Verneuil-sur-Seine

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Verneuil-sur-Seine
Mairie de Verneuil-sur-Seine (août 2013)
Mairie de Verneuil-sur-Seine (août 2013)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Triel-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes des deux rives de la Seine
Maire
Mandat
Philippe Tautou
2014-2020
Code postal 78480
Code commune 78642
Démographie
Population
municipale
15 466 hab. (2011)
Densité 1 640 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 50″ N 1° 58′ 29″ E / 48.9805555556, 1.9747222222248° 58′ 50″ Nord 1° 58′ 29″ Est / 48.9805555556, 1.97472222222  
Altitude Min. 17 m – Max. 69 m
Superficie 9,43 km2
Localisation

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Verneuil-sur-Seine

Verneuil-sur-Seine est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, située à 15 km environ au nord-ouest de Saint-Germain-en-Laye.

Ses habitants sont appelés les Vernoliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Verneuil-sur-Seine dans les Yvelines
Locator Dot.png

La commune de Verneuil-sur-Seine se trouve dans le nord des Yvelines en bord de Seine, dans la convexité d'un méandre, sur la rive gauche du fleuve. Le territoire se trouve dans la plaine alluviale de la Seine, entre 60 et 20 mètres d'altitude, en légère pente du sud vers le nord en direction de la Seine. Un vallon en son centre, orienté sud-nord, a été creusé par le ru de Bazincourt (qui disparaît au nord dans la zone urbanisée).

La commune est limitrophe des Mureaux à l'ouest, de Chapet au sud-ouest, de Vernouillet au sud-est. Au nord-est, elle est séparée par la Seine de Vaux-sur-Seine et Triel-sur-Seine.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols se caractérise par une forte urbanisation, concentrée dans le centre-sud du territoire. L'espace construit représente 33 % du territoire, soit 314 hectares (en 1999)[1]. L'espace rural, 55 % du territoire se partage, en parties sensiblement égales entre cultures, forêt (surtout dans l'ouest de la commune, avec la forêt régionale de Verneuil-sur-Seine (certifiée par le Forest Stewardship Council pour sa gestion durable en 2014[2]) au sud de la RD 154 et le bois de la Demi-Lune au nord) et les plans d'eau le long de la Seine de la Base de plein air et de loisirs de Val-de-Seine (étangs du Rouillard, de la Grosse-Pierre et du Gallardon). Il s'agit de plans d'eau artificiels résultant de l'exploitation passée de sablières et gravières.

L'habitat s'est étendu le long de la RD 154 en continuité avec la ville voisine de Vernouillet, formant une agglomération continue. Il est constitué principalement d'habitations individuelles récentes (39,5 % de l'espace urbain, soit 170 hectares) et d'un grand nombre de logements en immeubles collectifs occupant 5 % de cet espace soit 20 hectares. Les zones d'activités, environ 14 hectares, se situent principalement au nord des voies ferrées.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vern (aulne).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église date des XIIe siècle et XIIIe siècle fut plusieurs fois reconstruite.

Beau château du XIIe siècle bâti par les Montmorency, et modifié depuis.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Verneuil-sur-Seine

Les armes de Verneuil-sur-Seine se blasonnent ainsi :

d'or au chevron de gueules accompagné de trois grappes de raisin d'azur tigées au naturel

Ces armes reprennent celles de la famille Olier, seigneurs locaux au XVIIe siècle[3], époque où la vigne était abondamment cultivée.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Ferrés[modifier | modifier le code]

La ville de Verneuil sur Seine dispose de deux gares de type transilien exploitées par la SNCF :

Ces deux gares sont desservies par la ligne J du réseau Paris-Saint-Lazare. Cette ligne effectue les trajets Paris-Saint-Lazare <> Mantes-la-Jolie par Poissy ou Houilles-Carrières.

La gare des Clairières de Verneuil est moins desservie que la première puisque seuls les trains à destination et au départ des Mureaux s'y arrêtent en heures normales. En heures creuses, les trains de la ligne J sont omnibus et desservent donc toutes les gares de la ligne.

