Manuscrits de la mer Morte

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31° 44′ 27″ N 35° 27′ 31″ E / 31.74083, 35.45861

Fragments de rouleaux exposés au Musée archéologique d'Amman en Jordanie.

Les manuscrits de la mer Morte, également appelés manuscrits de Qumrân, sont une série de parchemins et de fragments de papyrus bibliques retrouvés entre 1947 et 1956 à proximité du site de Qumrân, alors en Transjordanie. La découverte officielle de ces 870 manuscrits - dont il ne reste parfois que quelques fragments - rédigés entre le IIIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle apr. J.-C. a été faite dans onze grottes où ils avaient été entreposés. Les manuscrits bibliques hébreux de la mer Morte sont antérieurs de plusieurs siècles aux plus anciens textes connus jusqu’alors et présentent un intérêt considérable pour la science biblique. On estime aujourd'hui qu'il y avait environ 850 rouleaux dont on a retrouvé plus de 15000 fragments.

Ils ont été fréquemment attribués, mais sans preuve définitive, au groupe des Esséniens.

La découverte majeure de Qumrân est le rouleau d'Isaïe A, devenu mondialement célèbre. C'est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d'un livre biblique : le Livre d'Isaïe. Le texte est écrit en 54 colonnes sur 17 feuilles de cuir cousues ensemble bout à bout, d'une longueur totale d'environ 7,30 m. Il a été confectionné au IIe siècle av. J.-C.

Une des grottes dans lesquelles les manuscrits ont été trouvés.

D'autres lieux de la rive occidentale de la mer morte ont également produit des manuscrits, entre autres Massada, Nahal Hever.

Découverte[modifier | modifier le code]

La version la plus communément acceptée de cette histoire est largement basée sur des enquêtes de John C.Trever (en). Selon Trever, durant le printemps 1947 un pâtre bédouin, Muhammed edh-Dhib Hassan, parti à la recherche de l'un de ses animaux, trouve dans une grotte de grandes jarres qui, pour la plupart, contiennent des rouleaux de cuir étonnamment bien conservés, enveloppés dans de la toile. Des recherches ultérieures mettent au jour de nombreux autres documents. Les rouleaux sont en premier lieu apportés à un antiquaire de Bethléem nommé Ibrahim 'Ijha.

La grotte, et celles qui seront découvertes par la suite, sont situées sur les pentes désertiques de Qumrân, sur les rives nord-ouest de la mer Morte, et sont d'un accès assez difficile.

L'archéologue israélien Eleazar Sukenik comprend l'importance des rouleaux de la mer Morte et est un de ceux qui réussit à convaincre l'État israélien d'acheter ceux qui avaient été mis en vente.

« De 1947 à 1956, plusieurs dizaines d'excavations ou de grottes sont explorées dans les environs plus ou moins proches de Qumrân. Dans onze d'entre elles, on retrouva des manuscrits en nombre et en qualité variables : certains avaient été déposés dans des jarres. De ces cachettes, on retire quelques rouleaux bien conservés, mais surtout des milliers de fragments aux dimensions diverses allant de plusieurs colonnes à quelques millimètres carrés »[1].

« Le déchiffrement et le regroupement de la multitude de pièces sont étonnamment rapides. Commencé en 1953, le travail est achevé, pour l'essentiel, en 1960. Il en est tout autrement pour la publication : après un bon début, puis des essoufflements et des crises, il faudra attendre la fin du siècle pour disposer de la quasi-totalité des textes[1] ».

« Les péripéties et les lenteurs qui ont émaillé ces travaux de lecture et de transcription, pendant quarante-six ans, ont été qualifiées par Geza Vermes, professeur à l'université d'Oxford, de "scandale académique du XXe siècle"[2] ».

« Les éditions Oxford University Press ont publié aux États-Unis les manuscrits de la mer Morte. L'ensemble forme trente-neuf volumes et est présenté sous le titre général de Discoveries in the Judaean Desert. L'édition est encore incomplète en mars 2013 : le dernier volume comprenant l'introduction et un index[2] » est sorti, mais les volumes XXXII et XXVII sont toujours en préparation.

Un travail d'examen et d'interprétation se poursuit encore aujourd'hui.

