William Golding

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William Golding, 1983

Sir William Golding, né le 19 septembre 1911 à St Columb Minor dans les Cornouailles et mort le 19 juin 1993 à Perranarworthal (en), est un écrivain britannique appartenant au courant postmoderniste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'instituteur, il étudie à l'école de Marlborough et poursuit ses études à l'université d'Oxford où il obtient son diplôme de littérature anglaise. Il travaille ensuite quelque temps dans un petit théâtre en tant qu'auteur, acteur et producteur.

Il devient professeur d'anglais et de philosophie à Salisbury en 1939. Marié à Ann Brookfield en 1939 et père de deux enfants, il est mobilisé en 1940 dans la Royal Navy, où il écrit quelques textes qu'il ne veut pas publier, et participe au débarquement sur les côtes françaises en 1944. Il reprend son poste à Salisbury de 1945 à 1962, date à laquelle il se retire à la campagne dans les environs de Salisbury pour se consacrer à ses travaux littéraires.

Il est également connu pour avoir proposé au scientifique et ami James Lovelock la terminologie de Gaia, Gaia: a new outlock at Life on earth (première édition 1979), du nom de la déesse grecque de la Terre, synonyme de biosphère et géomorphologie dans les sciences naturelles et de Mère Nature dans les mouvements ésotériques.

La plupart de ses romans ont souvent traité du mal, de l'opposition entre la barbarie instinctive de l'homme et l'influence civilisatrice de la raison.

Ces thèmes sont particulièrement marquants dans son premier roman Sa Majesté des mouches (1954) qui reste son livre le plus connu.

Il a été fait Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE) en 1966[1] et Chevalier (anobli) en 1988[2].

Il a obtenu le Prix Booker en 1980 pour Les Rites de Passage et le Prix Nobel de littérature en 1983.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative à Salisbury.
  • Sa Majesté des mouches (Lord of the Flies) en 1954 - roman
  • Les Héritiers (The Inheritors) en 1955 - roman
  • Chris Martin (Pincher Martin) en 1956 - roman
  • Le Papillon de cuivre (The Brass Butterfly) en 1958 - pièce de théâtre en trois actes
  • Chute libre (Free fall) en 1959
  • La Nef (The Spire) en 1964 - roman
  • Portails brûlants (The Hot Gates, and other occasional pieces) en 1965 - recueil d'essais
  • La Pyramide (The Pyramid) en 1967
  • Le Dieu scorpion (The Scorpion God, three short novels) en 1971 - nouvelles
  • Parade sauvage (Darkness Visible) en 1979 (Prix James Tait Black Memorial)
  • Rites de passage (Rites of passage) en 1980 - roman
  • La Cible mouvante (The moving target) en 1982 - roman
  • Les Hommes de papier (The Paper men) en 1984 - roman
  • Journal égyptien (An Egyptian Journal) en 1985
  • Coup de semonce (Close Quarters) en 1987 - roman
  • La Cuirasse de feu (Fire down below) en 1989
  • Arieka, roman non fini et publié à titre posthume en 2001
  • Trilogie marine (To the ends of the earth : a sea trilogy), publié en 1991, rassemble Rites of passage, Close quarters et Fire down below

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Carey, William Golding : the man who wrote Lord of the flies: a life, New York, Free Press,‎ 2010 (ISBN 978-1-439-18732-6)
  • (en) L. L. Dickson, The modern allegories of William Golding, Tampa, University of South Florida Press,‎ 1990 (ISBN 0-813-00971-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]