La commune est traversée du sud-est au nord-ouest par la ligne Paris-Rouen-Le Havre. D'importants faisceaux de voies situés au nord des voies principales, entre celles-ci et les étangs, témoignent d'une ancienne activité de triage. Ils sont aujourd'hui utilisés comme voies de garage temporaires. Des voies d'embranchement desservent des installations industrielles au nord de la ligne.

Bus[modifier | modifier le code]

La ville de Verneuil est desservie par de nombreuses lignes de bus. De plus, la ville a acquis depuis les années 1990 une gare routière en face de la gare SNCF, ce qui facilite les échanges entre les différentes connexions de bus. Elle obtient aussi une ligne de bus qui relie La Défense par l'autoroute A 14.

Les transports en commun urbains sont assurés principalement par les Autocars Tourneux (groupe Véolia), qui exploite 18 lignes. Ces lignes desservent les divers quartiers de la commune ainsi que les liaisons aux pôles de Cergy-Prefecture, Saint-Germain-en-Laye, La Défense.

Bus Urbain[modifier | modifier le code]

  • La 30 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF <> Verneuil Jean Zay.
  • La 31 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF <> Les Hauts de Verneuil.
  • La 32 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF <> Marsinval <> Brézolles.
  • La 33 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF <> Bures Épinettes.
  • La 35 Les Cairières de Verneuil Gare SNCF <> Les Clairières de Verneuil.
  • La 37 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF <> Vernouillet Rond Point.
  • La 39 Vernouillet-Verneuil Gare SNCF <> Chapet Centre.

Bus inter-urbains[modifier | modifier le code]

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Les communications routières sont assurées principalement par la route départementale 154 qui relie Orgeval aux Mureaux, traversant la commune dans le sens sud-est - nord-ouest.

Dans l'ouest de la commune se trouve une partie des pistes de l'aérodrome des Mureaux.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 15 466 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
617 611 650 583 577 545 528 571 583
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
596 631 626 600 612 619 658 684 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
646 695 714 776 890 1 341 1 563 1 620 2 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 573 7 405 9 988 11 303 12 499 14 538 15 408 15 466 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,8 %, 15 à 29 ans = 18,2 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 13,2 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 17,7 %).
Pyramide des âges à Verneuil-sur-Seine en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
3,5 
75 à 89 ans
5,7 
9,5 
60 à 74 ans
11,2 
21,2 
45 à 59 ans
20,4 
23,6 
30 à 44 ans
23,3 
18,2 
15 à 29 ans
18,0 
23,8 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Le lac de la base de loisirs.
  • Commune résidentielle.
  • Nombreux lotissements, le premier fut implanté en 1929.
  • Base de loisirs du Val-de-Seine, fondée dans des sablières abandonnées en bordure de la Seine.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles élémentaires[modifier | modifier le code]

Maternelle
Primaire

Établissements secondaires[modifier | modifier le code]

Collège
Lycée

Spécialisé[modifier | modifier le code]