Datation des textes[modifier | modifier le code]

« L'ensemble des pièces découvertes représente quelque huit cent cinquante écrits ou livres différents. La datation, celle de la copie et non de la rédaction première, oscille entre le IIIe siècle av. J.-C. et le milieu du Ier siècle chrétien[1] ».

Le plus ancien texte biblique, trouvé à Qumrân, est probablement un fragment d'un rouleau des livres de Samuel, datant du milieu ou de la fin du IIIe siècle av. J.-C..

Le rouleau d'Isaïe A, le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d'un livre biblique (Livre d'Isaïe) a été confectionné au IIe siècle av. J.-C..

Au-delà de la date de l'écriture des documents retrouvés se pose la question de la date de leur dissimulation. L'hypothèse la plus fréquemment émise opte pour une dissimulation pendant la Grande révolte juive, avant le contrôle de la région par l'armée romaine (68-70). Pour Daniel Stoekl Ben Ezra, historien des religions et chargé de recherche au CNRS, « "l'analyse des deux tiers des manuscrits nous a permis de constater que des documents plus récents et d'autres plus anciens d'environ cinquante à soixante-dix ans ont été retrouvés ensemble, dans les mêmes grottes". [...] Il est communément admis que l'ensemble des documents a été caché dans les grottes aux alentours de 68, [...] au moment de la première révolte juive contre les romains. [...] Il va falloir désormais tenir compte de l'existence de [...] deux bibliothèques qui, de surcroît, ont peut-être été cachées à deux moments différents. Non seulement en 68 [...], mais aussi environ soixante-dix ans plus tôt [3]! ».

Attribution des textes[modifier | modifier le code]

«  Les historiens du premier siècle ap. J.-C., Philon d'Alexandrie, Pline l’Ancien et surtout Flavius Josèphe, avaient relaté qu’au nord-ouest des rives de la Mer Morte vivait à l’époque une communauté de cénobites appelés Esséniens, qui étaient célibataires, végétariens et qui pratiquaient un mode de vie très austère selon les prescriptions de la Torah. Or nos manuscrits ont précisément été trouvés dans ces parages de la Dépression de la Mer Morte. Cette coïncidence fit immédiatement naître la thèse [...] selon laquelle l’ensemble des manuscrits de la Mer Morte provient d’une communauté essénienne qui se trouvait installée dans la région de Qumrân.

Cette communauté a caché ces manuscrits dans les grottes du voisinage à l’approche des Romains, peu avant la chute de Jérusalem en 70. Cette thèse “essénienne”, [...] a, dans un premier temps, difficilement trouvé un consensus dans le monde savant. Aujourd’hui encore elle a de nombreux contradicteurs[4]. »

C'est dès 1948, qu'un premier auteur, l'archéologue israélien Eleazar Sukenik, publie un article dans lequel il établit un lien entre les rouleaux (et leur contenu) et la secte dissidente juive que l'on appelle en grec esséniens. Certains ont aussi évoqué la possible appartenance de Jésus ou de Jean-Baptiste à cette communauté, mais sans pouvoir fournir de preuve non discutables. Le sujet fait l'objet d'intenses débats.

Cette théorie est devenue l'interprétation la plus communément admise quant à l'origine des rouleaux. Elle est considérée comme probable, mais aucune preuve formelle n'existe. Elle est ainsi remise en question par certains chercheurs. Pour K. H. Rengstorf, suivi par N. Golb, les manuscrits proviendraient de bibliothèques de Jérusalem (du temple de Jérusalem comme de bibliothèques privées), et auraient été mis à l’abri dans des grottes lors de l’approche des Romains, vers 70 avant J.C.

Selon André Paul[5], de nombreux chercheurs s'affranchissent aujourd'hui de la thèse essénienne et « on commence à découvrir que ces précieux documents sont aussi des sources du judaïsme rabbinique ou classique [...dont] on perçoit sans mal les prémices dans la bibliothèque de Qumran : les modèles de la communauté idéale eux-mêmes supposent une existence loin du Sanctuaire central. Certains écrits font la théorie de l'éloignement du Temple centralisateur, voire de l'absence de celui-ci, cherchant même à instaurer des supplétifs symboliques ou sublimés. D'où l'importance particulière attribuée à la Loi [...]. Sans le savoir, ne préparait-on pas également à Qumran l'heure où il n'y aurait plus de Temple, celle du régime du tout-Torah ».

Ruines archéologiques[modifier | modifier le code]

Près des grottes a été retrouvé un important site archéologique qui « contient les ruines d'un complexe communautaire de grande taille, ayant en gros la forme d'un quadrilatère de cent mètres de long et quatre-vingt de large[1] ».

Divers indices permettent de penser que ce site est celui des auteurs des manuscrits. En effet, la Règle de la commune, retrouvée dans les manuscrits, indique une vie communautaire et religieuse qu'on retrouve dans les ruines, lesquelles « sont les restes d'importantes installations conçues pour une expérience de vie commune, durable et réglée. Au cours de l'année 1997, on apprit la découverte toute récente d'un précieux ostrakon ou « tesson » sur l'un des murs d'enceinte : on pourrait y lire le mot hébreu yahad, que nous traduisons par « commune ». Ce même terme figure entre autres dans le titre de l'un des grands écrits connus depuis 1947, dont les restes d'une bonne dizaine d'exemplaires seront recueillis dans les grottes de Qumrân : la Règle de la commune[1] » (ou la Règle de la communauté, selon une autre traduction).

« Si l'on s'appuie sur les conclusions des archéologues, il est quasi certain que la phase significative de l'occupation des lieux prit fin lors de la défaite de la résistance juive contre Rome, avant ou plutôt après la chute de Jérusalem, en 70. Elle a pu débuter entre 130 et 120 av. J.-C., plus tôt même. L'aventure aurait duré deux siècles sans guère d'interruptions, mais non sans évolution[1] ».

Les dates de l'occupation du site correspondent assez bien à celles des documents, et son fonctionnement correspond assez bien à la vie communautaire décrite par la Règle de la commune. En fin de compte, « bien des données suggèrent des liens entre cet écrit normatif et l'établissement près duquel on l'a trouvé[1] », mais sans preuve définitive.

Fragments[modifier | modifier le code]

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On a retrouvé 100 000 fragments, répartis en 870 manuscrits différents, dont 220 sont des textes bibliques de la Bible hébraïque. Tous les livres de celle-ci y sont représentés, sauf le Livre d'Esther[6].

Outre les livres de l'Ancien Testament, on trouve aussi des livres apocryphes (exclus du canon biblique par les chrétiens, mais aussi par les juifs), comme le Livre d'Enoch et le Livre des Jubilés. Presque tous sont en hébreu, quelques-uns en grec, reprenant la version de la Septante. À ces livres (canoniques ou non) se rajoutent des commentaires sur ceux-ci, ainsi que des textes propres à la communauté juive qui vivait à Qumrân, comme Le Rouleau du Temple et La Règle de la Communauté (ou la Règle de la commune selon une autre traduction).

Enfin, la grotte 7 contient des fragments écrits en grec. Les textes auxquels ils se rattachent font l'objet de discussions entre les spécialistes[7],[8],[9],[10].

Ces fragments ont été éparpillés à travers le monde et sont conservés dans différentes institutions. Ceux qui se trouvent à Paris ou à Londres y ont été envoyés par le père Roland de Vaux. Ils constituent une part non négligeable de l'ensemble.

Livres triés selon le nombre de manuscrits trouvés (16 premiers)

Livres Nombre de manuscrits
Psaumes 39
Deutéronome 33
Hénoch 1 25
Genèse 24
Isaïe 22
Jubilés 21
Exode 18
Lévitique 17
Nombres 11
Petits prophètes 10
Daniel 8
Jérémie 6
Ezéchiel 6
Job 6
Samuel 1 & 2 4

Grotte 1[modifier | modifier le code]

Ce n'est pas avant 1949, près de deux ans après la découverte initiale, qu'on retrouva la grotte d'où avaient été extraits les premiers manuscrits. Des fouilles commencèrent en février, menées par G L Harding, Roland de Vaux, et Ibrahim El-Assouli, du Musée Rockefeller. Pas moins de 600 fragments étaient rassemblés, ainsi que des morceaux de bois, de vêtements et des éclats de poteries.

