Kim En Joong
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| Kim En Joong | |
| Naissance | 10 septembre 1940 Pooyo (Corée du Sud) |
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Kim En Joong est un père dominicain et un peintre coréen né à Pooyo (Corée du Sud) en 1940, sous l'occupation japonaise.
Sommaire |
Biographie[modifier]
En 1946, la famille de Kim En Joong s'installe à Taejon. C'est là que le garçon découvre, à l'âge de six ans, la couleur dans les imprimés abandonnés par les Japonais qui viennent de quitter la Corée[1]. De 1947 à 1959, il fait ses études dans cette ville jusqu'au lycée, et il commence à pratiquer la calligraphie. À dix sept ans, il suit les cours libres de dessin du lycée et il prépare le concours d'entrée à l'école des beaux-arts de Séoul où il est admis en 1959[1].
Ses études supérieures sont troublées par l'agitation qui règne chez les étudiants des beaux-arts en 1960, mais aussi parce qu'il doit se plier à la préparation très dure du service militaire, à l'école même[1]. Il est mobilisé en 1963 comme lieutenant d'infanterie. Malgré les bons rapports qu'il entretient avec les soldats, cette guerre et la séparation de la Corée en deux parties le font beaucoup souffrir. De retour du front, il reprend la peinture avec la nature pour thème principal : oiseaux, fleurs, etc. Un critique américain[note 1] écrit, à propos de son travail « Kim a intégré le monde de Miró et la matière de Dubuffet[1]. »
Libéré des obligations militaires en 1965, il obtient un poste d'assistant en cours de dessin du petit séminaire catholique de Séoul où il découvre le catholicisme. Il est baptisé en 1967[2].
Kim En Joong arrive en Europe en 1969. D'abord étudiant en philosophie en Suisse, puis novice au couvent des dominicains de Fribourg, il est encouragé dans la religion catholique et soutenu dans son talent de peintre par les pères Pfister et Geiger, qui lui conseillent d'aller à Paris et facilitent son transfert pour continuer sa vie d'apostolat et d'artiste peintre.
Il est ordonné prêtre en 1974 et il est assigné au couvent de l’Annonciation au 222 rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris en 1975 où il vit et travaille.
Œuvre[modifier]
Représentatives du paysagisme abstrait, ses toiles non figuratives, nourries de notions techniques neuves sur l'espace et la perspective, imposent un dépaysement, point de départ d'une quête du mystère divin. Kim En Joong aborde les très grands formats en 1996 (Fragments d'un monde inconnu).
Reconnues par les hautes instances de sa communauté, comme les maîtres de l'ordre Damian Byrne, Timothy Radcliffe et Carlos Aspiroz Costa, mais aussi par les critiques et les directeurs artistiques du monde entier, les peintures du père Kim sont exposées en Europe (Paris, Rome, Zurich, Dublin, etc.), aux États-Unis (San Francisco, New York, Chicago) et en Extrême-Orient (Tokyo, Séoul, Pékin). Ses œuvres figurent aussi bien dans les galeries des capitales et les musées que dans les couvents et les monastères.
