Débir

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Le débir (en hébreu : דביר) ou saint des saints (קודש הקודשים), est la partie la plus centrale du Temple de Jérusalem, sanctuaire de la religion juive dont la construction est attribuée à Salomon, selon la tradition biblique. Il représente, dans la croyance israélite, le lieu le plus saint comme désigné d'après le livre de l'Exode (26:33), celui abritant l'Arche d'alliance. Seul le Grand prêtre d'Israël y avait accès, une fois par an, à l'occasion de la fête de Yom Kippour. Néanmoins, le 24 septembre 63 av. J.-C., Pompée, après avoir assiégé le roi de Judée Aristobule II qui s'était réfugié sur le Mont du temple, pénétra dans ce lieu sacré sans l'autorisation du grand-prêtre Hyrcan II, frère d'Aristobule[1].

La légende le situerait aujourd'hui à l'emplacement du dôme du Rocher sur le Mont du Temple, dans la vieille ville de Jérusalem, qui abrite le Rocher de la Fondation du Mont Moriah, emplacement de la Ligature d'Isaac par Abraham. Signalons qu'il existe plusieurs hypothèses concernant sa localisation, en particulier celle de l'architecte Tuvia Sagiv[2], qui le situe plus au sud.

Comme tous les temples de l'Antiquité, il y avait une première chambre, appelée « saint » dans la Bible ou « hekhal » (du sumérien É.GAL, palais), et une seconde, appelée « saint des saints ». La progression d'une chambre à l'autre est une façon de symboliser l'accès au monde transcendant[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Naos, équivalent grec du débir
  • Cella, équivalent romain du débir