Charbonnier-les-Mines

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Charbonnier-les-Mines
Vue sur la commune de Charbonnier-les-Mines depuis Bayard.
Vue sur la commune de Charbonnier-les-Mines depuis Bayard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement d'Issoire
Canton Canton de Saint-Germain-Lembron
Intercommunalité Communauté de communes du Lembron Val d'Allier
Maire
Mandat
Pascal Berthelot
2014-2020
Code postal 63340
Code commune 63091
Démographie
Population
municipale
904 hab. (2011)
Densité 269 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 03″ N 3° 17′ 09″ E / 45.4175, 3.2858 ()45° 25′ 03″ Nord 3° 17′ 09″ Est / 45.4175, 3.2858 ()  
Altitude Min. 403 m – Max. 492 m
Superficie 3,36 km2
Localisation

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Charbonnier-les-Mines
Liens
Site web Site internet de Charbonnier-les-Mines

Charbonnier-les-Mines est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La Mine

Gisement de charbon exploité depuis le Moyen Âge

  • Vicus gallo-romain et voie antique.

Le site antique de « La Croix de la Pierre » se trouve dans la cité des Arvernes, à 50 km au sud d'Augustonemetum (Clermont-Ferrand). Il est situé dans la partie méridionale de la plaine de la Limagne, sur les communes de Beaulieu et Charbonnier-les Mines. Implanté à 3 km au sud-ouest de la confluence de l’Allagnon et de l’Allier, le site se développe essentiellement sur le versant occidental d’une légère croupe, à une altitude moyenne de 480 m. L’autoroute A75, d’orientation méridienne, reliant le sud de la France au Massif Central, longe sur plusieurs centaines de mètres l’agglomération antique, se calquant sur la voie romaine qui reliait notamment les chef-lieux arverne, vellave et gabale Le site gallo-romain est connu au moins depuis le XIXe siècle, sans que son importance n’ait été vraiment identifiée par les différentes générations d’historiens et d’archéologues, et ce malgré des découvertes récurrentes. Il faut attendre juin 2005 pour qu’une prospection aérienne révèle de nombreux bâtiments, permettant ainsi de reconnaître une agglomération couvrant plusieurs hectares. Les résultats des campagnes de prospections aériennes, couplés à ceux d’une prospection pédestre systématique ont permis de spatialiser assez finement l’extension du site, tandis qu’un diagnostic archéologique, préalable à l’installation d’un carrefour giratoire, a permis d’en avoir une vision plus stratigraphique. Il s’agit d’une « agglomération-rue » qui s’étire 1,2 km et qui couvre plus de 40 hectares. Cette superficie n'est donnée qu'à titre indicatif puisque les recherches archéologiques sont toujours en cours et il faut la considérer comme minimale. La petite ville semble avoir été implantée dans les premières décennies du Ier s. ap. J.-C. et est abandonnée au cours du IIIe s. La voie, empierrée sur l’ensemble de la traversée du site, structure l’agglomération. Des ruelles perpendiculaires à l’axe central - également empierrées et damnées - permettent de desservir des habitations soignées, construites en dur, et dont certaines présentent des murs enduits de peinture rouge. De nombreuses maisons, pouvant aller jusqu’à des travées de trois bâtiments s’adossent en grande partie à la colline. L’agglomération est dotée de monuments publics (au moins un temple à double cellae et une structure semi hémisphérique à interpréter) dont l’importance, à heure actuelle, est certainement sous-estimée. Une nécropole à incinération a été reconnue par les prospections au sol à l’est ; une seconde, à proximité est supposée grâce à la localisation des données bibliographiques anciennes. Une concentration de matériel située à 200 m à l’est de l’agglomération pose un problème d’interprétation (zone funéraire, habitat proche ?) tandis qu’un important complexe de bâtiments, localisé au nord-ouest, s’il s’avère bien relever de la sphère privée, permet de poser la question du lien entre élite et agglomération, sur le modèle fameux de la villa et de l’agglomération de Bliesbruck-Reinheim. L’importance de la découverte et le bon état de conservation des vestiges, pour un site localisé dans la plaine de la Limagne, a incité le service régional de l’archéologie à proposer une protection du site au titre des Monuments Historiques. L’agglomération est inscrite, depuis le 20 août 2009, sur l’inventaire supplémentaire et une procédure de classement est en cours. (d'après l'article de Bet et Dousteyssier "La Croix de la Pierre au cœur du territoire des Arvernes (Beaulieu et Charbonnier-les-Mines, Puy-de-Dôme)" dans L'Archéologue/Archéologie Nouvelle, n° 123, décembre 2012

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1971 André Bruhat DVG Maire de Charbonnier-les-Mines
mars 2001 mars 2008 Maurice Mestre PS puis DVG Conseiller général de Saint-Germain-Lembron
mars 2008 réélu mars 2014 Pascal Berthelot[1]   enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 904 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
172 146 104 213 180 242 273 270 290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
311 308 332 345 379 463 529 536 589
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
586 546 539 594 724 872 975 873 878
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
906 917 937 904 813 832 846 850 900
2011 - - - - - - - -
904 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Site archéologique de la Croix de la Pierre : petite ville gallo-romaine intacte qui se trouve sur le territoire de Charbonnier et de Beaulieu. Des sondages, en 2009, ont révélé que le site était très bien conservé (murs, sols, voirie,...).
  • Chapelle Saint-Martin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 23 juin 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bet Philippe, Dousteyssier Bertrand, "La Croix de la Pierre au cœur du territoire des Arvernes (Beaulieu et Charbonnier-les-Mines, Puy-de-Dôme)", L'Archéologue/Archéologie Nouvelle, n°123, 2012
  • Bruhat André, Charbonnier, terre d'accueil des mineurs, Watel, Brioude, 1972, 21 pages
  • Dousteyssier Bertrand, "Une nouvelle agglomération antique arverne : le site de « La Croix de la Pierre » (Beaulieu, Charbonnier-les-Mines – Puy-de-Dôme)", Revue Archéologique du Centre de la France, n° 45-46, 2006-2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]