Prophétie de saint Malachie

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Édition Lignum Vitae de 1595, page de garde

La prophétie de saint Malachie ou prophétie des papes est un texte ésotérique de type prophétique et eschatologique qu'une tradition populaire attribue à l'évêque d'Irlande Malachie d'Armagh.

Le moine bénédictin de Venise Arnold de Wyon prétend avoir découvert en 1590 une prophétie qu'il attribue à saint Malachie et est censée désigner les prochains souverains pontifes. Il l'apporte aux cardinaux lors du conclave d'octobre 1590 et la fait publier pour la première fois en 1595 dans un document de cinq pages[1].

Ce texte ésotérique, qui n'est pas utilisé par l'Église, donne lieu à de nombreuses interprétations et refait régulièrement surface dans les médias lors de chaque conclave[2].

Origine du texte[modifier | modifier le code]

Arnold de Wyon fait publier en 1595 un volumineux ouvrage, intitulé Lignum vitæ, Ornamentum et decus Ecclesiæ, dont un des passages, dénommé « Prophetia S. Malachiæ, Archiepiscopi, de Summis Pontificibus », constitue la prophétie des papes. Au XVIe siècle, ce passage du texte a été soumis aux commentaires du dominicain Alphonse Ciaconi, spécialiste de la vie des papes et de l'héraldique ecclésiastique. Il s'essaie le premier à opérer des rapprochements entre devises, prophétie et certains éléments concernant les papes, comme leurs noms de famille, leurs armoiries ou leur lieux de naissance.

Ange Manrique, contemporain de Malachie, ne mentionne aucune prophétie dans les papiers de l'évêque irlandais qu'il a eu en sa possession après la mort de ce dernier à l'abbaye de Clairvaux en 1148. Par ailleurs, Jean de Salisbury et Pierre le Vénérable ont travaillé sur l'œuvre de Malachie et n'évoquent pas davantage de prophétie. Bernard de Clairvaux, contemporain et ami de Malachie, a publié la biographie de ce dernier peu de temps après sa mort, sans jamais évoquer les prétendues prophéties qu'il aurait écrites. Enfin, le texte laisse transparaître des connaissances alchimiques et cabalistiques que Malachie ne possédait pas.

Le père jésuite Claude-François Ménestrier publie en 1689 une Réfutation des prétendues prophéties de St Malachie, s'interrogeant sur le fait que personne n'a entendu cette prophétie pendant quatre siècles et demi avant sa parution en 1590, sur le fait qu'elle ne tient pas compte de tous les antipapes et que les devises avant 1590 sont des jeux de mots précis sur le nom, l'origine ou les armes des papes, celles d'après 1590 ne sont que des évocations du type de règne que les papes vont mener[3].

Les détracteurs ont fait valoir le fait que les erreurs, sur certaines devises de papes ayant régné avant 1595, se retrouvent dans les textes de cette époque, ce qui laisse supposer que les « prophéties » concernant la période antérieure à 1595 seraient un apocryphe du XVIe siècle. Ils prennent notamment l'exemple d'une erreur commise une cinquantaine d'années plus tôt par Onofrio Panvinio, professeur de théologie, lequel affirmait que le pape Eugène IV appartenait à l'ordre des Célestins. Selon eux, cette mauvaise information se retrouve dans la devise qui lui est attribuée : « Lupa Cælestina » (Louve Célestine), alors que ce pape était augustin. Jacques Halbronn fait remarquer que l'un des chapitres du Siracide comporte de nombreux éléments ayant servi pour les dernières devises[4]. Or, ce chapitre figure bel et bien dans une autre partie de l'ouvrage d'Arnold de Wyon et non dans celle consacrée aux dites devises. Ce même auteur pense que les dernières devises de la série n'étaient pas censées correspondre à des papes mais à une description de la fin des temps, et qu'on aurait inclus ces passages afin de prolonger ladite liste.

La prophétie « de saint Malachie » a beaucoup fait parler d'elle, car on peut observer des rencontres plus ou moins étonnantes entre quelques rares devises postérieures à son édition et les papes auxquels elles sont censées se référer. Mais, inversement, la plupart des devises demeurent parfaitement sibyllines et interchangeables, pouvant ainsi, sans guère de difficultés, s'appliquer à de nombreux papes. Comme on le verra ci-dessous, les ésotéristes, pour les justifier, sont souvent obligés de faire laborieusement appel aux armoiries du pape en question, ou à celles de sa famille, ou encore à celles de sa ville natale ou à celles d'une ville dont il a été évêque ou, enfin, à celles de l'ordre auquel il appartenait, etc. Aussi, indépendamment des conditions très suspectes de sa publication, cette « prophétie » ne mérite aucun crédit. Comme les textes du même type (notamment les centuries de Nostradamus), son effet prédictif s'est toujours révélé non fondé, c'est ainsi qu'il n'a jamais permis, « à l'avance », de pouvoir prédire ce qui se passerait dans le futur ; c'est toujours « après coup » qu'on s'est donné la peine d'établir des rapports entre prophétie et réalité des choses.

Forme antérieure de la prophétie dite des papes[modifier | modifier le code]

Il est possible que le texte de Wyon ait été conçu dans un but électoraliste afin d'influencer le résultat du conclave d'octobre 1590, même si le but recherché ne fut pas atteint[5]. En effet, avant même l'apparition de son propre texte, des « roues » avec gravures et devises énigmatiques ont circulé pour influencer les participants à plusieurs conclaves. On en trouve la description dans un ouvrage de Roger Duguet (Abbé Paul Boulin) intitulé Autour de la Tiare, paru chez Sorlot. Selon cet ouvrage, cette pure « propagande » a continué d'enfiévrer les esprits au moment de la Seconde Guerre mondiale.

Structure du texte[modifier | modifier le code]

C'est une liste en latin qui énumère 112 devises, attribuées à Célestin II et à ses successeurs, prétendant annoncer la fin du monde, celle-ci arrivant avec le dernier pape annoncé.
Pour chaque pape, une devise latine est donnée qui a suscité des interprétations prophétiques. Le problème de la prise en compte ou non des antipapes se pose différemment suivant la date à laquelle ce document aurait été rédigé. L'énumération des devises se termine par un texte :

« In psecutione. extrema S.R.E. sedebit. / Petrus Romanus, qui pascet oues in multis tribulationibus : / quibus transactis ciuitas septicollis diruetur,/ & Iudex tremendus iudicabit populum suum. Finis

Dans les éditions ultérieures notamment celle de Messinghan de 1624, « psecutione extrema » est remplacé par le plus éloquent « persecutione extrema. » Mais les spécialistes de la langue latine admettent que lorsque la lettre « p » est accompagnée d'un signe « s » elle peut tout autant signifier l'abréviation du préfixe pro- ou per-.

C'est pourquoi des exégètes modernes estiment que le mot psecutione ne doit pas être lu comme persecutione mais comme prosecutione (« dans la suite des temps… »), ce qui fait considérer à certains commentateurs que si Pierre le Romain doit être un successeur de Benoît XVI et être le dernier pape, il ne serait pas son successeur immédiat : d'autres papes pourraient s'intercaler entre ces deux pontifes.

L'interprétation en est controversée : faudrait-il y voir l'annonce du dernier pape « Pierre le Romain », durant le règne duquel Rome et la chrétienté seraient détruites, ou l'annonce d'un nouveau prophète ?

La fonction de prophétie s'attacherait évidemment aux papes postérieurs à 1595 dont la devise correspondrait plus ou moins à un caractère de leur pontificat ou de leur vie. La 78e devise, qui correspondrait au pape Léon XI élu en 1605, entame donc la partie prophétique du document. Le 110e pape de la liste correspondrait au pape Jean-Paul II et la devise correspondante est « De Labore Solis » (de l'éclipse du soleil[6]) tandis que celle correspondant à son successeur Benoît XVI est « Gloria olivae » (la gloire de l'olivier/l'olive).

