Grandeyrolles

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Grandeyrolles
Image illustrative de l'article Grandeyrolles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Champeix
Intercommunalité Communauté de communes des Puys et Couzes
Maire
Mandat
Nathalie Grégoire
2014-2020
Code postal 63320
Code commune 63172
Démographie
Population
municipale
61 hab. (2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 40″ N 3° 03′ 25″ E / 45.5778, 3.056945° 34′ 40″ Nord 3° 03′ 25″ Est / 45.5778, 3.0569  
Altitude Min. 518 m – Max. 841 m
Superficie 5,28 km2
Localisation

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Grandeyrolles

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Grandeyrolles

Grandeyrolles est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Ses habitants sont appelés les Grandeyrollais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Présence humaine dans les abris sous roche, au-dessus du hameau de Thones le Vieux vers 20 à 15 000 avant J.-C.

Église du XIe siècle. Puis construction de la tour de Rognon vers le XIIIe siècle. Celle-ci est liée à un partage entre deux frères, co-seigneurs de Montaigut-le-Blanc.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Grandeyrolles se trouve dans ce que les géographes appellent les pays coupés, c'est-à-dire ceux qui font la jonction entre la riche plaine de la Limagne et les montagnes d'origine volcanique de la chaîne des Puys et des Dores (puy de Dôme, puy de Sancy...).

Elle est comprise entre la Couze Chambon et le ruisseau du ravin de Quinsat avec un relief extrêmement tourmenté : ravins, promontoires escarpés et rares plateaux sur lesquels se sont établies, de vieille date, de pauvres exploitations, dont les produits étaient fréquemment dévastés par les orages et autres intempéries, vu la déclivité des sols.
Grandeyrolles ne fut donc jamais une commune prospère et sa population resta fort limitée : un maximum de 143 habitants en 1872, un minimum de 49 en 1982. En 2007, elle en compte une bonne soixantaine, auxquels s'ajoutent de nombreux résidents secondaires. Il n'y a plus, dans cette commune, de bâtiments à vendre, tout a été restauré et le village fait désormais l'admiration des nombreux randonneurs qui parcourent ses sentiers réputés.

Sans commerce, (hormis l'auberge du Rivalet), sans artisan, la commune est devenue un lieu de villégiature pour ses retraités et pour quelques plus jeunes travaillant à Clermont ou dans les villes avoisinantes.
Il est recommandé une randonnée pédestre proposée par le guide Chamina. Cette balade s'intitule « le Ravin de Quinsat ». D'une durée de 2h30, elle permet d'admirer de magnifiques paysages panoramiques sur les monts du Forez et sur le puy de Sancy. Par ailleurs, la balade se termine par un passage au pied de la Tour de Rognon, vestige d'un château du XIIe siècle, dont cette tour est le seul souvenir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1800 1817 Bellot Antoine   laboureur
1817 1822 Malsang Guillaume   laboureur
         
    Odette Fradet    
         
mars 2014 en cours Mme Nathalie Grégoire[1]   Agricultrice

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 61 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
117 142 131 127 83 113 119 118 113
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
105 128 135 143 141 116 142 142 139
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
136 119 106 95 96 99 89 80 80
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
75 57 53 49 60 53 60 61 61
2011 - - - - - - - -
61 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour de Rognon.
  • Église romane, fin du XIe, Monument historique en raison de son ancienneté. Magnifique couverture en lauzes (réfection en 2002), clocher à peigne. Aurait été fondée par un baron de Montroyon.
  • Tour du XIIIe, dite de Rognon, donjon en pierres, restant d'un château en bois. Trouve son origine dans un partage au sein des seigneurs de Montaigut-le-Blanc vers 1246[Note 3],[4].
  • Ancien mur de fortification, érigé pendant les guerres de religions (?), au-dessus du village de Thones le Vieux.
  • Abris sous roche, au-dessus du même village, fouillés par des archéologues clermontois (Desrut et Déret, vers 1938-39), puis par Marie Perpère (CNRS), (vers 1967-69). Près de 200 pièces ont été trouvées : microburin, lames à dos, scies en silex, cupules, sagaie... datant du magdalénien, fin du paléolithique (15 à 10 000 av. J.-C.)

Grandeyrolles dans les arts[modifier | modifier le code]

Grandeyrolles est citée (orthographiée « Grantdeyrolles »[5] ) dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Ce qui explique peut-être que la Base Mérimée renseigne la tour de Rognon comme se trouvant dans la commune de Montaigut-le-Blanc. Vérification faite sur la carte IGN (n° 2532E Veyre-Monton) : la tour de Rognon se situe bien sur le territoire de Grandeyrolles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 4 juillet 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Tour de Rognon sur Géoportail. Consulté le 31 juillet 2013.
  5. Il s'agit probablement d'une erreur typographique dans La Résistance et ses Poètes. L'édition originale de La Diane Française orthographie correctement le nom Grandeyrolles.
  6. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]