Grotte 2[modifier | modifier le code]

Trois ans plus tard, en 1952, les bédouins découvrirent non loin de là la grotte 2, moins monumentale ; de nombreux fragments y furent cependant découverts et vendus au musée archéologique d'Israël et à l'école biblique et archéologique française de Jérusalem.

Grotte 3[modifier | modifier le code]

Le 14 mars de la même année, une troisième grotte fut découverte, qui contenait le plus mystérieux des manuscrits, le Rouleau de cuivre.

La grotte n°4.

Grotte 4[modifier | modifier le code]

Elle fut découverte en 1952 par le Père Roland de Vaux, directeur de l’école biblique et archéologique française de Jérusalem.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Les sources bibliographiques sur les manuscrits et leur interprétation sont extrêmement nombreuses. Voici divers auteurs et chercheurs (Français, Anglais, Israéliens) de tout premier ordre, par ordre alphabétique.

  • John Marco Allegro

Le Professeur John Marco Allegro, de l'Université de Manchester, philologue et membre de la première équipe du Père R. de Vaux. Il est l'un des seuls universitaires « non religieux » à avoir participé aux premières campagnes de traduction et de transcription des manuscrits.

Suite aux recherches effectuées à Qumrân, J.M Allegro publiera en 1970 The Sacred Mushroom and the Cross, ouvrage qui suscita une polémique dont il ne sortira pas indemne.

  • Katell Berthelot

Chargée de recherche au CNRS au Centre Paul-Albert-Février d'Aix-en-Provence, historienne du judaïsme ancien, Katell Berthelot travaille au Centre de recherche français à Jérusalem (CRFJ), en Israël. Médaille de bronze CNRS en 2007 et lauréate du prix Irène-Joliot-Curie 2008, ayant fait un doctorat sur "Israël et l'humanité dans la pensée juive à l'époque hellénistique et romaine", Katell Berthelot codirige avec Thierry Legrand la Bibliothèque de Qumrân (éditions du Cerf), édition bilingue de l'intégralité des Manuscrits de la mer morte initiée par André Paul, destinée à un public francophone, dont deux volumes sont déjà parus.

Bibliographie
  • Le monothéisme peut-il être humaniste?, Paris, Fayard, 2006 (Les Dieux dans la Cité).
  • Jean Carmignac (1914-1986)

Jean Carmignac est un des premiers à participer à la publication des manuscrits en français, fondateur de la Revue de Qumrân en 1958 (Éd. Gabalda, Paris).

  • Henri de Contenson

Henri de Contenson est directeur de Recherche au CNRS. Il a participé aux fouilles de Qumrân conduisant à la découverte du rouleau de cuivre de la grotte Q3.

  • André Dupont-Sommer

Professeur à la Sorbonne, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'un des plus grands spécialistes des langues sémitiques et de la Bible, André Dupont-Sommer est l'un des premiers à créditer la thèse de l'essénisme de Qumrân.

Il publie de nombreux ouvrages, dont le célèbre Les Écrits esséniens découverts près de la mer Morte en 1959.

  • Ernest-Marie Laperrousaz

Professeur honoraire à la section des sciences religieuses de l'École pratique des hautes études, Ernest-Marie Laperrousaz est un ancien pensionnaire de l'école biblique et archéologique française de Jérusalem ; à ce titre, il a participé aux fouilles de Massada et de Qumrân et il est considéré comme l'un des grands spécialistes des Manuscrits de Qumrân.

Qoumrân et les manuscrits de la mer Morte. Un cinquantenaire, Paris, Cerf, 459 p. (1997 - 2000)
Bibliographie
  • Thierry Legrand

Maître de conférences en Histoire des religions à la Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg, ancien élève Titulaire à l'École Pratique des Hautes Études Ve section (Paris), diplômé de l’Ecole des Langues Orientales Anciennes (Paris), Thierry Legrand a fait son doctorat en histoire des religions sur "Le Siracide. Problèmes textuels et théologiques de la recension longue". Thierry Legrand codirige avec Katell Berthelot la Bibliothèque de Qumrân (éditions du Cerf), édition bilingue de l'intégralité des Manuscrits de la mer morte initiée par André Paul, destinée à un public francophone, dont deux volumes sont déjà parus. Le projet est de présenter les manuscrits en fonction de leur rapport avec les textes de la Bible hébraïque, en analysant notamment ce rapport.

