Giosuè Carducci

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Giosuè Carducci

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Giosuè Carducci

Activités Écrivain, poète
Naissance
Valdicastello, Pietrasanta, Italie
Décès (à 71 ans)
Bologne, Italie
Langue d'écriture italien

Giosuè Alessandro Giuseppe Carducci est un poète italien né à Valdicastello, un hameau de Pietrasanta, le , et décédé à Bologne le . Il est le premier Italien à recevoir le Prix Nobel de littérature, en 1906.

Il écrit ses premières pièces en vers à l'âge de 13 ans avant de devenir un écrivain qui influence profondément la vie intellectuelle de l'Italie du XIXe siècle.

Son œuvre la plus connue est Odes Barbares, publiée en 1882.

En 1906, malade et faible, il ne peut se déplacer pour recevoir le prix Nobel. Il meurt l'année suivante.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Il naît en 1835 à Valdicastello, un hameau de Pietrasanta dans la Versilia en Toscane, de Michele et Ildegonda Celli. La famille déménage à Bolgheri, hameau de Castagneto dans le Maremme en 1839, où le père, impliqué dans les grèves des carbonari de 1831, exerçait le métier de médecin. C'est dans ce pays, souvent évoqué dans sa poésie, que le jeune Carducci passe une enfance tranquille.

Carducci entreprend ses premières lectures à Bolgheri sous l'égide de son père, homme doté d'une bonne culture classique.

Ses études[modifier | modifier le code]

En 1849 la famille s'installe à Florence, où le jeune Giosuè complète ses études chez les Scolopi, acquérant une bonne base en littérature et en rhétorique. En 1853, après avoir passé le concours, il s'inscrit à la faculté des lettres de l'École normale supérieure de Pise. Il en ressort diplômé en 1855 après avoir écrit une thèse sur la poésie de chevalerie, et publie ses premiers vers dans le mensuel L'arpa del popolo ("La harpe du peuple").

L'enseignement[modifier | modifier le code]

En 1856 il déménage à Santa Maria a Monte, petit bourg de la province de Pise, et il enseigne la rhétorique au lycée du village voisin, San Miniato, vivant une expérience intense qu'il racontera plus tard dans une œuvre autobiographique, Ricorse di San Miniato.

Au cours de la même année, il affirme son style poétique anti-romantique et fonde la société littéraire des Amis pédants (Amici pedanti), de tendance très classiciste et anti-romantique, intervenant dans les discussions entre les manzoniani et les anti-manzoniani, auxquels il appartenait.

En juillet de la même année il reçoit le titre de professeur, mais le gouvernement ne reconnaît pas sa désignation pour le concours du lycée d'Arezzo.

Sa politique[modifier | modifier le code]

Surveillé par la police à cause de ses idées républicaines, il est suspendu de sa fonction d'enseignant. Il vit donc à Florence pendant trois ans, travaillant chez les éditeurs Barbera, où il est chargé de l'édition des petits volumes de la Bibliotechina Diamante. Il donne aussi des cours privés.

Le deuil[modifier | modifier le code]

Son frère cadet Dante meurt en 1857, tué accidentellement par son père, qui se suicide l'année suivante, hanté par l'évènement. Les deux sont enterrés dans le vieux cimetière de Santa Maria a Monte ; leurs tombes y sont encore visibles. Carducci traverse une période de grande dépression, qui se voit dans ses œuvres de l'époque, où il parle de "la colline" où eut lieu la tragédie.

En 1859 il épouse sa cousine, Elvira Menicucci. Il eut quatre enfants d'elle, ce qui l'aida à se remettre de son double deuil.

Le retour à l'enseignement[modifier | modifier le code]

Revenu à l'enseignement, il est nommé dans un lycée de Pistoia, où il enseigne le grec ancien et le latin pendant toute l'année 1859.

Par le décret du , il est nommé chef du département de littérature italienne de l'université de Bologne par le ministre d'instruction publique, Terenzio Mamiani Della Rovere. Il gardera ce poste jusqu'en 1904, trois années avant sa mort. Il publie entretemps Juvenilia, un recueil de toutes ses poésies de la décennie précédente.

En 1863, il publie Inno a Satana sous le pseudonyme d'Enotrio Romano, un succès qui suscite de vives polémiques. Delle poesie toscane di A. Poliziano est publié la même année.

La poésie laïque[modifier | modifier le code]

Influencé par les littératures française et allemande, sa poésie devient de plus en plus laïque, en même temps que ses options politiques s'orientent vers le républicanisme. En 1868 il publie son recueil le plus tourné vers la politique, Levia Gravia.

