Beaulieu (Puy-de-Dôme)

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Beaulieu
Vue sur la commune de Beaulieu depuis le château d'eau de Brassac-les-Mines.
Vue sur la commune de Beaulieu depuis le château d'eau de Brassac-les-Mines.
Blason de Beaulieu
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement d'Issoire
Canton Canton de Saint-Germain-Lembron
Intercommunalité Communauté de communes du Lembron Val d'Allier
Maire
Mandat
Jean-Paul Bernard
2014-2020
Code postal 63570
Code commune 63031
Démographie
Gentilé Beliquieres
Population
municipale
408 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 45″ N 3° 17′ 10″ E / 45.4458, 3.286145° 26′ 45″ Nord 3° 17′ 10″ Est / 45.4458, 3.2861  
Altitude Min. 382 m – Max. 495 m
Superficie 8,65 km2
Localisation

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Beaulieu

Beaulieu est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme, en Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'entrée de Beaulieu dans l'histoire se situe à l'époque romaine avec la création d'une ville le long de la voie romaine qui reliait notamment les chef-lieux arverne, vellave et gabale. Cette agglomération se poursuit sur la commune voisine de Charbonnier-les-Mines ; elle a été dénommée «site de La Croix de la Pierre » par les archéologues à partir du nom du lieudit où les premières découvertes ont été faites. Implanté à 3 km au sud-ouest de la confluence de l’Allagnon et de l’Allier, le site se développe essentiellement sur le versant occidental d’une légère croupe, à une altitude moyenne de 480 m.

Le site gallo-romain est connu au moins depuis le XIXe siècle, sans que son importance n’ait été vraiment identifiée par les différentes générations d’historiens et d’archéologues, et ce malgré des découvertes récurrentes. Il faut attendre juin 2005 pour qu'une prospection aérienne révèle de nombreux bâtiments, permettant ainsi de reconnaître une agglomération couvrant plusieurs hectares. Les résultats des campagnes de prospections aériennes, couplés à ceux d’une prospection pédestre systématique ont permis de spatialiser assez finement l’extension du site, tandis qu’un diagnostic archéologique, préalable à l’installation d’un carrefour giratoire, a permis en 2009 d’en avoir une vision plus stratigraphique.

Il s’agit d’une agglomération-rue qui s’étire sur au moins 1 200 m et qui couvre plus de 40 hectares, mais les recherches ne sont pas achevées et il est vraisemblable que son étendue soit bien plus vaste. D'autres types de vestiges (lieux funéraires ou cultuels, mais également villa) en lien avec cette petite ville restent à découvrir dans sa périphérie immédiate. L'agglomération semble s’implanter dans les premières décennies du Ier s. ap. J.-C. et est abandonnée, au moins en partie, au cours du IIIe s. La voie, empierrée sur l’ensemble de la traversée du site, structure l’agglomération. Des ruelles perpendiculaires à l’axe central - également empierrées et damnées - permettent de desservir des habitations soignées, construites en dur, et dont certaines présentent des murs enduits de peinture rouge. De nombreuses maisons, pouvant aller jusqu’à des travées de 3 bâtiments s’adossent en grande partie à la colline. L’agglomération est dotée de monuments publics (au moins un temple à double cellae et une structure semi hémisphérique à interpréter) dont l’importance, à heure actuelle, est certainement sous-estimée. Une nécropole à incinération a été reconnue par les prospections au sol à l’est ; une seconde, à proximité est supposée grâce à la localisation des données bibliographiques anciennes. Une concentration de matériel située à 200 m à l’est de l’agglomération pose un problème d’interprétation (zone funéraire, habitat proche ?) tandis qu’un important complexe de bâtiments, localisé au nord-ouest, s’il s’avère bien relever de la sphère privée, permet de poser la question du lien entre élite et agglomération, sur le modèle fameux de la villa et de l’agglomération de Bliesbruck- Reinheim.

L’importance de la découverte et le bon état de conservation des vestiges, pour un site localisé dans la plaine de la Limagne, a incité le Ministère de la Culture à proposer une protection du site au titre des Monuments Historiques. L’agglomération est inscrite, depuis le 20 août 2009, sur l’inventaire supplémentaire et une procédure de classement est en cours[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Beaulieu fait partie du canton de Saint-Germain-Lembron jusqu'en 2015. À l'issue du redécoupage cantonal qui sera appliqué en 2015, la commune sera rattachée au canton de Brassac-les-Mines[2].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 réélu mars 2014 Jean-Paul Bernard[3]   Commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 408 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
493 481 552 689 694 599 671 704 744
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
739 709 714 732 722 694 745 700 730
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
729 686 675 512 522 520 537 482 454
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
410 400 406 403 399 402 410 411 408
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

{{Clement de Buren Buhr souvent s'explique dans les cadres de l'identitraction de l'Europe suivant les règles historiques et législatives avec son audisonnant de Vicomte de Beaulieu, une coutûme pas seulement d'idiôme individuel; selon les offices autorisées de la République Française une action ajoutant dans le sens positive au bien-être de la nation est permis à eux qui en sont dispensé des procédures juridiciaires en acte du ministre des affaires internes de la République Française.}}

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Dousteyssier, « Une nouvelle agglomération antique arverne : le site de « La Croix de la Pierre » (Beaulieu, Charbonnier-les-Mines — Puy-de-Dôme) », Revue archéologique du Centre de la France [En ligne], Tome 45-46 | 2006-2007,
  2. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  3. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 23 juin 2014).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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