Austremoine de Clermont

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Saint Austremoine sur la châsse de saint Calmin (XIIe siècle) conservée en l'abbaye de Mozac

Austremoine ou saint Austremoine ou Austremonius ou Stremonius est le premier évêque de Clermont et l'évangélisateur de l'Auvergne (France) au IIIe ou au début du IVe siècle. Il serait mort en 286 ou au IVe siècle. Il est fêté le 8 novembre dans le diocèse de Clermont.

Étymologie[modifier | modifier le code]

En latin, il est appelé Austremonius ou Stremonius.

On peut également trouver la variante Austromoine et ses dérivés en latin.

L'origine du nom serait gréco-latine et signifierait littéralement « le moine qui vient du sud ».

Parcours[modifier | modifier le code]

Statue en bois peint de saint Austremoine (XVIIe siècle), église de Saint-Austremoine d'Issoire

Il serait juif de naissance, fils d'un nommé Judas et d'une juive appelée Anne. Il serait né à Emmaüs. Il partirait de Rome en 250 ou 253, voire au début du IVe siècle, accompagné des diacres Marius, Anthemius, Mametus, Nectarius (Nectaire en français, qui a donné le nom de la commune de Saint-Nectaire dans le Puy-de-Dôme) et Seronatus pour évangéliser l'Auvergne, c'est-à-dire apporter la religion chrétienne dans ce territoire.[réf. nécessaire]

Saint Privat, évangélisateur du Gévaudan aurait également été au nombre de ses disciples.

Il convertit notamment le prêtre païen Victorin.

Austremoine devient le premier évêque de Clermont, évêché qui, sous le nom d'Arverne, est l'un des plus anciens de la Gaule.

Sources[modifier | modifier le code]

Grégoire de Tours évoque saint Austremoine en quelques phrases dans deux de ses ouvrages :

  • l'Histoire des Francs (livre I, XXX) : « Sous l'empereur Dèce il s'éleva contre le nom chrétien un grand nombre de persécutions, et on fit un si grand carnage des fidèles qu'on ne pourrait les compter. [...] Valentinien et Novatien, alors les principaux chefs des hérétiques, à l'insinuation de l'ennemi de Dieu, attaquèrent notre foi. Dans ce temps sept hommes, nommés évêques, furent envoyés pour prêcher dans les Gaules, comme le rapporte l'histoire de la passion du saint martyr Saturnin. Sous le consulat de Décius et de Gratus, comme le rappelle un souvenir fidèle, la ville de Toulouse eut pour premier et plus grand évêque, saint Saturnin. Voici ceux qui furent envoyés : Gatien, évêque à Tours ; Trophime à Arles ; Paul à Narbonne ; Saturnin à Toulouse ; Denis à Paris, Strémon [Austremoine] en Auvergne et Martial à Limoges ».
  • À la Gloire des Confesseurs (chapitre 30) : « Saint Stremonius [Austremoine], compagnon de saint Gatianus et apôtre de Clermont. Son tombeau est au bourg d'Iciodorus [Issoire] où Cautinus alors diacre (et depuis évêque), chargé de gouverner l'église du lieu, s'aperçut que ce tombeau était sanctifié par des miracles ».

La translation de ses reliques[modifier | modifier le code]

Statue en bois peint dans l'église de Mozac (XVIIe - XVIIIe siècle)

À sa mort, le corps de saint Austremoine a été transféré dans un premier temps à Volvic, avant que le roi Pépin le Bref en 764 ou Pépin II d'Aquitaine en 848 ne fasse transporter ses reliques en l'abbaye de Mozac, bien que l'abbaye d'Issoire et l'évêché de Clermont les réclamaient[1].

Ses reliques sont aujourd'hui conservées dans la chapelle centrale du collatéral sud de l'abbatiale de Mozac, dans une châsse en bois peint du XVIe siècle.

Au milieu du IXe siècle, la tête du saint a été déposée à Saint-Yvoine avant qu'elle ne retourne à Issoire vers l'année 900, lieu d'origine de son inhumation.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Charte du roi Pépin, pour la donation et la restauration du monastère de Mozac », BNF, coll. Moreau, vol. 284, fol. 160, citée dans Hippolyte Gomot, L'abbaye royale de Mozat, 1872, p. 244-245. La charte mentionne en signature le roi Pépin sans plus de précision (« Signum Pippini praecellentissimi regis »). Aucune année de rédaction n'est inscrite. Par déduction, on sait que l'acte a été produit la « vingt-quatrième année du règne de Pépin » (« anno XXIV regnante Pippino »). D'où 764 si c'est Pépin le Bref ou 848 dans le cas de Pépin II d'Aquitaine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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