Lamontgie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lamontgie
Image illustrative de l'article Lamontgie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Jumeaux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sauxillanges
Maire
Mandat
Nadine Herbst
2014-2020
Code postal 63570
Code commune 63185
Démographie
Population
municipale
603 hab. (2011)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 32″ N 3° 20′ 04″ E / 45.4755555556, 3.33444444444 ()45° 28′ 32″ Nord 3° 20′ 04″ Est / 45.4755555556, 3.33444444444 ()  
Altitude Min. 410 m – Max. 676 m
Superficie 7,09 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lamontgie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lamontgie

Lamontgie est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lamontgie est un chef-lieu de commune faisant partie du canton de Jumeaux, arrondissement d'Issoire, département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne. La commune de Lamontgie est située au sud-est de la ville d'Issoire, dans la Limagne du même nom, au pied des monts du Livradois et à quelque distance de la rivière Allier. Sur la commune, dans le petit village de Mailhat, se trouve l'une des plus étonnantes églises romanes du Puy-de-Dôme.

Villages[modifier | modifier le code]

  • Lamontgie

Formes anciennes : montgia, mongia, mongie, La monge, La mongie, La montgie
Situation géographique : Chef-lieu de la commune.

Formes anciennes : Maxliacum, Maislac, Malhac, Malhat, Maillat.
Situation géographique : Mailhat est un village de la commune de Lamontgie, situé à environ 2 kilomètres à l'ouest du chef-lieu.
Histoire : Mailhat fut chef-lieu de paroisse jusqu'à la période révolutionnaire. L'ancienne paroisse de Mailhat correspondait à la commune actuelle de Lamontgie. À la création des communes, suite à la Révolution de 1789, le bourg de Lamontgie fut désigné chef-lieu de commune, aux dépens du village de Mailhat.

  • Circoux

Formes anciennes : Circum, Circon, Circou.
Situation géographique : Circoux est un village de la commune de Lamontgie, situé à environ 1 kilomètre au sud-ouest du chef-lieu.

  • Le Terrail

Formes anciennes : Le Teralh, Le Terail.
Situation géographique : Le Terrail est un village de la commune de Lamontgie, situé à environ 0,5 kilomètre au sud-ouest du chef-lieu.

  • La Palotie

Formes anciennes : La Palotye, La Pallotie, La Paloutye, La Paloty.
Situation géographique : Bâtiment isolé situé à environ 1 kilomètre à l'ouest du chef-lieu de commune, à mi-chemin entre Lamontgie et Mailhat.
Histoire : Il ne subsiste plus aujourd'hui qu'un unique bâtiment du village de La Palotie. Pourtant ce hameau comportait encore une dizaine de bâtiments (maisons, granges, colombiers...) à l'époque de la confection du cadastre dit "napoléonien" (1832). Les derniers habitants du village sont décédés au tout début du XXe siècle. Le lieu de La Palotie fut le siège d'un fief qui appartenait à une branche de la famille Morel de La Colombe de La Chapelle (du XVIIe à la fin du XVIIIe siècle).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Située à la jonction entre les montagnes du Livradois et la plaine d'Issoire, Lamontgie fut jusqu’à la fin du XIXe siècle un important lieu d’échanges agricoles. Au plus fort de son influence commerciale sur la région, dans la première moitié du XIXe siècle, Lamontgie comptait pas moins de 13 foires annuelles.

