Étienne Mondineu

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Étienne Mondineu

Nom de naissance Étienne Gaspard Mondineu
Naissance 27 janvier 1872
Flag of France.svg Houeillès
Décès 28 juillet 1940
Flag of France.svg Paris
Activités Artiste peintre
Dessinateur
Graveur
Formation École des beaux-arts de Paris
Maîtres Albert Maignan
Récompenses chevalier de la Légion d'honneur

Œuvres réputées

Étienne Mondineu, né le 27 janvier 1872 au bourg de Houeillès (Lot-et-Garonne), où il est mort le 28 juillet 1940, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père d'Étienne Mondineu, docteur en médecine, est propriétaire à Houeillès du vaste domaine de « Couhin » qui, à la Révolution française, était déjà en possession de la famille.

Étienne Mondineu entre à l'École des beaux-arts de Paris, sous le double parrainage de Jean-Paul Laurens et de Benjamin Constant, dans l'atelier du peintre Albert Maignan.

Dès 1897, il expose au Salon des artistes français où il obtient une mention honorable. l'État lui achète son premier tableau, La Fête landaise, au Salon de 1899. Dès lors, il participe régulièrement à cette manifestation artistique, y remportant des distinctions en 1900 et 1908, année où il est primé hors-concours, pour La Lande en feu. Il peut désormais exposer sans passer par la sélection du jury.

Membre de la Société des artistes français à partir de 1902, Étienne Mondineu est de tous les Salons de Gand, en Belgique. La même année, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

C'est de cette époque que datent les grandes compositions acquises par l'État et conservées dans les collections publiques. Outre les deux œuvres précédemment citées, on retiendra Sortie de messe (1903) à Houeillès, La Foire à Saint-Justin dans les Landes (1907), Un incendie dans les Landes (1901), à la mairie de Houeillès[1]. Mondineu consacre au thème de l'incendie deux toiles qu'il envoie aux Salons de Paris.

Ces œuvres témoignent de l'intérêt que porte l'artiste à sa Gascogne natale et font de ce peintre régionaliste un témoin de son temps. La Visite du président Fallières à Nérac, (1909) rassemble une centaine de personnages autour du perron de la sous-préfecture de l'Albret. Le peintre s'y est représenté en pied. Mais au-delà de l'aspect événementiel de cette œuvre, peut-être pourra-t-on y voir un hommage particulier à l'illustre enfant Mézin, lequel, durant son septennat, s'attacha à soutenir la carrière des peintres lot-et-garonnais « montés à Paris »[interprétation personnelle].

En 1911, Étienne Mondineu participe à la décoration du théâtre Ducourneau d'Agen en compagnie de l'Agenais Antoine Calbet et du Marmandais Abel-Dominique Boyé. Dans une des absidioles du foyer, il peint une allégorie titrée La Musique et le Chant. Dans le registre commémoratif, au lendemain de la Première Guerre mondiale, il exécute une toile à la demande des paroissiens de Torcy en Seine-et-Marne, en hommage aux quatre-vingt Torcéens victimes de la Grande Guerre[2]. La Bibliothèque nationale conserve six aquarelles autour du thème de la famille du chef d’État dans la collection Raymond Poincaré.

Si l'œuvre de Mondineu est connue par ces grands tableaux qui sont pour la plupart des acquisitions de l’État, d'autres peintures plus intimistes sont détenues par les descendants[réf. nécessaire]. Certaines œuvres du peintre ont pu également être répertoriées dans des revues, des coupures de presses[réf. nécessaire], mais surtout à travers les cartes postales éditées lors des Salons de Paris. La plus grande part de la production de l'artiste est dispersée à travers des collections privées. Ainsi Combat d'ours et de chien en Gascogne (1904), d'abord acquise par le musée de Bristol[Lequel ?] en Grande-Bretagne, se trouverait maintenant outre-Atlantique[réf. nécessaire].

Comme peintre de genre, Étienne Mondineu s'attache à la représentation de scènes de la vie rurale de la Gascogne et plus particulièrement de la Lande (travaux des champs, foires et marchés, métiers de la forêt ou scènes de chasse) constituant un témoignage de la vie des alentours de Houeillès. Mais il aborde également d'autres genres comme le paysage (le Lot-et-Garonne, les Landes, les Pyrénées et la côte Basque), ainsi que les scènes intimistes, le nu et le portrait.

Ses nombreux carnets de croquis[réf. nécessaire] attestent de sa maîtrise du dessin. De facture classique, la peinture de Mondineu se colore parfois de notes impressionnistes comme dans La Maison de Couhin.[interprétation personnelle]

Sa palette est claire, lumineuse, et si ses tableaux consacrés à la vie rurale sont peints avec beaucoup d'exactitude dans les détails, sa peinture n'est cependant jamais anecdotique, pittoresque ou idéalisée : elle traduit une époque et un monde en pleine mutation.[interprétation personnelle]

Mondineu est mort le 28 juillet 1940 dans sa maison de Couhin, aujourd'hui détruite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une étude au lavis pour cette œuvre, ayant pour sujet incendie de forêt qui eut lieu à proximité de la propriété de « Couhin », est conservé au musée d'art moderne de la ville de Paris.
  2. Conservée dans l'église paroissiale.