Nelly Sachs

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Nelly Sachs

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Nelly Sachs en 1910

Activités écrivain
Naissance 10 décembre 1891
Berlin Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Décès 12 mai 1970 (78 ans)
Stockholm Drapeau de la Suède Suède
Langue d'écriture allemand

Nelly Sachs est une poétesse juive allemande du XXe siècle née le 10 décembre 1891 à Schöneberg (aujourd'hui Berlin-Schöneberg), morte à Stockholm, le 12 mai 1970.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Née au sein d'une famille juive allemande, elle commence à écrire des poèmes à 17 ans. Elle échappe au nazisme en mai 1940, grâce à Selma Lagerlöf, et trouve refuge à Stockholm qu'elle ne quitte plus jusqu'à sa mort. Son œuvre, née de la Shoah, fait d'elle l’une des poétesses majeures du XXe siècle. Elle obtient le Prix Nobel de littérature en 1966 « pour sa remarquable œuvre lyrique et dramatique qui interprète le destin d'Israël avec sensibilité et force. ». Elle partage ce prix avec Shmuel Yosef Agnon. Elle meurt quatre ans après, quelques semaines après Paul Celan dont elle fut l'amie et avec qui elle entretint une riche correspondance, de 1954 à 1969 - dialogue à vif où s'échangent à la fois les tourments de la maladie, les questionnements poétiques, les drames personnels et historiques.

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Nelly Sachs, qui trouve autant son inspiration dans la Bible que la kabbale et l'hassidisme, s'inscrit dans la rupture provoquée par l'arrivée du nazisme en Europe et les exils, les déchirements et les deuils qu'il a entraînés. Ses dernières années sont marquées par la maladie physique et sa lutte contre la maladie mentale. Cependant même si son écriture, née de la douleur et du drame, affirme la volonté de « donner une stèle de paroles » aux morts dont on a voulu la disparition totale, la poétesse exprime malgré tout une part d'espoir et le besoin de croire à l'avenir, d'être présent au monde, si infernal soit-il. C'est dans la relecture incessante de la Bible, entre autres textes, qu'elle puise cette capacité à croire encore en l'humanité.

En France, on doit la découverte de son œuvre à Maurice Nadeau qui, le premier, publie des textes traduits jusqu'alors par Lionel Richard. La traduction entreprise aujourd'hui par Mireille Gansel et publiée par les éditions Verdier permet un accès en trois volumes à l'ensemble des textes écrits de 1943 jusqu'à sa disparition.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brasier d'énigmes et autres poèmes, trad. de l'allemand par Lionel Richard, Paris, Denoël, 1967.
  • Présence à la nuit, Paris, Gallimard, trad. de l'allemand par Lionel Richard, 1969.
  • Eli / Lettres / Enigmes en feu, trad. de l'allemand par Martine Broda, Hans Hartje et Claude Mouchard, Paris, Belin, 1990.
  • Correspondance Nelly Sachs-Paul Celan, trad. de l'allemand par Mireille Gansel, Paris, Belin, 1999.
  • Éclipse d'étoile, précédé de Dans les demeures de la mort, trad. de l'allemand par Mireille Gansel, Paris, Verdier, 1999.
  • Exode et métamorphose, précédé de Et personne n’en sait davantage, trad. de l'allemand par Mireille Gansel, Paris, Verdier, 2002.
  • Partage-toi, nuit, précédé de Toute poussière abolie, La mort célèbre encore la vie, Énigmes ardentes et Elle cherche son bien-aimé et ne le trouve pas, trad. de l'allemand par Mireille Gansel, Paris, Verdier, 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]