  • Fort de Lamontgie

Lamontgie a possédé un fort villageois(1) à l'emplacement actuel du quartier du "fort". Ce fort représentait un rectangle régulier, de 80 m de long, du Nord au Sud, sur 50 m de large, d'Est en Ouest. Celui-ci était flanqué d'une tour à chacun de ses angles. Ces tours ont aujourd'hui toutes disparu, la plus imposante se situait sur la place du village et fut détruite en 1886 afin d'agrandir le foirail. La dernière d'entre elles fut démantelée au tout début du XXe siècle, suite à l'élargissement de la route menant au village du Terrail. Ces fortifications ont été édifiées par les habitants de Lamontgie à l'époque troublée des guerres de religion "pour la conservation de leurs personnes et biens contre les troubles et ravaiges ordineres", à partir de 1589.(2) Construites alors dans l'urgence et sans autorisation seigneuriale(3), ce n'est que quelques années plus tard que le roi Henri IV leur permit de les conserver par lettre patente datée de Lyon, au mois de septembre 1595.(4)
(1) Lamontgie est l'un des nombreux villages de Basse Auvergne à posséder un quartier anciennement fortifié. Dans ces villages, les communautés villageoises organisèrent leur propre défense face à l'insécurité de l'époque. Le fort de Lamontgie a la particularité d'être plus tardif (fin XVIe siècle) que la plupart des autres forts (XIVe-XVe siècles). On citera entre autres les forts d'Espirat, Mareugheol, Reignat, Chas ou La Sauvetat.
(2) "Transhaction fete entre les habitans de la montgie touchant leur forteresse." 09.01.1589 - Archives Départementales du Puy-de-Dôme
(3) La paroisse de Mailhat est située sur les terres royales, par l'intermédiaire du Château de Nonette. Le Roi de France est donc le Suzerain direct des habitants de Lamontgie.
(4) Manuscrit n°72 bibliothèque de Clermont.

  • Église de Mailhat

Paroissiale jusqu'à la Révolution, l'Église Notre-Dame de Mailhat fut construite à la fin du XIIe siècle par une école auvergnate ayant subi une influence languedocienne.

  • Bibliographie

En janvier 2007, Le Livre d'histoire-Lorisse dans la collection "Monographies des villes et villages de France", vient de rééditer Lamontgie et Esteil, la notice historique du docteur Coste (1903). Ce nouvel ouvrage est un fac-similé de l'édition originale. Il a été tiré à 300 exemplaires numérotés. Ce livre comporte de nombreuses interprétations très "personnelles" de l'auteur sur l'histoire locale, se référant à très peu de documents d'époque.

Associations[modifier | modifier le code]

Comité des fêtes[modifier | modifier le code]

  • Président → Frédéric Leroux (depuis 2012)
  • Vice-président → Guy Francon (depuis 2012)
  • Secrétaire → Mélodie Martinez (depuis 2013, "Vice-secrétaire" en 2012)
  • Vice-secrétaire → Jacques Destandeau (depuis 2013)
  • Trésorier → Viviane Bonnefoy (depuis 2013)
  • Vice-trésorier → Yves Brugiroux (depuis 2013)

" Les enfants Rois De La Vallée "[modifier | modifier le code]

  • Président → Magalie Rémy (depuis septembre 2013)
  • Secrétaire → Emilie Faugoux (depuis septembre 2013)
  • Vice-secrétaire → Florence Saurel (depuis septembre 2013)
  • Trésorier → Stéphanie Tamagni (depuis septembre 2013)
  • Vice-trésorier → Céline Planche (depuis septembre 2013)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires[modifier | modifier le code]

  • [1790 - 1797] Jozancy Etienne - Premier maire
  • [1797 - 1809] Veyrières Antoine-Désiré
  • [1809 - 1812] Grenier Pierre
  • [1812 - 1818] Chevans François
  • [1818 - 1822] Berard Jean
  • [1822 - 1831] Veyrières Antoine-Désiré
  • [1831 - 1848] Chevans Guillaume Auguste
  • [1848 - 1851] Augier-Delanef Jean
  • [1851 - 1871] Augier Antoine-Désiré
  • [1871 - 1874] Voisset-Planche Louis
  • [1874 - 1875] Jozancy-Augier N...
  • [1875 - 1877] Rapari-Azan N...
  • [1877 - 1878] Souligoux François
  • [1878 - 1886] Delanef François
  • [1886 - 1888] Souligoux François
  • [1888 - 1902] Delanef-Bost Jean-Baptiste

Les notaires[modifier | modifier le code]

Voici la liste des notaires qui ont officié sur le territoire de la commune de Lamontgie. On peut remarquer qu'à partir du milieu du XVIIe siècle, l'implantation des offices notariales se fait à Lamontgie, au détriment du village de Mailhat qui n'a plus de notaires à partir de 1678.