Vitraux[modifier]
Les vitraux du père Kim ornent de nombreux édifices religieux en Europe et dans le monde :
- Couvent des dominicains de Fribourg, Suisse (1973)
- Paroisse Saint-Jean-Baptiste à Angoulême (1987) : Hommage à saint Aumaître
- Cathédrale d'Évry (1998-1999)
- Monastère Sainte-Catherine de Sienne[3], Drogheda, Irlande (1998)
- Iona House, chapelle des sœurs dominicaines, Belfast, Irlande du Nord (1999)
- Chapelle de Perguet à Bénodet en Bretagne (2000–2002)
- Chapelle du couvent (salle capitulaire) de l'église Sainte-Sabine de Rome (2000)
- Chapelle du monastère Saint-Dominique[4], Dax (2001)
- Quinn School of Business, Dublin, Irlande (2002)
- Église de Graignamanagh, Irlande (2002)
- Église, Zurich, Suisse (2002)
- Chapelle de la paroisse Sankt Gerold, Autriche (2003)
- Église Saint-Joseph-Artisan (Paris), 10e arrondissement (2005)
- Monastère de Ganagobie (2005)
- Crypte de la chapelle Sainte-Catherine de la cathédrale Notre-Dame de Chartres (2006)
- Salle de méditation, Cauneille (2006)
- Chapelle du lycée Montalembert, Nogent-sur-Marne (2006)
- Église Saint-Martin de Thorigné-d'Anjou (2006)
- Église de la Sainte-Trinité, Daejon, Corée du Sud (2006)
- Chapelle du couvent des franciscaines de Jésus-Hostie (Paris), 17e arrondissement (2007-2008)
- Chapelle Saint-Fiacre, Tours (2007)
- Chapelle des dominicaines, Brioude (2007)
- Paroisse de la Sainte-Trinité à Lyon (2007)
- Basilique Saint-Julien de Brioude[5] en Auvergne (2007-2008)
- Église Saint-Patrick, Dublin, Irlande (2008)
- Église Saint-Pierre-Saint-Paul de Montceaux-l'Étoile : Le Paradis[6] (2008)
- Chœur de la collégiale Saint-Thiébaut de Thann en Alsace (2010)[7]
- Chapelle Notre-Dame du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon (2012)
- Chapelle des morts de l'abbaye Sainte-Marie de Fontfroide à Narbonne
- Mairie de Mably 42 Loire France (1er bâtiment laïque) inauguration le 13 février 2013
Signature de Kim En Joong
Bibliographie[modifier]
- Jean-Claude Pichaud, Kim En Joong et le cabanon de Saint-Paul, Paris, Éditions du Cerf, 2013, Broché, 105 p. (ISBN 978-2-204-09639-3)
- Joël Damase et Kim En Joong, Bourges 2012 : Kim En Joong et Olivier Messiaen : Des couleurs et des sons par Jean-Claude Pichaud, Paris, Éditions du Cerf, 2010, Broché, 60 p. (ISBN 978-2-204-09872-4)
- (nl) Godfried Danneels et Kim En Joong, La résurrection de Verrijzenis, Paris, Éditions du Cerf, 2010, Broché, 30 p. (ISBN 978-2-204-09286-9) (OCLC 648924045)
- Joël Damase et Christiane Keller, Brioude, la Basilique Saint-Julien dans la lumière de Kim En Joong, Paris, Éditions du Cerf, 2009, Broché, 219 p. (ISBN 978-2-204-08973-9)
- François Cheng et Kim En Joong, Vraie lumière née de vraie nuit, Paris, Éditions du Cerf, 2009, Broché, 150 p. (ISBN 978-2-204-09074-2)
- Jean-François Lagier, Sonia Lesot et Henri Gaud, Kim En Joong Vitraux, Paris, Éditions du Cerf, 2009, Relié, 223 p. (ISBN 978-2-204-09034-6)
- Jean Thuillier, Kim En Joong, Peintre de la lumière, Paris, Éditions du Cerf, 2005, Broché, 233 p. (ISBN 978-2-204-07749-1)
- Timothy Radcliffe, Bernard Antonioz et Edmond Dargent, Kim En Joong, Paris, Éditions du Cerf, 1997, Relié, 239 p. (ISBN 2-204-05778-9)
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Le nom de ce critique dont la phrase est très souvent reprise dans les biographies n'est jamais cité
Références[modifier]
- Radcliffe Antonioz Dargent 1997, p. 15
- Radcliffe Antonioz Dargent 1997, p. 18
- Voir sur le site dominicannuns.ie.
- Voir sur le site dax.dominicaines.org.
- Reportage du Jour du Seigneur : Eclat des vitraux modernes de Brioude, la romane
- Voir sur le site brionnais71.fr.
- Inauguration du vitrail sur le site de la ville de Thann.