière
  • Agriculture, centre équestre, ZAC
  • Commune résidentielle
  • Station d'écoute de la DGSE (grandes antennes radio visibles de loin, dans la plaine qui sépare la commune de Feucherolles).
  • Antenne-relais de télévision

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas.
  • Église Saint-Nicolas : église datant du XIIe siècle, clocher carré, chevet plat, nef de cinq travées en plein cintre à un collatéral ; fonts baptismaux, retable, tabernacle en bois mouluré peint, une statue de la vierge en pierre du XIVe et une de Sainte-Barbe du XVe siècle.
  • Anciennes fermes de Clairbois, de la Choltière et de Saint-Sylvestre.
  • Cadran solaire sur une façade de la rue Saint-Nicolas.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Marie Vercoustre, Marie-Christine Bérard, Anne Davis, Chantal Plana et Claudine Toutin, Les Alluets-le-Roi, une localité royale, Mairie des Alluets-le-Roi,‎ octobre 2008, 208 p. (ISBN 972-2-9532783-0-9).
  • Un village libre, Eugène Dubois, Société historique de Raincy, Bulletin no 11, décembre 1944, p. 8-14.
  • Les Alluets-le-Roi, Bertrandy Lacabane, Essais et Notices, Versailles, Cerf et fils, 1880.
  • Mémoire sur le village des Alluets-le-Roy, Coquebert (Baron de), Société des Antiquaires, tome III, 1821, (Archives départementales des Yvelines, Br.2244).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. les maires des Yvelines, préfecture des Yvelines
  2. Mode d'occupation du sol en 2003, Iaurif
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Les Alluets-le-Roi en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)
  6. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)
  7. Élu comme suppléant de David Douillet lors des élections législatives partielles de 2009, il siège comme député depuis l'entrée de David Douillet au gouvernement le 29 juin 2011.
  8. « Tribunal d'instance de Saint-Germain-en-Laye - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 13 juillet 2011).
  9. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 13 juillet 2011).
  10. « Les Alluets-le-Roi », sur base Aspic, Ministère de l'Intérieur (consulté le 13 juillet 2011).
  11. « Statuts de l'association patrimoniale de la plaine de Versailles et du plateau des Alluets », APPVA,‎ 14 avril 2010 (consulté le 13 juillet 2011).