Ses liens avec la Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

En 1866, l'essai Dante e l'età sua est publié, et Carducci fonde la loge maçonnique "Felsinea". Ses liens avec la franc-maçonnerie[1], ainsi qu'avec l'union démocratique, lui coûtent cher ; le ministre Broglio demande sa mutation au département de littérature latine de l'université de Naples, ce que Carducci refuse. La mutation est cependant annulée en 1868, mais le poète ne fut pas payé pendant deux mois.

En 1870 meurent sa mère et son fils de trois ans, Dante, lui laissant avec une profonde douleur qu'il essaie d'alléger par un intense travail littéraire.

Poète national[modifier | modifier le code]

En 1871, il rencontre Carolina Cristofori Piva (mère de Gino Piva), une femme de forte ambition culturelle, avec laquelle il commence une correspondance qui se transforme en relation amoureuse en 1872. Il dédiera beaucoup de ses vers à cette femme, appelée Lina ou Lidia dans ses lettres et ses poèmes. C'est en cette période que se consolide sa réputation en tant que "guide" national de la culture italienne. Il écrit beaucoup, travaillant sur les Rime nuove (1861-1887) et les Odes barbares (Odi barbare, 1877-1889).

Il continue à enseigner à l'université, où il forme des hommes qui deviendront très connus, comme Giovanni Pascoli, Stefano Ferrari, Renato Serra, Alfredo Panzini et Manara Valgimigli.

Il va à Rome pour la première fois en 1873, et publie A proposito di alcuni giudizi di A. Manzoni et Del rinovvamento letterario d'Italia.

En 1878, à l'occasion du voyage de la famille royale à Bologne, il écrit l'Ode alla regina d'Italia à l'honneur de la reine Marguerite, admiratrice de ses vers. Il se voit accusé de se convertir au camp monarchiste, suscitant une forte polémique chez les républicains.

Dans les années suivantes il collabore avec le journal Fanfulla della Domenica, favorable au gouvernement (1878), ainsi qu'avec la Cronaca bizantina, publie les Nouvelles odes barbares (Nuovi Odi Barbare) et Giambi ad epodi, et lit son fameux discours Per la morte di Garibaldi (1882).

Son travail sur la Cronaca bizantina produira les sonnets de Ça ira (1883), et en 1887 il publie les Rime nuove.

Son cours à l'université sur le poème de Giuseppe Parini, Il Giorno, produira l'important essai Storia del "Giorno" di G. Parini (1888).

Au mois de juin 1888, a lieu à Bologne le premier Congresso Nazionale ed Internazionale degli Studenti Universitari (Congrès National et International des Étudiants Universitaires) à l'occasion du huitième centenaire de l'Université de Bologne, la plus ancienne d'Europe[2]. L'évènement rassemble dans une grandiose fête internationale les délégations d'étudiants venues d'Italie et d'autres pays. Il est placé sous l'égide de Giosuè Carducci qui prononce un discours à cette occasion[3].

Carducci, qui a eu l'occasion de voir fonctionner en Allemagne des sociétés festives d'étudiants, s'en inspire pour impulser la naissance à Bologne des sociétés festives étudiantes italiennes de la Goliardia[4].

En 1889, à la suite de la publication de la troisième édition de ses Odes Barbares, Carducci commence à rassembler toutes ses œuvres dans une édition comptant vingt volumes, terminée en 1899.

Sénateur[modifier | modifier le code]

En 1890 il devient sénateur. Pendant son mandat, il soutient la politique de Francesco Crispi, qui dirigeait un gouvernement conservateur même après la défaite d'Adua.

Il connaît l'écrivain Annie Vivanti la même année, avec laquelle il se lie d'une forte amitié sentimentale.

Ses dernières années[modifier | modifier le code]

En 1899, il publie son dernier recueil de vers, Rime e Ritmi, et en 1904, il est contraint de quitter l'enseignement à cause de problèmes de santé.

Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1906 et meurt peu de temps après, le .

