Francescas
| Francescas | ||
Vue aérienne |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Aquitaine | |
| Département | Lot-et-Garonne | |
| Arrondissement | Arrondissement de Nérac | |
| Canton | Canton de Francescas | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Coteaux de l'Albret | |
| Maire Mandat |
Raymond Soucaret 2008-2014 |
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| Code postal | 47600 | |
| Code commune | 47102 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
695 hab. (2010) | |
| Densité | 33 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 127 m (min. : 63 m) (max. : 171 m) | |
| Superficie | 21,23 km2 | |
| Localisation | ||
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Francescas est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Commune située près du département du Gers sur l'Auvignon
Histoire [modifier]
Franciscano (de — ), Francisca*, Francescas (Franciscano - venant des Francs) Francescas est un territoire franc ('escas' correspond en gros à hectare) - donc terre des Francs[1],[2].
977-1059: La frontière méridionale de la cité des Nitiobroges (puis du diocèse d'Agen jusqu'au XIe siècle) aurait donc suivi, d'ouest en est, une ligne panant de la source de l'Avance pour atteindre, par Réaup, Le Fréchou, La Hitte, Francescas, Astaffort, la Garonne vers Auvillars[3].
1014 et 1076: Est alius alaudus Sanctae Mariae de Franciscano dictus, et dominio nostro subditus cum omnibus appendiciis suis. (Traduction:Il y a un autre déclaré, habituellement appelé Notre Dame de Francescas, notre sujet avec tous les accessoires) (Bulle de Grégoire VII,fulminée de Saint-Jean de Latran, qui confirme la réédification de l'abbaye de Saint-Pierre de Condom, œuvre de Hugue évêque d'Agen, et les dotations allodiales, sises au pays de Lomagne et de Condomois, dont le prélat et son père Gombaud l'avaient pourvue. Le pape constate que les domaines concédés avaient été détachés du patrimoine de Hugues, comme il appert de la charte incorporée dans le diplôme pontifical et dans laquelle Hugues atteste avoir eu pour auteur (genitor) Gombaud, et pour oncles les deux ducs SANCHE et GUILLAUME-SANCHE)-[4]
Francescas appartenait dès le XIe siècle à l’Abbaye de Condom. Le chevalier de La Hire Étienne de Vignolles, compagnon de Jeanne d’Arc, y possédait un fief. La construction de la ville est antérieure aux bastides de l’Agenais qui, généralement, datent du XIIe et du XIIIe siècles. En 1369, Charles V donna au Comté d’Armagnac la ville de Francescas. Francescas devint aussi le siège d’un bailliage dès 1264 qui perdura jusqu’à la Révolution française.
Selon l'abbé Barrère, l'abbé de Condom, Auger d'Anduran, et le roi Édouard Ier d'Angleterre, concluent en 1285 un paréage, à la suite duquel des coutumes sont accordées a la ville ; celle-ci possédait quatre consuls.
L'église et une agglomération (villa) sont citées en 1161 parmi les biens de l'Abbaye de Condom, selon P. Simon. Siège de bailliage en 1264 (Samazeuilh) . Selon l'abbé Barrère, l'abbé de Condom et le roi, concluent en 1285 un paréage, à la suite duquel des coutumes sont accordées a la ville ; celle-ci possédait quatre consuls. En 1286, un castrum est mentionné, tenu par l'abbé de Condom et le roi de France. Le village s'est formé autour de l'église, de la demeure de l'abbé de Condom et du marché (place du Centre) ; il s'est développé progressivement, avec quelques ilots au nord-est présentant une division en parcelles régulières de la fin du Moyen Age.
La part de l'évêque de Condom est vendue aux enchères en 1576, et rachetée en 1582 par le Seigneur de Lasserre, Jean Paul d'Esparbes de Lussan ; la demeure de ce dernier se trouvait près de la porte de Larque au sud, succédant vraisemblablement à l'ancienne maison épiscopale. L'agglomération était enfermée dans des fortifications, cernées de douves, et ouvrait par quatre portes (de Bordeaux, du Puits, de Larque, Neuve ou de Ligardes) ; une citadelle est mentionnée dans la ville à la fin du XVIe siècle. Deux maisons-fortes sont détruites en 1590 pour la sécurité des habitants. Du milieu du XVIe siècle à 1621, vu la situation de Francescas au cœur des luttes religieuses, les murailles sont constamment réparées. La porte de Larque est reconstruite durant le premier quart du XVIIe siècle. Le pavage des rues et l'alignement figurent dans les décisions municipales du milieu du XVIIe siècle. Vers 1660, la porte de Bordeaux tombe en ruine ; dans les années 1770-1780, les fortifications, qui ne servent plus, sont définitivement démolies, et une autre porte est détruite. Un certain nombre de maisons ont été reconstruites dans la seconde moitié du XVIIIe et au début du XIXe siècle ; l'extension du village s'est faite le long des routes, notamment au nord et à l'est[5].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 695 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- Église : portail du XIVe siècle, clocher, tour, et mosaïque du XVIIe siècle.
- Château de Saint Barthélemy - Moulin de Viaumont
- Église de Saint Ourens ou St. Orens : l'église porte le nom de l’évêque Orens, premier évêque d’Auch au Ve siècle.
- La « Maison de LA HIRE » : Maison médiévale adossée au rempart urbain. Endommagée à la fin du Moyen Âge, réamenagée au XVIe ou au XVIIe siècle.
- Place a cornières.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Raymond Soucaret Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- (Michel Gardère)
- (Rôles gascons, transcrits et publiés par Francisque-Michel: 1290-1307- Francisque Michel, Charles Bémont - 1906)
- Brieuc Fages, Louis Maurin, Inscriptions latines d'Aquitaine (ILA): Nitiobroges
- (Documents historiques sur la maison De Galard supplément , origine et généalogie par J. Noulens - tome quatrième, première partie 1876)
- [1]. Banque de données Patrimoine français. 17 avril 2010.
- http://www.adm47.asso.fr/annuaire.php?fiche=18&type=0
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
