Andria

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Andria
Image illustrative de l'article Andria
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Apulia.svg Pouilles 
Province Provincia di Barletta-Andria-Trani-Stemma.svg Barletta-Andria-Trani  
Code postal 70031
Code ISTAT 110001
Code cadastral A285
Préfixe tel. 0883
Démographie
Gentilé andriesi
Population 100 086 hab. (31-12-2010[1])
Densité 246 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 13′ 00″ N 16° 18′ 00″ E / 41.21667, 16.3 ()41° 13′ 00″ Nord 16° 18′ 00″ Est / 41.21667, 16.3 ()  
Altitude Min. 151 m – Max. 151 m
Superficie 40 700 ha = 407 km2
Divers
Saint patron San Riccardo
Fête patronale 4 avril
Localisation

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Liens
Site web http://www.comune.andria.ba.it/

Andria est une ville italienne d'environ 100 000 habitants située dans la province de Barletta-Andria-Trani dans la région des Pouilles.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la pente inférieure de la région des Murges et se trouve à une distance de 10 km de Barletta et de la Mer Adriatique. La commune est la 16e d’Italie par sa superficie d'environ 408 km2. 12 000 hectares du territoire de la commune sont inclus dans le parc national de l'Alta Murgia[2] , créé en 2004.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines d’Andria sont incertaines et se veulent légendaires à l’image de certaines cités antiques.
N’attribue-t-on pas au mythique Diomède, héros de la guerre de Troie, la fondation de la ville ?
Il apparait cependant que c’est le normand Pierre, Comte de Trani (Pierre de Trani), qui a élevé Andria au rang de « civitas » (citée fortifiée) en l'entourant de murs, autour de 1046. La ville est demeurée sous la domination normande jusqu'à ce que le royaume des Pouilles et de la Sicile échoit à des seigneurs originaires de Souabe, au XIIe siècle.
L'histoire des Souabes, en particulier celle de Frédéric II du Saint-Empire, est étroitement liée à celle de Andria. Notamment, dans la crypte de la cathédrale, ont été enterrées deux de ses épouses, Isabelle II de Jérusalem (nommée aussi Yolande de Brienne) et Isabelle d'Angleterre[3]. C’est aussi Frédéric II qui fit édifier le Castel del Monte. C’est également à Andria qu’est né le futur empereur Conrad IV du Saint-Empire.

En 1266, après la défaite et la mort de Manfred Ier de Sicile à la bataille de Bénévent, Andria passa aux mains des Angevins. Son seigneur, François I des Baux[4] (célèbre famille de nobles italiens originaire de Provence) prit plus tard le titre de Duc. En 1487, la cité fut acquise par les rois d'Aragon, le Duché passa sous domination du futur roi Frédéric Ier de Naples (dit aussi d’Aragon ou Frédéric IV).
En 1552, elle fut vendue par les espagnols à Fabrizio Carafa, pour la somme de 100 000 ducats. Antonio, fils de Fabrizio Carafa, finit par obtenir le titre de duc d'Andria par le roi Philippe II d'Espagne. Les Carafa gouvernèrent la cité jusqu’en 1799, lorsqu'elle fut prise à la suite d'un long siège par les troupes françaises du général Broussier et celles de son propre seigneur, le jeune duc Ettore Carafa, acquis aux idéaux de la Révolution. À cette date, au cours de la République napolitaine, Andria fut pillée et incendiée par les troupes françaises, pour la punir de sa loyauté envers le roi de Naples, Ferdinand IV (aussi appelé Ferdinand 1er des Deux-Siciles), malgré les tentatives d'apaisement de Carafa, qui était né et avait vécu à Andria, dont il était le feudataire.

À compter de 1808, un éphémère gouvernement de Joachim Murat, fait roi de Naples pas Napoléon Ier, permet l’abolition du système féodal et la confiscation des biens de l’Église. Mais la perte des appuis politiques de Murat et la défaite de Tolentino face aux autrichiens au printemps 1815, permet le retour des Bourbons.

Par la suite, Andria, comme tout le sud de l’Italie, fut affectée par le phénomène du « brigandage » qui a suivi l’unification italienne (avec notamment un célèbre brigand local du nom de Riccardo Colasuonno dit « Ciucciariello »[5]). Mais c’est aussi la ville dont sont originaires des patriotes libéraux qui ont participé à l’expédition des Mille, menée par Giuseppe Garibaldi[6]. Celui-ci fut d’ailleurs député d'Andria dans le premier Parlement du Royaume d'Italie en 1861 (période du 23 décembre 1865 – 13 février 1867, à laquelle s’ajoutent quelques jours de mars à avril 1867).
Dans les années 1900, la ville a vécu la grande effervescence politique et syndicale nationale mais, principalement en raison de la présence massive des ouvriers agricoles, les luttes paysannes se sont intensifiées après la période fasciste et la 2e guerre mondiale.

Andria est l'un des centres les plus peuplés des Pouilles avec plus de 100 000 habitants et est (co)chef-lieu de la nouvelle province des Pouilles avec Barletta et Trani.

Même aujourd'hui, l’agriculture demeure l'activité économique principale, notamment la culture de l'olivier et celle de la vigne, suivie par le commerce, l’artisanat et l’industrie, en particulier la fabrication de vêtements.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
30 mars 2010 en cours Nicola Giorgino Centre-droit  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Castel del Monte, Montegrosso

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Barletta, Canosa di Puglia, Corato, Minervino Murge, Ruvo di Puglia, Spinazzola, Trani

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. (it)Parco nazionale dell'Alta Murgia
  3. (it) Proloco Andria
  4. (it) Famiglia des Balzo
  5. (it) Il brigante Colasuonno (detto Ciucciariello)
  6. (it) La Gazzetta del Mezzogiorno

Voir aussi[modifier | modifier le code]