Œuvres[modifier | modifier le code]

Chronologie
  • 1863 - Inno a Satana
  • 1866-1867 - Della varia fortuna di Dante
  • 1867 - Il travaille sur Idillio maremmano, qu'il terminera en 1872
  • 1868 - Levia Gravia
  • 1868 - Il commence à travailler sur Dello svolgimento della letteratura nazionale, qu'il finit en 1871
  • 1871 - Pianto antico
  • 1871 - Poesie
  • 1872 - Primavere elleniche
  • 1873 - Nuove poesie di Enotrio Romano
  • 1874 - Davanti a San Guido et Nostalgia
  • 1875 - Faida di commune, Tedio invernale, Alla stazione in una mattina d'autunno, Mors - nell'epidemia difterica
  • 1876 - Alle fonti del Clitumno
  • 1877 - Odes Barbares (Odi barbare)
  • 1878 - Alla regina d'Italia
  • 1880 - Sogno d'estate
  • 1881 - Nevicata
  • 1882 - Nuove Odi barbare, Giambi ed Epodi, Confessioni e battaglie dont les deux volumes suivants furent publiés en 1883-1884
  • 1883 - San Martino, Visionne, Ça ira
  • 1885 - Il commune rustico
  • 1887 - Rime nuove
  • 1888 - Jaufré Rudel
  • 1888 - Discorso per l'VIII centenario[3]
  • 1889 - Terze Odi Barbare
  • 1890 - Piemonte
  • 1892 - Storia del "Giorno" di Giuseppe Parini
  • 1893 - Recueil définitif des Odes Barbares
  • 1899 - Rime e Ritmi, commentaire sur les Rime de Francesco Petrarca
  • 1902 - Dello svolgimento dell'Ode in Italia

Il n'est pas toujours facile de suivre le développement de la poésie de Carducci à travers des recueils qu'il édita lui-même. En fait, le poète réorganisa plusieurs fois et de manières différentes les composantes, et ne leur donna une organisation systématique que plus tard dans l'édition de ses Œuvres complètes.

Les volumes du recueil de ses œuvres ne correspondent pas à l'ordre chronologique de leur création mais aux genres ; on trouve donc la poésie d'une période définie dans plusieurs volumes différents.

Bibliographie carduccienne[modifier | modifier le code]

Les Rime, dits les Rime di San Miniato, furent publiés en 1857, suivis en 1868 par le premier recueil, en quatre livres, des Levia Gravia (sous le pseudonyme d'Enotrio Romano).

Poesie, un volume divisé en trois parties, sort en 1871. La première partie, intitulée Decennalia, contient les poésies politiques composées pendant la décennie allant de 1860 à 1870 ; la seconde s'appelait elle aussi Levia Gravia et la troisième Juvenilia.

En 1872, apparaissent les Primavere elleniche, mis plus tard dans le recueil des Rime Nuove, dédiés à Lidia. L'année suivante voit la sortie de Nuove poesie di Enotrio Romano, composé de quarante-six œuvres de genres variés.

Odes Barbares sortit en 1877, le premier livre en vers construits avec la métrique barbare, suivi en 1882 par les Nuove Odi barbare et en 1889 par le Terze Odi barbare.

Giambi ad Epodi, le recueil qui contient une grande partie des poésies polémiques et jacobines précédentes, apparaît en 1882. En 1887, furent publiés les Rime Nuove, qui contiennent le meilleur de la poésie précédente, mais basée, comme le souligne le titre, sur la tradition romane.

Le dernier recueil, Rime e Ritmi, publié en 1899, inclut toutes ses poésies, qu'elles soient basées sur la métrique libre ou non.

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Carducci organisa définitivement ses recueils sous le titre de Œuvres (Opere), laissant de côté quelques textes. Les recueils s'ensuivent en cet ordre :

  • Juvenilia en sept livres (1850-1860)
  • Levia Gravia en deux livres (1861-1871)
  • Inno a Satana (1863)
  • Giambi ed Epodi en deux livres (1867-1879)
  • Intermezzo (1874-1887)
  • Rime Nuove en neuf livres (1861-1887)
  • Odi Barbare en deux livres (1873-1889)
  • Rime e Ritmi (1889-1898)
  • Della Canzone di Legnano, 1e partie (Il Parlamento), (1879)

Juvenilia[modifier | modifier le code]

Le premier recueil de ses vers, que Carducci choisit et divisa lui-même, porte le titre significatif de Juvenilia (1850-1860). Il a un caractère un peu provincial et pédant du groupe des Amis pédants (Amici pedanti) que le jeune Carducci forma alors avec le but de combattre les romantiques florentins. Dans les vers on note l'imitation des classiques anciens et, parmi les modernes, surtout ceux de Vittorio Alfieri, Vincenzo Monti, Ugo Foscolo, et Giacomo Leopardi.

Après cette première expérience, Carducci, qui avait entretemps élargi ses horizons culturels avec la lecture de Hugo, Barbier, Shelley, Heine et Von Platen, absorba les expériences de la poésie romantique européenne et les idées de tous les mouvements démocratiques nés de la Révolution française, devenant républicain et mazzinien.

