Épître de Jacques

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L'Épître de Jacques est un livre du Nouveau Testament, une des épîtres catholiques.

Ecrite en 56, il s'agit d'une lettre envoyée par Jacques, serviteur de Dieu et de Jésus-Christ (1:1). Des spécialistes pensent qu'il s'agit de Jacques, le frère de Jésus qui a joué un grand rôle dans l'Église de Jérusalem. D'autres théories remettent cette affirmation en question pour une question de dates (Jacques a été lapidé en 62[1] et l'épître daterait de 80-90). On suppose qu'elle a été écrite à Jérusalem, son lieu d'habitation.

Contenu[modifier | modifier le code]

Les épreuves de la vie peuvent venir de Dieu: il éprouve ainsi notre foi pour la rendre pure, gratuite. Le culte qu'on lui rend doit comporter des actes de démonstration de sa foi. Une attitude préférentielle pour les choses courantes du monde (matérialisme, égoïsme, etc.) entrave les relations que l'on peut avoir avec Dieu.

Dans les premier et troisième chapitres, Jacques met en garde contre les dangers de la parole. Il exhorte les chrétiens à écouter les autres plus que vouloir parler. Il leur conseille également de ne pas avoir comme but de devenir prêcheurs ou enseignants, car quiconque prêche a la responsabilité de l'enseignement qu'il donne à ses élèves. Il met l'accent sur les dangers du péché par omission, le bien qu'on pourrait faire et qu'on ne fait pas. Son enseignement se base sur la pratique, prône la foi authentique, la prière de la foi. Gagner des âmes.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'épître contient quelques énoncés clairs concernant l'application pratique de la religion, notamment le conseil important du chapitre 1 que si quelqu'un manque de sagesse, il demande l'aide de Dieu (Ja 1:5–6). Le chapitre 2 parle de la foi et des œuvres. Les chapitres 3 et 4 parlent de la nécessité de surveiller sa langue et exhortent les saints à ne pas médire les uns des autres. Le chapitre 5 dénonce les riches; il encourage les saints à faire preuve de patience et à appeler les anciens pour avoir une bénédiction quand ils sont malades ; il enseigne aussi les bénédictions que l'on a lorsque l'on contribue à la conversion d'autres personnes.

"Épître de paille"[modifier | modifier le code]

C'est ainsi que Luther qualifiait l'Épître de Jacques pour signifier sa réserve à son égard, car elle lui paraissait refuser la théologie de l’apôtre Paul de la justification par la foi[2].
Le développement :

(Jc 2,14-26)  « À quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu'un dise : " J'ai la foi ", s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?...  “Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement.”… Comme le corps sans l'âme est mort, de même la foi sans les œuvres est-elle morte. »

semble s'opposer à la doctrine du salut par la foi sans les œuvres de la Loi, exposée par Paul dans :

(Rm 10,4) « Car la fin de la Loi, c'est le Christ pour la justification de tout croyant. » et
(Ga 2,16) « … sachant que l'homme n'est pas justifié par la pratique de la Loi, mais seulement par la foi en Jésus Christ, nous avons cru, nous aussi, au Christ Jésus, afin d'obtenir la justification par la foi au Christ et non par la pratique de la Loi, puisque par la pratique de la Loi personne ne sera justifié. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques 20, 9, 1
  2. Notice "Labor et Fides", op. cité

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline Assaël et Elian Cuvillier, L'Épître de Jacques, Les Éditions Labor et Fides ,2013

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