Basilique Notre-Dame-du-Port

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Basilique Notre-Dame-du-Port
Basilique Notre-Dame-du-Port
Basilique Notre-Dame-du-Port
Présentation
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Commune Clermont-Ferrand
Localisation
Coordonnées 45° 46′ 51″ N 3° 05′ 22″ E / 45.7807, 3.089445° 46′ 51″ Nord 3° 05′ 22″ Est / 45.7807, 3.0894  

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Plan

Notre-Dame-du-Port est une église collégiale de facture romane, qualifiée tardivement de basilique, située à Clermont-Ferrand dans le quartier du Port entre la place Delille et la cathédrale. Du Xe siècle à la Révolution, elle fut desservie par une communauté de chanoines, séculiers dès avant le XIIIe siècle. Elle est classée monument historique depuis 1840[1]. En 1998, elle a été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco au titre de l'inscription des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Son nom viendrait de ce qu'elle a été construite dans le quartier dit du « Port », en latin portus, c'est-à-dire soit l'endroit où l'on apportait les marchandises, soit le lieu des entrepôts[2]. La première hypothèse, largement admise, n'est cependant pas sans faiblesses : l'église a d'abord porté le nom de Sainte-Marie-Principale ; le Portus n'est pas connu dans les sources avant le XIe siècle ; enfin, au Moyen Âge du moins, le quartier du Port est bien moins commerçant que les quartiers Saint-Pierre (Mazet, rue des Gras) et Saint-Genès (marché au blé, boutiques).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée selon la tradition catholique au VIe siècle par l'évêque saint Avit, elle aurait été rebâtie aux XIe et XIIe siècles, après avoir été brûlée par les Normands[2]. La création du chapitre de chanoines dirigé par un doyen, plus sûrement, n'est pas antérieure au milieu du Xe siècle ; c'est l'œuvre de l'évêque Étienne II. L'église, dont le chantier se poursuit encore en 1185 et en 1240, est gravement endommagée par les forts séismes qui secouent la région en 1477 et 1490[3]. Elle est remaniée au XIXe siècle par l'ajout du clocher et de dalles de lave en remplacement des tuiles romanes d'origine, sous la direction de l'architecte diocésain Aymon Mallay[2]. Ces dalles ont été retirées depuis et la toiture refaite à l'identique de l'originale, en tuiles canal.

Une importante campagne de rénovation a débuté en 2007 à l'intérieur de l'église et s'est terminée fin 2008[2], rénovation qui suit celles des façades extérieures et du toit. Ces travaux ont consisté dans le nettoyage de toutes les pierres, la suppression des joints de ciments remontant à la rénovation du XIXe siècle, le rebadigeonnage des parements, la restauration des tableaux et la réfection des lustres afin de rendre l'église dans l'état où elle était en 1900. La crypte de l'église n'a pas été concernée par cette campagne de rénovation.

Le dimanche 7 décembre 2008, la statue de Notre-Dame-du-Port a été réinstallée dans l'église (elle avait été conservée dans la cathédrale de Clermont pendant les travaux de rénovation), marquant ainsi la réouverture au public de l'édifice.

Description[modifier | modifier le code]

La basilique fait partie des dix églises romanes « majeures » de Basse-Auvergne et plus précisément des cinq églises majeures de type complet, avec l'église Saint-Austremoine d'Issoire, la basilique Notre-Dame d'Orcival, l'église de Saint-Nectaire et l'église Notre-Dame de Saint-Saturnin.

Construite en arkose blonde[2], une sorte de grès, elle a une harmonie presque parfaite qui serait due à l'application du nombre d'or.

Le plan est en croix latine de type basilical à six travées dans la nef flanquée de bas-côtés simples voûtés d'arêtes. Un transept régulier avec une chapelle semi-circulaire orientée sur chaque croisillon. La décoration de l'intérieur se caractérise par sa sobriété, avec un chœur surélevé, entouré d'un déambulatoire sur lequel s'ouvrent quatre chapelles rayonnantes. Le chevet est un exemple de l'art roman auvergnat, comportant de fines mosaïques. Les chapiteaux, parmi les plus beaux d'Auvergne, représentent notamment des scènes inspirées de la Bible, comme « Adam et Ève chassés du Paradis », mais aussi de la Psychomachie de Prudence, comme « le combat des vices et des vertus »[2]. Le tympan du portail latéral sud, par le passé entrée principale de l'édifice, est orné de plusieurs scènes sculptées sous un linteau à bâtière, dont un Christ pantocrator[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00091988 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. a, b, c, d, e, f et g Laurence Coupérier, « Passage obligé par Notre-Dame du Port », La Montagne,‎ 18 août 2012, p. 10
  3. Geneviève Thivet, « L'Auvergne, ce n'est pas l'Italie ! », La Montagne,‎ 8 avril 2009, p. 6 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. Louis-Antoine Chaix, Histoire de Notre-Dame-du-Port depuis ses origines jusqu’à nos jours d’après des documents originaux et la plupart inédits, Clermont-Ferrand, 1866.
  2. Gilbert Rouchon et Pierre Balme, L’église Notre-Dame-du-Port. Le quartier de l’ancienne paroisse Notre-Dame-du-Port, Clermont-Ferrand, 1930 (L’Auvergne littéraire et artistique, 51).
  3. Guy Collière, Art roman en Basse-Auvergne : les églises majeures, livret détaillé disponible dans certaines des cinq églises majeures d'Auvergne.
  4. Bernard Craplet, Auvergne romane, Éditions Zodiaque, rééd. 1992.
  5. Fornas, Le symbolisme dans l'art roman, La Taillanderie, 1997.
  6. Fornas, Églises romanes de Basse-Auvergne, id., 1994.
  7. Porcher, Bestiaire roman Auvergnat, Revue de Haute-Auvergne, t. 41, 1968.
  8. Bréhier, La sculpture romane en Haute-Auvergne, Revue de Haute-Auvergne, t. 23.
  9. Mourlevat, La géométrie du Nombre d’Or à Notre-Dame-du-Port, Bulletin historique et scientifique de l’Auvergne, juillet-septembre 1978.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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