  • École de Musique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[8], renouvelé en 2006[9].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001  ? Philippe Tautou UMP Conseiller Général des Yvelines depuis 2008
1989 2001 Jacques Massacré RPR  
1983 1989 Jean-Dominique Poisson    
1977 1983 Jean-Pierre Cœuillet PS  
1971 1977 Léon Robert    
1967 1971 Alexandre Pauwels    
1944 1967 François Pons    
1936 1944 Alfred Auger    
1935 1936 Auguste Lebrun    
1927 1935 Alfred Auger    
1925 1927 François Gamard    
1919 1925 Auguste, dit Ferdinand Perrot    
1915 1919 Auguste Pérelle   (intérim)
1912 1915 René Larüe    
1912 1912 Auguste Pérelle   (intérim)
1911 1912 Émile Perrel    
1910 1911 Henri Robinet    
1906 1910 Émile Perrel    
1904 1906 Alphonse Bergaud    
1902 1904 Louis-Alexandre Jourdain    
1896 1902 Alphonse Laprêté    
1893 1896 Achille Boyriven    
1892 1893 Émile Bouland    
1881 1892 Achille Boyriven    
1878 1881 François-Eugène Denyze   (intérim)
1867 1878 François-Jean Condrot    
1845 1867 Jean-Baptiste Jacques Perrel    
1843 1845 Comte Ernest de Talleyrand-Périgord    
1834 1843 Jean-Baptiste Jacques Perrel    
1830 1834 François Dufour    
1814 1830 Hervouët de la Chardonnière    
1804 1814 Hervé Clérel, comte de Tocqueville    
1799 1804 Louis Yves Jourdain   agent municipal
1797 1799 François Dufour   agent municipal
1797 1797 Pierre Adrien Varillon   agent municipal
1795 1797 Jean-Baptiste La Ferté    
1792 1795 Jérôme Martin    
1790 1792 Jean-Baptiste La Ferté   agent municipal

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin : église (classée monument historique depuis 1930), du XIIe siècle mariant par son architecture l'art roman à l'art gothique. Au lendemain de la révolution française, elle devient temple de la déesse Raison. Le 25 août 1809, la cloche de l'église prend pour marraine la comtesse de Tocqueville et pour parrain, le maire Hervé Clérel de Tocqueville, père d'Alexis de Tocqueville. L'église héberge trois statues remarquables classées monuments historiques :
    • la charité de Saint-Martin, statue peinte, polychrome du XVIIe siècle
    • la Vierge et l'enfant, statue de pierre peinte du XIVe siècle
    • la Vierge de Pitié, un groupe de pierre de la fin du XVIe siècle.
  • Château de Romé de Vernouillet : construit au XVIe siècle, transformé en 1929 en école Notre-Dame-des-Oiseaux, dont le parc est inscrit au patrimoine français.
  • Le parc de la villa des Groux aménagé au milieu du XIXe siècle.
  • Le Champclos.

Villes jumelées[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean d'Esparbès (9 mars 1899 Verneuil-sur-Seine- 4 décembre 1968 Montmartre), peintre, fils de l'écrivain Georges d'Esparbès.
  • Émile Zola (1840-1902), écrivain naturaliste. Lorsqu'il résidait dans la commune voisine de Médan, dans les années 1890, Zola venait régulièrement à bicyclette à Verneuil rendre visite à sa maîtresse, Jeanne Rozerot et à ses deux enfants, Denise et Jacques[10].
  • Alexis de Tocqueville (1805-1859), penseur politique, historien et écrivain français, vécut une partie de son enfance au château de Verneuil-sur-Seine. Son père, Hervé Clérel de Tocqueville, préfet et pair de France, fut maire de la commune de 1804 à 1814[11].
  • François-René de Chateaubriand (1768-1848), écrivain romantique et homme politique français, vécut quelques années à Verneuil et écrivit plusieurs chapitres de ses Mémoires d'Outre-Tombe dans le parc du château, aujourd'hui établissement d'enseignement privé Notre-Dame "Les Oiseaux".
  • Marcel Gotlib (1934-), dessinateur et scénariste de bande dessinée français, a vécu trois ans au château des Groux de Verneuil-sur-Seine, transformé en orphelinat après la Seconde Guerre mondiale.
  • Les membres du groupe pop-rock français Kyo se sont rencontrés et ont fondé leur groupe au cours de leur scolarité au collège Notre-Dame Les Oiseaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Claire Tihon, Verneuil-sur-Seine, une grande histoire, 1- des origines à 1789, Association Passé-Présent Verneuil-sur-Seine, 2e édition, 2006, (ISBN 2-9508782-0-2)
  • Marie-Claire Tihon, Verneuil-sur-Seine, une grande histoire, 2- de 1789 à nos jours, Association Passé-Présent Verneuil-sur-Seine, 2e édition, 2006, (ISBN 2-9508782-0-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]