Bibliographie
Jean Duhaime, Thierry Legrand, Les Rouleaux de la mer Morte, Paris, Éditions du Cerf, 2010 (Cahiers Évangile, Supplément 152), 161 pages.
  • Joseph Milik (Seroczyn, Pologne, 24 mars 1922 - Paris, 6 janvier 2006)

Joseph Milik, jeune collaborateur du Père de Vaux, il a fait sa carrière au CNRS. Pionnier du déchiffrement de la cursive araméenne, il a formé de nombreux spécialistes.

  • André Paul

André Paul est un historien, théologien et exégète français spécialiste de la Bible et du judaïsme ancien et rabbinique.

André Paul, Les manuscrits de la mer Morte, Paris, Bayard, 1997.
  • Émile Puech

Émile Puech est directeur de Recherche au CNRS, directeur de la Revue de Qumrân, Gabalda (Paris), éditeur du lot de manuscrits hébreux, araméens et nabatéens inédits, membre fondateur de l'International Organization for the Qumran Studies, membre du Editorial Board des Dead Sea Discoveries, Brill, Leiden, consultant pour le projet de l'Encyclopedia of the Dead Sea Scrolls, New York, professeur à l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, chercheur de l'Institut d'Études sémitiques, Collège de France, Paris, directeur de Recherche Laboratoire d'Études sémitiques anciennes, Collège de France, Paris.

Biographie-Bibliographie
  • La croyance des Esséniens en la vie future : Immortalité, résurrection, vie éternelle ? Histoire d'une croyance dans le Judaïsme ancien.
Tome I - La résurrection des morts et le contexte scripturaire.
Tome II - Les données qumrâniennes et classiques. Préface M. André Caquot, Membre de l'Institut, Professeur au Collège de France. Études Bibliques N.S. numéros 21-22, 984 pp. Paris, 1993.
  • Qumrân Grotte 4. XVIII. Manuscrits hébreux (4Q521-528, 4Q576-579), Discoveries in the Judaean Desert XXV, Oxford, 1998, XVIII- 230, XV Planches et 2 figures.
  • Qumrân Grotte 4. XXII. Textes araméens. Première partie (4Q529 - 4Q549), Discoveries in the Judaean Desert XXXI, Oxford, 2001, XVIII- 440, XXII Planches.
  • Lawrence Schiffman

Lawrence Schiffman est professeur à la New York University’s au département des études hébraïques et juives. Il est un spécialiste des Manuscrits de la Mer Morte, du judaïsme dans l'antiquité tardive, de l'histoire de la loi juive et de la littérature talmudique. Il a joué un rôle majeur dans la publication des Manuscrits de la Mer Morte. Il a démontré que les Manuscrits de la Mer Morte étaient des écrits juifs. Il a été l'éditeur en chef de la Oxford Encyclopedia of the Dead Sea Scrolls. Il a aussi été l'éditeur du journal Dead Sea Discoveries durant dix ans. Il est présentement l'éditeur en chef du Center for Online Judaic Studies à New York.

  • Emmanuel Tov

Emmanuel Tov est professeur à l'Université Hébraïque de Jérusalem, il a dirigé à partir de 1991 l'édition des rouleaux de la mer Morte et entouré d'une centaine de chercheurs, il en a achevé la publication en 2001.

L'intégralité des manuscrits est ainsi disponible en librairie, en 39 volumes publiés par les éditions Oxford University Press, sous l'intitulé général "Discoveries in the Judaean Desert".


  • Roland de Vaux

Le Père Roland de Vaux, dominicain de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, était à la fois exégète de l'Ancien Testament et archéologue de terrain. Il découvre la grotte n°4 en 1952.

  • Michael Wise, Martin Abegg, Jr, Edward Cook :

Les Manuscrits de la Mer Morte (Traduction intégrale des anciens rouleaux, avec des textes encore jamais publiés, et comportant les plus récentes découvertes), Éditions Plon, 2001.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Katell Berthelot, Thierry Legrand, André Paul (dir.), La Bibliothèque de Qumrân. Vol. 1. Torah. Genèse, Paris, Editions du Cerf, 2008, XXXIII + 589 pages. Premier volume d'une édition francophone complète (neuf volumes) des manuscrits de Qumrân: introductions aux manuscrits, textes et traductions annotés.
  • Katell Berthelot, Thierry Legrand, André Paul (dir.), La Bibliothèque de Qumrân. Vol. 2. Torah. Exode - Levitique - Nombres, Paris, Editions du Cerf, 2010, XXXIII + 464 pages. Deuxième volume d'une édition francophone complète (neuf volumes) des manuscrits de Qumrân: introductions aux manuscrits, textes et traductions annotés.
  • André Dupont-Sommer, Les Écrits esséniens découverts près de la mer Morte, Payot, 1959 : 1980
  • Héricher, Michaël Langlois et Estelle Villeneuve, Qumrân. les secrets des manuscrits de la mer Morte, Bibliothèque nationale de France,‎ 2010 (ISBN 978-2-7177-2452-3)
  • Ernest-Marie Laperrousaz, Les Manuscrits de la mer Morte, Que sais-je, 1961 ; 1984 ; 10e éd. mise à jour, 2003
  • Ernest-Marie Laperrousaz, Qoumrân : L'établissement essénien des bords de la mer Morte, Histoire et archéologie du site, Picard, 1976
  • Ernest-Marie Laperrousaz, Qoumrân et ses manuscrits de la mer Morte, Non Lieu, 2006
  • Ursula Schattner-Rieser, Textes araméens de la mer Morte. Édition bilingue, vocalisée et commentée, coll. Langues et cultures anciennes 5, éd. Safran, Bruxelles, 2005, (ISBN 2-87457-001-X)
  • Schiffman Lawrence, Encyclopedia of the Dead Sea Scrolls, 2 vols. (New York: Oxford University Press, 2000)(with James C. VanderKam (eds.)
  • Roland de Vaux, L'Archéologie et les manuscrits de la mer Morte (The Schweich Lectures of the British Academy, 1959), Londres, Oxford University Press, 1961, édition posthume augmentée, en traduction anglaise, du même ouvrage : Archeology and the Dead Sea Scrolls, Londres, 1973
  • Geza Vermes, Les Manuscrits du désert de Juda, Desclée et Cie, 1953
  • Charline Zeitoun, La double vie des manuscrits de la mer Morte, in Le journal du CNRS, n°214, novembre 2007, p. 9.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Interrogations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Qumrân et les manuscrits de la mer Morte », André Paul, Historien, bibliste et théologien, Février 2003, reproduit sur le site de Clio.fr.
  2. a et b « Après 54 ans d'attente, les manuscrits de la mer Morte sont enfin édités ». Cercle Bernard Lazare, Grenoble. Article par Christiane Galus, 26 décembre 2001.
  3. « Manuscrits de la mer Morte à double fonds ». Article par Bernadette Arnaud (de Sciences et Avenir) dans "Le Nouvel Obs", janvier 2008, page 23; commentant un article paru dans Dead sea Discoveries.
  4. « [PDF] Les manuscrits de la Mer Morte », Aimé Fuchs, Institut de recherche mathématique avancée de Strasbourg, 18 février 2000.
  5. Héricher, Michaël Langlois et Estelle Villeneuve 2010, p. 152-156
  6. Michaela Bauks (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Manuel d'exégèse de l'Ancien Testament, Labor et Fides, 2008, 236 p. (ISBN 978-2-8309-1274-6), p. 23
  7. « Etude de Fr. Bonnet-Eymard »
  8. Carsten Peter Thiede, Qumran et les évangiles, Paris, François-Xavier de Guibert,‎ 1994
  9. J. O'Callaghan, Los papiros griegos de la Cueva 7 de Qumran, Madrid,‎ 1974, p. 44-61
  10. Thierry Koltes, « Le papyrus 7Q5 de Qumran : un texte juif ou un texte chrétien ? » (consulté le 10 décembre 2014)