Sviatlana Aleksievich

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Svetlana Alexievitch à Berlin en 2011

Svetlana Alexandrovna Alexievitch (en russe : Светлана Александровна Алексиевич) née le 31 mai 1948 à Stanislav[1], est un écrivain et une journaliste biélorusse, dissidente soutenue par le PEN club et la fondation Soros.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle a reçu de nombreux prix prestigieux pour son ouvrage La Supplication - Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse (1997) (dont le Prix de la paix Erich-Maria-Remarque en 2001). Ce livre reste cependant toujours interdit en Biélorussie.

Elle est aussi l'auteure de La guerre n'aura pas un visage de femme (1985), ouvrage retraçant par des interviews le récit de femmes soldats de l'Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale, de Cercueils de zinc (1990, 1991 pour la version française), qui recueille des témoignages de soviétiques ayant participé à la guerre russo-afghane, de Ensorcelés par la mort, récits (1995), sur les suicides de citoyens russes après la chute du communisme et de Derniers témoins (2005), témoignages de femmes et d'hommes qui étaient enfants pendant la Seconde Guerre mondiale. En 2013, son livre La Fin de l’homme rouge ou Le Temps du désenchantement remporte le Prix Médicis essai.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Les Cercueils de zinc, [« Cinkovye mal′čiki »], trad. de Wladimir Berelowitch, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 1990, 285 p. (ISBN 2-267-00991-9)
  • Ensorcelés par la mort, [« Začarovannye smert'û »], trad. de Sophie Benech, Paris, Éditions Plon, coll. « Feux croisés », 1995, 214 p. (ISBN 2-259-02791-1)
  • La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse, [«  Tchernobylskaïa molitva »], trad. de Galia Ackerman et Pierre Lorrain, Paris, Éditions JC Lattès, 1999, 267 p. (ISBN 2-7096-1914-8)
  • La guerre n’a pas un visage de femme, trad. de Galia Ackerman et Paul Lequesne, Paris, Presses de la Renaissance, 2004, 298 p. (ISBN 2-85616-918-X)
  • Derniers témoins, trad. d’Anne Coldefy-Faucard, Paris, Presses de la Renaissance, 2005, 378 p. (ISBN 2-85616-973-2)
  • La Fin de l’homme rouge ou Le Temps du désenchantement, trad. de Sophie Benech, Arles, France, Actes Sud, coll. « Littérature étrangère », 2013, 480 p. (ISBN 978-2-330-02347-8) - Prix Médicis essai

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. (ru) Littérature russe du XXe siècle

Liens externes[modifier | modifier le code]