  • [fin XVIe siècle] Puel Bonnet - La Palautie. Les minutes de ce notaire ont disparu, mais il est cosignataire d'actes de la fin du XVIe siècle avec Me. Martin Chastagnier, en particulier les actes fondateurs du fort de Lamontgie.
  • [1584 - 1616] Chastagnier Martin - Mailhat. Vraisemblablement originaire de la paroisse de Nonette. Marié à H.F. Anna Desoches, il décéda entre 1616 et 1626.
  • [1587 - 1627] Desoches Antoine - Mailhat. Vraisemblablement originaire de la paroisse de Mailhat, la famille Desoches étant une très ancienne famille du lieu, mentionnée dans les registres paroissiaux dès 1574. Marié à H.F. Gasparde de St Purgent, il testa le 5 avril 1615 (Not. Chastagnier Martin), mais décéda après 1627.
  • [1592 - 1633] Berard Jean - Mailhat
  • [1619 - 1640] Chastagnier Jacques - Mailhat
  • [1629 - 1652] Desoches François - Mailhat
  • [1638 - 1645] Berard François - Mailhat
  • [1641 - 1660] Fauchier Berard - Lamontgie
  • [1653 - 1655] Desoches Jean - Mailhat
  • [1658 - 1674] Bonneton Laurent - Lamontgie
  • [1658 - 1701] Fauchier Antoine - Lamontgie
  • [1662 - 1678] Desoches Jean - Mailhat
  • [1669 - 1701] Berard François - Lamontgie
  • [1701 - 1711] Fauchier Antoine (autre) - Lamontgie
  • [1701 - 1723] Berard Laurent - Lamontgie
  • [1722 - 1760] Fonghasse Joseph - Mailhat
  • [1758 - 1786] Deltour François - Lamontgie
  • [1760 - 1763] Cothon Antoine - Mailhat
  • [1774 - 1781] Dumas Jean Mathias - Lamontgie
  • [1781 - An XII] Cothon Antoine - Lamontgie
  • [1787 - An X] Grenier Pierre - Lamontgie
  • [1792 - 1823] Grenier François - Lamontgie
  • [1806 - 1837] Veyrières Antoine-Désiré - Lamontgie
  • [1823 - 1839] Vidal - Lamontgie
  • [1837 - 1858] Veyrières Pierre - Lamontgie
  • [1839 - 1850] Berthelaye - Lamontgie
  • [1850 - 1898] Chomette-Chevans - Lamontgie
  • [1898 - 1902] Bourleyre-Chouvet - Lamontgie
  • [1902] Fournier - Lamontgie

Les curés[modifier | modifier le code]

Voici la liste des curés qui se sont succédé à la tête de la paroisse de Mailhat (jusqu'à la période révolutionnaire), puis de Lamontgie ensuite.(1)
Grâce aux sources paroissiales et notariales, nous avons pu reconstituer sans lacunes la chronologie de tous les Curés successifs depuis la fin du XVIe siècle jusqu'à la fin du XXe siècle.

