Galatie
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La Galatie est une région historique d'Anatolie (autour de l'actuelle Ankara), dont le nom vient des Galates, peuple celte qui, dans l'Antiquité, y a migré.
Géographiquement, elle est délimitée par le royaume du Pont et la Paphlagonie au nord, la Cappadoce à l'est, le royaume de Pergame au sud et la Bithynie à l'ouest.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Après avoir été défaits par Attale Ier de Pergame, en 232 av. J.-C., les Galates se regroupèrent en trois tribus principales : les Trocmes, les Tolistoboges et les Tectosages) autour de Tavium, Pessinonte et Ancyre.
La Galatie fut conquise par Rome en 189 av. J.-C.
À la mort d'Amyntas, en 25 av. J.-C., elle devint province romaine. Il s'agissait d'une province impériale proprétorienne car administrée par un propréteur. Sa métropole était Ancyre (actuelle Ankara).
Sous la tétrarchie, elle fut partagée en deux provinces : la Galitie et la Galatie salutaire (Galatia salutaris), qui relevèrent du diocèse pontique (diocesis Pontica) dont le vicaire résidait à Nicomédie (actuelle Izmit).
Selon le Synekdèmos de Hiéroklès, la Galatie était divisée en trois provinces :
- la Paphlagonie, comprenant Pagra ou Gangra, Pompeiopolis, Sora, Amastrium, Junopolis et Dadybra ;
- la Galatie première, comprenant Ancyre (métropole), Tabia, Aspona, Cinna, Reganalia, Regemnesus et Héliopolis ;
- la Galatie salutaire, comprenait Pessinonte, Maurecium, Pitinesus, Acorium, Claneus, Regnetnocade ou Regnetnoanade, Eudoxias, Myracion et Germia.
Elle a été évangélisée dès les débuts de l'ère chrétienne. Dans la seconde moitié du IVe siècle, sous l'impulsion de Basile, de nombreuses ermitages orthodoxes s'implantent en Galatie, en réponse à l'arianisme qui est alors en plein essor et qui a les faveurs de l'empereur Valens : basiliques et oratoires se multiplient.
Moyen Âge [modifier]
À l'époque byzantine, la Galatie a fait partie du thème des Bucellaires (grec moderne : θέμα Βουκελλάριον, Thema Boukellarion ou « Thème des vachers »).
À la suite de la bataille de Manzikert, en 1071, la Galatie est conquise par les Turcs seldjoukides, menés par Alp Arslan, qui vainc l'empereur byzantin Romain IV Diogène. Deux sultanats turcs, celui des Danichmendides établis à Sébastée et celui des Seldjoukides établis à Iconium, se mettent en place. Les Seldjoukides se heurtent cependant aux Croisés qui, à partir de 1099, ravagent le pays, pillant sans distinction chrétiens et musulmans.
En 1299, Osman Gazi, un bey vassal du sultan seldjoukide, lui ravit le pouvoir et se fait proclamer sultan sous le nom d'Osman Ier, fondant ainsi la dynastie ottomane. Cette dernière s'empare progressivement des autres beylicats issus de la fragmentation des Seldjoukides. La Galatie est une des principales régions d'installation des Turcs en Anatolie, et la population autochtone aussi devient turque et musulmane au fil des conversions (entre autres, pour ne plus payer le haraç : impôt sur les non-musulmans, et pour ne plus subir le devchirmé : enlèvement des garçons pour le corps des janissaires). Mosquées et caravansérails se multiplient dans le pays.
Époque moderne [modifier]
Sous l'Empire ottoman, l'ancienne Galatie, dont le nom n'est plus usité, est intégrée à l'eyalet d'Anadolu, puis au vilayet d'Ankara. Actuellement, elle est partagée entre les provinces turques modernes d'Ankara, Amasya, Çankiri, Çorum, Kirikkale, et partiellemnent Bolu, Karabük et Kastamonu.
Souverains de Galatie [modifier]
- 63-40 av. J.-C. : Déiotaros Philoromaios ;
- 51-3 av. J.-C. : Déiotaros (II) Philopator, son fils associé ;
- 40-37 av. J.-C. : Castor (II), fils de Castor, tétrarque des Tectosages, et d'une fille de Déiotaros ;
- 37-25 av. J.-C. : Amyntas, tétrarque des Trocmes, époux d'une autre fille de Déiotaros.
Notes et références [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Ancyre
- Galates et langue galate
- Gaule
- gouverneur romain