Cette période de grande ferveur idéologique voit naître Inno a Satana et Giambi ad Epodi et les poèmes de Levia Gravia.

Levia Gravia[modifier | modifier le code]

Le titre peut se traduire par Les choses lourdes et les choses légères.

Dans ce second recueil, Levia Gravia (1861-1871), dont le titre est composé de deux pluriels sans conjonction, selon un usage classique, il y a des poésies peu originales, des imitations souvent écrites pour des occasions particulières.

Beaucoup des poèmes reflètent sa désillusion avec le Risorgimento. Parmi les poèmes les plus réussis on trouve Congedo, où domine la nostalgie de celui qui a vu sa jeunesse passer, tandis que le plus important du point de vue historique est Per il trasporto delle reliquie di U. Foscolo in S. Croce, et le plus politiquement important est Dopo Aspromonte, où l'on voit un Garibaldi fier et rebelle.

Inno a Satana[modifier | modifier le code]

L'Inno a Satana (1863), qui célèbre Satan en tant que symbole de la rébellion contre la vie et le progrès, précède le recueil Giambi ad Epodi. Cet hymne, quoiqu'étant de peu de valeur poétique, comme Carducci le reconnaîtra, reste toutefois un important document non seulement des idées de Carducci mais de tous les intellectuels italiens de l'époque. Le thème du poème, thème récurrent dans la littérature, est celle du progrès, représenté par la machine à vapeur.

Giambi ed Epodi[modifier | modifier le code]

Le recueil appelé Giambi ed Epodi (1867-1879), est jugée polémique par la critique. Quoiqu'on n'y voit pas encore la vraie poésie carduccienne, on y rencontre toute la passion du poète et tous les thèmes de sa poésie.

Le titre évoque l'antique poésie satirico-polémique, comme celle du Grec Archiloque ou celle du Romain Horace, qui s'inspire du poète-soldat.

Dans Giambi ed Epodi on voit l'exaltation des grandes idées de la liberté et de la justice, le mépris pour les compromis de l'Italie unifiée, la polémique contre le Pape et contre beaucoup d'aspects de la vie italienne.

Rime nuove[modifier | modifier le code]

Dans le recueil Rime nuove (1861-1887), précédé d'Intermezzo, on entend des échos de Hugo, Von Platen, Goethe, Heine, Baudelaire, et Poe. Le contenu est basé sur les œuvres précédentes de Carducci, mais est plus approfondi.

Le sujet de la Révolution française est abordée dans les douze sonnets de Ça ira. À côté du rêve, sur le plan historique, d'un peuple libre et primitif, on trouve des poèmes sur l'enfance libre et rebelle dans le paysage du Maremme, comme c'est le cas du sonnet Traversando la Maremma toscana, l'un des plus beaux du poète.

Odes Barbares[modifier | modifier le code]

Le recueil Odes Barbares (1873-1889) représente la tentative de reproduire la métrique quantitative des Grecs et des Romains avec la métrique accentuativa italienne. Les deux sont décidément différents, mais d'autres poètes avaient déjà fait de même depuis le XIVe siècle. Il appelle toutefois ses odes barbares parce qu'elles paraîtraient ainsi à un Grec, un Romain ou encore à des Italiens de son époque.

Dans les Odes prédominent les thèmes historiques et celui, paysagiste avec des touches plus intimes, qu'on trouve dans le poème Alla stazione in una mattina d'autunno. On retrouve aussi les thèmes fondamentaux de la poésie carduccienne : la famille, l'enfance, la nature, et la mort, acceptée avec une tristesse virile, comme dans Nevicata.

Rime e Ritmi[modifier | modifier le code]

Dans le recueil Rime e Ritmi (1889-1898) de 29 poèmes, la composition en métrique traditionnelle fait place à celle en métrique barbare, comme le souligne le titre même. Les mêmes thèmes sont récapitulés, non sans d'intéressantes nouveautés. Si les odes historiques, de Piemonte à Cadore, une fois célèbres, ne sont plus au goût des lecteurs d'aujourd'hui, d'autres retrouvent une grande popularité, montrant un Carducci plus intime et sensible aux goûts changeants qui marquent la fin du XIXe siècle. Les plus appréciées sont les poèmes connus sous le nom de Idilii alpini (Idylles alpines), ainsi que L'ostessa di Gaby, Esequie della guida E.R., In riva al Lys, Sant'Abbondio, et L'elegia del monte Spluga, et Mezzogiorno alpino. Presso una Certosa est, à son tour, une sorte de testament idéal dans lequel, confronté à la mort, Carducci réaffirme sa foi dans les valeurs de la poésie. Les tristes élégies La moglie del gigante et Jaufré Rudel sont très importantes, aussi.

Della canzone di Legnano, parte I (Il Parlamento)[modifier | modifier le code]

Publié en 1879, Il Parlamento, la première partie de Della Canzone di Legnano, est sans doute l'un des chefs-d'œuvre de Carducci où l'on trouve toute l'inspiration de ses recueils.

Poésie[modifier | modifier le code]

Avec Carducci on retrouve une réaction négative au Romantisme (de Prati, d'Aleardi), et même contre les scapigliati.

Sa réaction voit le retour aux classiques et à la recherche d'une langue italienne vraiment littéraire.

La vie, et ses valeurs (de gloire, d'amour, de beauté et d'héroïsme), est sans doute la plus grande inspiration du poète, mais les paysages lui sont également très importants, les paysages qui ne sont ni pittoresques ni exaltés en tant que miracle de la beauté, mais la Terre puissante contre laquelle toutes les créatures luttent.

Un autre grand thème carduccien est celui de la mémoire, la nostalgie des espoirs ratés, de tout ce qui n'est plus.

La poésie de Carducci est parfois impétueuse et dramatique, exprimée dans une langue noble sans débordement ni trop d'insistance.

La critique[modifier | modifier le code]

Carducci très critiqué par plusieurs personnes, dont Enotrio Ladenarda (pseudonyme d'Andrea Lo Forte (dans Lettera aperta a Benedetto Croce, Giosuè Carducci, vol. 1 et 2, et Feticisti Carduccini), et Natalino Sapegno, qui le considéra comme un poète mineur.

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

  • Primi versi
  • Juvenilia
  • Levia gravia, 1868
  • Giambi ed epodi, 1882
  • Rime nuove, 1861 - 1887
  • Odi barbare, 1877 - 1889
  • Rime e ritmi, 1899
  • Prose giovanili
  • Primi saggi
  • Discorsi letterari e storici
  • Studi sulla letteratura italiana dei primi secoli
  • I trovatori e la cavalleria
  • Dante
  • Petrarca e Boccaccio
  • Il Poliziano e l'Umanesimo
  • La coltura estense e la gioventù dell'Ariosto
  • L'Ariosto e il Tasso
  • Lirica e storia nei secoli XVII e XVIII
  • Studi su Giuseppe Parini
    • il Parini minore
    • il Parini maggiore
  • Poeti e figure del Risorgimento
  • Leopardi e Manzoni
  • Scritti di storia e di erudizione
  • Bozzetti e scherme
  • Confessioni e battaglie
  • Ceneri e faville
  • Versioni da antichi e da moderni
  • Ricordi autobiografici, saggi e frammenti
  • Inno a Satana, 1863
  • Alla regina d'Italia, 1878
  • Poesie
  • Del Risorgimento italiano
  • Dello svolgimento della letteratura nazionale
  • Letture italiane scelte e annotate ad uso delle suole secondarie inferiori, avec Ugo Brilli
  • Ça ira. Versi e prosa
  • Amarti è odiarti. Lettere a Lidia
  • Confessioni e battaglie
  • Per il tricolore, discours pour le premier centenaire du tricolore italien
  • Cacce in rima
  • Prose
  • Accapigliatura ed altre prose
  • Lo studio bolognese
  • Faida di Commune
  • Il libro delle prefazioni

Curiosités[modifier | modifier le code]

Quoique Carducci fut baptisé Giosuè, le poète préféra toujours la forme non accentuée de son prénom. C'est pourquoi on trouve les deux orthographes dans les textes sur Carducci.

Il y a un cratère Carducci sur la surface de Mercure, nommé en honneur du poète.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lien avec la Franc-maçonnerie
  2. 1088 est une date conventionnelle. Il existe un document conservé, de cette année-là, qui parle de l'Université de Bologne comme active. Sa création est donc antérieure et remonte à une date présentement inconnue.
  3. a et b Discorso di Giosuè Carducci per l'VIII Centenario (Discours de Giosuè Carducci pour le VIIIe centenaire) : il a été publié cent ans plus tard, en 1988, par G. Caputo, avec une présentation de Fabio Roversi Monaco, Bologne, Éditions CLUEB.
  4. Précision donnée par l'article Goliardia du Wikipédia en italien.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]