Prophétie de saint Malachie
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La prophétie de saint Malachie ou prophétie des papes est un texte ésotérique de type prophétique et eschatologique qu'une tradition populaire attribue à l'évêque d'Irlande Malachie d'Armagh.
Le moine bénédictin de Venise Arnold de Wyon prétend avoir découvert en 1590 une prophétie qu'il attribue à saint Malachie et est censée désigner les prochains souverains pontifes. Il l'apporte aux cardinaux lors du conclave d'octobre 1590 et la fait publier pour la première fois en 1595 dans un document de cinq pages[1].
Ce texte ésotérique, qui n'est pas utilisé par l'Église, donne lieu à de nombreuses interprétations et refait régulièrement surface dans les médias lors de chaque conclave.
Sommaire |
Origine du texte [modifier]
Arnold de Wyon fait publier en 1595 un volumineux ouvrage, intitulé Lignum vitæ, Ornamentum et decus Ecclesiæ, dont un des passages, dénommé « Prophetia S. Malachiæ, Archiepiscopi, de Summis Pontificibus », constitue la prophétie des papes. Au XVIe siècle, ce passage du texte a été soumis aux commentaires du dominicain Alphonse Ciaconi, spécialiste de la vie des papes et de l'héraldique ecclésiastique. Il s'essaie le premier à opérer des rapprochements entre devises, prophétie et certains éléments concernant les papes, comme leurs noms de famille, leurs armoiries ou leur lieux de naissance.
Ange Manrique, contemporain de Malachie, ne mentionne aucune prophétie dans les papiers de l'évêque irlandais qu'il a eu en sa possession après la mort de ce dernier à l'abbaye de Clairvaux en 1148. Par ailleurs, Jean de Salisbury et Pierre le Vénérable ont travaillé sur l'œuvre de Malachie et n'évoquent pas davantage de prophétie. Bernard de Clairvaux, contemporain et ami de Malachie, a publié la biographie de ce dernier peu de temps après sa mort, sans jamais évoquer les prétendues prophéties qu'il aurait écrites. Enfin, le texte laisse transparaître des connaissances alchimiques et cabalistiques que Malachie ne possédait pas.
Le père jésuite Claude-François Ménestrier publie en 1689 une Réfutation des prétendues prophéties de St Malachie, s'interrogeant sur le fait que personne n'a entendu cette prophétie pendant quatre siècles et demi avant sa parution en 1590, sur le fait qu'elle ne tient pas compte de tous les antipapes et que les devises avant 1590 sont des jeux de mots précis sur le nom, l'origine ou les armes des papes, celles d'après 1590 ne sont que des évocations du type de règne que les papes vont mener[2].
Les détracteurs ont fait valoir le fait que les erreurs, sur certaines devises de papes ayant régné avant 1595, se retrouvent dans les textes de cette époque, ce qui laisse supposer que les « prophéties » concernant la période antérieure à 1595 seraient un apocryphe du XVIe siècle. Ils prennent notamment l'exemple d'une erreur commise une cinquantaine d'années plus tôt par Onofrio Panvinio, professeur de théologie, lequel affirmait que le pape Eugène IV appartenait à l'ordre des Célestins. Selon eux, cette mauvaise information se retrouve dans la devise qui lui est attribuée : « Lupa Cælestina » (Louve Célestine), alors que ce pape était augustin. Jacques Halbronn fait remarquer que l'un des chapitres du Siracide comporte de nombreux éléments ayant servi pour les dernières devises[3]. Or, ce chapitre figure bel et bien dans une autre partie de l'ouvrage d'Arnold de Wyon et non dans celle consacrée aux dites devises. Ce même auteur pense que les dernières devises de la série n'étaient pas censées correspondre à des papes mais à une description de la fin des temps, et qu'on aurait inclus ces passages afin de prolonger ladite liste.
La prophétie « de saint Malachie » a beaucoup fait parler d'elle, car on peut observer des rencontres plus ou moins étonnantes entre quelques rares devises postérieures à son édition et les papes auxquels elles sont censées se référer. Mais, inversement, la plupart des devises demeurent parfaitement sibyllines et interchangeables, pouvant ainsi, sans guère de difficultés, s'appliquer à de nombreux papes. Comme on le verra ci-dessous, les ésotéristes, pour les justifier, sont souvent obligés de faire laborieusement appel aux armoiries du pape en question, ou à celles de sa famille, ou encore à celles de sa ville natale ou à celles d'une ville dont il a été évêque ou, enfin, à celles de l'ordre auquel il appartenait, etc. Aussi, indépendamment des conditions très suspectes de sa publication, cette « prophétie » ne mérite aucun crédit. Comme les textes du même type (notamment les centuries de Nostradamus), son effet prédictif s'est toujours révélé non fondé, c'est ainsi qu'il n'a jamais permis, « à l'avance », de pouvoir prédire ce qui se passerait dans le futur ; c'est toujours « après coup » qu'on s'est donné la peine d'établir des rapports entre prophétie et réalité des choses.
Forme antérieure de la prophétie dite des papes [modifier]
Il est possible que le texte de Wyon ait été conçu dans un but électoraliste afin d'influencer le résultat du conclave de 1590, même si le but recherché ne fut pas atteint[4]. En effet, avant même l'apparition de son propre texte, des « roues » avec gravures et devises énigmatiques ont circulé pour influencer les participants à plusieurs conclaves. On en trouve la description dans un ouvrage de Roger Duguet (Abbé Paul Boulin) intitulé Autour de la Tiare, paru chez Sorlot. Selon cet ouvrage, cette pure « propagande » a continué d'enfiévrer les esprits au moment de la dernière guerre mondiale.
Structure du texte [modifier]
C'est une liste en latin qui énumère 112 devises, attribuées aux papes successeurs de Célestin II (1143-1144) et prétendant annoncer la fin du monde, celle-ci arrivant avec le dernier pape annoncé.
Pour chaque pape, une devise latine est donnée qui a suscité des interprétations prophétiques. Le problème de la prise en compte ou non des antipapes se pose différemment suivant la date à laquelle ce document aurait été rédigé. L'énumération des devises se termine par un texte :
- « In psecutione. extrema S.R.E. sedebit. / Petrus Romanus, qui pascet oues in multis tribulationibus : / quibus transactis ciuitas septicollis diruetur,/ & Iudex tremendus iudicabit populum suum. Finis.»
Dans les éditions ultérieures notamment celle de Messinghan de 1624, « psecutione extrema » est remplacé par le plus éloquent « persecutione extrema. » Mais les spécialistes de la langue latine admettent que lorsque la lettre « p » est accompagnée d'un signe « s » elle peut tout autant signifier l'abréviation du préfixe pro- ou per-.
C'est pourquoi des exégètes modernes estiment que le mot psecutione ne doit pas être lu comme persecutione mais comme prosecutione (« dans la suite des temps… »), ce qui fait considérer à certains commentateurs que si Pierre le Romain doit être un successeur de Benoît XVI et être le dernier pape, il ne serait pas son successeur immédiat : d'autres papes pourraient s'intercaler entre ces deux pontifes.
L'interprétation en est controversée : faudrait-il y voir l'annonce du dernier pape « Pierre le Romain », durant le règne duquel Rome et la chrétienté seraient détruites, ou l'annonce d'un nouveau prophète ?
La fonction de prophétie s'attacherait évidemment aux papes postérieurs à 1595 dont la devise correspondrait plus ou moins à un caractère de leur pontificat ou de leur vie. La 78e devise, qui correspondrait au pape Léon XI élu en 1605, entame donc la partie prophétique du document. Le 110e pape de la liste correspondrait au pape Jean-Paul II et la devise correspondante est « De Labore Solis » (de l'éclipse du soleil[5]) tandis que celle correspondant à son successeur Benoît XVI est « Gloria olivae » (la gloire de l'olivier/l'olive). Il s'agit de la dernière devise avant celle de Petrus Romanus, qui clôt la liste.
Liste des devises [modifier]
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Les interprétations des devises et les indices visant à faire concorder devise et papes sont extrêmement variables suivant les sources. À l'instar des prophéties de Nostradamus, il est possible de trouver, dans la vie d'une personne, un fait permettant de donner une signification à la devise.
- 1. Ex castro Tiberis (du château du Tibre) Célestin II (1143-1144). Il est né à Città di Castello, anciennement appelée Tiphernum (même racine que pour le mot Tibre).
- 2. Inimicius expulsus (l'ennemi chassé) Lucius II (1144-1145). Il est chassé de Rome par le sénat romain.
- 3. Ex magnitudine montis (issu de Montemagno) Eugène III (1145-1153). Il est né à Montemagno, près d'Asti.
- 4. Abbas suburranus (l'abbé de Suburre) Anastase IV (1153-1154). Il est né à Rome dans le quartier de la Suburra.
- 5. De rure albo (d'une blanche campagne) Adrien IV (1154-1159). Ce pape d'origine anglaise est le fils d'un paysan et est né dans une ferme dépendant de l'église Saint-Albans. Avant d'être pape, il fut également évêque d'Albe.
- 6. Ex tetro carcere (d'une horrible prison) Victor IV, antipape (1159-1164). Soutenu par l'empereur Frédéric Ier, il fit jeter en prison le véritable pape Alexandre III.
- 7. Via Transtiberina (la voie au-delà du Tibre) Pascal III, antipape (1164-1168). Il était cardinal de Sainte-Marie au Transtevere (Tibre se dit Tevere en italien).
- 8. De Pannonia Tusciae (de la Hongrie à la Toscane) Calixte III, antipape (1170-1177). Cet antipape, originaire de Pannonie (ancien nom de la Hongrie), a été opposé au pape Alexandre III, né en Toscane.
- 9. Ex ansere custode (grâce à l'oie protectrice) Alexandre III (1159-1181). À l'image des oies du Capitole qui sauvèrent Rome des Gaulois, Alexandre III finit par battre l'empereur Frédéric Ier avec qui il avait lutté pendant 18 ans et qui lui opposa trois antipapes.
- 10. Lux in ostio (la lumière à l'embouchure) Lucius III (1181-1185). Il est né à Lucques (Luca en latin) et a été évêque d'Ostie, port situé à l'embouchure du Tibre (ostium en latin).
- 11. Sus in cribro (le cochon contre un crible) Urbain III (1185-1187). Issu de la famille des Crivelli (crivellum est le diminutif de cribrum, crible), il doit lutter contre l'empereur Frédéric Ier (le cochon) qui s'est à nouveau révolté contre le pouvoir temporel du pape.
- 12. Ensis Laurentii (l'épée de Laurent) Grégoire VIII (1187). Ce pape avait été cardinal avec le titre de Saint-Laurent. Son blason comporte deux épées en sautoirs. Enfin, il exhorte la Chrétienté à reprendre l'épée contre Saladin qui vient de reprendre Jérusalem.
- 13. De Schola exiet (il sera issu de Schola) Clément III (1187-1191). De son vrai nom, Paolo Scolari.
- 14. De rure bovensi (de la campagne des Bobo) Célestin III (1191-1198). Issu de la famille des Bobo-Orsini, il est né dans la campagne romaine.
- 15. Comes signatus (Le comte de Segni) Innocent III (1198-1216). Ce pape est appartient à la famille des comtes de Segni.
- 16. Canonicus ex latere (Chanoine conforme à Latran) Honorius III (1216-1227). Cet ancien chanoine de Sainte-Marie-Majeure poursuivit les travaux entamés par son prédécesseur au concile du Latran.
- 17. Avis ostiensis (L'oiseau d'Ostie) Grégoire IX (1227-1241). Neveu du pape Innocent III, cet évêque d'Ostie portait un aigle sur son blason.
- 18. Leo Sabinus (Le lion sabin) Célestin IV (1241). Cardinal-prêtre du titre de Saint-Marc (le lion de Saint-Marc) puis évêque de la province de Sabine, il est issu de la famille de Castiglione dont les armes portent un lion.
- 19. Comes Laurentius (Le comte de Saint-Laurent) Innocent IV (1243-1254). Issu de la famille des comtes de Lavagna, il est cardinal-prêtre de Saint-Laurent in Lucina.
- 20. Signul Ostiense (Segni d'Ostie) Alexandre IV (1254-1261). Neveu du pape Grégoire IX, il est issu de la famille des comtes de Segni et sera évêque d'Ostie.
- 21. Jerusalem Campaniae (Jérusalem de Champagne) Urbain IV (1261-1264). Ce pape français est né à Troyes en Champagne et a été patriarche de Jérusalem.
- 22. Draco depressus (Le dragon ruiné) Clément IV (1265-1268). Le pape, aidé par Charles d'Anjou, est soutenu par le parti guelfe dans sa lutte contre l'empereur Manfred. Les armes des Guelfes portent un aigle pressant de ses serres un dragon. Charles d'Anjou battra Manfred (le dragon).
- 23. Anguineus vir (L'homme au serpent) Grégoire X (1271-1276). Charles d'Anjou, nouveau roi de Sicile, se révélant un homme cruel et ambitieux (le serpent), Grégoire X est contraint de renverser ses alliances et de soutenir le parti gibelin.
- 24. Concionator Gallus (Le prédicateur de France) Innocent V (1276). Il occupa la chaire de théologie à Paris en remplacement de Saint Thomas d'Aquin.
- 25. Bonus comes (Le bon comte) Adrien V (1276). Neveu d'Innocent IV, il est issu de la famille des comtes de Lavagna.
- 26. Piscator Tuscus (Le pécheur toscan) Jean XXI (1276-1277). Le prénom de ce pape était Pierre (Saint Pierre était pécheur). Il fut évêque de Tusculum.
- 27. Rosa composita (La rose en bon ordre) Nicolas III (1277-1280). Les armes de ce pape portent une rose.
- 28. Ex telonio liliacei Martini (du bureau du percepteur de Martin des lis) Martin IV (1281-1285). Avant d'être élu pape, il fut trésorier de l'église Saint-Martin de Tours puis légat du pape en France (le pays des lis).
- 29. Ex rosa leonina (de la rose du lion) Honorius IV (1285-1287). Ses armes portent deux lions et une rose.
- 30. Picus inter escas (d'Ascoli Piceno) Nicolas IV (1288-1292). Il est né à Ascoli Piceno.
- 31. Ex eremo celsus (élevé à partir de la solitude) Célestin V (1294). Il vivait comme un ermite dans la solitude des Abruzzes. Élu pape, il démissionna au bout de quelques mois pour retourner à sa vie d'ermite.
- 32. Ex undarum benedictione (de la bénédiction des ondes) Boniface VIII (1294-1303). Les armes de ce pape, nommé Benedetto Caetani, portent deux bandes ondées d'azur. En 1300, il institua le jubilé du siècle qui vit des flots de pèlerins se rendre à Rome pour recevoir la bénédiction papale.
- 33. Concionator Patareus (Le prédicateur de Patara) Benoît XI (1303-1304). Appartenant à l'ordre des Prêcheurs, ce pape se prénommait Niccolo (Saint Nicolas était originaire de Patara en Lycie).
- 34. De fasciis Aquitanicis (des fasces d'Aquitaine) Clément V (1305-1314). Il était issu d'une noble famille de Gascogne dont les armes étaient "d'or à trois fasces de gueules".
- 35. De sutore osseo (du cordonnier d'Ossa) Jean XXII (1316-1334). Jacques Duèze (ou d'Ossa) était le fils d'un cordonnier de Cahors.
- 36. Corvus schismaticus (Le corbeau schismatique) Nicolas V, antipape (1328-1330). Il est né dans le village de Corberia et son élection provoque un schisme dans la Chrétienté.
- 37. Frigidus abbas (le froid abbé) Benoît XII (1334-1342). Il fut abbé de Fontfroide dans le diocèse de Narbonne.
- 38. Ex rosa Atrebatensi (de la rose d'Arras) Clément VI (1342-1352). Il fut évêque d'Arras, capitale de l'Artois (peuplée par les Atrébates à l'époque romaine), et son blason portait six roses.
- 39. De montibus Pammachii (Le lutteur des monts) Innocent VI (1352-1362). Il est né à Mont dans le Limousin et fut évêque de Clermont. Il fut également évêque d'Ostie où un certain Saint Pammaque fonda un hospice.
- 40. Gallus videcomes (L'aristocrate français) Urbain V (1362-1370). Ce pape d'origine française était issu de la famille des barons de Grisac.
- 41. Novus de virgine forti (fort de Sainte-Marie nouvelle) Grégoire XI (1370-1378). De son vrai nom, Pierre-Roger de Beaufort, il fut nommé cardinal au titre de Santa-Maria-Nuova.
- 42. De cruce apostolica (de la croix des apôtres) Clément VII, antipape (1378-1394). Le graphisme de ses armes dessine une croix et il fut nommé cardinal au titre des douze apôtres.
- 43. Luna Cosmedina (la lune de Cosmedin) Benoît XIII antipape (1394-1424). De son vrai nom, Pedro de Luna, il fut nommé cardinal au titre de Sainte-Marie in Cosmedin.
- 44. Schisma Barcinonum (le schisme de Barcelone) Clément VIII, antipape (1424-1429). Originaire de Barcelone, il fut comme tous les antipapes à l'origine d'un schisme dans la Chrétienté.
- 45. De inferno Praegnanti (de l'enfer de Pregnani) Urbain VI (1378-1389). De son vrai nom, Bartolomeo Prignano, il est né dans un faubourg de Naples appelé Inferno.
- 46. Cubus de mixtione (un cube hors de son élément) Boniface IX (1389-1404). Lorsqu'il fut élu pape, régnait l'antipape Clement VII, ce "cube" (pierre) sur lequel repose l'Église et qui s'était mis hors de son élément en provoquant le Grand Schisme d'Occident.
- 47. De meliore sidere (de l'étoile de Melior) Innocent VII (1404-1406). Il appartient à la famille Migliorati dont les blasons portent toujours un astre (étoile ou comète).
- 48. Nauta de Ponte-Nigro (le nautonnier de Négrepont) Grégoire XII (1406-1415). Il est né à Venise, ville où on se déplace en bateau, et fut patriarche latin de Constantinople, dont l'évêché patriarcal était celui de Négrepont depuis 1314.
- 49. Flagellum solis (le fléau du soleil) Alexandre V, antipape (1409-1410). Son blason porte un soleil.
- 50. Cervus sirenae (le cerf de Naples) Jean XXIII, antipape (1410-1419). Ce pape est né à Naples (anciennement appelé Parthénope, nom d'une sirène dont le corps fut trouvé à l'endroit où on fonda la ville). Il fut cardinal de Saint-Eustache (Saint Eustache se convertit au christianisme après avoir vu une croix au milieu des cornes d'un cerf).
- 51. Corona veli aurei (la couronne du voile d'or) Martin V (1417-1431). Oddo Colonna. De la famille Colonna, cardinal-diacre de St Georges au voile d'or (les armes des Colonna représentaient une couronne).
- 52. Lupa coelestina (la louve célestine) Eugène IV (1431-1447). Ermite de Saint Augustin, Gabriel Condulmer. Vénitien, d'abord chamoine régulier célestin et évêque de Sienne (les armes de cette ville représentaient une louve).
- 53. Amator crucis (l'amant de la croix) Félix V, antipape (1439-avril 1449). Duc Amédée VIII de Savoie. Qui fut appelé Amédée (Amadeus, aime-dieu) duc de Savoie, dont les armes représentaient une croix.
- 54. De modicitate Lunae (la petite lune). Nicolas V (6 mars 1447-1455). Tommaso Parentucell. De la Lunégiane de Sarzane, né de parents modestes.
- 55. Bos pascens (le bœuf paissant) Calixte III (1455-1458). Alonzo de Borgia. Espagnol, dont les armes représentaient un bœuf paissant.
- 56. De capra et albergo (la chèvre et l'auberge) Pie II (1458-1464). Enée Piccolomini. Siennois, qui fut secrétaire des cardinaux Capranica (capra signifie chèvre) et Albergati (alberga signifie auberge).
- 57. De cervo et leone (le cerf et le lion) Paul II (1464-1471). Pietro Barbo, cardinal de Saint-Marc et nommé évêque de Cervia. Vénitien, qui fut commendataire de l'église de Cervie et cardinal du titre de St Marc (dont le symbole est un lion). Il avait un lion dans ses armes).
- 58. Piscator Minorita (Le pêcheur mineur) Sixte IV (1471-1484). Francesco della Rovere, élevé par les frères mineurs, fils de pêcheur, franciscain (ordre mineur).
- 59. Praecursor Siciliae (Le précurseur de Sicile) Innocent VIII (1484-1492). le cardinal Jean-Baptiste Cibo, évêque de Malfetta Qui fut appelé Jean-Baptiste (nom du précurseur du Christ) et qui vécut à la cour l'Alphonse, roi de Sicile.
- 60. Bos Albanus in porta (Le bœuf d'Albano au port). Alexandre VI (1492-1503). Rodrigo Borgia de Valence, évêque de Portus, Cardinal-évêque d'Albano et Porto (signifie port) dont les armes représentaient un bœuf.
- 61. De parvo homine (Du petit homme). Pie III (1503-1503). le cardinal Francesco Todeschini Piccolomini, Siennois, de la famille Piccolomini (piccolo signifie petit; uomini, hommes).
- 62. Fructus Jovis juvabit (Le fruit de Jupiter aidera). Jules II (1503-1513). Le cardinal Giuliano della Rovere, Ligurien, ses armes représentaient un chêne, arbre de Jupiter.
- 63. De craticula Politiana (Du gril de Politien). Léon X (1513-1521). Le pape né Jean de Médicis était fils de Laurent de Médicis (saint Laurent ayant eu comme insigne un gril) et fut élève de Politien.
- 64. Leo Florentius (Le lion de Florent). Adrien VI (1522-1523). Adrien Florenz, évêque de Tortosa, Fils de Florent, dont les armes représentaient un lion.
- 65. Flos pilaei aegri (La fleur du globe malade). Clément VII (1523-1534). Les armes du Florentin Jules de Medicis représentaient des boules, dont l'une était surmontée d'un lys. Le mot malade figurant dans la devise peut se rapprocher du jeu de mot sur le nom Médicis, médecin).
- 66. Hiacynthus Medicorum (La jacinthe des médecins). Paul III (1534-1549). Alexandre Farnèse portait des lis bleus (ou hyacinthes) dans ses armes, et fut cardinal de saint Côme et saint Damien, deux médecins martyrs.
- 67. De corona montana (La couronne du mont). Jules III (1550-1555). Jean Marie del Monte (du Mont) avait deux couronnes dans ses armes.
- 68. Frumentum floccidum (Le froment prêt à tomber). Marcel II (9 avril 1555 - 1er mai 1555). Le cardinal Marcel Cervini, dont les armes représentaient un cerf et du froment (épis de blé), prêt à tomber car le règne de ce pape fut très court.
- 69. De fide Petri (De la foi de Pierre). Paul IV (1555-1559). Le cardinal Pierre Carafa, carafe signifiant foi.
- 70. Aesculapi pharmacum (Le remède d'Esculape). Pie IV (1559-1565). Giovanni Angelo de Medici avait étudié la médecine, puis le droit, (jeu de mot sur le nom de famille, Esculape étant le dieu de la médecine).
- 71. Angelus nemorosus (L'ange des bois) Pie V (1566-1572). Michel Ghisleri (Michel est le nom d'un ange) était né à Bosco (signifiant bois) en Lombardie, en 1504.
- 72. Medium corpus pilarum (La moitié du corps des globes) Grégoire XIII (1572-1585). Le cardinal Ugo Boncompagni dont les armes représentaient une moitié de corps de dragon, créé cardinal par Pie IV qui portait des boules dans ses armes.
- 73. Axis in medietate signi (L'axe au milieu du signe) Sixte V (1585-1590). Felice Peretti qui portait un axe au milieu d'un lion dans ses armes (le lion est un des signes du zodiaque).
- 74. De rore coeli (de la rosée du ciel) Urbain VII (1590-1590). Gianbattista Castagna qui fut archevêque de Rossano en Calabre, où la manne est rassemblée (ros signifie rosée en latin).
- 75. Ex antiquitate Urbis (De l'ancienneté de la ville) Grégoire XIV (1590-1591). Niccolo Sfondrati (Nicolas Sfondrato) originaire de Milan, ville ancienne et sénateur, fils de sénateur (senator signifie ancien).
- 76. Pia civitas in bello (La cité sainte en guerre) Innocent IX (1591-1591). Gian Antonio Facchinetti (Antoine Facchinetti) originaire de Bologne, cité célèbre dans les annales de l'Église romaine et souvent appelée à défendre la Papauté. Ce pape envoya en outre des troupes aux Ligueurs de France, seul fait important de son pontificat très court.
- 77. Crux romulea (La croix romuléenne) Clément VIII (1592-1605). Ippolito Aldobrandini (Hippolyte Aldobrandini) de la famille romaine des Aldobrandini (Romulus fut le fondateur de Rome), dont les armes représentaient une série de croix attachées les unes aux autres et qui rappelle la croix du pontife romain à plusieurs croisillons.
Après la publication de l'ouvrage (1595) :
- 78. Undosus vir (L'homme aux ondes) Léon XI (1605-1605). Alexandro Ottaviano de Medicis (Octave de Médicis). Ce pape, élu le 1er avril, fut en quelque sorte un poisson d'Avril et ne régna que 27 jours, il ne fit que passer comme l'onde qui fuit.
- 79. Gens perversa (La gent perverse) Paul V (1605-1621). Camillo Borghese (Camille Borghèse) de la famille des Borghèse qui portaient dans leurs armes un aigle et un dragon vert, gent perverse.
- 80. In tribulatione pacis (Dans la tribulation de la paix) Grégoire XV (9 février 1621-1623). Mort le 8 juillet. Alessandro Ludovisi avait étudié le droit (Alexandre Ludovisi), institua la Propagande, rédigea la Constitution sur la législation des Conclaves et réforma les ordres religieux dans le but de rendre la paix au monde chrétien si troublé par la guerre de Trente ans.
- 81. Lilium et Rosa (Le lis et la rose) Urbain VIII (6 août 1623-1644). Mort le 29 juillet. Maffeo Barberini (Maeffeo Barberini) Le pontificat fut marqué par l'alliance de la rose de l'Angleterre protestante avec le lis de la France catholique au cours de la guerre de Trente ans, alliance désastreuse pour la Papauté.
- 82. Jucunditas crucis (La joie de la croix) Innocent X (16 septembre 1644-5 janvier 1655). Mort le 7 janvier. Giambattista Pamfili (Jean-Baptiste Pamphili) Élu le jour de l'Exaltation de la croix (14 septembre).
- 83. Montium custos (Le gardien des monts) Alexandre VII (7 avril 1655-1667). Mort le 22 mai. Fabio Chigi (Fabius Chigi) De la famille des Chigi dont les armes représentaient des montagnes que domine une étoile.
- 84. Sidus olorum (L'astre des cygnes) Clément IX (20 juin 1667-1669). Mort le 9 décembre. Giulio Rospigliosi (Jules Rospigliosi) Naquit près de la rivière Stellata (stella signifie étoile) et au conclave où il fut élu il occupait la chambre des cygnes, appartement du Vatican appelé ainsi en raison des peintures représentant ces oiseaux.
- 85. De flumine magno (Du grand fleuve) Clément X (29 avril 1670-1676). Mort le 22 juillet. Emilio Altieri (Emilio Altieri) De la famille des Altiéri dont les armes représentaient la constellation de Cassiopée, qui est traversée par la voie lactée appelée jadis le grand fleuve. Autre interprétation il naquit sur les bords du Tibre, le grand fleuve de Rome, qui déborda le jour de sa naissance, et il fut sauvé des eaux, comme Moïse, alors que son berceau flottait déjà à la dérive.
- 86. Bellua insatiabitis (La bête insatiable). Innocent XI (21 septembre 1676-1689). Mort le 12 août Benedetto Odescalchi (Benoît Odescalchi) Les armoiries représentaient un aigle et un lion, deux bêtes insatiables.
- 87. Poenitentia gloriosa (La pénitence glorieuse). Alexandre VIII (6 octobre 1689-1er février 1691). Mort le 1er septembre Pietro Ottoboni (Pierre Ottoboni) Élu en la fête de St Bruno, fondateur de l'ordre de pénitents très sévère des Chartreux (6 octobre).
- 88. Rastrum in porta (Le rateau à la porte). Innocent XII (12 juillet 1691-1700). Mort le 27 septembre. Antonio Pignatelli (Antoine Pignatelli) De la famille Pignatelli del Rastello (du Rateau) qui habitait aux portes de Naples, le grand port Italien.
- 89. Flores circumdati (Des fleurs tout autour). Clément XI (23 novembre 1700-1721). Mort le 19 mars. Le cardinal Gian Francisco Albani (François Albani) Né à Urbino, ville dont les armes représentaient une couronne de fleurs.
- 90. De bona religione (De bonne religion). Innocent XIII (8 mai 1721-7 mars 1724). Le cardinal Michelangelo dei Conti (Michel-Ange Conti) De la famille des Conti dei Segni, la seule qui ait donné neuf papes à l'Église et qui était donc bien "de bonne religion".
- 91. Miles in bello (Le soldat en guerre). Benoît XIII (29 mai 1724-1730). Mort le 21 février Pietro Francesco Orsini (Vincent Orsini) de la famille des Orsini, fort connus au Moyen Âge pour leur audace et leur héroïsme guerrier.
- 92. Columna excelsa (La colonne élevée) Clément XII (12 juillet 1730-1740). Mort le 8 février. Le cardinal Lorenzo Corsini (Laurent Corsini) s'occupa beaucoup d'architecture ; il fit décorer de colonnes monumentales le portique principal de Saint-Jean de Latran à Rome et créa au Capitole l'École d'architecture.
- 93. Animal rurale (L'animal des champs) Benoît XIV (20 août 1740-1758). Mort le 3 mai. Le cardinal Propero Lambertini (Prosper Lambertini). Par sa lutte constante, opiniâtre et patiente contre la philosophie impie et amorale de son siècle, il rappelle le bœuf, animal des champs, et justifie cette qualification au même titre que Saint Thomas et Bossuet.
- 94. Rosa Umbriae (La Rose de l'Ombrie) Clément XIII (1758-1769). Il fut gouverneur de Rieti, ville de l'Ombrie connue pour les roses qui la parfument.
- 95. Visus velox (la vue perçante) (et non pas Ursus velox (l'ours véloce) comme le donnent par erreur la plupart des sources) Clément XIV (1769-1774). La maison paternelle de ce pape avait comme enseigne un ours à la course. La devise « modifiée » tombe ici bien mieux que l'originale...
- 96. Peregrinus apostolicus (Le voyageur apostolique) Pie VI (1775-1799). Ce pape fit deux voyages à l'étranger, c'était la première fois, depuis des siècles, qu'un pape quittait l'Italie.
- 97. Aquila rapax (L'aigle rapace ou l'aigle ravisseur) Pie VII (1800-1823). Il fut emprisonné à Savone puis à Fontainebleau par Napoléon Ier, le 19 juin 1812, l'aigle rapace, qui le séquestra et l'obligea de signer le Concordat le 25 janvier 1813.
- 98. Canis et Coluber (Le chien et la couleuvre) Léon XII (1823-1829). Ce pontificat est marqué par l'efflorescence des sociétés secrètes, caractérisées par le cynisme et la traîtrise.
- 99. Vir religiosus (L'homme religieux) Pie VIII (1829-1830). Ce pontificat très court est signalé par une seule encyclique, et elle attaque les erreurs et l'indifférence moderne en matière de religion.
- 100. De balneis Etruriae (De Balnes en Etrurie) Grégoire XVI (1831-1846). Ce pape appartenait à l'ordre des Camaldules, fondé par Saint Romuald à Balnes en Étrurie, et créa le musée étrusque au Vatican.
- 101. Crux de cruce (La croix (venant) de la croix) Pie IX (1846-1878). Ce pape eut à supporter la croix de la persécution lors de la révolution italienne (le Risorgimento) et cette révolution était dirigée par la Maison de Savoie qui porte une croix dans ses armoiries.
- 102. Lumen in caelo (La lumière dans le ciel) Léon XIII (1878-1903). Ce pape appartenait à la famille des Pecci dont les armes représentent une comète dans un ciel d'azur.
- 103. Ignis ardens (Le feu ardent) Pie X (1903-1914). Élu en la fête de Saint Dominique (4 août) dont l'ordre porte en chef une torche ardente et il était cardinal du titre de Saint Bernard-aux-Thermes.
- 104. Religio depopulata (La religion dépeuplée) Benoît XV (1914-1922). Il fut pape pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), la grippe espagnole et la révolution communiste, qui dépeuplèrent les temples de la chrétienté.
- 105. Fides intrepida (La foi intrépide) Pie XI (1922-1939). Le pape des missions et de l'action catholique, preuves d'une foi intrépide.
- 106. Pastor angelicus (Le pasteur angélique) Pie XII (1939-1958). Eugenio Pacelli, pasteur angélique, saint pape, est appelé le « pape de Fatima ».
- 107. Pastor et nauta (Le pasteur et nautonier) Jean XXIII (1958-1963). Il fut patriarche de Venise, qui est la ville des navigateurs. Il fut, tel un pasteur, à la source de la grande étape du Concile Vatican II.
- 108. Flos florum (La fleur des fleurs) Paul VI (1963-1978). Le lys, surnommé « la fleur des fleurs », est présent sur ses armes (formées de trois lys).
- 109. De medietate lunae (de la moitié de la lune ou du temps moyen d'une lune ou de l'intermédiaire lunaire) Jean-Paul Ier (1978-1978). Jean-Paul Ier mourut 33 jours plus tard, ce qui donna lieu à beaucoup d'interprétations ; dont celle que son pontificat dura approximativement (selon l'expression populaire) "le temps d'une lune".
- 110. De labore solis (de l'éclipse solaire, "ou" du labeur du soleil) Jean-Paul II (1978-2005). Certains y ont vu, parmi d'autres interprétations, une corrélation avec une éclipse solaire le jour de sa naissance et le jour de son enterrement. S'il y eut bien une éclipse partielle de soleil le 18 mai 1920, comme cela se produit de deux à cinq fois par an, elle n'était visible qu'en Australie et sur une partie de l'Antarctique et donc pas en Pologne[6]. Autre signification : La durée du pontificat de Jean-Paul II est de 28 ans, c'est également la durée du cycle solaire calendaire utilisé dans le comput ecclésiastique. Certains y voient aussi le fait que Jean-Paul II est le pape qui a le plus voyagé. Son long et éreintant pontificat a participé à l'épuiser par un labeur soutenu.
- 111. (De) gloria olivae (la gloire de l'olivier/de l'olive[7]). Benoît XVI (2005-2013). Il a été élu peu de temps après le dimanche des Rameaux (environ 30 jours plus tard).
- 112. In persecutione extrema S.R.E. sedebit. Petrus Romanus, qui pascet oues in multis tribulationibus : / quibus transactis ciuitas septicollis diruetur,/ & Iudex tremendus iudicabit populum suum. Finis : traduction : « Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple. » Cette dernière prophétie apparaît pour la première fois dans l'édition princeps d'Arnold de Wyon du Lignum Vitae de 1595.
Conclusion du texte [modifier]
Ce texte se termine par la phrase suivante : « Quae ad Pontifices adiecta, non sunt ipsius Malachiae, sed R.P.F. Alphonsi Giaconis, Ord. Praedicatorum, huius interpretis ». Traduction : « Ce qui a été ajouté (en observation des/aux) papes ne provient pas de Malachie mais l'a été par Alphonsi Giaconis de l'ordre des prêcheurs, ce ne sont que ses seules interprétations ». En effet, le texte original des prophéties est annoté jusqu'à la 74e (Urbain VII), et chaque prophétie reliée à un pape jusqu'à la 77e (Clément VIII)[8].
Littérature [modifier]
- La prophétie des papes : Glenn Cooper (Roman)[9]
Notes et références [modifier]
- Raoul Auclair, La Prophétie des Papes, Nouvelles éditions latines, 1969.
- Biographie universelle ou Dictionnaire historique, Furne et cie, 1841 [lire en ligne], p. 635
- Papes et Prophéties, éd. Axiome, 2005, ISBN 9782844621597 (2844621597)
- Frédéric Lenoir, « Apocalypse ou fin d’un monde ? », conférence à l'auditorium de la Cité des sciences, 2 octobre 2012
- Virgile, Géorgiques, 1, 478
- Voir l'éclipse sur le site de l'Institut de Mécanique céleste et de calcul des éphémérides, illustration en ligne
- Félix Gaffiot, Dictionnaire Gaffiot Latin-Français, éd. Hachette, 1934, p. 1076, traduction en ligne de oliva
- Arnold de Wyon, Lignum vitae, ornamentum et decus ecclesiae, 1595, Lib. ii, p. 307-311, lire en ligne.
- Glenn Cooper, La prophétie des papes, Cherche midi, 2013, 410 p. (ISBN 978-2-7491-2196-3)
Bibliographie [modifier]
- Arnold de Wyon, Lignum Vitae (Éditions Princeps)
- Arnold de WyonTexte original des Prophéties
- Louis Coulon, L'histoire et la vie des papes, 1673.
- Claude-François Ménestrier, La Philosophie des images énigmatiques, Lyon, 1694.
- Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique ou Le mêlange curieux de l'histoire sacrée et profane, 1740, 747 pages.
- J. Van der Moere, La fausseté des soi-disantes prophéties d'Orval, de St. Malachie, et de Blois, Gand, 1872.
- François Cucherat, La prophétie de la succession des Papes, Grenoble, imprimerie de E. Dardelet, 1873.
- Joseph Maitre, Les Papes et la Papauté: de 1143 à la fin au monde, d'après la prophétie attribuée à Saint Malachie, 1902.
- Léon Cristiani, Nostradamus, Malachie Et Cie, Éditions du Centurion, Paris, 1955, 148 p.
- Max Marin, La fin du monde ? Le retour du Christ bientôt, Nouvelles éditions latines, 1981, 85 pages.
- Jean-Charles de Fontbrune, Prophétie des Papes, Paris, Éditions du Rocher, 1992.
- Roger Duguet, Autour de la tiare: essai sur les prophéties concernant la succession des papes du XIIIème siècle à la fin des temps, 1997, 286 pages.
- Jean-Luc Maxence, Les secrets de la prophétie de saint Malachie ou les papes des derniers temps, 1997, (ISBN 2844543944), (ISBN 9782844543943).
- Augustin Redondo et Christine Aguilar, La prophétie comme arme de guerre des pouvoirs, Presses Sorbonne Nouvelle, 1er janvier 2000, 453 pages.
- Jacques Halbronn, Papes et prophéties - Décodages et influences, Boulogne-Billancourt, Éditions Axiome, 2005.
- Édouard Brasey, Le Dernier pape, Éditions Télémaque, 2013.
Lien connexe [modifier]
Lien externe [modifier]
(en) Prophétie dans la Catholic Encyclopedia