  • [1401] Pierre Bessede - "Dominus Petrus Besseda Curatis Malliaci"
  • [... - 1562] François de La Chapelle (Messire).
  • [1562 - 1570] Annet Astier (Messire). Mis en possession de la Cure le 19.04.1562.
  • [1584 - 1593] Jehan Ollier (Messire). Fut par la suite Curé de Saint-Martin-des-Plains puis d'Orsonnette à partir de 1604.
  • [1593 - 1598] Jehan Bardy (Messire). Celui-ci est à l'origine de la construction du fort de Lamontgie. Alors prêtre de la paroisse de Mailhat, en 1589, il offre aux habitants du village de Lamontgie des bâtiments situés au quartier de la Pelisse afin de bâtir le fort.
  • [1598 - 1625] Estienne Gymel (Messire). "Maître ès-arts, docteur en décrets". Décédé avant le 07.09.1625.
  • [1625 - 1648] Jean Chevans (Messire). Nommé à la cure de Mailhat le 15.09.1625. Il fut l'initiateur de la construction d'une chapelle à Lamontgie en 1644.(2) Celle-ci fut bénie par Mre. Jacques de Bourdelles, Sieur du Pouget, Chanoine - Comte de Brioude, et la Ste Messe y fut célébrée le 6 mai 1648.(3) Il décède avant le 16 mai 1648 (date de la nomination de son successeur, autre Jean Chevans), soit moins de 10 jours après la bénédiction de la chapelle. Il restera le grand artisan de l'installation d'un lieu de culte à Lamontgie.
  • [1648 - 1687] Jean Chevans (autre) (Messire). Prise de possession de la cure le 29.05.1648. Décédé à Mailhat le 27.09.1687.
  • [1687 - 1688] Maurice Cuel (Messire). Nommé par le prieur de Sauxillanges alors que Mre. Guilhaume Chevans est nommé dans le même temps par le Pape.
  • [1688 - 1712] Guilhaume Chevans (Messire). Mis en possession de la cure le 16.01.1688. Décédé le 01.06.1712 à Mailhat, "âgé d'entour 67 ans".
  • [1712 - 1726] Noël Roussel (Messire). "Bachelier de l'Université de Valence". Originaire de la paroisse de Saint-Germain-L'Herm, il est mis en possession de la cure le 13.06.1712. Décédé à Mailhat le 28.09.1726.
  • [1726 - 1758] Antoine Maucour (Sieur). Prêtre de la paroisse d'Orbeil, il fut mis en possession de la cure de Mailhat le 05.10.1726. Décédé à Mailhat le 31.07.1758, il fut enterré dans l'église.
  • [1758 - 1766] Jean-Joseph Flouvat (Sieur). "Docteur en théologie, de l'université de Paris". Prise de possession de la cure avant le 12.10.1758, et permutation de bénéfice avec Mre. Foulhoux le 21.10.1766.
  • [1766] Jean Foulhoux (Sieur). Chanoine de Notre-Dame du Port, il est mis en possession de la cure le 21.10.1766. Décédé un mois plus tard "noyé dans la rivière d'Allier", vers le 20.11.1766.
  • [1766 - 1774] Léger Bernard (Sieur). Nommé à la cure le 27.11.1766, et prise de possession le 02.12.1766. Décédé le 28.05.1774 et enterré dans la nef de l'église de Mailhat.
  • [1774 - 1782] Pierre-Alexandre Torilhon (Sieur). "Maître ès-arts, bachelier en théologie de l'Université de Valence". Acte de nomination à la cure du 29.05.1774, et prise de possession du 12.07.1774. Décédé à Mailhat le 20.02.1782.
  • [1782 - 1792] Annet-charles de Bourdeilles (Sieur). "Docteur en théologie". Originaire de la paroisse d'Antoing, il prit possession de la cure le 28.02.1782. Membre pour le clergé de l'assemblée de l'Élection d'Issoire en 1787.
  • [1792 - AnII] Pierre Pradier. Élu en 1792 desservant constitutionnel de Lamontgie. Abdiqua le 5 Frimaire An II, fut arrêté peu après et emprisonné à Issoire.
  • [AnII - AnXI] Période trouble pendant laquelle il semblerait que le Curé de Bourdeilles "ci-devant curé, refuse d'abandonner la paroisse à son successeur".(4)
  • [AnXI - 1820] Romeuf Guillaume. Originaire de Royat, il fut dans un premier temps vicaire à Opmes et au Saulzet. Nommé à la cure de Lamontgie en 1803, il y demeura jusqu'à sa mort, le 19.04.1820.
  • [1820 - 1821] Chabrol Antoine. Originaire d'Aulhat, il fut prêtre puis curé de Flat (1793 à 1802) puis curé d'Orbeil (1805 à 1818). Il resta curé de Lamontgie moins d'une année, de mai 1820 à sa mort, le 15.03.1821.
  • [1821 - 1844] Gilbert Dousse. Originaire de Riom, il fut curé à Lamontgie de mars 1821 à sa mort, le 12.01.1844.
  • [1844 - 1877] Jean-Félix Roche. Fondateur de la congrégation des religieuses de Notre-Dame de Lamontgie. Originaire de Saint-Etienne-sur-Usson, il officia à Lamontgie du 01.02.1844 à sa mort, le 11.10.1877. En reconnaissance des bienfaits du Curé Roche, les habitants lui ont érigé un monument à son honneur, monument que l'on retrouve dans le cimetière actuel à droite de l'entrée.
  • [1877 - 1901] Benoit Vernet. Procura à Lamontgie les 'petites sœurs garde-malades'. Malade à partir de 1900, il fut suppléé par le vicaire Béal.
  • [1901 - 1909] Pierre Ollier.
  • [1909 - 1913] Antoine Roussel. Vicaire de Pont-du-Château avant 1906, il y retourna après son passage à Lamontgie.
  • [1913 - 1928] François Rigaud.
  • [1928 - 1934] Benoit Robert.
  • [1934 - 1941] Marcel Maigne.
  • [1941 - 1944] François Porte.
  • [1944 - 1976] Léon Bréart. Enterré dans le cimetière de Mailhat, il fut le dernier Curé résidant de Lamontgie. Ensuite la paroisse est desservie par des prêtres.