Selon certaines interprétations de la prophétie, le pape François serait Pierre le Romain, considéré comme le dernier des papes, devant annoncer la fin du monde[2].

Liste des papes et des devises correspondantes[modifier | modifier le code]

Cette liste peut être divisée en deux groupes : un premier groupe de 74 papes et antipapes qui ont régné avant la publication des prophéties, vers 1590, et pour lequel la relation entre le pape et la devise qui lui est associée est relativement claire. Le second groupe est constitué des 38 devises associées aux papes qui ont régné depuis 1590. Pour cette liste, la relation entre le pape et la devise qui lui est associée est parfois beaucoup plus difficile à appréhender.

Papes et antipapes de 1143 à 1590 (pré-publication)[modifier | modifier le code]

Dans le tableau ci-dessous, le texte des lignes bleues reproduit le texte original — y compris l'orthographe et la ponctuation — de l'édition de 1595 de Lignum Vitae, divisé en trois colonnes pour les papes avant 1590. La première colonne contenait la devise, la seconde le nom du pape — ou de l'antipape — concerné (avec parfois des erreurs), la troisième une explication de la devise. Il semble que les devises et les explications aient été écrites par la même personne, au XVIe siècle[7]. Les antipapes sont représentés par une première ligne grise plutôt que bleue. La liste originale n'est pas numérotée.

Papes et antipapes de 1143 à 1590 (pré-publication)
  Devise (Traduction) Nom de règne (dates) Nom Explication de Lignum Vitae Armoiries
Ex caſtro Tiberis. Cœleſtinus. ij. Typhernas.
1. Du château du Tibre Célestin II
(1143–1144)
Guido de Castello Un habitant de Tifernum.
Célestin II est né à Città di Castello — anciennement appelée Tifernum-Tiberinum — sur les rives du Tibre[8].
Inimicus expulſus. Lucius. ij. De familia Caccianemica.
2. L'ennemi chassé Lucius II
(1144–1145)
Gherardo Caccianemici del Orso De la famille Caccianemici.
Selon Wion, cette devise fait référence au nom de famille de Lucius II, Caccianemici : in Italian, « Cacciare » signifie « expulser » et « nemici » se traduit par « ennemis »[9]. Bien qu'on considère traditionnellement qu'il ait appartenu à cette famille, il est peu vraisemblable que ce soit réellement le cas. De plus, même s'il avait fait partie de cette famille, le surnom Caccianemici est certainement postérieur à sa mort[10].
Ex magnitudine mõtis. Eugenius. iij. Patria Ethruſcus oppido Montis magni.
3. De la grande montagne Eugène III
(1145–1153)
Bernardo dei Paganelli di Montemagno Toscan, de la ville de Montemagno.
Selon Wion, la devise se rapporte à la ville natale d'Eugène III, Montemagno, un village près de Pise[11]. D'autres sources indiquent qu'in est né à Pise, au sein d'une famille modeste[12],[13],[14].
Abbas Suburranus. Anaſtaſius. iiij. De familia Suburra.
4. L'abbé de Subure Anastase IV
(1153–1154)
Corrado di Suburra D'une famille de Subure[11].
Né à Rome, dans le quartier de Subure.
De rure albo. Adrianus. iiij. Vilis natus in oppido Sancti Albani.
5. De la campagne blanche Adrien IV
(1154–1159)
Nicholas Breakspear Né humblement dans la ville de St Albans
Référence au lieu de naissance d'Adrien IV, près de St Albans dans le Hertfordshire[15]. Adrien IV fut également évêque d'Albano. Bien que traditionnellement présenté comme le supérieur des chanoines de l'abbaye Saint-Ruf d'Avignon, plusieurs historiens ont depuis établi qu'il appartenait en fait au clergé séculier[16].
Ex tetro carcere. Victor. iiij. Fuit Cardinalis S. Nicolai in carcere Tulliano.
6. D'une prison infâme Victor IV
(antipape)
(1159–1164)
Ottaviano Monticello Il était cardinal de Saint-Nicolas en prison.
Victor IV a été cardinal de San Nicola in Carcere, une basilique romaine dont le nom signifie Saint-Nicolas en prison, de 1138 à 1151[17]. Par ailleurs, soutenu par l'empereur Frédéric Ier, il fit jeter en prison le véritable pape, Alexandre III.
Via Tranſtiberina. Calliſtus. iij. [sic] Guido Cremenſis Cardinalis S. Mariæ Tranſtiberim.
7. D'une route qui passe le Tibre Calixte III
(antipape)
(1168–1178)
Giovanni de Struma Guido da Crema, cardinal de Sainte-Marie-du-Trastevere
Wion intervertit les noms et l'ordre des antipapes Calixte III (Giovanni de Struma) et Pashal III (Guido da Crema). C'est en effet Pascal, et non Calixte, qui est né Guido da Crema et qui a porté le titre de Sainte-Marie-du-Trastevere ; la devise s'applique donc à Pascal III[18].
De Pannonia Thuſciæ. Paſchalis. iij. [sic] Antipapa. Hungarus natione, Epiſcopus Card. Tuſculanus.
8. De la Hongrie tusculane. Pascal III
(antipape)
(1164–1168)
Guido da Crema Antipape. Hongrois de naissance, cardinal-évêque de Tusculum.
Comme mentionné ci-dessus, cette devise ne s'applique pas à Pascal III, mais à Calixte III, qui est peut-être né en Hongrie[18]. Toutefois, Calixte était cardinal-évêque d'Albano, pas de Tusculum[19].
Ex anſere cuſtode. Alexander. iij. De familia Paparona.
9. Du gardien d'oies Alexandre III
(1159–1181)
Rolando Bandinelli De la famille Paparoni.
Alexandre III est connu pour faire partie de la famille Bandinelli, connue plus tard sous le nom de famille Paparona, dont les armoiries représentaient une oie. Il existe toujours un débat au sujet de l'appartenance d'Alexandre III à cette famille[20].
Lux in oſtio. Lucius. iij. Lucenſis Card. Oſtienſis.
10. La lumière dans la porte Lucius III
(1181–1185)
Ubaldo Allucingoli Un cardinal d'Ostie originaire de Lucques.
La devise est un jeu de mots sur « Lucius » ou « Lucca » — nom de la ville de Lucques en italien — et « Ostie ». Lucius III fut cardinal-évêque d'Ostie de 1158 à 1181[21].
Sus in cribro. Vrbanus. iij. Mediolanenſis, familia cribella, quæ Suem pro armis gerit.
11. Le cochon dans un tamis Urbain III
(1185–1187)
Uberto Crivelli Un milanais, de la famille Cribella (Crivelli), qui porte un cochon sur ses armoiries.
Le nom de famille d'Urbain III Crivelli signifie en italien « crible » ou « tamis ». Les armoiries de sa famille comportaient un crible et deux cochons.[22]
Enſis Laurentii. Gregorius. viij. Card. S. Laurentii in Lucina, cuius inſignia enſes falcati.
12. La lame de Laurent Grégoire VIII
(1187)
Alberto di Morra Cardinal de San Lorenzo in Lucina, dont les armoiries sont des épées courbées.
Grégoire VIII était cardinal-prêtre de la basilique San Lorenzo in Lucina, et ses armoiries représentaient des épées entrecroisées[23]. De plus, en 1187, dans la bulle pontificale Audita tremendi[24], il exhorte la chrétienté à reprendre l'épée contre Saladin qui vient de reprendre Jérusalem et appelle à la troisième croisade.
De Schola exiet[25]. Clemens. iij. Romanus, domo Scholari.
13. Il viendra de l'école Clément III
(1187–1191)
Paolo Scolari Un romain, de la maison de Scolari.
Cette devise est un jeu de mots sur le nom de famille de Clément III, « scolari » signifiant « élèves » en italien[26].
De rure bouenſi. Cœleſtinus. iij. Familia Bouenſi.
14. Du pays des bœufs Celestin III
(1191–1198)
Giacinto di Pietro di Bobone De la famille Bovensi
La référence aux boeufs est un jeu de mot sur le nom de famille de Célestin III, Bobone[27].
Comes Signatus. Innocentius. iij. Familia Comitum Signiæ.
15. Le comte de Segni Innocent III
(1198–1216)
Lotario dei Conti di Segni Famille des comtes de Signia (Segni)
Référence directe au nom de famille d'Innocent III[28].
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Canonicus de latere. Honorius. iij. Familia Sabella, Canonicus S. Ioannis Lateranensis.
16. Le chanoine du côté Honorius III
(1216–1227)
Cencio Savelli De la famille Savelli, chanoine de Saint-Jean-de-Latran
L'affirmation de Wyon selon laquelle Honorius III a été chanoine de la basilique Saint-Jean-de-Latran est contestée par un certain nombre d'historiens[26]. La devise est un jeu de mots sur le nom de la basilique.
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Auis Oſtienſis. Gregorius. ix. Familia Comitum Signiæ Epiſcopus Card. Oſtienſis.
17. L'oiseau d'Ostie Grégoire IX
(1227–1241)
Ugolino dei Conti di Segni De la famille des comtes de Segni, cardinal-évêque d'Ostie.
Avant son élection à la papauté, Ugolino dei Conti était cardinal-évêque d'Ostie, et un aigle était représenté sur ses armoiries[29].
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Leo Sabinus. Cœleſtinus iiij. Mediolanenſis, cuius inſignia Leo, Epiſcopus Card. Sabinus.
18. Le lion sabin Célestin IV
(1241)
Goffredo Castiglioni Milanais, dont les armes représentent un lion, cardinal-évêque de Sabina.
Célestin IV était cardinal-évêque de Sabina[30] et portait un lion sur ses armoiries[31].
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Comes Laurentius. Innocentius iiij. domo flisca, Comes Lauaniæ, Cardinalis S. Laurentii in Lucina.
19. Le comte Laurent Innocent IV
(1243–1254)
Sinibaldo Fieschi De la maison Flisca (Fieschi), comte de Lavagna, cardinal de San Lorenzo in Lucina.
Wyon explique que la devise fait référence au père d'Innocent IV, le comte de Lavagna, et à son titre de cardinal-prêtre de la basilique San Lorenzo in Lucina[31]
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Signum Oſtienſe. Alexander iiij. De comitibus Signiæ, Epiſcopus Card. Oſtienſis.
20. Le signe d'Ostie Alexandre IV
(1254–1261)
Rinaldo Conti di Segni Des comtes de Segni, cardinal-évêque d'Ostie.
Alexander IV était cardinal-évêque d'Ostie et membre de la famille Conti-Segni[31], comme son oncle Grégoire IX et le pape Innocent III.
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Hieruſalem Campanię. Vrbanus iiii. Gallus, Trecenſis in Campania, Patriarcha Hieruſalem.
21. Jérusalem de Champagne Urbain IV
(1261–1264)
Jacques Pantaléon Du pays de France, de Troyes en Champagne, Patriarche de Jérusalem.
La devise fait référence au lieu de naissance d'Urbain IV, Troyes en Champagne, ainsi qu'à son titre de Patriarche de Jerusalem[32].
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Draco depreſſus. Clemens iiii. cuius inſignia Aquila vnguibus Draconem tenens.
22. Le dragon à terre Clément IV
(1265–1268)
Gui Foucois Dont le blason représente un aigle tenant un dragon dans ses serres.
Les armes de Clément IV représentent un aigle tenant un dragon dans ses serres[33].
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Anguinus uir. Gregorius. x. Mediolanenſis, Familia vicecomitum, quæ anguẽ pro inſigni gerit.
23. L'homme-serpent Grégoire X
(1271–1276)
Tebaldo Visconti Un milanais, de la famille Visconti, qui porte un serpent sur ses armoiries.
Le blason de la famille Visconti représente un serpent en train de dévorer un enfant mâle. Les sources divergent quant au fait que Grégoire X ait repris les armes de sa famille comme armoiries papales[34].
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Concionator Gallus. Innocentius. v. Gallus, ordinis Prædicatorum.
24. Le prédicateur de France Innocent V
(1276)
Pierre de Tarentaise Un français, de l'ordre des prédicateurs.
Innocent V naît dans les États de Savoie, actuellement le sud-est de la France, et fut professeur au collège de Sorbonne[35].
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Bonus Comes. Adrianus. v. Ottobonus familia Fliſca ex comitibus Lauaniæ.
25. Le bon comte Adrien V
(1276)
Ottobono de Fieschi Ottobono, de la famille Fieschi, des comtes de Lavagna.
La famille Fieschi règne sur le comté de Lavagna. La devise comporte également un jeu de mots sur le prénom d'Adrien V, Ottobono[36].
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Piſcator Thuſcus. Ioannes. xxi. antea Ioannes Petrus Epiſcopus Card. Tuſculanus.
26. Le pêcheur de Tusculum Jean XXI
(1276–1277)
Pedro Julião Anciennement Jean Pierre, cardinal-évêque de Tusculum.
Jean XXI a reçu comme nom de baptême le prénom de saint Pierre, qui était pêcheur. Il a également été cardinal-évêque de Tusculum[37].
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Roſa compoſita. Nicolaus. iii. Familia Vrſina, quæ roſam in inſigni gerit, dictus compoſitus.
27. La rose composite Nicolas III
(1277–1280)
Giovanni Gaetano Orsini De la famille Ursina (Orsini), qui sur ses armoiries porte une rose dite « composite ».
Nicolas III, membre de la famille Orsini, reprend comme armoiries papales les armes de sa famille, à peine modifiées, avec une rose sur le chef de son blason[37].
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Ex teloneo liliacei Martini. Martinus. iiii. cuius inſignia lilia, canonicus, & theſaurarius S. Martini Turonen[sis].
28. De la perception de Saint-Martin-des-Lys Martin IV
(1281–1285)
Simon de Brion Dont les armes sont des lys, chanoine et trésorier de Saint-Martin de Tours.
Martin IV était chanoine et trésorier de Saint-Martin de Tours, en France[38]. Toutefois, l'assertion de Wyon concernant les fleurs de lys des armoiries de Simon de Brion est incorrecte[39].
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Ex roſa leonina. Honorius. iiii. Familia Sabella inſignia roſa à leonibus geſtata.
29. De la rose du lion Honorius IV
(1285–1287)
Giacomo Savelli De la famille Sabella (Savelli), ses armes représentent un rose portée par des lions.
Les armoiries d'Honorius IV — celles de la famille Savelli dont il est issu — représentent au chef du blason une rose et deux lions[40].
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Picus inter eſcas. Nicolaus. iiii. Picenus patria Eſculanus.[41]
30. Le pic parmi les plats Nicolas IV
(1288–1292)
Girolamo Masci Un Picénien, originaire d'Asculum (Ascoli).
Cette devise est vraisemblablement un obscur jeu de mots sur le lieu de naissance de Nicolas IV, Ascoli, dans le Picenum[40].
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Ex eremo celſus. Cœleſtinus. v. Vocatus Petrus de morrone Eremita.
31. Sorti du désert Célestin V
(1294)
Pietro de Morrone Appelé Pierre de Morrone, un ermite.
Avant son élection, Célestin V était un moine ermite. (eremita, littéralement un habitant de l'eremus, le désert)[42].
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Ex undarũ bn̑dictione. Bonifacius. viii. Vocatus prius Benedictus, Caetanus, cuius inſignia undæ.
32. De la bénédiction des vagues Boniface VIII
(1294–1303)
Benedetto Caetani Anciennement nommé Benoît, de Gaeta, dont les armes portent des vagues.
Les armes de Boniface VIII sont traversées par « une jumelle ondée d'azur », deux lignes de vagues parallèles. La devise constitue également un jeu de mots sur le lieu de naissance de Boniface VIII — il a vu le jour à Gaeta, ville maritime du Latium — et sur son prénom — Benedetto signifie également béni[43].
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Concionator patereus. Benedictus. xi. qui uocabatur Frater Nicolaus, ordinis Prædicatorum.
33. Le prêcheur de Patara Benoît XI
(1303–1304)
Niccolò di Boccassio Qu'on appelait Frère Nicolas, de l'ordre des Prêcheurs.
Benoît XI était membre de l'ordre des Prêcheurs, et son homonyme Nicolas de Myre (saint Nicolas) est né à Patara. O'Brien note ceci : « Tout nous porte à penser que l'auteur de la prophétie et celui qui l'a interprété sont en fait une seule et même personne. Le prétendu interprète, qui savait que saint Nicolas était né à Patara, n'a pas songé au fait que d'autres pouvaient ne pas être au courant de ce fait, et que par conséquent l'explication ne leur apporterait rien »[7].
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De feſſis aquitanicis. Clemens V. natione aquitanus, cuius inſignia feſſæ erant.
34. Des fasces d'Aquitaine Clément V
(1305–1314)
Bertrand de Got Aquitain de naissance, dont les armes sont des fasces.
Clément V était évêque de Saint-Bertrand-de-Comminges en Aquitaine, avant de devenir archevêque de Bordeaux, toujours en Aquitaine. Ses armoiries comportent trois barres horizontales, appelées « fasces » en langage heraldique[44],[45].
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De ſutore oſſeo. Ioannes XXII. Gallus, familia Oſſa, Sutoris filius.
35. D'un cordonnier osseux Jean XXII
(1316–1334)
Jacques Duèze Un français, de la famille Ossa, fils d'un cordonnier.
Le nom de famille de Jean XXII était Duèze ou d'Euse, le second pouvant être traduit en Latin par « Ossa » (littéralement « des os »), le nom que Wyon mentionne. La croyance populaire qui veut qu'Arnaud Duèze — le père de Jean XXII — ait été cordonnier ne s'appuie sur aucun élément tangible[46].
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Coruus ſchiſmaticus. Nicolaus V. qui uocabatur F. Petrus de corbario, contra Ioannem XXII. Antipapa Minorita.
36. Le corbeau schismatique Nicolas V
(antipape)
(1328–1330)
Pietro Rainalducci di Corvaro Il était appelé Frère Pierre de Corbarium (Corvaro), l'antipape franciscain opposé à Jean XXII.
La devise est un jeu de mots qui fait référence au nom de famille de Pietro di Corvaro[47].
Frigidus Abbas. Benedictus XII. Abbas Monaſterii fontis frigidi.
37. L'abbé froid Benoît XII
(1334–1342)
Jacques Fournier Père abbé du monastère de la source froide.
Benoît XII était le supérieur de l'Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide, littéralement « la source froide »[48].
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De roſa Attrebatenſi. Clemens VI. Epiſcopus Attrebatenſis, cuius inſignia Roſæ.
38. De la rose d'Arras Clément VI
(1342–1352)
Pierre Roger de Beaufort Évêque d'Arras, dont les armoiries sont des roses.
Clément VI fut évêque d'Arras (en Latin, Episcopus Attrebatensis) et il y avait six roses sur les armoiries papales[49].
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De mõtibus Pãmachii. Innocentius VI. Cardinalis SS. Ioannis & Pauli. T. Panmachii, cuius inſignia ſex montes erant.
39. Des montagnes de Pammachus Innocent VI
(1352–1362)
Étienne Aubert Cardinal de Saint-Jean-et-Saint-Paul, Titulus de Pammachus, dont les armes représentent six montagnes.
Innocent VI était cardinal-prêtre de la basilique Santi Giovanni e Paolo, titre connu dans l'Antiquité sous le nom de Pammachus. Wyon et Panvinio décrivent ses armes comme représentant six montagnes[50].
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Gallus Vicecomes. Vrbanus V. nuncius Apoſtolicus ad Vicecomites Mediolanenſes.
40. Le vicomte français Urbain V
(1362–1370)
Guillaume de Grimoard Nonce apostolique auprès des Visconti de Milan.
Urbain V était français[51]. Wyon indique qu'il fut nonce apostolique auprès des Visconti de Milan[52].
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Nouus de uirgine forti. Gregorius XI. qui uocabatur Petrus Belfortis, Cardinalis S. Mariæ nouæ.
41. Le nouvel homme de la vierge forte Grégoire XI
(1370–1378)
Pierre Roger de Beaufort Appelé Belfortis (Beaufort), cardinal de Sainte-Marie-la-Nouvelle.
La devise fait référence à la fois au nom de famille de Grégoire XI et à son titre de cardinal de Santa Maria Nuova[53].
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Decruce Apoſtolica. [sic] Clemens VII. qui fuit Preſbyter Cardinalis SS. XII. Apoſtolorũ cuius inſignia Crux.
42. De la croix apostolique Clément VII
(antipape)
(1378–1394)
Robert de Genève Qui était cardinal-prêtre des Saints-Apôtres, dont les armes étaient une croix.
Les armoiries de Clément VII représentent une croix, et il était cardinal-prêtre des Saints-Apôtres[54].
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Luna Coſmedina. Benedictus XIII. antea Petrus de Luna, Diaconus Cardinalis S. Mariæ in Coſmedin.
43. La lune du Cosmedin Benoît XIII
(antipape)
(1394–1423)
Pedro de Luna Anciennement Pedro de Luna, cardinal-diacre de Sainte-Marie-du-Cosmedin.
La devise cite le nom de Benoît XIII, ainsi que son titre de cardinal-diacre de Sainte-Marie-du-Cosmedin[55].
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Schiſma Barchinoniũ. Clemens VIII. Antipapa, qui fuit Canonicus Barchinonenſis.
44. Le schisme de Barcelone Clément VIII
(antipape)
(1423–1429)
Gil Sanchez Muñoz y Carbón Antipape, qui fut chanoine de Barcelone[55].
De inferno prægnãti. Vrbanus VI. Neapolitanus Pregnanus, natus in loco quæ dicitur Infernus.
45. Conçu de l'enfer Urbain VI
(1378–1389)
Bartolomeo Prignano Natif de Naples, né dans un lieu appelé l'Enfer.
Le nom de famille d'Urbain VI était Prignano, et il était né dans un quartier de Naples, appelé Inferno (l'Enfer). La devise est un double jeu de mots sur ces faits[56].
C o a Urbano VI.svg
Cubus de mixtione. Bonifacius. IX. familia tomacella à Genua Liguriæ orta, cuius inſignia Cubi.
46. Mélange de cubes Boniface IX
(1389–1404)
Pietro Tomacelli De la famille Tomacelli, qui vient de Gênes en Ligurie, dont les armes étaient des cubes.
Les armoiries de Boniface IX comportent une bande en damier[57]. Aucune source ne confirme les liens entre Boniface IX et la ville de Gênes en Ligurie.
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De meliore ſydere. Innocentius. VII. uocatus Coſmatus de melioratis Sulmonenſis, cuius inſignia ſydus.
47. D'une meilleure étoile Innocent VII
(1404–1406)
Cosimo de' Migliorati Appelé Cosimo de Migliorati de Sulmona, dont les armes représentent une étoile.
La devise est un jeu de mots basé sur le nom d'Innoncent VII, « meilleur » (melior), et sur ses armoiries, sur lesquelles est représentée une étoile filante[57]. L'explication donne bien le lieu de naissance d'Innocent VII, Sulmona, ville italienne des Abruzzes.
C o a Innocenzo VII.svg
Nauta de Ponte nigro. Gregorius XII. Venetus, commendatarius eccleſiæ Nigropontis.
48. Le marin du pont noir Grégoire XII
(1406–1415)
Angelo Correr Un vénitien, commendataire de l'église de Negroponte.
Grégoire XII est né à Venise — d'où le terme marin, ici dans le sens qui vient de la mer. Il était également commendataire de Chalcis, alors appelée Negroponte[58].
C o a Gregorio XII.svg
Flagellum ſolis. Alexander. V. Græcus Archiepiſcopus Mediolanenſis, inſignia Sol.
49. Le fouet du soleil Alexandre V
(antipape)
(1409–1410)
Pietro Filargo da Candia Un grec, archevêque de Milan, dont les armes sont un soleil.
On trouve un soleil sur les armes d'Alexandre V, la forme ondulée des rayons peut expliquer la référence au fouet[59],[60]. Il est archevêque de Milan de 1402 à 1409.
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Ceruus Sirenæ. Ioannes XXIII. Diaconus Cardinalis S. Euſtachii, qui cum ceruo depingitur, Bononiæ legatus, Neapolitanus.
50. Le cerf de la sirène Jean XXIII
(antipape)
(1410–1415)
Baldassarre Cossa Cardinal-diacre de Saint-Eustache, qui est représenté avec un cerf, légat de Bologne, un napolitain.
Jean XXIII était cardinal-diacre de Saint-Eustache, dont la basilique est dédiée à Eustache de Rome, souvent représenté avec un cerf. Jean XXIII est originaire Naples, ville autrefois symbolisée par les sirènes de l'Odyssée, et a été légat de Bologne[59].
C o a Giovanni XXIII (Pisa).svg
Corona ueli aurei. Martinus V. familia colonna, Diaconus Cardinalis S. Georgii ad uelum aureum.
51. La couronne du voile d'or Martin V
(1417–1431)
Oddone Colonna De la famille Colonna, cardinal-diacre de San Giorgio in Velabro.
La devise est une référence à la famille de Martin V, la famille Colonna, dont les armoiries représentent une colonne surmontée d'une couronne, et à son titre cardinalice de San Giorgio in Velabro, qu'on peut traduire par « Saint Georges du Voile d'or »[61],[62]
C o a Martino V.svg
Lupa Cœleſtina, Eugenius. IIII. Venetus, canonicus antea regularis Cœleſtinus, & Epiſcopus Senẽſis.
52. La louve célestine Eugène IV
(1431–1447)
Gabriele Condulmer Un vénitien, ancien chanoine des Célestins, évêque de Sienne.
Si Eugène IV est bien né à Venise, et s'il a effectivement été évêque de Sienne de 1407 à 1409[63]— dont l'emblème est une louve, il n'a jamais appartenu à l'ordre des Célestins, mais bien à celui des Augustins[64].
C o a Eugenio IV.svg
Amator Crucis. Felix. V. qui uocabatur Amadæus Dux Sabaudiæ, inſignia Crux.
53. L'amoureux de la croix Félix V
(antipape)
(1439–1449)
Amédée, duc de Savoie Qui était appelé Amédée, duc de Savoie, ses armes étaient une croix.
La devise est une référence au prénom de Félix V, Amadeus — en latin Amadeus, « celui qui aime Dieu » — ainsi qu'aux armoiries de Savoie, qui représentent une croix. Félix V les utilise comme armes papales[63].
C o a Felice V (antipapa).svg
De modicitate Lunæ. Nicolaus V. Lunenſis de Sarzana, humilibus parentibus natus.
54. De la petite Lune Nicolas V
(1447–1455)
Tommaso Parentucelli Un lunensi[65] de Sarzana, né de parents modestes.
Nicolas V naît à Sarzana, dans le diocèse de Luni dont le nom ancien était Luna[66]. Son père, médecin mais peu fortuné, meurt durant son adolescence.
Escudo del papa Nicolás V.svg
Bos paſcens. Calliſtus. III. Hiſpanus, cuius inſignia Bos paſcens.
55. Le bœuf paissant Calixte III
(1455–1458)
Alfonso Borgia Un espagnol, dont les armes portent un bœuf paissant.
Les armoiries de Calixte III — celles de la famille Borgia — représentent un bœuf en train de paître[66]. Il est le premier des trois papes Borgia[67].
Coat of Arms of Pope Callixtus III.svg
De Capra & Albergo. Pius. II. Senenſis, qui fuit à Secretis Cardinalibus Capranico & Albergato.
56. De la chèvre et de l'auberge Pie II
(1458–1464)
Enea Silvio Piccolomini Originaire de Sienne, qui fut secrétaire des cardinaux Capranica et Albergati.
Pie II fut effectivement secrétaire des cardinaux Capranica et Albergati avant son élection, et la devise est un jeu de mots sur le nom de ces cardinaux[68]. En outre, il est né à Corsignano, dans la République de Sienne.
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De cervo et leone. Paulus. II. Venetus, qui fuit Commendatarius eccleſiæ Ceruienſis, & Cardinalis tituli S. Marci.
57. Du cerf et du lion Paul II
(1464-1471)
Pietro Barbo Originaire de Venise, qui fut commendataire de l'église de Cervie et cardinal du titre de Saint-Marc.
Paul II fut évêque de Cervie ainsi que cardinal de Saint-Marc, dont le symbole est le lion[68].
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Piscator Minorita. Sixtus. IV. Piſcatoris filius, Franciſcanus.
58. Le pêcheur mineur Sixte IV
(1471-1484)
Francesco della Rovere Fils de pêcheur, franciscain.
Sixte IV est effectivement fils de pêcheur et franciscain, ordre mineur[69].
CoA della Rovere popes.svg
Praecursor Siciliae. Innocentius. VIII. qui uocabatur Ioãnes Baptiſta, & uixit in curia Alfonſi regis Siciliæ.
59. Le précurseur de Sicile Innocent VIII
(1484-1492)
Jean-Baptiste Cibo Nommé Jean-Baptiste, et ayant vécu à la cour d'Alphonse, roi de Sicile.
Le nom de naissance du pape Innocent VIII est Jean-Baptiste, nom du précurseur du Christ, de plus, il passa sa jeunesse à la cour de Naples[70].
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Bos Albanus in porta. Alexander. VI. Epiſcopus Cardinalis Albanus & Portuenſis, cuius inſignia Bos.
60. Le bœuf d'Albano au port Alexandre VI
(1492-1503)
Rodrigo Borgia Cardinal de d'Albano et Porto, dont les armes sont un bœuf
Cardinal-évêque d'Albano et Porto (signifiant port), les armes de sa famille représentent un bœuf.[70].
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De parvo homine. Pius. III. Senenſis, familia piccolominea.
61. Du petit homme Pie III
(1503)
Francesco Todeschini Piccolomini Siennois, de la famille Piccolomini.
Pie III est issu de la famille siennoise Piccolomini dont le nom est formé des racines piccolo (« petit ») et uomini (« homme »)[71].
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Fructus Jovis juvabit. Julius. II. antea uocatus Ioannes Maria de monte.
62. Le fruit de Jupiter aidera Jules II
(1503-1513)
Giuliano della Rovere Génois, ses armes représentent un chêne, arbre de Jupiter.
Les armes de Jules II représentent un chêne, arbre sacré de Jupiter[71].
CoA della Rovere popes.svg
De craticula Politiana. Leo. X. filius Laurentii medicei, & ſcholaris Angeli Politiani.
63. D'un gril de Politien Léon X
(1513-1521)
Jean de Médicis Fils de Laurent de Médicis et élève d'Ange Politien
Saint Laurent, père de Léon X, fut martyrisé sur un gril en 258 ; et son fils fut éduqué par Ange Politien[72].
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Leo Florentius. Adrian. VI. Florẽtii filius, eius inſignia Leo.
64. Le lion de Florent Adrien VI
(1522-1523)
Adrien Florenz Fils de Florent, dont les armes sont un lion
Adrien VI fait partie de la famille Florenz, dont les armes représentent deux lions[73].
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Flos pilaei aegri. Clemens. VII. Florentinus de domo medicea, eius inſignia pila, & lilia.
65. La fleur du globe malade. Clément VII
(1523-1534)
Jules de Medicis Florentin de la maison des Médicis, dont les armes sont formés de boules et de lys.
Ses armes représentent six boules, dont l'une comporte trois lys. Le mot malade figurant dans la devise est un jeu de mot sur le nom Médicis (« Medicean » ; « médecin »)[74].
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Hiacynthus Medicorum. Paulus. III. Farneſius, qui lilia pro inſignibus geſtat, & Card. fuit SS. Coſme, & Damiani.
66. La jacinthe des médecins. Paul III
(1534-1549)
Alexandre Farnèse Farnèse, qui porte des lis dans ses armes, et cardinal de Saints Côme et Damien.
Ses armes représentent des lis bleus, ou hyacinthes, et il fut cardinal de saint Côme et saint Damien, deux médecins martyrs.[75].
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  • 67. De corona montana (La couronne du mont). Jules III (1550-1555). Jean Marie del Monte (du Mont) avait deux couronnes dans ses armes.
  • 68. Frumentum floccidum (Le froment prêt à tomber). Marcel II (9 avril 1555 - 1er mai 1555). Le cardinal Marcel Cervini, dont les armes représentaient un cerf et du froment (épis de blé), prêt à tomber car le règne de ce pape fut très court.
  • 69. De fide Petri (De la foi de Pierre). Paul IV (1555-1559). Le cardinal Pierre Carafa, carafe signifiant foi.
  • 70. Aesculapi pharmacum (Le remède d'Esculape). Pie IV (1559-1565). Giovanni Angelo de Medici avait étudié la médecine, puis le droit, (jeu de mot sur le nom de famille, Esculape étant le dieu de la médecine).
  • 71. Angelus nemorosus (L'ange des bois) Pie V (1566-1572). Michel Ghisleri (Michel est le nom d'un ange) était né à Bosco (signifiant bois) en Lombardie, en 1504.
  • 72. Medium corpus pilarum (La moitié du corps des globes) Grégoire XIII (1572-1585). Le cardinal Ugo Boncompagni dont les armes représentaient une moitié de corps de dragon, créé cardinal par Pie IV qui portait des boules dans ses armes.
  • 73. Axis in medietate signi (L'axe au milieu du signe) Sixte V (1585-1590). Felice Peretti qui portait un axe au milieu d'un lion dans ses armes (le lion est un des signes du zodiaque).
  • 74. De rore coeli (de la rosée du ciel) Urbain VII (1590-1590). Gianbattista Castagna qui fut archevêque de Rossano en Calabre, où la manne est rassemblée (ros signifie rosée en latin).
  • 75. Ex antiquitate Urbis (De l'ancienneté de la ville) Grégoire XIV (1590-1591). Niccolo Sfondrati (Nicolas Sfondrato) originaire de Milan, ville ancienne et sénateur, fils de sénateur (senator signifie ancien).
  • 76. Pia civitas in bello (La cité sainte en guerre) Innocent IX (1591-1591). Gian Antonio Facchinetti (Antoine Facchinetti) originaire de Bologne, cité célèbre dans les annales de l'Église romaine et souvent appelée à défendre la Papauté. Ce pape envoya en outre des troupes aux Ligueurs de France, seul fait important de son pontificat très court.
  • 77. Crux romulea (La croix romuléenne) Clément VIII (1592-1605). Ippolito Aldobrandini (Hippolyte Aldobrandini) de la famille romaine des Aldobrandini (Romulus fut le fondateur de Rome), dont les armes représentaient une série de croix attachées les unes aux autres et qui rappelle la croix du pontife romain à plusieurs croisillons.

Devises appliquées à des pontificats postérieurs à la prophétie[modifier | modifier le code]

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  • 78. Undosus vir (L'homme aux ondes) Léon XI (1605-1605). Alexandro Ottaviano de Medicis (Octave de Médicis). Ce pape, élu le 1er avril, fut en quelque sorte un poisson d'Avril et ne régna que 27 jours, il ne fit que passer comme l'onde qui fuit.
  • 79. Gens perversa (La gent perverse) Paul V (1605-1621). Camillo Borghese (Camille Borghèse) de la famille des Borghèse qui portaient dans leurs armes un aigle et un dragon vert, gent perverse.
  • 80. In tribulatione pacis (Dans la tribulation de la paix) Grégoire XV (9 février 1621-1623). Mort le 8 juillet. Alessandro Ludovisi avait étudié le droit (Alexandre Ludovisi), institua la Propagande, rédigea la Constitution sur la législation des Conclaves et réforma les ordres religieux dans le but de rendre la paix au monde chrétien si troublé par la guerre de Trente ans.
  • 81. Lilium et Rosa (Le lis et la rose) Urbain VIII (6 août 1623-1644). Mort le 29 juillet. Maffeo Barberini (Maeffeo Barberini) Le pontificat fut marqué par l'alliance de la rose de l'Angleterre protestante avec le lis de la France catholique au cours de la guerre de Trente ans, alliance désastreuse pour la Papauté.
  • 82. Jucunditas crucis (La joie de la croix) Innocent X (16 septembre 1644-5 janvier 1655). Mort le 7 janvier. Giambattista Pamfili (Jean-Baptiste Pamphili) Élu le jour de l'Exaltation de la croix (14 septembre).
  • 83. Montium custos (Le gardien des monts) Alexandre VII (7 avril 1655-1667). Mort le 22 mai. Fabio Chigi (Fabius Chigi) De la famille des Chigi dont les armes représentaient des montagnes que domine une étoile.
  • 84. Sidus olorum (L'astre des cygnes) Clément IX (20 juin 1667-1669). Mort le 9 décembre. Giulio Rospigliosi (Jules Rospigliosi) Naquit près de la rivière Stellata (stella signifie étoile) et au conclave où il fut élu il occupait la chambre des cygnes, appartement du Vatican appelé ainsi en raison des peintures représentant ces oiseaux.
  • 85. De flumine magno (Du grand fleuve) Clément X (29 avril 1670-1676). Mort le 22 juillet. Emilio Altieri (Emilio Altieri) De la famille des Altiéri dont les armes représentaient la constellation de Cassiopée, qui est traversée par la voie lactée appelée jadis le grand fleuve. Autre interprétation il naquit sur les bords du Tibre, le grand fleuve de Rome, qui déborda le jour de sa naissance, et il fut sauvé des eaux, comme Moïse, alors que son berceau flottait déjà à la dérive.
  • 86. Bellua insatiabitis (La bête insatiable). Innocent XI (21 septembre 1676-1689). Mort le 12 août Benedetto Odescalchi (Benoît Odescalchi) Les armoiries représentaient un aigle et un lion, deux bêtes insatiables.
  • 87. Poenitentia gloriosa (La pénitence glorieuse). Alexandre VIII (6 octobre 1689-1er février 1691). Mort le 1er septembre Pietro Ottoboni (Pierre Ottoboni) Élu en la fête de St Bruno, fondateur de l'ordre de pénitents très sévère des Chartreux (6 octobre).
  • 88. Rastrum in porta (Le rateau à la porte). Innocent XII (12 juillet 1691-1700). Mort le 27 septembre. Antonio Pignatelli (Antoine Pignatelli) De la famille Pignatelli del Rastello (du Rateau) qui habitait aux portes de Naples, le grand port Italien.
  • 89. Flores circumdati (Des fleurs tout autour). Clément XI (23 novembre 1700-1721). Mort le 19 mars. Le cardinal Gian Francisco Albani (François Albani) Né à Urbino, ville dont les armes représentaient une couronne de fleurs.
  • 90. De bona religione (De bonne religion). Innocent XIII (8 mai 1721-7 mars 1724). Le cardinal Michelangelo dei Conti (Michel-Ange Conti) De la famille des Conti dei Segni, la seule qui ait donné neuf papes à l'Église et qui était donc bien "de bonne religion".
  • 91. Miles in bello (Le soldat en guerre). Benoît XIII (29 mai 1724-1730). Mort le 21 février Pietro Francesco Orsini (Vincent Orsini) de la famille des Orsini, fort connus au Moyen Âge pour leur audace et leur héroïsme guerrier.
  • 92. Columna excelsa (La colonne élevée) Clément XII (12 juillet 1730-1740). Mort le 8 février. Le cardinal Lorenzo Corsini (Laurent Corsini) s'occupa beaucoup d'architecture ; il fit décorer de colonnes monumentales le portique principal de Saint-Jean de Latran à Rome et créa au Capitole l'École d'architecture.
  • 93. Animal rurale (L'animal des champs) Benoît XIV (20 août 1740-1758). Mort le 3 mai. Le cardinal Propero Lambertini (Prosper Lambertini). Par sa lutte constante, opiniâtre et patiente contre la philosophie impie et amorale de son siècle, il rappelle le bœuf, animal des champs, et justifie cette qualification au même titre que Saint Thomas et Bossuet.
  • 94. Rosa Umbriae (La Rose de l'Ombrie) Clément XIII (1758-1769). Il fut gouverneur de Rieti, ville de l'Ombrie connue pour les roses qui la parfument.
  • 95. Visus velox (la vue perçante) (et non pas Ursus velox (l'ours véloce) comme le donnent par erreur la plupart des sources) Clément XIV (1769-1774). La maison paternelle de ce pape avait comme enseigne un ours à la course. La devise « modifiée » tombe ici bien mieux que l'originale...
  • 96. Peregrinus apostolicus (Le voyageur apostolique) Pie VI (1775-1799). Ce pape fit deux voyages à l'étranger, c'était la première fois, depuis des siècles, qu'un pape quittait l'Italie.
  • 97. Aquila rapax (L'aigle rapace ou l'aigle ravisseur) Pie VII (1800-1823). Il fut emprisonné à Savone puis à Fontainebleau par Napoléon Ier, le 19 juin 1812, l'aigle rapace, qui le séquestra et l'obligea de signer le Concordat le 25 janvier 1813.
  • 98. Canis et Coluber (Le chien et la couleuvre) Léon XII (1823-1829). Ce pontificat est marqué par l'efflorescence des sociétés secrètes, caractérisées par le cynisme et la traîtrise.
  • 99. Vir religiosus (L'homme religieux) Pie VIII (1829-1830). Ce pontificat très court est signalé par une seule encyclique, et elle attaque les erreurs et l'indifférence moderne en matière de religion.
  • 100. De balneis Etruriae (De Balnes en Etrurie) Grégoire XVI (1831-1846). Ce pape appartenait à l'ordre des Camaldules, fondé par Saint Romuald à Balnes en Étrurie, et créa le musée étrusque au Vatican.
  • 101. Crux de cruce (La croix (venant) de la croix) Pie IX (1846-1878). Ce pape eut à supporter la croix de la persécution lors de la révolution italienne (le Risorgimento) et cette révolution était dirigée par la Maison de Savoie qui porte une croix dans ses armoiries.
  • 102. Lumen in caelo (La lumière dans le ciel) Léon XIII (1878-1903). Ce pape appartenait à la famille des Pecci dont les armes représentent une comète dans un ciel d'azur.
  • 103. Ignis ardens (Le feu ardent) Pie X (1903-1914). Élu en la fête de Saint Dominique (4 août) dont l'ordre porte en chef une torche ardente et il était cardinal du titre de Saint Bernard-aux-Thermes.
  • 104. Religio depopulata (La religion dépeuplée) Benoît XV (1914-1922). Il fut pape pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), la grippe espagnole et la révolution communiste, qui dépeuplèrent les temples de la chrétienté.
  • 105. Fides intrepida (La foi intrépide) Pie XI (1922-1939). Le pape des missions et de l'action catholique, preuves d'une foi intrépide.
  • 106. Pastor angelicus (Le pasteur angélique) Pie XII (1939-1958). Eugenio Pacelli, pasteur angélique, saint pape, est appelé le « pape de Fatima ».
  • 107. Pastor et nauta (Le pasteur et nautonier) Jean XXIII (1958-1963). Il fut patriarche de Venise, qui est la ville des navigateurs. Il fut, tel un pasteur, à la source de la grande étape du Concile Vatican II.
  • 108. Flos florum (La fleur des fleurs) Paul VI (1963-1978). Le lys, surnommé « la fleur des fleurs », est présent sur ses armes (formées de trois lys).
  • 109. De medietate lunae (de la moitié de la lune ou du temps moyen d'une lune ou de l'intermédiaire lunaire) Jean-Paul Ier (1978-1978). Jean-Paul Ier mourut 33 jours plus tard, ce qui donna lieu à beaucoup d'interprétations ; dont celle que son pontificat dura approximativement (selon l'expression populaire) "le temps d'une lune".
  • 110. De labore solis (de l'éclipse solaire, "ou" du labeur du soleil) Jean-Paul II (1978-2005). Certains y ont vu, parmi d'autres interprétations, une corrélation avec une éclipse solaire le jour de sa naissance et le jour de son enterrement. S'il y eut bien une éclipse partielle de soleil le 18 mai 1920, comme cela se produit de deux à cinq fois par an, elle n'était visible qu'en Australie et sur une partie de l'Antarctique et donc pas en Pologne[76]. Autre signification : La durée du pontificat de Jean-Paul II est de 28 ans, c'est également la durée du cycle solaire calendaire utilisé dans le comput ecclésiastique. Certains y voient aussi le fait que Jean-Paul II est le pape qui a le plus voyagé. Son long et éreintant pontificat a participé à l'épuiser par un labeur soutenu.
  • 111. (De) gloria olivae (la gloire de l'olivier/de l'olive[77]). Benoît XVI (2005-2013). Premièrement, Saint Paul a comparé le peuple juif à une branche d'olivier[78], qui à la fin des temps, viendrait s'enter sur le tronc ; deuxièmement, sont nommés oliviers les deux témoins qui, dans Apocalypse 12:4, combattront l'impiété dans les derniers jours du monde[78].

Devise non appliquée à un pontificat particulier[modifier | modifier le code]

  • 112. In persecutione extrema S.R.E. sedebit. Petrus Romanus, qui pascet oues in multis tribulationibus : / quibus transactis ciuitas septicollis diruetur,/ & Iudex tremendus iudicabit populum suum. Finis : traduction : « Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple. » Cette dernière prophétie apparaît pour la première fois dans l'édition princeps d'Arnold de Wyon du Lignum Vitae de 1595.

Conclusion du texte[modifier | modifier le code]

Ce texte se termine par la phrase suivante : « Quae ad Pontifices adiecta, non sunt ipsius Malachiae, sed R.P.F. Alphonsi Giaconis, Ord. Praedicatorum, huius interpretis ». Traduction : « Ce qui a été ajouté (en observation des/aux) papes ne provient pas de Malachie mais l'a été par Alphonsi Giaconis de l'ordre des prêcheurs, ce ne sont que ses seules interprétations ». En effet, le texte original des prophéties est annoté jusqu'à la 74e (Urbain VII), et chaque prophétie reliée à un pape jusqu'à la 77e (Clément VIII)[79].

Le texte original[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raoul Auclair, La Prophétie des Papes, Nouvelles éditions latines, 1969.
  2. a et b http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/14/prophetie-saint-malachie-pape-francois_n_2874282.html, Huffingtonpost, 13 mars 2013
  3. Biographie universelle ou Dictionnaire historique, Furne et cie,‎ 1841 (lire en ligne), p. 635
  4. Papes et Prophéties, éd. Axiome, 2005, ISBN 978-2-84462-159-7 (2844621597)
  5. Frédéric Lenoir, « Apocalypse ou fin d’un monde ? », conférence à l'auditorium de la Cité des sciences, 2 octobre 2012
  6. Virgile, Géorgiques, 1, 478
  7. a et b O'Brien note ceci : « Tout nous porte à penser que l'auteur de la prophétie et celui qui l'a interprété sont en fait une seule et même personne. Le prétendu interprète, qui savait que saint Nicolas était né à Patara, n'a pas songé au fait que d'autres pouvaient ne pas être au courant de ce fait, et que par conséquent l'explication ne leur apporterait rien. »
    « Everything leads us to suspect that the author and interpreter of the prophecy is one and the same person. The pretended interpreter who knew that Patare was the birthplace of St. Nicholas forgot that others may not be aware of the fact, and that therefore the explanation would be thrown away on them. »
    O'Brien 1880, p. 47.
  8. O'Brien 1880, p. 28.
  9. O'Brien 1880, p. 28; Bander 1969, p. 19.
  10. Dizionario Biografico degli Italiani 2007, "Lucio II, papa".
  11. a et b O'Brien 1880, p. 29; Bander 1969, p. 19.
  12. Dizionario Biografico degli Italiani 2007, "Eugenio III, papa".
  13. Michael Horn, Studien zur Geschichte Papst Eugens III.(1145-1153), Peter Lang Verlag 1992, pp. 28-33.
  14. Enciclopedia dei papi Treccani
  15. O'Brien 1880, p. 31.; Bander 1969, p. 23.
  16. Hüls, Rudolf: Kardinäle, Klerus und Kirchen Roms: 1049–1130. Bibliothek des Deutschen Historischen Instituts in Rom. Max Niemeyer Verlag. Tübingen 1977,p. 201. ISBN 978-3-484-80071-7
  17. O'Brien 1880, p. 31; Bander 1969, p. 25.
  18. a et b O'Brien 1880, p. 33; Bander 1969, p. 26.
  19. Johannes Matthias Brixius, Die Mitglieder des Kardinalkollegiums von 1130-1181. Berlin : R. Trenkel, 1912, p. 68-69, no. 1
  20. O'Brien 1880, p. 34; Bander 1969, p. 24.
  21. O'Brien 1880, p. 36; Bander 1969, p. 24.
  22. O'Brien 1880, p. 36; Bander 1969, p. 28.
  23. O'Brien 1880, p. 37; Bander 1969, p. 28.
  24. Page 557 dans Les Plantagenêts de Jean Favier (2004)
  25. Forme non standard du verbe, qui remplace le classique exibit.
  26. a et b O'Brien 1880, p. 37; Bander 1969, p. 29.
  27. Bander 1969, p. 30.
  28. O'Brien 1880, p. 38; Bander 1969, p. 30.
  29. O'Brien 1880, p. 39; Bander 1969, p. 32.
  30. (it) Agostino Paravicini Bagliani, Cardinali di curia e « familiae » cardinalizie dal 1227 al 1254, Padoue, Antenore, coll. « Italia sacra »,‎ 1972, 2 volumes in-8o, 611 p.
  31. a, b et c O'Brien 1880, p. 40; Bander 1969, p. 33.
  32. O'Brien 1880, p. 40; Bander 1969, p. 34.
  33. O'Brien 1880, p. 41; Bander 1969, p. 35.
  34. O'Brien 1880, p. 42; Bander 1969, p. 35.
  35. O'Brien 1880, p. 42; Bander 1969, p. 36.
  36. O'Brien 1880, p. 43; Bander 1969, p. 36.
  37. a et b O'Brien 1880, p. 43; Bander 1969, p. 37.
  38. Bander 1969, p. 38.
  39. O'Brien 1880, p. 44.
  40. a et b O'Brien 1880, p. 44; Bander 1969, p. 39.
  41. Plus correctement Asculanus, mais cela rendrait le jeu de mot incompréhensible.
  42. O'Brien 1880, p. 45; Bander 1969, p. 41.
  43. O'Brien 1880, p. 46; Bander 1969, p. 42.
  44. O'Brien 1880, p. 47
  45. Bander 1969, p. 43.
  46. O'Brien 1880, p. 48; Bander 1969, p. 44.
  47. O'Brien 1880, p. 48; Bander 1969, p. 45.
  48. O'Brien 1880, p. 49; Bander 1969, p. 45.
  49. O'Brien 1880, p. 49; Bander 1969, p. 46.
  50. O'Brien 1880, p. 49; Bander 1969, p. 47.
  51. Bander 1969, p. 47.
  52. O'Brien 1880, p. 50.
  53. O'Brien 1880, p. 50; Bander 1969, p. 48.
  54. O'Brien 1880, p. 51; Bander 1969, p. 50.
  55. a et b O'Brien 1880, p. 52; Bander 1969, p. 51.
  56. O'Brien 1880, p. 53; Bander 1969, p. 48.
  57. a et b O'Brien 1880, p. 53; Bander 1969, p. 49.
  58. O'Brien 1880, p. 54; Bander 1969, p. 50.
  59. a et b O'Brien 1880, p. 54;
  60. Bander 1969, p. 52.
  61. O'Brien 1880, p. 55.
  62. Bander 1969, p. 53.
  63. a et b O'Brien 1880, p. 55; Bander 1969, p. 54.
  64. « The Cardinals of the Holy Roman Church: Biographical Dictionary (Gregory XII (1406-1415), Consistory of May 9, 1408) », sur The Cardinals of the Holy Roman Church, Florida International University,‎ 1998 (consulté le 23 novembre 2013)
  65. Gentilé des habitants de Luni en italien.
  66. a et b O'Brien 1880, p. 56; Bander 1969, p. 56.
  67. La famille Borgia a compté trois papes : Calixte III, de 1455 à 1458, Alexandre VI, son neveu, de 1492 à 1503, et enfin Innocent X, un parent éloigné du précédent.
  68. a et b O'Brien 1880, p. 56; Bander 1969, p. 57.
  69. O'Brien 1880, p. 57; Bander 1969, p. 58
  70. a et b O'Brien 1880, p. 57; Bander 1969, p. 59.
  71. a et b O'Brien 1880, p. 58; Bander 1969, p. 60.
  72. O'Brien 1880, p. 58; Bander 1969, p. 61.
  73. O'Brien 1880, p. 58; Bander 1969, p. 62.
  74. O'Brien 1880, p. 59; Bander 1969, p. 62.
  75. O'Brien 1880, p. 59; Bander 1969, p. 63.
  76. Voir l'éclipse sur le site de l'Institut de Mécanique céleste et de calcul des éphémérides, illustration en ligne
  77. Félix Gaffiot, Dictionnaire Gaffiot Latin-Français, éd. Hachette, 1934, p. 1076, traduction en ligne de oliva
  78. a et b La prophétie des papes attribuée à S. Malachie : étude critique, par l'Abbé Joseph Maître (Gallica)
  79. Arnold de Wyon, Lignum vitae, ornamentum et decus ecclesiae, 1595, Lib. ii, p. 307-311, lire en ligne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

ouvrage d'Arnold de Wyon
ouvrages traitant de la prophétie de saint Malachie
romans autour de la prophétie de saint Malachie

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

(en) Prophecies of St. Malachy sur le site The Catholic Encyclopedia