Gignat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gignat
Mairie de Gignat.
Mairie de Gignat.
Blason de Gignat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement d'Issoire
Canton Canton de Saint-Germain-Lembron
Intercommunalité Communauté de communes du Lembron Val d'Allier
Maire
Mandat
Jean-Louis Besson
2014-2020
Code postal 63340
Code commune 63166
Démographie
Population
municipale
243 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 51″ N 3° 13′ 16″ E / 45.4808, 3.221145° 28′ 51″ Nord 3° 13′ 16″ Est / 45.4808, 3.2211  
Altitude Min. 415 m – Max. 564 m
Superficie 3,49 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gignat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gignat

Gignat est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.
Ses habitants se sont nommés les Gignacaires, le nom usuel est finalement devenu Gignatois.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de la commune

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à quelques kilomètres au Sud d'Issoire, la commune de Gignat s'étire sur la rive gauche du Lembronnet, petit affluent de l'Allier. Elle occupe des terroirs de plaine et le versant occidental du plateau de la Chaux. Sa superficie est de 349 hectares et son altitude moyenne de 450 m, culminant à 552 m sur la Chaux.
Les terres fertiles de la plaine maintiennent l'exploitation agricole. Les terrains plus arides des pentes, jadis cultivés en vignes, sont aujourd'hui abandonnés à la friche.
L'extrémité sud de la Chaux présente un intérêt écologique en tant que zone naturelle protégée pour la richesse de sa flore.

Histoire[modifier | modifier le code]

Historique du toponyme[modifier | modifier le code]

  • GIGNIACUM en 910,
  • GIGNIAC en 932,
  • GIGNAC en 990,
  • GINNACUM en 1095,
  • GINHAC en 1510.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Quelques découvertes montrent que le secteur a connu une occupation humaine pendant la préhistoire.

Antiquité Gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Le toponyme Gigniacum serait formé en 910 à partir du patronyme Gennius et du suffixe Acum. Il serait d'origine celtique ou gallo-romaine.
On a découvert au XIXe siècle des substructions, des vases et des briques à rebords d'époque gallo-romaine. Deux inhumations à Peyrelatte ont été classées comme gallo-romaines.
Le village était certainement implanté en bordure d'une voie antique, reliant Clermont-Ferrand à Saint-Paulien (Le Puy-en-Velay).

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une villa carolingienne dite « Gigniaco » est vraisemblablement à l'origine du village actuel.
L'église, mentionnée depuis le début du Xe siècle, était dédiée en 910 à Saint-Julien (dotation du duc d'Aquitaine, Guillaume le Pieux, qui l'avait acquise quelques années auparavant).
En 927 son successeur, Acfred, exclut l'Église dans sa donation de tout ce qu'il possédait dans la région du Lembron au vicomte Robert. Elle figure alors parmi les dépendances de la cour de Sauxillanges. À la fin du Moyen Âge elle n'est plus dédiée à saint Julien mais à saint Pierre patron du monastère de Sauxillanges.
Le premier noyau du village formé autour de celle-ci est signalé dans les textes dès la première moitié du XIe siècle.
Le village et son territoire sont régis par un système de co-seigneurie associant un seigneur ecclésiastique (celui de l'abbaye de Sauxillanges) et un seigneur laïc. Cette organisation ne prend fin qu'à la Révolution.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle les édifices publics, l'église, son cimetière et le four communal sont regroupés au centre du village qui se développe selon un axe nord-sud. Le village reste essentiellement agricole. À l'Ouest les zones inondables sont utilisées en jardins et prairies. La rive droite du Lembronnet est occupée par un moulin et ses dépendances. En 1921 la place publique est créée sur l'ancien emplacement du cimetière. Le Monument aux Morts y sera érigé ensuite.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2008 Jacques Pons Non aligné  
mars 2008 réélu mars 2014 Jean-Louis Besson[1] Non aligné Agriculteur bio
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 243 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
462 403 477 551 506 497 508 524 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
538 487 475 464 429 438 428 440 444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
390 341 340 300 273 265 235 214 247
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
251 238 244 253 213 227 234 235 243
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune conserve une vocation agricole bien marquée mais sa situation privilégiée dans la zone d'attractivité d'Issoire et de Saint-Germain-Lembron attire aussi une population diverse.
Elle a connu un pic de population en 1821, avec 551 habitants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Le village de Gignat, ancien village viticole conserve un patrimoine architectural de qualité, notamment des maisons vigneronnes avec pigeonniers, bâties sur un plan carré avec toitures à quatre pentes et cours fermées plus ou moins imposantes.
Des maisons anciennes se repèrent encore par des éléments architecturaux de la fin du Moyen Âge et des débuts de l'époque moderne (XIVe ‑ XVIe siècles) : en contrebas de l'église une maison à chapeau de gendarme et encadrements moulurés, différentes formes de pigeonniers (édifices spécifiques isolés ou intégrés dans les dépendances, une tonne pigeonnier est isolée sur le coteau). Dans le Nord Ouest du bourg, une haute bâtisse restaurée, de type maison forte, avec en avancée une tour d'escalier de plan carré a une petite canonnière visible.
L'église présente un petit édifice roman à nef unique très remanié, portail brisé, baies latérales du chevet trilobées, tronquées sur leur partie basse.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les cultures céréalières dominent dans la plaine tandis que des traces de la culture viticole persistent sur les coteaux.

Flore[modifier | modifier le code]

La pointe de la Chaux, le sud-est de la commune est une zone d'intérêt écologique. On y a identifié 182 plantes différentes, notamment de nombreuses espèces d'orchidées, dont quatre espèces protégées en Auvergne.

Minéraux[modifier | modifier le code]

On peut trouver des gonnardites sur le plateau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 23 juin 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :