Lecce

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lecce
La façade baroque de la Basilique de Santa Croce
La façade baroque de la Basilique de Santa Croce
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Apulia.svg Pouilles 
Province Lecce 
Maire Paolo Perrone
2007-2017
Code postal 73100
Code ISTAT 075035
Code cadastral E506
Préfixe tel. 0832
Démographie
Gentilé leccesi
Population 95 520 hab. (31-12-2010[1])
Densité 401 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 21′ 13″ N 18° 10′ 32″ E / 40.353739, 18.17546440° 21′ 13″ Nord 18° 10′ 32″ Est / 40.353739, 18.175464  
Altitude 49 m
Superficie 23 800 ha = 238 km2
Divers
Saint patron Sant'Oronzo, San Giusto, San Fortunato
Fête patronale 26 août
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pouilles

Voir sur la carte administrative des Pouilles
City locator 14.svg
Lecce

Géolocalisation sur la carte : Italie

Voir la carte administrative d'Italie
City locator 14.svg
Lecce

Géolocalisation sur la carte : Italie

Voir la carte topographique d'Italie
City locator 14.svg
Lecce
Liens
Site web http://www.comune.lecce.it/

Lecce est une ville italienne d'environ 95 000 habitants, capitale de la province de même nom dans les Pouilles (Puglia en italien), dans le sud de l'Italie.

Ville importante du sud-est des Pouilles, située au centre du Salento (la péninsule qui forme le « talon » de la « botte » italienne), Lecce a été, pendant des siècles, un centre culturel, religieux et commercial prospère et l'une des villes les plus peuplées du Royaume de Naples. Aujourd'hui, elle reste active dans les secteurs de l'industrie agricole, des services et de la céramique. Elle est le siège d'un archevêché, de l'université du Salento et est un haut-lieu touristique et artistique.

Réputée pour son patrimoine artistique particulièrement bien conservé, la ville est considérée comme l'une des capitales de l'architecture baroque de par l'originalité et la richesse du style architectural qui y a été développé à partir de la fin du XVIe siècle, rendu possible par la malléabilité exceptionnelle de la pierre calcaire locale, appelée « Pierre de Lecce ». À cet égard, l'on parle même d'un barocco leccese, un « baroque de Lecce », qui possède des caractéristiques et un vocabulaire architectural qui lui sont propres. Lecce a, pour ces raisons, reçu des surnoms flatteurs tels que la « Florence baroque », la « Florence du Sud » ou encore l'« Athènes des Pouilles » et est considérée comme l'un des fleurons de l'Italie méridionale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la ville de Lecce

Lecce se trouve au centre de la péninsule du Salento et au cœur de la plaine du Salento (pianura salentina), l'une des plus grandes plaines côtières d'Italie. Lecce est par ailleurs l'une des villes les plus importantes de la région des Pouilles. Bien que située à l'intérieur des terres, elle présente l'avantage de se trouver à proximité de la côte adriatique (11 kilomètres) et de la mer Ionienne (23 kilomètres).

Le climat de Lecce est méditerranéen. Les hivers sont doux et le gel rare, le minimum absolu enregistré fut -7,4 °C le 18 janvier 1978. Les étés sont chauds, et le maximum absolu enregistré fut 39,8 °C le 27 juillet 1969. La station météorologique de la ville est située à l'observatoire de Cavallino.

Les distances de Lecce à partir des principaux centres de population de la région sont :

Histoire[modifier | modifier le code]

De fondation grecque - elle fut autrefois surnommée l' « Athènes des Pouilles » - Lecce a dû faire face, au cours de sa longue histoire, à un certain nombre d'invasions. La fondation de la ville de Lecce remonterait au moins au IVe siècle av. J.-C.. Mais selon la légende[2], Lecce existait déjà avant la Guerre de Troie et portait alors le nom de Sybar[note 1].

Entre 269 av. J.-C. et 267 av. J.-C., les Romains, qui étendent leur domination vers le sud de la péninsule italienne, font la conquête du Salento et de la ville, qu'ils baptisent alors Lupiae[note 2]; ce nom est ensuite transformé en Licea ou en Litium[2].

Beaucoup plus tard, la ville n'échappe pas à diverses invasions, pillages et destructions : les Ostrogoths du roi Totila s'en emparent. Reprise par les Byzantins, elle est atteinte par des Lombards, puis par des bandes de pillards slaves et magyares. La ville n'échappe pas non plus aux pirates sarrasins qui menacent la ville depuis la fin du IXe siècle.

Entre 1055 et 1069, les Byzantins doivent lutter contre des Normands, de plus en plus pressants et cherchant à étendre leur domination sur tout le sud de l'Italie. Lecce tombe aux mains de ces derniers et devient un comté appartenant à un membre de la famille Hauteville, peut-être à l'un des nombreux frères de Robert Guiscard, Godefroi de Hauteville, comte de Brindisi.

La ville est le fief du roi Tancrède de Sicile (avant 1180), qui a hérité du comté par sa mère Emma de Lecce, fille du comte Achard II de Lecce. La dynastie normande règne sur le comté jusqu'en 1210.

Lecce passe ensuite aux mains de la maison de Souabe, à partir du règne de Frédéric II du Saint-Empire, puis à celles de la maison d'Anjou.

En 1463 Lecce est rattachée au royaume de Naples sous le règne du roi Ferdinand Ier de Naples. Celui-ci accorde des privilèges favorisant le développement de la ville, qui devient alors un centre commercial d'importance majeure dans le sud-est de l'Italie.

Les XVe et XVIe siècles voient de nombreuses incursions dévastatrices des Ottomans survenir dans le Salento et donc à Lecce. Ceci force le roi Charles Quint à entamer la construction d'un château encore existant (appelé d'ailleurs château Charles Quint) et d'une nouvelle enceinte défensive qui comprend l'imposante Porta Napoli encore existante de nos jours.

La victoire de la ligue chrétienne à la bataille de Lépante en 1571 met définitivement fin à la menace des incursions turques sur les côtes du Salento et à partir de la fin du XVIe siècle commence pour Lecce une période de prospérité et de croissance qui correspond à l'essor du style baroque dans la ville. Au XVIIe et XVIIIe siècle presque tous les édifices de la cité sont reconstruits dans le style baroque particulier développé dans la ville par les architectes Gabriele Riccardi, Giuseppe Cino, Cesare Penna et surtout Giuseppe Zimbalo, auteur du Duomo et la basilique Santa Croce, qui peuvent exprimer toute leur verve créatrice dans la réalisation de décors sculptés grâce à la malléabilité remarquable de la pierre locale, la pierre de Lecce (pietra leccese en italien). Sous la domination espagnole, Lecce se transforme donc en véritable chantier à ciel ouvert et de nombreuses nouvelles églises, palais et couvents voient le jour alors que la ville s'agrandit.

Le palais du Séminaire, construit par Giuseppe Cino sur la place du Duomo.

Cependant Lecce ne traverse pas cette époque sans connaître quelques malheurs. En 1656 notamment, une terrible épidémie de peste ravage la ville. On a parlé à l'époque de plusieurs milliers de victimes, soit une très grande partie de la population. Selon la légende, la fin de la peste fut le fait d'un miracle de Saint Oronce (Sant'Oronzo en italien) qui, pour cet acte, fut nommé saint patron de Lecce, en lieu et place de Sainte Irène. La colonne de Sant'Oronzo, qui se dresse encore aujourd'hui sur la place homonyme, fut érigée par Giuseppe Zimbalo à la demande des autorités de la ville en signe de reconnaissance pour le geste du saint et à la mémoire de la fin de la peste.

En 1734, après une brève période de domination autrichienne, le royaume de Naples revient à nouveau à la couronne espagnole, avec cette fois les Bourbons à sa tête. Craignant le retour des espagnols, Lecce se rebelle et la noblesse prend le pouvoir.

Le XIXe siècle marque également, même si dans une moins grande ampleur, une période d'effervescence artistique : la ville s'étend hors de ses murs, de nouveaux quartiers sont bâtis. Ce sont surtout les villas aux styles architecturaux audacieux et éclectiques (néoclassique, néo-moresque ou néogothique), construites par les riches familles de la ville le long des nouveaux boulevards, qui retiennent aujourd'hui l'attention. Ce siècle marque néanmoins un déclin de la position de Lecce comme centre culturel majeur du sud de l'Italie à cause la dissolution des ordres religieux voulue par le régime napoléonien dans les années 1800.

Lecce se rallie à l'unité italienne en 1861 et son histoire suit alors celle du Royaume d'Italie. Elle traverse les guerres mondiales sans trop de difficultés. Cependant le pouvoir fasciste mussolinien des années 1920-1930 entreprend de grands travaux, notamment sur la place Sant'Oronzo, qui mènent au déblaiement de l'amphithéâtre romain mais aussi à la destruction de palais anciens et à la construction d'édifices modernes dans le style fasciste sur cette place en plein cœur du centre historique. Mais, à part cette dénaturation, le reste du noyau historique de Lecce est aujourd'hui pratiquement intact, notamment grâce aux efforts importants de restaurations entrepris dans la ville à partir des années 1970 et qui se poursuivent encore aujourd'hui contrairement à ce qui est fait dans la plupart des autres grandes villes du sud de l'Italie où des quartiers anciens entiers sont souvent laissés à un état de presque abandon.

Administration[modifier | modifier le code]

Administration communale[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
28 mai 2002 29 mai 2007 Adriana Poli Bortone AN Député européen
29 mai 2007 07 mai 2012 Paolo Perrone PdL  
07 mai 2012 en cours Paolo Perrone PdL  
Les données manquantes sont à compléter.

Le nouveau maire de Lecce, Paolo Perrone, appartenant à l'alliance des droites italiennes, succède à Adriana Poli Bortone le 29 mai 2007 en totalisant 56,21 % des votes lors des élections municipales italiennes de mai 2007.

Centro destra - UDC
24
Centro sinistra
14
Composition actuelle du Conseil Communal:
Coalition Centrodestra-UDC
(Centre droite)
Coalition Centrosinistra
(Centre gauche)
  • Buona azione Lecce: 3
  • SDI per Lecce: 2
  • Lista Corvaglia G. : 1
  • L'Ulivo: 7
  • Mastella Udeur: 1

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

Lecce est divisée en 5 circonscriptions (circoscrizioni) administratives numérotées de 1 à 5:

  • I Circonscription (Centro - Mazzini - Leuca - parte S.Rosa): 23643 habitants.
  • II Circonscription (parte S.Rosa - parte Stadio): 28638 habitants.
  • III Circonscription (parte Stadio - Leuca - parte Ferrovia): 16697 habitants.
  • IV Circonscription (parte Ferrovia - Rudiae): 21129 habitants.
  • V Circonscription (Litorale): 3421 habitants.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Arnesano, Cavallino, Lequile, Lizzanello, Monteroni di Lecce, Novoli, San Cesario di Lecce, Squinzano, Surbo, Torchiarolo (BR), Trepuzzi, Vernole, San Pietro in Lama

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Lecce possède une université, créée en 1955. L'Université de Lecce est une institution moderne, fréquentée par environ 28 000 étudiants[3], inscrits dans les diverses facultés qui la composent :

  • Économie et Commerce (Economia e Commercio) ;
  • Ingénierie (Ingegneria) ;
  • Langues Étrangères (Lingue e letterature straniere) ;
  • Lettres et Philosophie (Lettere e filosofia);
  • Mathématiques (Scienze Matematiche);
  • Droit (Giurisprudenza);
  • Sciences de la Formation (Scienze della Formazione);
  • Sciences Physiques et Naturelles (Scienze Fisiche e Naturali);

Patrimoine artistique et sites d'intérêt[modifier | modifier le code]

La Piazza del Duomo de nuit
Le Théâtre romain
La Torre del Parco
La Porta Napoli
La Porta San Biagio
La Basilique Santa Croce
L'église Saint Nicolas et Saint Cataldo
La basilique San Giovanni al Rosario
Les arcades de l'ancien couvent des Théatins, construit au XVIIe siècle.

Architecture baroque[modifier | modifier le code]

Bien que subsistent encore plusieurs bâtiments datant de l'antiquité et du Moyen Âge, c'est bien l'art (et notamment l'architecture) baroque, qui s'est développé à Lecce entre les XVIe et XVIIIe siècles, qui a complètement transformé la ville et lui a donné cet aspect léger, aérien, raffiné, qui aujourd'hui encore la caractérise. L'avènement de l'art baroque à Lecce survient après 1571, lorsque la victoire vénitienne sur les Ottomans à la bataille de Lépante écarte définitivement la menace, jusque là constante, des raids turcs sur les côtes des Pouilles. Lecce, qui n'était qu'une ville d'importance moyenne construite autour d'un château voulu par Charles Quint, connut alors une importante période d'essor et d'agrandissement. Une forte impulsion au niveau artistique fut donnée notamment par les autorités religieuses de la ville (comme l'évêque Luigi Pappacoda) puis par les familles nobles ce qui aboutit à la construction de monuments et d'édifices dans le nouveau style baroque. Celui-ci concerna d'abord les édifices religieux et les plus grands palais nobiliaires puis gagna toutes les constructions entreprises dans Lecce jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
Plusieurs grands architectes se sont distingués par leurs réalisations et sont considérés comme les maîtres d'œuvre du barocco leccese (baroque de Lecce) : ce sont Giuseppe Cino (1644-1722), Cesare Penna, Emanuele Manieri et surtout Giuseppe Zimbalo (1617-1710).
L'un des éléments les plus représentatifs du baroque de la ville est la piazza del Duomo (place du dôme, c'est-à-dire de la cathédrale), qui évoque un décor de théâtre, et regroupe un ensemble d'édifices baroques (à la réalisation desquels ont participé trois des architectes précédemment cités) qui mettent en valeur la beauté de la pierre locale (en italien pietra leccese ou leccisu en gentilé), au grain fin et doré. Le baroque leccese trouve précisément son originalité dans l'utilisation de cette pierre calcaire, tendre, blanchâtre, et très malléable qui prend en vieillissant une belle couleur chaude, dorée.

Mais le monument le plus symbolique de l'art baroque de Lecce et de son foisonnement est certainement la basilique Santa Croce (avec l'attenant palais des Célestins), reconstruite à partir de 1549 et achevée en 1695 que l'on doit notamment à Giuseppe Zimbalo. L'imagination fertile des artistes a pu s'y exprimer en toute liberté et a produit un décor d'une richesse inouïe, dont la beauté provient de la profusion même, un décor qui marque le regard par cette folie ornementale portée à son paroxysme.

Monuments et sites d'intérêt[modifier | modifier le code]

Principaux sites et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Place Sant'Oronzo, avec au centre la colonne de Sant'Oronzo qui donne son nom à la place, véritable cœur de la ville, bordée jusqu'au début du XXe siècle de palais anciens, datant pour certains du XIIIe siècle, dont la démolition a permis la découverte d'importants vestiges archéologiques, dont l'amphithéâtre romain de l'ancienne Lupiae.
  • L'Amphithéâtre romain de Lecce, construit entre le Ier et IIe siècles, un des témoignages de l'Antiquité les mieux conservés du Salento, partiellement exhumé au début du XXe siècle.
  • Le Sedile, construction de style Renaissance érigée au XVIe siècle par les vénitiens sur la place Sant'Oronzo pour marquer leurs accords commerciaux avec la ville. Il est flanqué de la petite église de San Marco, église des vénitiens de Lecce, dont le portail est surmonté du lion de Saint Marc.
  • La Torre del Parco (dont l'intérieur est peint à fresque) et la Torre di Belloluogo, tours médiévales. Elles ont été au Moyen Âge la résidence des principales familles aristocratiques des Pouilles comme les d'Enghien ou les Orsini Del Balzo, tour à tour possesseurs de Lecce et de son conté.
  • Les portes d'entrée du centre historique : la massive Porta Napoli, qui imite un arc de triomphe, bâtie par la ville de Lecce en 1548 en l'honneur de l'empereur Charles Quint et les deux autres, Porta Rudiae et Porta San Biagio, dont l'aspect actuel date du XVIIIe siècle et qui sont garnies de nombreuses statues et décorations baroques.
  • Le Palazzo dei Celestini, édifié entre 1659 et 1695. Ce palais, accolé à la basilique Santa Croce, réalisé par Giuseppe Cino et Cesare Penna sur un projet de Giuseppe Zimbalo est probablement le plus baroque des palais de la ville. Aujourd'hui il est le siège de l'administration départementale.
  • Le Château de Charles Quint : selon des études de l'université de Lecce, ce château a été construit au XIVe siècle et profondément modifié par ordre de l'empereur Charles Quint au cours du XVIe siècle. Il permettait notamment de défendre la ville contre les incursions des pirates turcs.
  • L'ex-conservatoire Sant'Anna datant du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle, de style baroque.
  • La Basilique Santa Croce de Lecce, véritable trésor architectural, qui est sans doute l'expression la plus aboutie du baroque leccese et qui est due à la fois à Zimbalo et à Cesare Penna. L'intérieur conserve des éléments de la Renaissance mais se distingue par son plafond à caissons et par la profusion et la finesse de ses autels baroques, parmi les plus beaux de Lecce, dont un, celui de Saint François, réalisée par Zimbalo lui-même et illustrant la vie du saint.
  • Le Duomo et sa place, dominée par le campanile de cinq étages (70 m. de hauteur), reconstruit par Giuseppe Zimbalo entre 1651 et 1682. La cathédrale fut fondée par les Normands au XIIe siècle et entièrement réaménagée par Giuseppe Zimbalo au XVIIe. Elle possède un plafond à caissons orné de peintures ainsi que de nombreux autels baroques et des toiles de peintres renommés de la région ;
  • L'église Saint Nicolas et Saint Cataldo, fondée par les Normands au XIIe siècle et dont Tancrède de Hauteville, conte de Lecce puis dernier roi normand de Sicile fut le grand bienfaiteur. Refaite à la fin du XVIe siècle par Gabriele Riccardi (notamment le cloître), ses voûtes sont recouvertes de fresques de style Renaissance. Cependant, elle conserve encore de nombreux éléments romans, notamment deux portails sculptés dont l'un surmonté d'une épigraphe en latin dédiée à Tancrède ainsi que sa coupole romane qui présente des influences arabes ;
  • La basilique San Giovanni al Rosario, autre chef-d'œuvre de l'architecture baroque de Lecce qui date du XVIIe siècle. Sa façade élégante se distingue par la présence de pignes monumentales. Giuseppe Zimbalo aurait participé à sa construction. L'intérieur comprend plusieurs autels baroques et la seule chaire en pierre de Lecce de la ville, œuvre de Giuseppe Cino.

Autres églises[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreuses autres églises anciennes de la ville, qui sont au total de 29, la plupart sont de style baroque mais on en trouve aussi de style renaissance. Les édifices les plus importants sont :

  • L'église Santa Chiara en style baroque, construite par Giuseppe Cino au XVIIe siècle.
  • L'église Sant'Irene construite à partir de 1591. C'est un édifice imposant et d'un style baroque romain, plus sévère et classique que celui développé à Lecce. Elle abrite de nombreuses œuvres d'art dont certaines d'Oronzo Tiso et Antonio Verrio ainsi qu'un grand nombre d'autels baroques. Le couvent attenant, le couvent des Théatins, est une réalisation du XVIIe siècle qui présente de belles arcades du côté rue et possède un cloître très épuré qui est ouvert au public.
  • L'église San Matteo construite à partir de 1667 selon les dessins de l'architecte Giovann'Andrea Larducci. C'est une église atypique puisqu'elle présente une façade convexe dans sa partie inférieure et concave dans celle supérieure et est plus proche du style baroque développé en Italie centrale. L'intérieur est néanmoins plus typique du baroque de Lecce avec ses nombreux autels ouvragés. Il est notamment décoré par un cycle de sculptures de Placido Buffeli.
  • L'église du Carmine est la plus belle réalisation du baroque du XVIIIe siècle à Lecce dans le domaine religieux. Giuseppe Cino y travailla jusqu'à sa mort en 1722. Elle a probablement été complétée par Mauro Manieri. Le cloître attenant est désormais occupé par le rectorat de l'université de Lecce.
  • L'église du Gesù, dessinée par le jésuite Giovanni De Rosis, date de la fin du XVIe siècle et présente une façade imposante et symétrique qui imite l'église romaine homonyme. L'intérieur est principalement du XVIIe siècle avec de précieux autels baroques, notamment l'autel principal.
  • L'église de San Francesco della Scarpa, désaffectée, est appelée "l'église sans façade" puisque celle-ci a été incorporée dans les bâtiments néoclassiques du couvent Palmieri construits au XIXe siècle. Elle est érigée sur le lieu prétendu ou Saint François d'Assise aurait séjourné lors de son passage à Lecce. L'intérieur est de style baroque et présente d'imposants autels et une immense statue de Saint Joseph. Dans une salle attenante un cycle de fresques du XVIIe siècle retrace la vie de Saint François. Des fragments de l'église médiévale précédente sont également visibles comme des épigraphes et une belle tombe avec gisant du XIVe siècle.

Les autres églises de Lecce sont:

  • Église Sant'Anna (XVIIe siècle)
  • Église Santa Teresa (construite à partir de 1620, façade inachevée)
  • Église des Alcantarine (XVIIIe siècle)
  • Église Santa Maria degli Angeli (XVIe et XVIIe siècle)
  • Église San Marco (XVIe siècle, construite par les vénitiens)
  • Église Santa Maria della Grazia (XVIIe siècle, sur la place Sant'Oronzo)
  • Église Sant'Angelo (XVIIe siècle)
  • Église Santa Elisabetta (XVIe siècle)
  • Église de la Madre di Dio (XVIIe siècle, tombe de Saint Philippe Smaldone)
  • Église Sant'Antonio della Piazza
  • Église San Giovanni di Dio
  • Église de la Nova
  • Église San Luigi ou de Santa Maria della Porta
  • Église San Niccolò dei Greci (dite l'église Grecque)
  • Église Santa Maria dell'Idria
  • Église San Lazzaro
  • Église de la Trinità dei Pellegrini
  • Église San Giacomo
  • Église Santa Maria di Pozzuolo
  • Église San Sebastiano
  • Église San Leucio
  • Église Sant'Antonio a Fulgenzio
  • Sanctuaire de Sant'Oronzo hors les murs

Palais Historiques[modifier | modifier le code]

Dans le centre historique de Lecce, nombreux sont les palais - en italien palazzi - construits et décorés dans le style baroque typique de la ville. Souvent de grande valeur artistique et historique, ils donnent à la ville son caractère unique par leur grand nombre et la richesse du décor de leur façades. Ces palais étaient, à l'origine, les résidences citadines des familles nobles de la région du Salento (comme en témoignent encore leurs noms et les nombreux blasons apposés au-dessus des portails d'entrée) ou, moins nombreux, des propriétés de l'Église. La plupart ont été construits ou remaniés dans le style baroque ou rococo au XVIIe et XVIIIe siècles mais on en trouve encore datant entièrement ou en partie de la Renaissance - en italien Rinascimento. La taille de ces palais varie considérablement, les plus grands étant ceux des ordres religieux (couvents et épiscopat par exemple) et des plus grandes familles nobles de la ville. Beaucoup d'entre eux sont encore habités (parfois par les familles qui les ont commandités) alors que d'autres abritent des musées, des administrations (comme la mairie ou le palais de justice) ou ont été transformés en hôtels ou, plus souvent, en de luxueuses chambres d'hôtes. En voici quelques-uns parmi les plus importants :

  • Palazzo Perrone (XVIe siècle)
  • Palazzo Giustiniani
  • Palazzo Tresca
  • Palazzo de Simone
  • Palazzo Perucino
  • Palazzo dei Domenicani
  • Palazzo Zimara
  • Palazzo Marrese (XVIIIe siècle)
  • Palazzo Palmieri (XVIe et XVIIIe siècles)
  • Palazzo Guarini (XVIIe siècle)
  • Palazzo Cesarini
  • Palazzo Paladini
  • Palazzo Guido
  • Palazzo Giugni
  • Palazzo Adorno (XVIe siècle)
  • Palazzo Carafa
  • Palazzo di Città
  • Palazzo del collegio dei Gesuiti
  • Palazzo Belli (XVIIIe siècle)
  • Palazzo dei Prioli
  • Palazzo Stabile
  • Palazzo Martirano
  • Palazzo delle Carmelitane Scalze
  • Palazzo Penzini
  • Palazzo Lubelli
  • Palazzo Lecciso
  • Palazzo Morisco
  • Palazzo dell'Antoglietta
  • Palazzo Vernazza (XVe et XVIe siècles)
  • Palazzo Lopez y Royo (XVIIe et XVIIIe siècles)
  • Palazzo De Raho
  • Palazzo Rollo
  • Palazzo Spada (XVIIe siècle)
  • Palazzo Consiglio-Guarini (XVIIIe siècle)
  • Palazzo Turrisi (XVIe siècle)
  • Palazzo Manieri (XVII siècle)
  • Palazzo Gorgoni

Culture[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

  • Pinacothèque d'art franciscain et bibliothèque Caracciolo (Pinacoteca d'Arte francescana e Biblioteca Caracciolo)
  • Musée des Traditions populaires "Abbazia di Cerrate" (Museo delle Tradizioni Popolari)
  • Musée missionnaire chinois et d'Histoire naturelle (Museo missionario cinese e di Storia naturale)
  • Musée provincial "Sigismondo Castromediano" (Museo provinciale "Sigismondo Castromediano") ;
  • Musée Historique - Archéologique de l'Université du Salento (Museo Storico - Archeologico dell'Universita' del Salento)

Théâtres[modifier | modifier le code]

  • Théâtre Politeama Greco (Teatro Politeama Greco)
  • Théâtre Paisiello (Teatro Paisiello)
  • Théâtre Don Bosco (Teatro Don Bosco)
  • Chantiers théâtraux Koreja (Cantieri Teatrali Koreja)
  • Théâtre Antoniano (Teatro Antoniano)
  • Théâtre Astragali (Teatro Astragali)

Quotidiens[modifier | modifier le code]

  • Nuovo Quotidiano di Puglia

Sport[modifier | modifier le code]

Lecce abrite un club de football, l'US Lecce, qui évolue en Serie C, la troisième division du championnat italien de football. Le Stade Via Del Mare où se déroulent les parties à domicile de l'équipe compte 41 000 places.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Lecce est jumelée avec[4] :

La ville entretient des collaborations réciproques avec :

Personnalités nées à Lecce[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sybar ne doit pas être confondue avec Sybaris, l'ancienne colonie grecque située en Calabre.
  2. D'où la présence d'une louve sur les armes de la ville.

Références[modifier | modifier le code]