(1) Les dates entre crochets correspondent aux dates de prise de possession et de fin de possession de la cure. En italique sont reportées des dates indicatives, non certifiées de façon exacte par des documents d'archives. Toutes les autres dates ont été déterminées suite à des recherches effectuées aux Archives départementales du Puy-de-Dôme (pour les périodes anciennes) et avec la contribution de Mr Jean Labbaye, archiviste diocésain, pour le XXe siècle.
(2) Acte de vente du bâtiment de la chapelle de Lamontgie consantie par Mre Jean Chevans, Curé de la Paroisse de Mailhat, au profit des habitants du bourg de Lamontgie - 24.04.1644 - Archives départementales.
(3) Acte de bénédiction de la chapelle - 06.05.1648 - Archives départementales.
(4) Consulat, Empire, Cent-Jours : affaires particulières - an VIII-1811 - Archives départementales - 2 V 32.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 603 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 142 1 002 1 170 837 1 245 1 246 1 194 1 049 1 065
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 012 974 1 042 1 118 1 143 1 178 1 189 1 179 1 151
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 079 1 013 931 746 713 656 656 620 579
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
557 545 437 405 394 496 543 603 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Monuments[modifier | modifier le code]

Bien que de taille modeste, l'église de Mailhat, ancienne chapelle du prieuré clunisien de Sauxillanges possède un programme sculpté qui n'a rien à envier à ceux des églises majeures de Basse-Auvergne.

Doté d'une nef unique, d'un chœur à plan tréflé et d'un narthex typiquement auvergnats, cet édifice a subi quelques aménagements au XIVe siècle : l'abside fut surélevée de plusieurs mètres pour recevoir une pièce fortifiée. Cette abside, de forme polygonale, adopte une structure architecturale fréquemment employée dans certaines églises de la région, comme à Auzon pour la Collégiale Saint-Laurent.

Outre son architecture caractéristique de la région, le monument offre un portail sud exceptionnel : des voussures en plein cintre reposent sur un alignement de colonnettes à chapiteaux, dont certaines, en marbre bleu, sont des remplois d'époque gallo-romaine.

Les sculptures sur les piédroits représentent des poissons, une femme aux seins mordus par des serpents, des personnages accroupis. Luxure, avarice, vices semblent envahir l'extérieur du monument, s'appropriant également les nombreux modillons aux faces simiesques troublantes.

À l'intérieur, des anges, des hommes barbus, accroupis, accaparent les chapiteaux. À des atlantes répondent des sirènes à queue bifide ; une chouette engloutit une tortue...

Chaque année la procession du 15 août se déroule à Mailhat. La Vierge romane est portée en procession dans les ruelles.

  • Église de Lamontgie

L'église de Lamontgie est la digne héritière d'une chapelle qui fut édifiée à cet emplacement en 1644, et bénie en 1648, sous l'impulsion de la communauté villageoise du bourg de Lamontgie et le financement de Messire Jean Chevans, alors Curé de Mailhat. Elle fut fortement remaniée dans le courant du XIXe siècle sous l'impulsion de l'abbé Roche. Le cimetière qui se trouvait devant l'entrée principale de l'église, fut déplacé en 1902 à l'écart du village à son emplacement actuel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Né à Circoux le 13 décembre 1742, fils d'Antoine-Pierre Bergier, marchand, et de Catherine Pulbi. Il est décédé à Clermont-Ferrand à 84 ans, le 23 décembre 1826.

Avocat et jurisconsulte, il occupait les fonctions d'échevin et de procureur du Roi, lorsque la Révolution éclata. Il fut nommé juge de paix en 1789 et le 24 vendémiaire An IV élu député du Puy-de-Dôme au Conseil des Cinq-Cents. Adhérent au coup d'État du 18 Brumaire il fut réélu représentant du Puy-de-Dôme au Corps législatif le 4 nivôse An VII (25 décembre 1798). Il fut maire(1) de Clermont-Ferrand en 1795 pour une durée de 4 mois.
Auteur reconnu de divers ouvrages juridiques de référence.
(1) Antoine Bergier fut le 6ème maire de la ville de Clermont-Ferrand ; Gaultier de Biauzat en fut le premier maire en 1790 et 1791.

  • Jean dit Félix Roche (Abbé)

Né à Saint-Etienne-sur-Usson le 7 nivôse an XIV, fils de Guillaume Roche (maire durant 50 ans de Saint-Etienne-Usson) et de Gabrielle Bardy (élevée chez les Dames religieuses de Fontevrault à Sainte-Florine). Il fut ordonné prêtre au grand séminaire de Clermont-Ferrand. Après quelques années de vicariat, il fut nommé curé de Lamontgie le 1er Février 1844. Malgré l'agitation de la révolution de 1848, il sut maintenir l'harmonie autour de lui, ce qui lui permit d'initier la restauration de l'église, la construction du clocher et d'un nouveau presbytère. Il fonda en 1850 la congrégation des religieuses de Lamontgie, qui devint par la suite l'ordre des sœurs de Notre-Dame de Chamalières. L'abbé Roche s'attacha tellement à sa paroisse, qu'il refusa tous les postes qui lui furent offerts. Il mourut à Lamontgie le 11 novembre 1877, et fut, selon son désir, inhumé dans le cimetière de la paroisse. En reconnaissance de ses bienfaits, les habitants de Lamontgie lui ont érigé un monument sur sa tombe.(1)
(1) Tiré de 'Généalogie de la famille Bardy', Riom 1895.

  • Annet Desoches (Maître)

Originaire de Mailhat, né dans la première moitié du XVIe siècle, il s'exila à Genève. Alors ministre protestant, il fut envoyé à Issoire en 1559 à la demande de la communauté de la religion réformée(1). L'exercice de la nouvelle religion étant interdite par édit royal, celui-ci prêcha de nuit dans les caves issoiriennes. Rapidement il fut recherché, pris et emprisonné dans l'abbaye(2). La veille de la Toussaint 1559, "ceux de la religion" menèrent une expédition pour le libérer, qui échoua. On accéléra le jugement de Maître Annet Desoches, qui fut pendu au milieu de la place, sa tête fut mise en haut d'une lance, sur la porte du pont.
(1) Tiré des 'Annales de la ville d'Issoire'. Manuscrit inédit sur l'histoire des guerres religieuses en Auvergne aux XVIe et XVIIe siècles. (2) Alors prison de la ville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :